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vendredi, 28 mai 2010

L'Homme est une fourmi comme les autres ! Qu'ils nous martèlent !

Vous savez quoi, les amis ?

Je crois qu'on nous mène en bateau.

Moi, le fainéant, le paresseux, le cossard, me voilà forcé de travailler comme un dératé pour un temps indéterminé jusqu'à ce que la "faucheuse", vienne me cisailler comme un épi de blé trop mûr qui aurait perdu tous ses grains !

Parce qu'en fin de compte, ce n'est pas tant l'âge de la retraite qui comptera mais la durée d'activité pour obtenir cette retraite ! Si vous  parvenez à atteindre les 41,5 ans de boulot à l'âge de 74 ans, chômage oblige, vous pourrez vous estimer heureux ! Quant à prendre sa retraite à 63 ans avec une pension diminuée de 60 %, je vous souhaite bon courage !...

Il se peut même que je supplie qu'on m'euthanasie pour échapper aux travaux forcés à perpétuité. Les économistes libéraux ont inventé la double peine pour les citoyens : mourir de plus en plus tard pour travailler de plus en plus longtemps ! Crever dans d'atroces souffrances consécutives aux maladies et à l'impotence pour pouvoir se payer une retraite forcément de plus en plus courte dont on ne profitera que très peu est une perspective terriblement enthousiasmante, n'est ce pas ?.

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Bientôt viendra le jour béni pour les investisseurs où les fonds de retraites rapporteront de l'argent, tellement l'espérance de vie sera brève après la période d'activité  !

Ah ! Cette réforme des retraites, quelle gageure : il faut vraiment avoir fait l'ENA et de très Grandes Écoles pour  trouver un sens à ce postulat : exiger que les citoyens travaillent toujours plus, plus longtemps alors qu'on se trouve en pénurie de travail !

Pensez ! C'est comme si on vous demandait de consommer davantage de poissons alors que les océans se révèlent de moins en moins prolifique...

On parle même de réduire la durée des vacances, ce fut le titre du journal de France 2 ce lundi 24 mai, qui a mis en lumière un mystérieux expert américain, contempteur cruel de la durée excessive des RTT français !

Ainsi l'offensive générale contre le mode de vie à l'européenne est-elle lancée .

Les voies de l'oligarchie technocratique, admiratrice du grand frère chinois, sont implacables.

StakhanovL.jpgCe capitalisme mondialisé, modèle productiviste et inhumain s'il en est, me rappelle de plus en plus le feu communisme soviétique des années du stakhanovisme  triomphant : le travail y est célébré comme une valeur fondamentale, l'effort collectif y est loué, l'État est de plus en plus policier, les structures de la société sont de plus en plus hiérarchisées, aucune alternative sociale ou politique n'est envisagée.

Les libertés individuelles sont restreintes au bénéfice de l'intérêt de l'économie, les interdits et la coercition y sont permanents, les Lois limitatives foisonnent, la surveillance et le contrôle de l'individu sont renforcés au nom de la sécurité intérieure et de la pseudo lutte contre le terrorisme, les oligarchies sont concentrées en peu de mains, la cooptation y est constante et les réseaux d'influence restreints, les dogmes économiques et politiques rigides et indiscutables, l'absence radicale de vraie participation populaire au pouvoir y est patente.

Seule deux différences subsistent entre le feu communisme de l'Union Soviétique, celui, plus sémillant de la Chine et l'économie mondialisée occidentale: l'oligarchie est issue du sérail politique ; chez nous, elle est d'essence financière, industrielle ET accessoirement politique. La répression était féroce en URSS et l'est toujours en Chine, alors qu'elle est beaucoup plus subtile dans les pays occidentaux du fait des sommes immenses mises à la disposition de la propagande, de la normalisation de l'éducation doctrinale sous-jacente des étudiants et de l'efficacité des techniques de surveillance.

