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vendredi, 14 mai 2010

DSK : j'ai décidé de me présenter en 2011 aux primaires de l'UMP. [gag ?]

 

Ce pastiche se doit d'être consommé frais avec 3 volumes d'eau, accompagné d'un bon cigare et de deux Lexomil ®.


 

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Une interview exclusive de Dominique Strauss

Kahn : "J'ai décidé de me présenter en 2011

aux primaires de l'UMP pour l'accession

à la candidature suprême."


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Photo choisie par Étienne Courgeotte.

Interview réalisée par Yves Tétard, journaliste émérite de la section Dassault n°1

 

Y T : Bonjour Monsieur Strauss-Kahn, certains aigris considèrent que vous n'êtes pas un socialiste sincère, que leur répondez vous ?

DSK : Bonjour Monsieur Tétard. D'abord je voudrais répondre que tous ceux qui m'accusent d'un tel péché ne sont pas tous socialistes et que mon engagement politique est chevillé au corps. Je suis un socialiste de la veine des Mitterrand, Blair, Zapatero et tous autres pragmatiques qui ont su faire passer leur ambition de réformer le monde avant leurs convictions. Je suis mortifié d'observer, en lisant les sondages, que mes partisans sont plutôt des électeurs de droite ! J'en déduis que si je me présentais aux primaires du PS, je n'aurais quasiment aucune chance : j'ai donc convoqué mon staff pour trouver une solution pragmatique à la mise en route de ma candidature à la Présidence de la République en 2012.

Y T : Et qu'est ce qu'il en est sorti ?

DSK : Après diverses études, nous avons découvert que j'avais davantage de chances de me faire élire comme candidat issu des primaires de l'UMP que de sortir vainqueur des primaires socialistes ! J'ai donc élaboré une nouvelle et subtile stratégie pour parvenir à mes fins : je vais me présenter aux primaires de l'UMP comme candidat social libéral contre le président sortant Nicolas Sarkozy. Mon bilan comme directeur du FMI est conséquent : j'ai sauvé la Grèce, l'Europe et l'euro du gouffre, je conserve la confiance du monde financier, les spéculateurs sont dans ma poche, je suis la coqueluche de la gent féminine, je tutoie Obama, Angela, Poutine, Medvedev, Silvio, David, Lula.

Je suis le plus grand socialiste néo-libéral de tous les temps ! Quel candidat plus idéal pour la Présidence de la République française ? Un banquier socialiste désigné par l'UMP, n'est ce point la panacée ? Le comble de l'ouverture ?

Pensez, je suis un TOUT et son contraire ! Comment mieux se positionner ? Non vraiment, Nicolas ne fait pas le poids... Et je ne parle pas de cette pauvre Martine, ersatz social-démocrate pas vraiment sociale, quant à Ségolène, laissons la fricoter avec ses lutins et ses farfadets du marais poitevin !

Y T : Ne craignez vous pas que les électeurs socialistes, rebutés par votre proximité avec la nomenklatura capitaliste et financière vous rejettent ?

DSK : Les Français, et on le voit dans les sondages, sont un peuple prudent qui aime mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Je suis persuadé que les électeurs préfèreront un financier éprouvé de gauche proposé par la droite à une socialiste en peau de lapin rose située à la droite de la gauche ou à un politicien fanfaron, piètre économiste à la lisière de l'extrême droite comme le président actuel ! Monsieur Tétard, si vous deviez vous marier : entre entre une jeune femme, belle, intelligente, en bonne santé, riche et une moche, stupide, malade, pauvre, laquelle choisiriez vous ? [rires]

Y T : Mais disposez vous, Monsieur le Diecteur du FMI, de soutiens solides dans la classe politique française ?

