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mardi, 06 décembre 2011

Gaza est proche

Les 6 millions de lecteurs d' "Indignez vous", auront noté que la deuxième partie du fascicule de Stéphane Hessel, est intitulée : "Mon indignation à propos de la Palestine" (page 17 ) .

Pas plus que le reste les motifs de l'indignation de Christiane et Stéphane Hessel en rapport avec Gaza et la Palestine n'ont cessé d'être d'une brûlante actualité .

Il y a quelques jours Christiane Hessel et son mari se sont vu interdire l'accès à Gaza, ce qui ne les empèchera pas de témoigner de leurs précédents sejours en Palestine et de ce qu'ils y ont vu et fait.
Après qu'en Irak et en Lybie, la démocratie de marché ait fait la démonstration de sa véritable nature humanitaire et de sa remarquable efficace pour rétablir le lien social à coup de bombes, et avant que ne vienne le tour de la Syrie et de l'Iran . Au moment où les bruits de botte atlantistes se font entendre de nouveau au proche orient , dans le contexte de crise généralisée qui désormais ne peut plus guère être occulté, un salutaire rappel du "déjà là" ( et de longue date ) de l'injustice et de l'oppression , et du courage de ceux qui ne se découragent pas :

mardi, 18 janvier 2011

Naissance du mouvement des non-indignés

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Donc, après les épisodes précédents ( la tentative de réduction, occultation de ce qui ne pouvait plus être ignoré  ici , et la deuxième couche de d'injures et de dépit haineux  ) ...
Nous voici au troisième "stade" : la censure, première action "décisive" de la conjuration des non-indignés.

hier je reçois ce communiqué:

"Nous apprenons avec stupeur et indignation par un communiqué du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France que  la rencontre prévue le 18 janvier à l'Ecole Normale Supérieure avec Stéphane Hessel a été annulée à sa demande ( à la demande du CRIF) .  
Un homme qui a dédié toute sa vie au combat pour la liberté se voit ainsi interdit de parole  pour avoir rappelé les droits du peuple palestinien.
Cette intervention n'est pas un fait isolé. Il y a longtemps déjà que le CRIF et des personnalités qui lui sont liées exercent la calomnie et l'intimidation à l'égard des  militants, artistes ou universitaires juifs et israéliens coupables de s'opposer aux violations du droit international perpétrées par l'Etat israélien . Ils ont notamment réussi à faire partir de France un cinéaste israélien dont les films ne leur plaisaient pas .
Aujourd'hui cette institution affirme sans ambages  son droit de décider qui a en France le droit ou non de parler d'Israël et de la Palestine. Elle n'a pas sans intention choisi de le faire en un lieu symboliquement associé à l'idée de la libre recherche. Si la directrice de l'Ecole Normale Supérieure  a accepté son diktat, elle  a déshonoré sa fonction. Il en va de même pour la Ministre de l'Enseignement Supérieur  s'il est avéré qu'elle est personnellement intervenue pour faire annuler la rencontre prévue.    
Ces faits sont inadmissibles.  Le droit de critiquer les actes du gouvernement israélien comme de tout autre gouvernement doit être respecté sur notre territoire. Aucune institution n'a le droit de nous prescrire, en fonction des intérêts particuliers qu'elle représente,  ce que nous devons dire, écrire, voir et entendre. "

Communiqué signé de :
Alain Badiou, ENS 1956, professeur émérite à l'Ecole Normale Supérieure Etienne Balibar, ENS 1960, professeur émérite à l'Université de Paris Ouest Ivar Ekeland, ENS 1963, professeur à l'University of British Columbia, Vancouver Jean-Marc Lévy-Leblond, ENS 1958, professeur émérite à l'Université de Nice Marie-José Mondzain, ENS 1962, directrice de recherches au CNRS Jacques Rancière, ENS 1960, professeur émérite à l'Université Paris VIII Emmanuel Terray, ENS 1956, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

Avec ce nouveau « haut fait » de censure sans phrase et sans vergogne , accompli grâce à la courge insignifiante qui a été placée par l'hue aime pet à la direction d'une des plus éminentes institutions du pays, le parti des non-indignés voit donc son action, son projet et ses contours se préciser : légion hétéroclite où se rassemblent dans l'urgence toutes les composantes de la niaiserie réactionnaire et xénophobe, de la vacuité intellectuelle , de la nullité conceptuelle, du dépit haineux , du refoulé égocentrique, du repli communautaire et de la médiocrité satisfaite, des cuistres pontifiants des « écrans » , aux zélotes patentés  de « l'état des choses » , des racistes arabophobes aux mandarins du conformisme le plus veule .

Cette troupe sinistre n'est pas si nombreuse, mais elle fait beaucoup de bruit et prétend par son vacarme hystérique couvrir toutes les voix intelligibles ou leur imposer silence à grand renfort de chapes de plomb (durci).