Lorsque j'observe amusé, la sarabande des anti communistes patentés, pourfendeurs du "totalitarisme collectiviste", venir nous louer les vertus du libéralisme mondialisé dont ils ne tarissent pas d'éloge alors que cette idéologie n'est que la version jumelle à peine  plus souple de l'ennemi honni, un ricanement satanique secoue ma poitrine douloureuse et mon corps délabré par le travail !

Réveillez vous, bordel !

Diantre !

Tout ceci pour vous dire, amis de droite comme de gauche, qu"il ne faut guère vous leurrer : le modèle que cherchent à nous faire digérer illico les élites occidentales consiste en une sorte de salmigondis libéral autoritaire basé sur la transposition édulcorée du libéral-communisme  chinois, accompagnée d'une vague sauce démocratique élitiste européenne bien éloignée du peuple.

Un régime politique autoritaire, rigoureux et intransigeant, ennemi de la libre parole et d'Internet, allié à une économie productiviste de bas salaires et de flexibilité sociale d'une brutalité inouïe. La cure d'austérité qu'on nous promet en Europe est la première phase d'une mise en condition par les gnomes de Bruxelles. La seconde étape sera la récession et son corollaire : la précarisation de l'emploi et l'élimination des derniers avantages sociaux, y compris les plus solidement ancrés dans l'inconscient collectif français.

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !

Vous me direz, villageois(es), que je ne prends pas beaucoup de risques ! L'enfer ou la retraite selon Sarkozy : ces deux fins épouvantables se valant !

Bon.

Trêve de balivernes. Personne n'est obligé de croire de tels augures, mais les signaux alarmants que vous percevez devraient pourtant vous alerter.

 

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Ainsi, les fourmis humaines, prototypes idylliques que beaucoup de dirigeants économiques et politiques, rêvent de diriger dans nos contrées,  risquent de se trouver fort dépourvues...

À moins qu'elles deviennent enragées.

Amis lecteurs, ne prenez pas cet insignifiant billet pour argent comptant, après tout, je ne suis qu'un des obscurs membres d'un collectif, petit blogueur au pseudonyme grotesque, non influent, vaguement populiste et relativement inculte comme on les déteste dans certaines sphères. Ce ne sont pas nos deux ou trois dizaines de milliers de visiteurs chaque mois, qui bouleverseront l'équilibre du pays. Seuls, les médias traditionnels, avec, quotidiennement leurs millions de spectateurs, lecteurs ou auditeurs, possèdent la faculté de faire basculer l'opinion.

Tôt ou tard,  je pense que des barrières s'élèveront pour limiter la parole sur Internet. Des ballons d'essais sont sans cesse envoyés pour tester notre résistance.

On peut penser ce qu'on veut de ces gens au pouvoir, même s'ils déclarent tout et son contraire, même s'ils mentent comme des arracheurs de dents, mais on ne peut nier leur entêtement et leur ténacité : lisez donc ce billet étrangement prémonitoire écrit en juillet 2009 sur les retraites. Hortefeux était à la place de Woerth. Ils ont patienté un an et maintenant, ils passent en force et sont en  mesure de réussir... Ne les sous-estimez pas et surtout ne vous fiez pas à leurs déclarations !

Ne croyez surtout pas que la diversion exercée sur l'anonymat des blogueurs n'est que le fait d'un petit sénateur inconnu et incompétent. Non. Je reste persuadé que c'est l'étape d'une attaque concertée pour avoir notre peau. À la longue. Patiemment. Imperturbablement. Ils finiront bien par retourner l'opinion comme ils l'ont fait  pour les retraites...

Alors me direz vous, à quoi bon poursuivre ces minuscules grenouillettes de mare que sont les blogueurs ? Déplaceraient elles tant d'eau en plongeant ? Nos représentants politiques les imagineraient elles aussi dodues que des taureaux charolais du salon de l'agriculture.  Quelles sont donc les véritables motivations des législateurs ? Veulent ils par ce biais remettre le Net au pas ?  Nos tétards adolescents  jouiraient ils  de tant d'influence ? Pffiooouuuutttt !  Tout ceci est grotesque et disproportionné ! Quoiqu'en y réfléchissant je me pose des questions : si les griefs se multiplient à l'encontre d'Internet, c'est qu'il y a  probablement  un doute sur l'inefficacité claironnée de la Toile sur la population... Ne croyez vous pas ?

