Avertir le modérateur

vendredi, 11 juin 2010

Wikio ou Twikio ? Une méthode incomparable pour se rasséréner. [ humour & pantalonnade ]

Allez hop ! Voici une parodie supposée humoristisque pour nous changer de la torpeur ambiante et de la déferlante "football".

 

Avertissement préliminaire : toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé  ne serait que pure coïncidence. Est-il utile de préciser que ce texte étriqué est à prendre au second degré ?

 

Blogueurs influents, grâce au e gri-gri en poils

d'éléphants synthétiques hypoallergéniques

du Grand Marabout Doudou Kouyabadiou,

perdez en classement mais gagnez en sérénité

 

Après de longues études dans la terrible jungle du Congo, le célèbre Mage Doudou Kouyabadiou, crypto-philosophe  sophrologue africain de réputation internationale,  a mis au point un e gri-gri adapté aux techniques modernes d'Internet. Cet illustre Docteur Honoris Causa de la Sort Bonne située à côté des mares aux crocodiles, diplomé d'Os Fort, le cimetière d'éléphants, initié aux pratiques de magie noire par la terrible sorcière Nadimorano, est de surcroît professeur émérite de la clairière aux gorilles d'Art Ward.

Il est le seul enchanteur diplômé à avoir dévoré cru le lobe frontal d'un ingénieur de Google, le cervelet d'un trader de la City et un demi cerveau de vendeur d'ipad de chez Apple.

Toutes ces références intellectuelles pour souligner combien ses compétences dans les techniques d'Internet sont indiscutables !


Devant les insondables douleurs morales et psychologiques suscitées par les bouleversements du classement Wikio, notre agrégé en magie noire, a conçu dans l'urgence un discret e gri-gri en forme de couronne que vous pourrez obtenir pour la modique somme de 14,95 €. L'effet de ce porte bonheur est MAGIQUE ! En quelques jours, votre addiction  et vos tourments disparaîtront comme par miracle !

Lisez donc ces quelques témoignages édifiants !

 

SIM3.jpg

De M. xxxxx à L : Ô Grand Gourou, je tiens à vous remercier d'avoir sauvé ma santé mentale. Wikio était devenu pour moi, un Dieu insatiable et exigeant : dès potron-minet, je vérifiais mon classement et contrôlais les liens entrants de mon blog. Chez moi, tout tournait en rond : mes liens, mes amis du Web, ma blogroll. Malgré tout je ressentais une félicité sans pareille car je figurais dans l'élite des classements Internet.

Ma famille était très fière de moi et dans mon entourage, on me prenait pour un grand influenceur politique : de fait, en regardant le journal de J.P Pernaud, sur TF1, je retrouvais pratiquement  les mêmes commentaires que mes  billets inspirés des dépêches AFP à peine modifiées et recopiées sur mon blog. J'ai d'ailleurs écrit à la rédaction de TF1 pour lui faire connaître ma colère et ma désapprobation : indubitablement, Monsieur Pernaud se servait de mon blog pour élaborer son journal de 13 h !

Léon, mon voisin, m'appelait "Monsieur" et les gens du quartier me surnommaient "le journaliste". Néanmoins, je restais toujours modeste, un petit sourire entendu au coin des lèvres, un peu à la manière de mon confrère Jean-Michel Aphatie...

Et puis, catastrophe ! En juin, l'algorithme de Wikio ayant changé, je me retrouvai dégradé d'une douzaine de places !

J'ai sangloté toute la nuit. Sur les conseils de tous mes potes du Web, j'ai twitté, REtwitté, rédigé 3 billets insignifiants par jour pour appeler toujours plus de twitts et de Re-twitts. Pour vous dire, Ô Mage, à la fin mes billets étaient constitués de 7 points d'interrogation, chacun dirigé vers le lien d'un influent. Les boutons "twitter" constellaient ma page d'accueil.

Avec le recul ma gorge se serre,  je sens sourdre le pathétique  de la situation, quel naufrage, mes amis !

Fatalement, j'ai craqué. Victime des quolibets de mes voisins, j'ai frôlé le suicide jusqu'à la découverte miraculeuse d'une de vos annonces.

Professeur Doudou Kouyabadiou : vous avez sauvé ma vie ! En commandant un  e gri-gri en poils d'éléphants synthétiques hypoallergéniques pour le prix dérisoire de 14,95 €, non seulement j'ai commencé à rédiger des billets qui voulaient dire quelque chose, mais surtout, je me suis guéri à jamais d'une névrose obsessionnelle qui me conduisait à la folie. MERCI. MERCI. MERCI.