Après Elisabeth Levy ( la passionaria des non-indignés), Fillon et sa fine équipe, Sollers et la troupe d'élite , Zemmourde et ses bonnes questions, Ferrire et sa philosophie brushing, Béchamelle et son fric, Finky et ses tics, Assoupline et sa soupe , and co ...
voici Canto cerbère qui s'y colle sur ordre de pécresse et sur le mode servile et niais qui lui est coutumier.
N'ayant jamais su que s'aplatir la seule chose dont ils se soient jamais indignés , c'est l'indignation, unanime et spontanée, qu'ils suscitent .

Je propose qu'on les envoie illico en voyage organisé stage en Tunisie, cornaqués par Frédo . Que nos amis tunisiens profitent enfin du "savoir faire" de ces services de sécurité idéologique que le monde entier nous envie .

pour en savoir plus :

le billet d'olivier Bonnet
celui de valdo
et naturellement : vu à la télé :
Hessel contre les non-indignés

urbain

 

lundi, 10 janvier 2011

Deuxième couche : une vie de merde pour Stéphane Hessel

Or donc,
Nef et quelques NRV ont eu la gentillesse de me prévenir que la mystification de poujadasse avait elle-même été reprise par un de ses collègues du service public de l'audiovisuel : « FOG » ( le bien nommé).
Comme je ne regarde plus la télé depuis plusieurs décennies je n'avais aucune idée de ce dont il s'agissait . Le podcast vidéo permettant de reluquer pronto les archives immédiates de ces âneries, je m'y suis collé . Instruit par mes « indicateurs » que la librairie avait une fois encore les honneurs du « petit écran » , j'ai découvert que cette fois il ne s'agissait plus d'un vulgaire « 20 H » à l'usage du spectateur moyen, mal dégrossi et au temps de cerveau peu disponible .
Non le truc que j'ai vu semble plutôt destiné au spectateur d'élite, exigeant, motivé, sensible aux jugements nuancés, aux analyses expertes et autres fines subtilités de « commentateurs » avertis de la chose culturelle et littéraire. Le genre qui permet d'aller « au fond des choses » et de porter un regard « informé » et « branché » , avec un « plateau » composé d'un harmonieux mélange de chroniqueurs attitrés et invités « de marque » ( politiciens, écrivains , « intellectuels » , journalistes, et « bouffon » de service ).
Ça s'appelle : « Semaine critique ! » et c'est supposé « consacré aux débats d'idées et à l'actualité culturelle »
Bref « divertir et cultiver » ( voire même , peut-être ... « penser » ) sur « fond» d'actualité culturelle.
Autrement dit, après la première couche  poujadasse , vite faite , grossière , hâtivement torchée pour le vulgaire, le spectacle n'en a pas forcément fini avec le réel un peu rétif à son opération de réduction/occultation. Il faut parfois ajouter une deuxième couche, plus ripolinée , pour « spectateurs exigeants » ( genre lecteurs occasionnels de Libé, télérama , le Monde ou Le Figaro ) .
Et c'est ce genre de guignolade qui semble aujourd'hui formatée pour assurer cette fonction.
Cirage de pompes , auto-congratulations réciproques, piques mouchetées et connivence de bon ton , propos fait de clichés , âneries pédantes et sarcasmes mondains, sur un  ton alternant fausse simplicité , véritable cuistrerie et impertinence convenue, le tout ponctué d'applaudissements « spontanés » attestant la « participation du public » .

Je n'ai pas le projet de passer encore beaucoup de temps à commenter les commentateurs du livre de Stéphane Hessel, mais c'est quand même un peu difficile de laisser passer ça ( je ne vous ai gardé que « le meilleur » ) :



Laisser passer ça, sans réagir, un peu plus que le « plateau » de fruits de m... qui entoure la sémillante Elisabeth Levy .

« Mais quand même résister contre les nazis, c'est bien non ? » fait notre brouillard à tignasse brushée , en guise de contradiction ! à se demander si lui même en est très convaincu .

Je précise (pour « contextualiser » ) que la séquence sur Hessel était précédée par un autre épisode sans doute considéré comme majeur par nos brillants "débateurs d'idées", et autres analystes de la substantifique moelle de l'actualité culturelle : l'annonce de la sortie, dans quelques mois d'un film de fiction sur la campagne électorale de Sarkozy.
Donc selon ces messieurs-dames, un « phénomène » qui pour totalement virtuel qu'il soit semble analogue et parfaitement commensurable à celui du succès du livre d'Hessel...
De la même manière sans doute que, aux yeux de cette clique, le dépit haineux et inepte d'Elisabeth Levy relève du « bris de tabou », ou de la « salutaire provocation » et autre « bonne question » , sur quoi ils ont tous évidemment un « avis autorisé » interchangeable et spontané.

Et pour les plus masochistes d'entre vous : la totale ... avec toute la troupe, l'ensemble des attractions , contorsions, poses et galipettes.

vendredi, 24 décembre 2010

Bravo poujadasse

Vu à la télé

Pour ceux qui douteraient encore que dans la novlangue postmoderne « information » a désormais pris le sens de « action de rendre informe » , la télévision publique vient de leur fournir une de ces démonstrations ou elle excelle dans la tonalité de brouillage et d'euphémisation qui lui est coutumière .