Messieurs les sénateurs : pour rester dans l'univers de La Fontaine, essayez de comprendre que nous autres, pauvres blogueurs ou commentateurs, ressemblons davantage à des mouches du coche qu'au terrible Lion, roi des animaux dont les rugissements faisaient trembler l'Olympe ! Pourquoi ce désir morbide de tuer une humble mouche avec un tromblon  ? Étrange... Tiens, j'ai dit étrange ? Comme c'est curieux !

L'expression libre est un luxe qui nous semble mesuré : toujours raccourcir la laisse semble devenir le leitmotiv de ceux qui nous gouvernent.  Toutefois, citoyens législateurs, ne comptez pas trop sur notre passivité pour nous laisser dépecer sans réactions !

Il semble que suite à l'agitation médiatique de l'épouvantail d'une "crise" qualifiée abusivement de cataclysme économique, ce projet sur les retraites entame en réalité la marche inexorable vers une profonde transformation des valeurs de notre société.

Le stakhanovisme chinois devient un modèle tentant pour la ploutocratie occidentale, les règles du sacro-saint "marché" sont des outils commodes pour atteindre une société productiviste à salaires réduits, sans avantages sociaux, sans trop de temps libre et sans lieux d'expression citoyenne, une société toute au service de la déesse "Économie", fille du dieu "Finances". Le facteur humain  se métamorphosant en une variable d'ajustement presque dérisoire au service d'une croissance obsessionnelle, intenable et mortifère...

Dites, les amis, n'éprouvez vous pas parfois, la lassitude d'être considérés comme un troupeau de fourmis immatriculées ?

Visiteurs bien aimés, merci d'avoir eu la patience et l'immense courage d'accéder à ces lignes. J'implore votre indulgence pour m'être montré bien trop confus, logorrhéique et pompeux.

Je ne le referai plus. Promis.

À après !

 

(Billet rédigé le 24/05/2010 - liens rajoutés par la suite)


cui cui fit l'oiseau, tribun anonyme de basse-cour, les pattes plongées dans le purin, la crête dans les nuages. Ou l'inverse...

 

vendredi, 10 octobre 2008

Sarah Palin : À un battement de cœur près…

Un journaliste américain dans un raccourci propre à beaucoup de ses confrères, et dans le bon goût si délicat qui caractérise les professionnels de l’information aux USA, a lancé l’idée suivante ; John Mac Caïn, jouissant, si on peut dire, d’une santé assez déficiente et d’un âge plutôt avancé, il ne serait point étonnant que Sarah Palin, sa co-listière, ne soit contrainte de le remplacer, celui-ci ayant passé l’arme à gauche durant son mandat, d’où l’expression exquise et délicieuse que la vice présidente serait "à un battement de cœur de la Présidence des États Unis"…

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On aurait pu également dire avec malice "à une métastase près" mais aux USA, apparemment, on peut  plaisanter sur les accidents cardiaques, un peu moins sur les maladies...

Tout ceci pour vous avouer, mes amis, combien cette phrase a provoqué chez moi une anxiété terrible ! Dites moi ? Regardez moi dans les yeux : ne sommes nous  pas tous à un battement de cœur de la fin de notre existence ?

Tiens ! Au moment où j’appuie sur les touches de mon clavier ne vais je pas m'écrouler brutalement  ?

Quelle angoisse !

Avez vous conscience de la vanité de la pensée humaine ?  À quoi tient finalement le destin du monde ? À un battement de cœur. À une goutte de sperme ? Avez vous  déjà imaginé cette hypothèse : et si le spermatozoïde qui a atteint le premier, l’ovule de la mère d’Hitler était arrivé quelques dixièmes de seconde plus tard ? Adolf se fût prénommé Delphine et la face de la planète eut été complètement chamboulée…

À quoi tient notre existence tout de même ! À quelques dixièmes de seconde près...