----------------------------------------------------------------

De Mme yyyyy de V : Auparavant créatrice d'un blog politique, Je liais, je RE-liais, je RE-RE-liais, puis j'ai touitté, RE-touitté, RE-RE-touitté. Après le départ de mon mari j'ai flippé, RE-flippé,  RE-RE-flippé.

Depuis... LA RÉVÉLATION : Une nouvelle vie pour seulement 14,95 € grâce au puissant et vigoureux  Lutin KOUYABADIOU, vous trouvez ça cher, vous ?

Les classements ? Je m'en tamponne complètement !

Je viens de créer un nouveau blog appelé "sexe et sociologie", il est spécialisé dans les techniques sexuelles. On y jouit on s'y éclate comme les bêtes de la jungle et les jets de sperme maculent l'écran. Des dizaines de milliers de visiteurs, ivres de plaisir,  viennent s'y vautrer. Comme quoi, audience et qualité peuvent coexister pour le plus grand bien de  Dame Culture. MERCI GRAND MARABOUT !!!

----------------------------------------------------------------

De Monsieur zzzzz de J : Moi, j'aimais les tribus, les clans, les cercles fermés où on se sent en sécurité. Ce que j'appréciais chez les influents, c'était ces blogrolls figées où aucun étranger n'apparaissait. On blaguait entre copains, on bloguait entre copains, on se liait entre copains, on se twittait entre copains, on buvait une bière entre copains, on se paluchait entre copains, on s'interpellait entre copains, on baisait entre copains, on wikiotait entre copains, maintenant on twikiote entre copains.

Un vrai monde de bisounours, confortablement installés dans un nid de ouate, dans lequel le contenu des blogs avait bien peu d'importance. Le classement Wikio ( le cyber prix de camaraderie)  demeurait immuable avec toujours les mêmes copains aux mêmes places. Qu'est ce qu'on était bien ensemble !

Sur Internet les chapelles foisonnent : les Rézo des copains, les blogs de gauche, les betapolitique, les kiwis, les Vigilants, les bayrouistes, les mecs de droite, les people, les journalistes. Tous les débats sont horizontaux ,  people à people ou journalistes à people,  ou  blogueurs de droite à droite, personne ne se mélange. Avez vous déjà vu des gens connus intervenir dans des blogs d'anonymes, vous ? Un, deux, Pas plus !

Il est presque impossible de faire cavalier seul dans cet espace sous peine de ne figurer dans aucune blogroll ! Qu'importe l'originalité, le talent, la découverte : la Toile est la préfiguration de la France communautariste de demain mais je me sentais infiniment en confiance dans cet enfermement...

Le web est un réseau social, récitions-nous autrefois avec la plupart de mes collègues. Fichtre, social ? Grégaire plutôt. Internet est  un média prétendument social comme la fourmi est un insecte social : dans une fourmilière la hiérarchisation est la règle. Au fait, dites moi ? Qu'y a t-il de moins social que la hiérarchie et les classements ?

En réalité la blogosphère est à l'image de la France : une oligarchie librement consentie avec ses dominants qui tirent avantage des classements grâce à leurs réseaux ou leur notoriété et les autres qui suivent.

Et puis cet algorithme a changé ma vision : au tout début, je ne saurais décrire ma peur de l'inconnu et l'effroi de descendre dans le classement. Sans mes copains qu'allais je devenir ? Par un heureux concours de circonstances, je suis tombé sur votre offre sensationnelle à 14,95 €, même pas le prix d'un repas ! Depuis cet achat, judicieux me voilà  devenu blogueur lucide, émancipé  et sans entraves ! Je ne vous remercierai jamais assez, Ô Grandiloquent Druide de la savanne.

----------------------------------------------------------------

De Monsieur vvvv de S : Je figurais parmi les blogueurs les plus influents de  droite à l'époque des Versac, Embruns, Diners'room et consorts. Après le tragique abandon de certains, j'avais construit une petite chapelle ardente dans laquelle trônaient, sur un autel spécialement conçu, les œuvres   extraites des blogs de mes maîtres.

Censeurs, hautains, inaccessibles , souvent méprisants avec les petits, aimables avec leurs alter ego, toujours à genoux devant les célébrités, ces influents finissaient par croire en leur importance. Naïvement, je pensais que je ne retrouverais jamais autant de qualités littéraires et de puissance intellectuelle. Aujourd'hui, lorsque je les relis, j'éclate de rire devant l'insipidité, le conformisme et la banalité de leurs propos.