DSK : Et que faites vous de Pierre Moscovici, immense personnalité, que les hiérarques du monde entier et de tous bords politiques nous envient, de l'éminent Jean-Christophe Cambadélis dont la valeur et la renommée ont franchi les frontières, sans oublier que je dispose du côté des médias, d'un nombre incalculable d'amis sûrs dont je préfère taire les noms ? De toutes manières au parti socialiste comme dans la classe politique en général, des personnalités désintéressées comme Alain Minc ou Jean-Marie Colombani afflueront toujours, attirées par le gigantesque challenge qui les attend : porter secours à leur pays en faisant don de leur intelligence, de leur altruisme et de leur dévouement à la Nation sera une source de fierté prodigieuse et irrésistible ! J'en sais quelque chose !

Y T : Mais les socialistes ne vous laisseront jamais faire !

DSK : Ah ah ah ! Existe il la moindre anfactuosité idéologique ente les socialistes de 2010 et l'UMP ? Quelle différence entre un Hollande ou une Aubry, pour donner un exemple, et un Borloo ou un Fillon ? Laissez moi rire ! De nos jours, l'étiquette politique n'a plus aucun sens ! Depuis 30 ans, les médias, l'enseignement supérieur, les politiques ont parachevé leur œuvre de structuration des masses : il ne reste plus qu'une seule manière de concevoir l'économie, les  canons du marché dérégulé ont gagné pour longtemps ! Toute personne ne surfant pas sur la vague libérale a perdu d'avance ! Les autres partis de gauche sont bien trop minoritaires pour espérer quelque succès que ce soit.

Le financement des campagnes électorales est un des fondements de la victoire des partis de droite en Europe : ses candidats sont les plus aidés médiatiquement et financièrement. Évidemment, les dés sont pipés et chacun le sait bien, peut-être, exceptionnellement un parti vaguement de gauche mais toujours défenseur de l'économie de marché pourra sortir du lot mais il s'agira là, d'un fait assez rare. On ne trouve plus l'argent sous les sabots d'un cheval, Monsieur Tétard ! Ah ah ah ! Goldman Sachs n'est pas une écurie, que je sache ! Il faut bien que je m'adapte comme l'ont fait Mitterrand, Blair et Zapatero avant moi...

Y T : Si vous étiez élu, quelles seraient vos trois premières mesures, Monsieur Strauss-Kahn ?

DSK : Je tiens à préciser avant tout que je suis un pragmatique. D'abord, j'alignerais mon salaire sur celui du FMI soit 460.000 $ /an car j'estime que mes futures responsabilités le valent bien, puis je demanderais solennellement aux Français, au nom de l'intérêt collectif de toute la communauté nationale, banques comprises, de se sacrifier pour les générations futures à l'instar des Grecs, et enfin je ferais rentrer des femmes dans mon gouvernement, beaucoup de femmes. En cela, je me sens très proche de Silvio (NDLR Berlusconi), nous sommes proches, très proche dans ce domaine car n'oublions pas les sublimes paroles de Louis Aragon, marxiste accompli, dans le fou d'Elsa, il écrit : "Je suis l'ennemi de ce règne de l'homme qui n'est pas encore terminé. Pour moi, la femme est l'avenir de l'homme, au sens où Marx disait que l'homme est l'avenir de l'homme".

Y T : Merci Monsieur le Ministre, en vous écoutant avec une émotion non dissimulée, je perçois parfaitement l'essence de votre subtil engagement de gauche lié à ce réalisme non partisan de bon sens et de lucidité économique  qui vous honore. Qui ne parvient à pressentir en vous l'homme d'État, sublime synthèse patriotique de deux courants de pensée jusqu'ici irréconciliables ?

DSK : Votre portrait sans concession me sied à merveille, Monsieur Tétard ! Saluez Monsieur Serge Dassault de ma part et rappelez lui notre souper du 16 avec Bernard Arnault, Henri de Castries, Alain Minc, Tony et Gordon qui a enfin trouvé du temps libre.

Y T : Je n'y manquerai pas, Monsieur le Président, mes hommages à Madame Sinclair, notre illustrissime et non moins talentissime consœur.

DSK : Merci mon ami, je saurais me souvenir de vous.