Trêve de plaisanteries.

Bon ! Admettons que le coeur de l'infortuné John s'arrête de battre et projetons nous dans le futur

Sarah Palin a prêté serment...

La théorie du créationnisme triomphe : voilà les enfants américains obligés d’apprendre qu’il y a 6000 ans, nos ancêtres gardaient des troupeaux de dinosaures qu’ils devaient traire tous les jours et que Dieu a créé la terre et ses créatures en 7 jours…

Chaque femme est considérée comme  une sorcière potentielle qu'il est nécessaire de  désenvoûter régulièrement par un prêtre exorciste…

Le tir au fusil  sur des ours blancs élevés en batterie est devenu une option dans les Universités américaines

La prière obligatoire sur son lieu de travail, matin, midi et soir. L’écologie devient une discipline considérée comme une hérésie passible d’un séjour en Alaska par – 30° C sur une plate forme de forage pétrolier.

Voici ce qui pourrait arriver à nos amis américains si le coeur si fragile de Mac Caïn venait à s'arrêter. Pourquoi ressentez vous des frissons ?

En ce moment toute la presse européenne s'accorde à clamer que Barack Obama est archi favori dans la course à la Maison Blanche selon les sondages. Je suis hélas persuadé du contraire : nous verrons bien dans 3 semaines...

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Car...

La middle class américaine éprise de télé réalité, désespérément "beauf" et complètement bouleversée par la crise financière semble particulièrement friande de ce populisme un peu vulgaire et sans complexe qu'incarne  "sexy Sarah", avec sa gouaille et son clin d'oeil enjôleur (Wink en anglais - voir vidéo) digne d'une fille de mauvaise vie, un peu bécasse, qui vous promet avec rouerie le 17ème ciel pour seulement quelques actions Lehman & Brothers. Bien sûr, vous pensiez la rouler avec ces titres,  désormais cotées au prix du papier, que vous auriez réussi à lui fourguer en ces funestes jours où votre patrimoine a pris un sacré coup de jeune, retrouvant le niveau du montant de votre tirelire lors de l'anniversaire de vos 8 ans mais la guêpe est moins folle qu'il n'y parait...

Messieurs, méfiez vous de cette fausse naïveté car il se pourrait que Madame Thatcher de sinistre mémoire n'aie été qu'une midinette ingénue à côté de cette fausse poupée aux canines limées pour l'instant

Parce que vous l'avez compris, de nos jours, inutile d'être une lumière pour devenir le principal dirigeant d'un grand pays comme les USA : il suffit d'inspirer confiance et sympathie. Qu'importe la compétence, l'intelligence, seules comptent une certaine apparence de vulnérabilité et de fragilité, une sensibilité similaire à celle du citoyen moyen et la proximité supposée avec le peuple.

Aux USA, le populisme de droite, depuis Ronald Reagan, a gagné ses lettres de noblesse et Bill Clinton dont on loue à tort les capacités (n'est il pas un des principaux responsables fondateurs de la crise actuelle par la dérégulation excessive des marchés financiers ? Qu'a t-il réformé dans la société américaine ?) n'a certainement pas été, loin s'en faut, on s'en rendra compte progressivement,  une exception.

Vous dire que nous sommes bien mal partis me semble relever d'un doux euphémismeours.jpg : sans jouer les oiseaux de mauvais augures, il me semble que notre société se dirige droit vers une crise encore pire que celle imaginée, et ce, encadrée par des oligarchies et des dirigeants politiques occidentaux assez peu qualifiés et relativement incompétents pour faire face à une telle situation.

Ces élites  sont pourtant l'émanation démocratique de peuples étourdis par les médias tenus par ces mêmes intérêts financiers car n'oublions pas que dans une société démocratique, seulement 5 % d'électeurs peuvent faire basculer une majorité, d'où l'importance considérable de la maimise sur l'univers médiatique pour gagner ces électeurs fluctuants.