Après un chagrin terrible et des années de dépression parsemées d'alcool et d'héroïne j'ai été tenté par ce joli et économique (14,95 €) e gri-gri . Figurez vous qu'aussitôt la couronne posée sur mon crâne, j'ai été pris par une fringale de liberté, je me suis converti à l'anarchie et ai créé un blog militant qui reçoit 30 visiteurs par jour !  Merci camarade KOUYABADIOU ! L'anarchie vaincra !


Notre e gri-gri est vendu dans toutes les bonnes pharmacies, c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.

 

Ami(e)s, ennemi(e)s, indifférent(e)s, merci d'avoir parcouru ce billet et recevez mes saluts NRV. Une sévère dégringolade dans les classements s'annonce  pour notre blog : ce n'est pas grave, on a l'habitude de la solitude.

W'll survive, football oblige, dans la joie et la bonne humeur !

"Vous n'aurez pas notre liberté de penser !"  hurlait un immense poète contemporain...

Pareil.


À après !

 

PS : 1) Les blogs inscrits dans nos liens, sur la colonne de droite, et certains autres, à fort contenu ne devraient pas entendre leurs oreilles siffler. Nonobstant, chacun prendra cette pochade comme il l'entendra.

2) Ah oui ! L'occasion pour moi de vous mettre en lien ici, un blog documenté où les convictions de son auteur vous explosent au visage.

 

PS du PS : en raison de mes occupations, je serais hélas incapable de répondre dans la journée.


 

Cui cui fit l'oiseau, poor lonesome birdy.

 

vendredi, 28 mai 2010

L'Homme est une fourmi comme les autres ! Qu'ils nous martèlent !

Vous savez quoi, les amis ?

Je crois qu'on nous mène en bateau.

Moi, le fainéant, le paresseux, le cossard, me voilà forcé de travailler comme un dératé pour un temps indéterminé jusqu'à ce que la "faucheuse", vienne me cisailler comme un épi de blé trop mûr qui aurait perdu tous ses grains !

Parce qu'en fin de compte, ce n'est pas tant l'âge de la retraite qui comptera mais la durée d'activité pour obtenir cette retraite ! Si vous  parvenez à atteindre les 41,5 ans de boulot à l'âge de 74 ans, chômage oblige, vous pourrez vous estimer heureux ! Quant à prendre sa retraite à 63 ans avec une pension diminuée de 60 %, je vous souhaite bon courage !...

Il se peut même que je supplie qu'on m'euthanasie pour échapper aux travaux forcés à perpétuité. Les économistes libéraux ont inventé la double peine pour les citoyens : mourir de plus en plus tard pour travailler de plus en plus longtemps ! Crever dans d'atroces souffrances consécutives aux maladies et à l'impotence pour pouvoir se payer une retraite forcément de plus en plus courte dont on ne profitera que très peu est une perspective terriblement enthousiasmante, n'est ce pas ?.

humour-retraite-decideur.jpg

Bientôt viendra le jour béni pour les investisseurs où les fonds de retraites rapporteront de l'argent, tellement l'espérance de vie sera brève après la période d'activité  !

Ah ! Cette réforme des retraites, quelle gageure : il faut vraiment avoir fait l'ENA et de très Grandes Écoles pour  trouver un sens à ce postulat : exiger que les citoyens travaillent toujours plus, plus longtemps alors qu'on se trouve en pénurie de travail !

Pensez ! C'est comme si on vous demandait de consommer davantage de poissons alors que les océans se révèlent de moins en moins prolifique...

On parle même de réduire la durée des vacances, ce fut le titre du journal de France 2 ce lundi 24 mai, qui a mis en lumière un mystérieux expert américain, contempteur cruel de la durée excessive des RTT français !

Ainsi l'offensive générale contre le mode de vie à l'européenne est-elle lancée .

Les voies de l'oligarchie technocratique, admiratrice du grand frère chinois, sont implacables.

StakhanovL.jpgCe capitalisme mondialisé, modèle productiviste et inhumain s'il en est, me rappelle de plus en plus le feu communisme soviétique des années du stakhanovisme  triomphant : le travail y est célébré comme une valeur fondamentale, l'effort collectif y est loué, l'État est de plus en plus policier, les structures de la société sont de plus en plus hiérarchisées, aucune alternative sociale ou politique n'est envisagée.

Les libertés individuelles sont restreintes au bénéfice de l'intérêt de l'économie, les interdits et la coercition y sont permanents, les Lois limitatives foisonnent, la surveillance et le contrôle de l'individu sont renforcés au nom de la sécurité intérieure et de la pseudo lutte contre le terrorisme, les oligarchies sont concentrées en peu de mains, la cooptation y est constante et les réseaux d'influence restreints, les dogmes économiques et politiques rigides et indiscutables, l'absence radicale de vraie participation populaire au pouvoir y est patente.