 

Amis des NRV, bonne fin de semaine, à après si vous le voulez bien et bonne lecture !


Cui cui fit l'oiseau, ennemi intime des bonimenteurs.


mercredi, 12 août 2009

Les traders sont ils les derniers glorieux poilus de l'ére moderne ? Par Yves Tétard.

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Cessons donc de stigmatiser

les traders, nos braves petits

poulbots du 21 ème siècle !

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Décor et photo inspirés par Étienne Courgeotte.

Par Yves Tétard, chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1

 

Le déferlement d'arguments de mauvaise foi, inspiré par la propagande collectiviste se répand sous nos yeux ébahis  tel un  long et tumultueux fleuve de fiel, emplissant nos oreilles de sonorités cacophoniques et insoutenables. Il n'est que d'observer les informations de TF1 et France 2, d'écouter RTL ou même le France Inter de notre ami Philippe Val ou pire, de consulter Internet pour s'en convaincre ! En effet, les médias n'ont de cesse de vilipender une corporation qui fait honneur à notre pays depuis des lustres : j'ai nommé la vénérable confrérie des traders.

Qui se souvient encore de nos glorieux poilus entre 1914 et 1918,  soldats héroïques défendant pied à pied notre belle terre de France abreuvée du sang de ses enfants contre les  barbares Uhlans déchaînés et ivres de sang ? Chacun de nous doit sa liberté à ces anonymes combattants qui ont sacrifié leur modeste existence, l'offrant à la Patrie reconnaissante afin que les forces de l'avenir dont nous sommes les fruits puissent bâtir un monde meilleur.

Et justement, ce monde plus juste est enfin présent, sous nos regards ahuris et indignes grâce à ces nouveaux héros modernes, les traders, qui, par une abnégation inouïe, un désintéressement remarquables, ont su amener notre civilisation occidentale au faîte de la hiérarchie mondialisée et au sommet de la prospérité matérielle.

Capt-1801201.jpgChaque citoyen a t-il bien conscience de ce qu'il doit aux traders ? Hélas, permettez moi d'en douter ! Que de récriminations acerbes, de jalousies mesquines éveillent nos petits combattants modernes, défenseurs de l'Occident et de nos valeurs séculaires ! L'argent n'est-il pas toujours le nerf de la guerre ? Souhaitons nous perdre cette  impitoyable guerre économique  menée par des peuples fourbes et menaçants ?

J'en appelle, avec le Président Dassault, à la mobilisation du lectorat du JIVARO, toujours si expérimenté, réformiste et mature, pour préserver notre épargne, nos banques et le capitalisme financier, les trois mamelles de la grandeur et de la prospérité de notre Pays, dispensatrices du progrès social et du mieux-vivre individuel.

Bourgeois, Religieux, Aristocrates, Riches, Propriétaires, Aînés, Claudiquants, seriez vous prêts,  suite à l'appel du JIVARO, à venir  soutenir sur le parvis de la Bourse de Paris, nos braves petits poulbots, les traders, qui méritent amplement leurs rémunérations tant ils font gagner à la France, à notre Épargne et à nos Banques la difficile bataille de la spéculation ? Qu'importe votre équipage, venez avec vos domestiques, votre robe de bure et vos enfants de chœur, vos laquais, vos employés et vos locataires ! Séniors, Handicapés  peu nous chaud que vous vinssiez en canne, béquilles, déambulateurs ou fauteuils roulants.

L'essentiel n'est il point de sauver le soldat "trader" ?


Yves Tétard, médaille d'or de la pensée thatcherienne et chroniqueur d'élite à vie au Jivaro.

 

Nota bene : Bien sûr, il ne s'agit que d'un vulgaire pastiche. D'ailleurs il suffit de comparer avec la chronique originelle pour constater combien la philosophie de ce modeste billet est éloignée des idées de son inspirateur...

 

By cui cui, l'oiseau frondeur et déconneur.

 
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