Nous autres, citoyens ordinaires sous le coup d'une propagande habile,  peu au fait de l'économie, accordant plus d'importance aux émotions et à l'apparence  qu'aux idées et à la raison, considérant la politique comme étrangère à nos préoccupations et forcément pourrie étions devenus, pour la plupart, jusqu'à cette crise qui laissera des traces, les ardents défenseurs de la société actuelle.  

Toutefois, il me vient à m'interroger : lors de déséquilibres trop importants, une sorte  "d'intelligence collective" n'a t-elle point anticipée une crise dont on se demande parfois si elle n'a pas été souhaitées par chacun d'entre nous, au plus profond de notre inconscient collectif, pour défaire un système qui générait trop d'injustices et de troubles et qui à long terme risquait de mettre l'essence même de notre société et de nos vies en péril ? Parce que, quoi qu'on en dise, j'ai ressenti, à mon niveau, la crise économique depuis plus de deux ans !

Mais si je me lance dans la philosophie de comptoir, je risque de ressembler de plus en plus à la future Présidente des États Unis d'Amérique, Sarah Palin, moi qui n'ait d'autre but que de vous distraire.

Ceci dit...

Possesseurs de cash, amateurs de trusts et de conglomérats gigantesques, requins des indices boursiers, bon appétit mais gare aux indigestions ! Un monde nouveau, encore meilleur pour vous que le précédent vous tend les bras.

Un univers de gigas groupes. Big fathers...

palin5.jpgEnfin un petit message affectueux et sarcastique à mes copains néo-libéraux qui se reconnaîtront : longue vie aux nationalisations (provisoires, ne nous leurrons pas)  d'une grande partie du système bancaire européen qui ne sauraient tarderet pour mes amis Sylvestre, Beytout, Aphatie, Marseille, Baverez et tant d'autres propagandistes patentés tellement sectaires qu'ils en ont perdu tout discernement :  bonjour à l'accroissement exponentiel des dettes publiques des pays occidentaux dues au sauvetage des meubles luxueux et coûteux du libéralisme mondial qu'ils défendent toujours becs et ongles mais devant un auditoire de plus en plus clairsemé !

Désormais, inutile de gémir sur la  dette publique : elle passera pour notre pays de la taille d'une mare à celle d'un abîme et pour les nations qui avaient une dette relativement modeste de la grosseur d'un terrier à la profondeur d'un gouffre.

Foutaises donc que ces combats d'arrière garde ! De toutes manières, les dettes publiques deviendront abyssales ! Quant à l'attitude passée de la BCE, on en reparlera dans quelques mois et la campagne de propagande développée frénétiquement par M. Trichet, largement relayée par les laudateurs habituels du néo-libéralisme par ailleurs assez peu férus en économie vu leur formation et leur activité. Lequel président de la BCE cherche à se faire passer pour le sauveur  de l'économie et de la monnaie européenne, conduite se révèlant pour le moins  largement abusive et superflue : l'avenir est souvent impitoyable.

Allez Sarah ! Toi, la future et première femme Présidente of the Unites States of America  (l'eusses-tu cru ?), fais nous au moins rire avec tes oeillades (voir vidéo) avant de nous faire pleurer de désespoir !

On attendait Hillary, et à la surprise générale, ce fut Sarah.

"Destinu" comme il est dit en Corse, avec fatalisme, lorsqu'on découvre le cadavre de son voisin criblé de balles au détour d'un sentier...

Et n'oubliez pas : l'essentiel est de conserver une bonne santé, c'est en général ce qu'on dit quand tout part à vau-l'eau ! So long les gens, gardez vous bien !

Bye bye.

Cui cui, fragile, vulnérable, gauche, fataliste et apôtre de la philosophie à 2 kopecks...


vendredi, 28 mars 2008

DÉCONOMIE DE CRISE (ENFER ET STAGNATION!)