Seule deux différences subsistent entre le feu communisme de l'Union Soviétique, celui, plus sémillant de la Chine et l'économie mondialisée occidentale: l'oligarchie est issue du sérail politique ; chez nous, elle est d'essence financière, industrielle ET accessoirement politique. La répression était féroce en URSS et l'est toujours en Chine, alors qu'elle est beaucoup plus subtile dans les pays occidentaux du fait des sommes immenses mises à la disposition de la propagande, de la normalisation de l'éducation doctrinale sous-jacente des étudiants et de l'efficacité des techniques de surveillance.

Lorsque j'observe amusé, la sarabande des anti communistes patentés, pourfendeurs du "totalitarisme collectiviste", venir nous louer les vertus du libéralisme mondialisé dont ils ne tarissent pas d'éloge alors que cette idéologie n'est que la version jumelle à peine  plus souple de l'ennemi honni, un ricanement satanique secoue ma poitrine douloureuse et mon corps délabré par le travail !

Réveillez vous, bordel !

Diantre !

Tout ceci pour vous dire, amis de droite comme de gauche, qu"il ne faut guère vous leurrer : le modèle que cherchent à nous faire digérer illico les élites occidentales consiste en une sorte de salmigondis libéral autoritaire basé sur la transposition édulcorée du libéral-communisme  chinois, accompagnée d'une vague sauce démocratique élitiste européenne bien éloignée du peuple.

Un régime politique autoritaire, rigoureux et intransigeant, ennemi de la libre parole et d'Internet, allié à une économie productiviste de bas salaires et de flexibilité sociale d'une brutalité inouïe. La cure d'austérité qu'on nous promet en Europe est la première phase d'une mise en condition par les gnomes de Bruxelles. La seconde étape sera la récession et son corollaire : la précarisation de l'emploi et l'élimination des derniers avantages sociaux, y compris les plus solidement ancrés dans l'inconscient collectif français.

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !

Vous me direz, villageois(es), que je ne prends pas beaucoup de risques ! L'enfer ou la retraite selon Sarkozy : ces deux fins épouvantables se valant !

Bon.

Trêve de balivernes. Personne n'est obligé de croire de tels augures, mais les signaux alarmants que vous percevez devraient pourtant vous alerter.

 

fourmi.gif

Ainsi, les fourmis humaines, prototypes idylliques que beaucoup de dirigeants économiques et politiques, rêvent de diriger dans nos contrées,  risquent de se trouver fort dépourvues...

À moins qu'elles deviennent enragées.

Amis lecteurs, ne prenez pas cet insignifiant billet pour argent comptant, après tout, je ne suis qu'un des obscurs membres d'un collectif, petit blogueur au pseudonyme grotesque, non influent, vaguement populiste et relativement inculte comme on les déteste dans certaines sphères. Ce ne sont pas nos deux ou trois dizaines de milliers de visiteurs chaque mois, qui bouleverseront l'équilibre du pays. Seuls, les médias traditionnels, avec, quotidiennement leurs millions de spectateurs, lecteurs ou auditeurs, possèdent la faculté de faire basculer l'opinion.

Tôt ou tard,  je pense que des barrières s'élèveront pour limiter la parole sur Internet. Des ballons d'essais sont sans cesse envoyés pour tester notre résistance.

On peut penser ce qu'on veut de ces gens au pouvoir, même s'ils déclarent tout et son contraire, même s'ils mentent comme des arracheurs de dents, mais on ne peut nier leur entêtement et leur ténacité : lisez donc ce billet étrangement prémonitoire écrit en juillet 2009 sur les retraites. Hortefeux était à la place de Woerth. Ils ont patienté un an et maintenant, ils passent en force et sont en  mesure de réussir... Ne les sous-estimez pas et surtout ne vous fiez pas à leurs déclarations !

Ne croyez surtout pas que la diversion exercée sur l'anonymat des blogueurs n'est que le fait d'un petit sénateur inconnu et incompétent. Non. Je reste persuadé que c'est l'étape d'une attaque concertée pour avoir notre peau. À la longue. Patiemment. Imperturbablement. Ils finiront bien par retourner l'opinion comme ils l'ont fait  pour les retraites...