Elle s'est intéressée au livre le plus vendu en France ces derniers mois , et sans doute de toute l'année .

Vu la nature du livre ( une incitation faite aux jeunes générations à s'indigner et se révolter contre sarkozy, sa clique de banquiers et d'affairistes cyniques , l'injustice sociale, la financiarisation de l'économie, le délabrement de l'environnement et le gaspillage mercantile des ressources naturelles , la destruction méthodique de la protection sociale et le sort injuste fait aux palestiniens et aux autres peuples opprimés ) c'est le genre de succès qui trouble et inquiète la médiacratie, au point que les journalistes de France 2 m'ont appelé hier matin avec cette question qui les taraudait :
« comment expliquer le succès foudroyant de la petite brochure de trente page écrite par un vieux monsieur de 93 ans ? ».
L'auteur et son éditeur leur ont proposé de renouveler le genre de chose qu'ils aiment bien : une rencontre dédicace dans une librairie de quartier, tant qu'à faire celle du quartier de l'auteur, où justement son précédent passage, au début du mois avait attiré une centaine de lecteurs admiratifs et enthousiastes. Ainsi pensaient-ils,  nos éminents  « médiateurs » se rendraient compte eux-mêmes .

AVANT : voici donc en réel à quoi ressemble une rencontre avec Stéphane Hessel , et une présentation de son propos , c'était il y a 3 semaines :

APRES :et voici ce que ça a donné , version france 2 journal de 20 H , ce soir : Clic sur le poujadasse :

 


poujadasses


Curieusement c'est la journaliste elle-même (sans doute "par souci d'objectivité") qui apporte le "témoignage" selon lequel "certains disent " ( qui dit ça ? à part ... la journaliste) "qu'il enfonce des portes ouvertes" .
Sachant que Stéphane Hessel a en réalité récidivé , à peu près le même discours que celui qui est rapporté plus haut, en plus pugnace (et d'autant plus que les questions de l'assistance furent encore plus sévères et explicites à l'encontre de la nullité vautrée de la presse , des politiques et des médias)  , nos scrupuleux "médiateurs" ont résolu, pour reprendre leurs propres termes « de ne pas se tirer une balle dans le pied » ... et de totalement .... éluder leur propre sujet .

Bref, pour la médiacratie , le succès du livre de Stéphane Hessel ( dont on n'a pas la moindre idée du contenu au terme de cette remarquable « information » )  s'explique par ... son « faible prix » qui en ferait une « bonne affaire » comme cadeau de Noël !

Noter en "conclusion" l'insistance à filmer le paiement à la caisse , ils ont passé un quart d'heure , après le départ de Hessel , pour filmer ça ( des paiements en liquide, c'est plus "frappant", il n'y en avait pas beaucoup par ce que la plupart des gens achètent plusieurs exemplaires du livre , en sus de pas mal d'autres livres, et paient en carte bancaire ...)  . En revanche ils n'ont absolument rien gardé des 90 minutes de débat et entretien ( ne parlons pas des déclarations du libraire ) qu'ils on filmé, et qui pourtant apportaient une réponse parfaitement claire à la question réputée justifier ce « sujet du 20 H » .

La France populaire est dégourdie, elle a trouvé un super cadeau de Noël à 3 € !
Et Stéphane Hessel et son éditeur sont des "malins" ...

Drôlement démerdes ces français ... ils ont des solutions astucieuses pour affronter la crise.
Au passage poujadasse nous livre une recette simple pour faire un best-seller : prenez un  vieux monsieur , résistant , déporté , et faites lui enfoncer des portes ouvertes sur la situation générale du pays dans un petit opuscule à 3 euros, et vous verrez un million de gogos économes se précipiter pour acheter ça et l'offrir à leurs enfants pour Noël.

Bravo et merci poujadasse .
Avec des médiateurs comme toi notre jugement sur le monde est , comme on disait jadis : "informé" .

Enfin , épuisé par cet effort de décryptage serré, notre investigateur scrupuleux est bien vite passé aux informes-ations essentielles de la soirée : les embouteillages et la météo ( ça c'est de l'informe-ation !)  ... et alors là, je vous épargne le truc mais pour ceux qui on regardé ça ( comme moi en vidéo podcastée ) ils auront eu la totale : les « voitures roulent lentement » ( fascinant) , la neige qui tombe ( dramatique et si surprenant), les poids lourds en infraction ( scandaleux), les envoyés spéciaux à la pelle répandus tous azimuts sur le front (froid), recueillant de bouleversants témoignages des sinistrés de la route ( "ah lala, ça n'avance pas, encore une heure pour rentrer chez moi!"), etc. 
Les portes ouvertes n'ont plus rien à craindre à la télé, il y a bien longtemps qu'elles y sont défoncées opiniâtrement et que les vents glacés de la crétinisation de masse peuvent s'y engouffrer sans entrave .

Et encore bravo poujadasse .

Et t'étonne pas si quand Mélenchon te traite de laquais ça fait monter sa cote .


 
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