En ces heures dramatiques où se joue sur l'échiquier mondial d'une globalisation hégémonique, galopante et sauvage le sort d'une Europe, empêtrée dans ses contradictions tant linguistiques que politiques, régionales, monétaires, philosophiques et culturelles, il nous a paru utile, voire fédérateur, de ramener en pleine lumière deux penseurs majeurs de notre civilisation dont les théories économiques, publiées l'une à la fin du XIXe siècle, l'autre dans les années 60 du siècle passé, ont bouleversé à jamais le paysage socio-lucratif de notre environnement sociétal.

 L'un s'appelle KARL MARX, l'autre RAYMOND BARRE.

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Résumer en quelques lignes une oeuvre aussi importante que celle de M. R.BARRE serait un travail de sisyphe. Nous nous contenterons d'analyser ici l'un des volets majeur de sa théorie : la fonction de coût des produits (notamment les matières premières) et comment elle influe sur la croissance d'un pays moderne (entendre par « moderne » un pays riche, industrialisé, non-communiste et de préférence à dominance de population blanche ou indo-européenne)

Voici en quelque lignes grossièrement tracées comment cette fonction se développe et s'articule:

« Si l'on introduit sur un marché quelconque tel que le marché financier à terme ou celui des bien d'équipement (mais sur le marché de Saint-Pierre de Maineville – 76- ça marche également) une quantité Q 1 égale à +/- 75 et équivalent à un investissement brut de 100 (ce qui n'a aucune espèce d'importance pour la suite du raisonnement), alors que la demande de ce même bien, une fois transformé en produit fini, n'est que de 230 grammes par semaine et par habitant, à laquelle s'ajoute une recherche marginale sustentatoire de 1/75 x 100 (a+B/x)*, la propension matinale à consommer croît en fonction inverse de la capacité de la France qui se lève moins tôt en raison de son accession au chômage de masse à désirer plus pour manger moins. »

*Cette unité de mesure ne s'applique qu'aux biens alimentaires. Il est bien évident que, pour les chaussures par exemple, on comptera en pieds (1 pieds = +/- 33 centimètres)

90727d9e38d937113e52f7295ccf856a.jpgUne image vaut mille mots. Comme on le voit très bien sur ce graphique (ou celui-là), le consommateur, ralenti dans son acte d'achat par la hausse du coût (et donc du prix car, comme chacun sait, c'est ce qui n'a pas de prix qui coûte le plus cher, et, par voie de conséquence, même si c'est le premier pas qui coûte, ce qui est prix est prix), a tendance à moins consommer et à garder son argent par devers à soie (comme dit l'économiste Lyonnais). L'économie se ralentit, le marché se dépeuple, les allées se vident, les bâches sont roulées par les employés municipaux, les petites camionnettes vertes ramassent les monceaux de cageots, on lave le sol à grand'eau, c'est… la récession (à quoi s'ajoute une mini-catastrophe écologique à l'échelon micro-local).

 Cette récession est donc le résultat de ce qu'il faut bien appeler désormais « le coût de Barre »

Cette vision fût longtemps admise dans la totalité de sa posalité objective par la plupart des analystes, spécialistes, conseillers et experts de tous bords et de toutes obédiences (mais, ne le sont-ils pas tous un peu ?) et certains auteurs neo-pragamatiques en vogue aujourd'hui (ou à redécouvrir, mais c'est une autre histoire) s'accordent même à lui trouver une certaine saveur sucrée (discrète, certes, mais tout de même présente).

Mais quand même, économiquement, c'est plutôt fâcheux.

39cf78e3f8269d012924f5d6377ac4ca.jpgTellement que cela peut conduire une grande nation comme la France à des bouleversements politiques graves. Remember 1981. Hausse du prix du pétrole dans les années 70, hausse du cours du diamant, monopole du coeur qui vole en éclat. Pour faire repartir la machine et retrouver enfin la croissance, une seule solution : revenir un temps à un régime socialiste et donc à une économie marxiste. Car enfin, qu'en est-il réellement de la doctrine de notre économiste à la barbe fleurie ? Pour le professeur Urbain de Losserand, si Raymond Barre met bien le doigt sur l'une des contradictions majeures du tout-économique, il oublie d'inclure dans son raisonnement la notion de plus-velue qui, selon le grand Karl, fait que l'on est passé plusieurs fois à un cheveux de l'effondrement irréfutable de la notion capillaire du système pileux notion de pilier du système capitaliste. C'est dans le très méconnu « à cause du peuple, traîté du bonheur des masses malgré elles » que Marx nous livre une esquisse de réponse ante-économicus à la drastique fonction de coût de notre ancien Premier Ministre-Economiste-Député-Maire-Sénateur-Professeur d'économie à Science-Po.