Alors me direz vous, à quoi bon poursuivre ces minuscules grenouillettes de mare que sont les blogueurs ? Déplaceraient elles tant d'eau en plongeant ? Nos représentants politiques les imagineraient elles aussi dodues que des taureaux charolais du salon de l'agriculture.  Quelles sont donc les véritables motivations des législateurs ? Veulent ils par ce biais remettre le Net au pas ?  Nos tétards adolescents  jouiraient ils  de tant d'influence ? Pffiooouuuutttt !  Tout ceci est grotesque et disproportionné ! Quoiqu'en y réfléchissant je me pose des questions : si les griefs se multiplient à l'encontre d'Internet, c'est qu'il y a  probablement  un doute sur l'inefficacité claironnée de la Toile sur la population... Ne croyez vous pas ?

Messieurs les sénateurs : pour rester dans l'univers de La Fontaine, essayez de comprendre que nous autres, pauvres blogueurs ou commentateurs, ressemblons davantage à des mouches du coche qu'au terrible Lion, roi des animaux dont les rugissements faisaient trembler l'Olympe ! Pourquoi ce désir morbide de tuer une humble mouche avec un tromblon  ? Étrange... Tiens, j'ai dit étrange ? Comme c'est curieux !

L'expression libre est un luxe qui nous semble mesuré : toujours raccourcir la laisse semble devenir le leitmotiv de ceux qui nous gouvernent.  Toutefois, citoyens législateurs, ne comptez pas trop sur notre passivité pour nous laisser dépecer sans réactions !

Il semble que suite à l'agitation médiatique de l'épouvantail d'une "crise" qualifiée abusivement de cataclysme économique, ce projet sur les retraites entame en réalité la marche inexorable vers une profonde transformation des valeurs de notre société.

Le stakhanovisme chinois devient un modèle tentant pour la ploutocratie occidentale, les règles du sacro-saint "marché" sont des outils commodes pour atteindre une société productiviste à salaires réduits, sans avantages sociaux, sans trop de temps libre et sans lieux d'expression citoyenne, une société toute au service de la déesse "Économie", fille du dieu "Finances". Le facteur humain  se métamorphosant en une variable d'ajustement presque dérisoire au service d'une croissance obsessionnelle, intenable et mortifère...

Dites, les amis, n'éprouvez vous pas parfois, la lassitude d'être considérés comme un troupeau de fourmis immatriculées ?

Visiteurs bien aimés, merci d'avoir eu la patience et l'immense courage d'accéder à ces lignes. J'implore votre indulgence pour m'être montré bien trop confus, logorrhéique et pompeux.

Je ne le referai plus. Promis.

À après !

 

(Billet rédigé le 24/05/2010 - liens rajoutés par la suite)


cui cui fit l'oiseau, tribun anonyme de basse-cour, les pattes plongées dans le purin, la crête dans les nuages. Ou l'inverse...

 

mercredi, 16 septembre 2009

Assaut de panzers contre l'Internet citoyen !

Je suis parti sur la base d’un billet  passé relativement inaperçu, publié sur ce blog le 11 mai dernier …

En effet, hier, en lisant les réactions de nombreux politiques et autres sociologues ou journalistes (Henri Guaino, Patrick Devedjian, Éric Besson, Luc Chatel et autres petits poissons comme  Dominique Wolton), pas tous forcément de droite, suite aux répercussions de "l’affaire Hortefeux",  et notamment l’interview de Monsieur Jean-François Copé, qu’on dit promis à de très hautes responsabilités et qui souhaite débattre d’une future Loi sur les Libertés sur Internet visant comme de bien entendu  à les restreindre, j'ai immédiatement pensé à ce billet passé… Je vous renvoie ici et .


J’ai bien peur, en voyant le zèle que déploie  le député et maire de Meaux pour étouffer certaines vérités du Net, qu’il gaspille les quelques chances qu’il avait de parvenir à la fonction suprême en 2017. J’espère simplement  que tous les internautes se souviendront de ses déclarations actuelles.


En tout cas, cette volonté affichée du Pouvoir de vouloir maîtriser le Net ; comme il contrôle une bonne partie  (mais pas en totalité) de la Presse écrite, parlée et télévisuelle ; et ce, avec l'aval plus ou moins hypocrite de certains journalistes  aux dents longues, qui se verraient volontiers figurer comme les cadres et les heureux bénéficiaires de cette reprise en main de la Toile, n'augure rien de bon pour l'avenir du dernier espace d'expression libre,  partagé par pur hasard technologique, à égalité entre professionnels des médias et citoyens ordinaires...


Sur ce, projetons nous et observons concrètement, ce qu’il pourrait advenir d’un billet diffusé sur le Net dans un an, tant sur la forme que sur le fond en gardant à l'esprit que ce texte n'est qu'humour et dérision.

Pour l'instant.

 

1309017244.jpg

 

 

EN-TÊTE OBLIGATOIRE.