« En fait, explique K.M, le blocage dû au prix ne fait que traduire la nécessité fondamentale de bien alimenter le circuit économique au départ, c'est à dire d'agir sur la capacité musculaire de la force de travail du prolétariat et, surtout, d'entretenir sa croissance dans sa forme la plus dynamique. Il suffit donc, alors, de trouver la « nourriture » adéquate, susceptible de redonner à chacun des acteurs de l'économie défaillante l'énergie qui lui faisait défaut. »

 

Ce qui nous permet aujourd'hui de clamer bien haut :

le coût de Barre, Marx et ça repart !

 

la semaine prochaine : penseurs et pensements : F.de Closets : « Halte au Plus !!! » ou « la Plus Petite Commune Idée à l'usage du Plus Grand Commun Dénonciateur »

Robert Humbley

 Du même auteur « Le miroir aux allumés »

 

lundi, 18 février 2008

Le dessous des cartes : Lagarde navigue à vue

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Nouvelle chronique des hautes sphères du Divin Marché

 

En ce début d'année, après les voeux, les atlas et diseurs de bonne mauvaise aventure pleuvent.

 

 

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Comment notre Divin Marché, qui est l'alpha et l'oméga de notre monde, envisage t'il cette année 2008 ?

Robert Seror, directeur commercial d'une entreprise française spécialisée en analyse des risques politiques pour l'économie, nous explique:

" le risque a une influence majeure sur l’économie et sa mauvaise analyse peut être fatale pour l’entreprise. Aon (oh le phare Aon ! N.D.L.C.), témoin et acteur privilégié de la mutation permanente du paysage économique mondial et expert dans l’évaluation du risque pays, réalise chaque année, en exclusivité, cette carte des risques politiques et économiques. Elle fournit à nos clients les outils nécessaires à l’évaluation du risque et de ses conséquences sur leur profitabilité, leur pérennité et leur croissance ". 

  

Et il nous fournit une vision du monde à venir à l'usage des entreprises et des investisseurs.

 

L'on y apprend notamment que la Russie, grâce au coup de maître de Poutine, y gagne en stabilité politique jusqu'en mars 2008 et bien au-delà, mais que ce cher Poutine risque de faire au reste du monde du chantage à l'approvisionnement en matières premières dont le sous-sol de la Russie est fort riche.

Que la Chine, cette championne de la croissance, va connaître des difficultés liées au dumping social qu'elle pratique depuis des années.

Que l'Europe, notamment les pays entrants (ou qui voudraient bien entrer) dans notre marché commun, subiront surement les effets de la crise des subprimes commencée aux Etats-Unis.

Que l'Iran et le Vénézuela ne sont pas préservés d'une crise politique ou militaire, alors que la Corée du Nord ne semble plus dans la ligne de mire de ce genre de crise.

Et que tout le monde va aller faire de la lèche au président Lula et à ses gros gisements pétroliers.

 

Pendant ce temps, Christine Lagarde, notre Madame Finance, nous prédit que 3e6bed79f79a3d8b35269126fa604ec2.jpg: le "reflux" de la croissance fin 2007 "ne reflète pas un ralentissement marqué et durable de l'activité en lien avec un contexte international devenu plus incertain".


D'où l'on voit que les paris du Divin Marché ont cet avantage sur la vision que nous livrent nos politiques d'être tellement plus précis... et fiables...qu'il vaut toujours mieux s'adresser à Dieu plutôt qu'à ses Saints.

Ainsi soit-il.

 
Nef

 
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