-------------------
Mercredi 15 septembre 2010
BILLET D’HUMEUR
Titre déposé à la préfecture : 2010, ou les bienfaits de la Loi Loopsi 1 dite « Loi Copé ».
--------------------
Mentions légales obligatoires (loi du 17 août 2010)
--------------------------------------------------------------------------
- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 20 août 2010.
- Licence Loopsi 1 n° 698354 ref/blogs-G57 depuis le 21 août 2010 pour 6 mois par le Collectif des NRV.
- Auteur : Dominique Susini
- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux de gauche (catégorie 732 PG)
- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 17 août 2010) valable jusqu'au 21 février 2011 pour l'auteur du billet.
- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 14 août 2010)
-Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann

--------------------------------------------------------------------------------------

TEXTE.

Amis du Village, rappelez vous l’affaire Hortefeux qui avait enclenché la mise en chantier de cette salutaire « Loi Copé » : une petite vidéo mise en ligne sur le site du quotidien « Le Monde » avait suscité une polémique passionnée sans grand intérêt confinant à une attaque violente hystérique de la part  de nombreux internautes qui, à cette époque, confondaient  souvent liberté et lynchage public. Ainsi en est il du peuple, entité puérile et immature quand on lui laisse trop la parole ! (1er avertissement pour connotation ironique déplacée) Dieu merci, la LICRA et le CFCM, ces deux remarquables organismes appréciés pour leur hauteur de vue, leur dévouement et leur indépendance, ont admirablement blanchi cet illustre ministre qui a tant apporté à la Nation reconnaissante !

Que d‘excès médiatiques, que de torrents de haine, que d’insultes déversées sur certains cadres de la Nation qui voyaient leurs fonctions et leurs vies privées salies ignominieusement par toute cette plèbe populacière qui s’exprimait sans contrainte et sans limite avec une vulgarité inouie sur un média, Internet qui méritait mieux !

Notre presse officielle et ses journalistes professionnels qui savent si bien contrôler leurs sources et garder un avis particulièrement objectif sur les événement politiques, sont désormais seuls détenteurs du droit de donner mandats à certains internautes, de rédiger des textes dont ils seront responsables aux yeux de la Loi.

Avouons, Chers amis du Village des NRV, que grâce à cette Loi Copé, les discussions deviennent plus constructives, les attaques personnelles injustifiées et malsaines étant reléguées dans des alcôves dont elles n’auraient jamais dues ressortir, les pseudos étant interdits et toute critique injustifiée durement punie ; la vraie Liberté d’expression, celle qui consiste à commenter avec équité, celle qui oblige de se montrer constructif et objectif, rend notre exercice de blogueur particulièrement exaltant !

Car la liberté, c'est comme les Auvergnats, quand il n'y en a qu'un minimum, ça va ; c'est quand il y a trop de liberté qu'il y a des problèmes ! (2ème avertissement pour allusion ironique intolérable)

Bon Dieu ! Que n'avons nous pas été guidés plus tôt par nos élites républicaines !

 

D.S.


Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.


Dans le cadre de la Loi Loopsi 1 dite « Loi Copé », Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini pour son présent billet intitulé : 2010, ou les bienfaits de la Loi Loopsi 1 dite « Loi Copé ». Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Copé-Devedjian  selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.
Son Excellence
Jean-François Copé, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

 

By cui cui, l'oiseau amer...

mercredi, 19 août 2009

La judiciarisation de la société. [Épisode 1]

Dans l’antiquité, lorsque la réflexion d’un quidam déplaisait au puissant, ce dernier dépêchait quelques sicaires pour résoudre définitivement le problème. Aux 17 et 18èmes siècle, les seigneurs envoyaient leurs laquais bastonner l’insolent. Au 19ème siècle des nervis bien choisis et fort costauds vous faisait regretter les vilaines paroles que vous aviez sorties à l’encontre de leur patron ou d’un magnat quelconque, passons ce sinistre 20ème siècle  : on se retrouvait dans des camps d’où on éprouvait toutes les difficultés à revenir vivant à cause  d'un simple délit d’opinion.

symbole-de-justice-thumb6642136.jpg

Désormais, à l’instar de nos amis d’outre Atlantique, les élites mondialisées ne se séparent plus de leurs cohortes d’avocats ! La plainte auprès des Tribunaux de justice est devenue pour tous ceux qui possèdent d’abondantes ressources financière, un métier de juriste ou des relations éminentes, un moyen banal, soit de dissuader, soit  punir le cuistre qui aurait eu l'outrecuidance de vous moquer, soit de tenter de ruiner l’impudent. Et comme les frais d’avocats et de Justice sont exorbitants pour les accusés dotés de revenus médians, beaucoup peuvent se retrouver dans des situations dramatiques.

En cette époque où, dans les pays occidentaux, la liberté d'écriture et de publication est accordée, même à contre-cœur, à tous les citoyens désireux de s'exprimer sur Internet, chacun ne peut s'empêcher de penser à la menace qui pèse potentiellement sur l'interprétation de ce qu'il rédige, surtout s'il conteste un système, un people médiatisé, un haut fonctionnaire, un politique, un apparatchik oligarchique ou un responsable économique.

Parce qu'il est tellement facile, en étudiant attentivement un pamphlet de découvrir,  derrière chaque phrase, chaque mot, chaque tournure, chaque ponctuation,  une allusion, un double-sens, une allégation suspecte, une insulte, une critique infondée justifiant une procédure de Justice !

Fort évidemment un plumitif de 3ème zone, tel que votre serviteur, pondant un texte  insolent ou iconoclaste  devant une audience confidentielle dans un blog dont la notoriété ne dépasse pas la commune de Cuise la Motte ne risque pas grand chose : il passera entre les gouttes, mais à partir d'une certaine réputation professionnelle, on peut s'attendre à de sérieux retours de bâtons...

Tel a été le cas de notre ancien collègue et participant au  feu DEL de Guy Birenbaum, Olivier Bonnet, journaliste de son état, et promoteur de l'excellent site, Plume de Presse, que nous avons en lien depuis la création de notre blog, qui vient de se voir traîner en Justice par le Sieur Bourragué, magistrat, pour le délit : " injures publiques envers un fonctionnaire public . "  à la suite d'un billet de blog. Olivier Bonnet risque une sévère amende de 12.000 €. Somme considérable , s'il en est, pour un citoyen ordinaire.

Quelque soit vos opinions politiques, il est de notre devoir de protester contre cette banalisation de l'outil judiciaire pour tenter de baillonner un des rares véritables lieux d'opposition et de débats dans notre pays : Internet. Les médias étant presque tous , non seulement, aux mains  d'amis ou de partisans du président de la République actuel, mais également les ardents défenseurs d'un système économique scandaleusement injuste.

Défendre Olivier Bonnet, c'est aussi symboliquement sauvegarder la diversité de vos lectures, protéger votre indépendance d'esprit, favoriser la liberté de ton, aiguiser son sens critique et donner libre cours à la malice, l'impertinence, l'humour et la créativité !

N'en déplaise à Maître Éolas, qui se décrit fort justement comme le défenseur attentif des libertés, la conception névrotique de la Loi, la dictature obsessionnelle du Droit, le dépiautement systématique de chaque texte pour y trouver une vague faille ou un hypothétique double sens, le développement lancinant des procédures tâtillonnes qu'on observe de plus en plus dans nos sociétés dites évoluées favorise systématiquement la mainmise d'une élite technocratique et financière au profit de ceux qui osent s'attaquer à elle.

Qu'on ne puisse traiter autrui de "con" (et encore) se comprend à la rigueur, mais chercher des poux dans la tête pour deux ou trois termes ambigus confine à l'absurdité, pour ne pas dire plus dans le langage fleuri qui devrait être le mien si je n'étais  bridé par les barrières de plus en plus barbelées du Droit. Cette procédure judiciaire futile provoquant une perte de temps  inutile et surtout une présence bien superflue à mes yeux de l'Institution qui aurait probablement bien mieux à faire.

Je n'en pense pourtant pas moins et la semaine prochaine, je tenterai de m'attaquer avec humour (dans la mesure de mes faibles possibilités comiques) aux nouveaux gourous du 21ème siècle : les avocats et leurs aréopages de fans béats, médusés et prosternés.

Quant à l'avertissement humoristique d'Éolas concernant nos paraphes sur la pétition d'Olivier Bonnet, sachez, cher Maître , si vous en veniez à lire ce billet indigne, que non seulement j'ai signé mais je persiste avec l'ironie tranquille d'un citoyen qui n'éprouve pas une confiance excessive envers la Justice de son pays ni en les magistrats qui la servent.

Heureusement que le grotesque, le loufoque, et la futilité ne tuent pas, sinon que nous resterait il pour rire ?

De toute manière, le maintien de nos droits sur Internet réclame une surveillance sourcilleuse et de tous les instants.

Ami(e)s de Cui cui, cuits et recuits par la chaleur, restez vigilants !

Et ran et ran petit rantanplan.

À après !

 

Cui cui, l'hirondelle qui ne fait pas le printemps.


mercredi, 17 juin 2009

S.O.S : twitt again in Tehran.

"Diantre ! Encore un billet sur Twitter, il nous emmerde ce Cui cui !"  diront à juste titre, certains mal embouchés ! Ils auront raison !

Mais, mes chers amis, j'ai pris cette fois un ton un peu plus grinçant et humoristique conformément à la tradition de la maison... Et puis, ici, blog d'intellectuels littéraires férus de philosophie, où manipuler le mulot  et appuyer sur une touche  constitue déjà une performance exceptionnelle [je plaisante, hein ?], il s'en trouve probablement plus d'un qui ignore la signification de ce mot barbare issu du gazouillis du moineau.


Tchad.jpg

Savez vous qu’on assiste en ce moment à une petite révolution médiatique ? Twitter, un service internet à la mode accessible à tous, semble remplacer, grâce aux informations collectées par de simples témoins, la presse internationale  qui se trouve dans l’impossibilité de faire son boulot du fait de l’énorme censure du gouvernement Iranien à l'encontre des agences et les journalistes occidentaux. En effet, les seules rares nouvelles des émeutes et manifestations : témoignages, photos et vidéos qui parviennent à franchir le seuil d’un pays renfermé sur lui-même, sont véhiculées grâce à Internet (dont twitter et flickr).

Ces informations sont souvent envoyées par des particuliers ou des manifestants qui cherchent à diffuser dans le monde entier le témoignage  de leurs luttes, ainsi que la mobilisation qu’elles suscitent.

Toutefois, il convient de rester prudent. En parcourant certains sites, on s’aperçoit qu’il s’agit fréquemment de blogs créés par la diaspora iranienne des USA ou d’Europe pas forcément mieux informée que chacun d’entre nous. Elle ne fait que reprendre des photos de presse, de blogs divers et de flickr. Cette diaspora est pro-occidentale et plutôt partisane des héritiers de l’ancien Shah d’Iran.

 

K.jpg

 

Mais Twitter est également la proie des manipulations dues à l'absence de sources patentes et sûres : rien n’empêche  les services de propagande des états d’envoyer des fausses nouvelles ou des infos falsifiées.

Puis, comble du comble, des agrégateurs professionnels qui reprennent ce qui a été déjà écrit selon leur propre sélection. C’est un peu le système de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours : du coup on ne sait plus  ni où est l’ours ni combien ils sont !

Finalement, grâce à Twitter, on obtient des renseignements non vérifiables mais des informations tout de même ;  à chacun de recouper les faits et de jouer au petit détective, le reste n’étant qu’une question d’intuition. Il semblerait même qu'en se positionnant à Téhéran en Iran, on brouille complètement les services de répression iraniens.

Bon. Vous me direz que rien ne vaut la bonne vieille presse de papa Prouvost (ancien propriétaire du Figaro de 1950 à 1975).

Certes. Mais faute de grives, contentons nous de merles !

tête de mort.JPGBref, en tout cas, plusieurs observations paraissent s’imposer à notre réflexion.

1) Si Internet permet de faire connaître à travers le monde son combat et ses revendications, il ne remplace en aucun cas le recours à des manifestations physiques et des luttes sur le terrain. Il n’existe hélas pas encore de cyber-robots pour combattre les oligarchies et les tyrannies…

2) Chacun peut devenir  l’informateur important d’une situation historiquement essentielle. Seule manque la crédibilité, mais entre nous, le journalisme embedded ou partisan est il, lui aussi, le garant d’une information fiable ? Sûrement pas !

3) Le téléphone portable et Internet sont devenus des médias incontournables sur lesquels  les pouvoirs  ont du mal  à exercer un contrôle radical. On sait qu'en cas d'insurrection ou de désordres graves, les États ont d’ores et déjà prévu  une mainmise complète ou un arrêt total sur les communications mais l'inconvénient immédiat sera la paralysie totale du pays.

4) En France, la mise en chantier de la loi Loopsi, qui sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, éternel refrain de ceux qui souhaitent nous mettre au pas, risque non seulement de restreindre à priori nos libertés, en plus,  prépare le terrain à une reprise en main vigoureuse en cas de troubles mais surtout vise à empêcher toute organisation d'une contestation future.

Voilà les amis, quelques considérations émanant d'un citoyen ordinaire fort peu sérieux qui essaie de s'adapter à une société technique de plus en plus complexe, qui, sous un double visage, telle la reproduction que j'ai collée plus haut, présente selon l'angle duquel on l'observe, à la fois un énorme danger pour nos libertés mais aussi qu'un bel outil et un immense espoir pour vaincre l'oppression !

On peut toujours rêver.

À après !

 

Tweety tweety said the bird, non influent winged creature.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu