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vendredi, 12 juin 2009

Politique et économie : plus ça change, moins ça change…

Dites les amis ? Ne nous prendrait on pas pour des billes par hasard ?

Voilà une dizaine de mois qu'est apparue la crise économique du siècle - nous disait on - les Présidents et Ministres de tous les pays occidentaux nous promettaient des réformes monstrueuses, un rééquilibrage des richesses dans le monde, un arrêt des pratiques financières scandaleuses, la fin de la spéculation, la mise au pas des banques, la suppression des paradis fiscaux, la mise au ban d’un capitalisme inégalitaire et inique.

Bref ! On nous promettait une révolution économique et structurelle, un bouleversement des mentalités, l’abolition du libéralisme financier sauvage et de ses pratiques indignes. Et j'en passe et des meilleures !

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Nicolas Sarkozy se situait à la pointe dans ce discours semi révolutionnaire. Lui  qui se vantait d’être le réformateur du capitalisme financier : et certains de le croire… Pauvres naïfs !

Puis on a découvert un premier magistrat qui allait sauver nos emplois partout ou la crise exerçait ses ravages : et certains d’espérer…. Pauvres niais !

Puis notre chef suprême nous a promis l’égalité des chances : et certains d’applaudir… Pauvres imbéciles !

Puis le chef de l’état qui déclare se saisir du problème des banlieues : et certains de s’enthousiasmer… Pauvres nigauds !

Désormais le Président se saisit de la question écologique : et certains de hurler de joie… Pauvres crédules !

Quel admirable comédien ! Capable d'enfiler toutes les casquettes, de promettre tout et son contraire, de grapiller des idées partout et de les lancer sous son label en sachant qu'elles ne seront jamais mises en chantier.

Une petite partie du peuple le suit, mobilisée et hypnotisée comme jamais, elle franchira le rubicon avec lui, quoi qu’il fasse et pourtant ce président est largement minoritaire dans notre pays si on fait le décompte précis des voix.

Indéniablement, c’est un bateleur exaltant : il me rappelle certains vendeurs démonstrateurs que je côtoie sur les marchés, ceux-ci vendent parfois des objets dont on ne saisit pas très bien l’utilité, mais qui grâce  à un bagout  décomplexé et à un argumentaire inouï , vous paraissent absolument nécessaires et indispensables. Forcément, vous vous laissez tenter malgré un prix un peu prohibitif et vous l’emmenez chez vous, pressé de l’essayer. Vous ouvrez la boîte, branchez l’appareil et bien sûr, celui ci tombe en panne trois jours plus tard.

Inutile de retourner au marché car le colporteur ne reviendra jamais. Et pour cause !

Journalistes.JPGMais dans notre cas, le bonimenteur Sarkozy reviendra en 2012. Il sera tellement convaincant, autocritique sur ses échecs, des trémolos dans la voix, les larmes aux yeux, promettant de faire mieux grâce à son expérience passée, qu’il parviendra à refourguer sa came pourrie aux mêmes qui l'ont cru il y a deux ans…

La naïveté, la crédulité et le sentimentalisme bêlant des citoyens sont incommensurables.

Décidément dans ce monde  fluctuant, plus les situations empirent, moins les doctrines et les hommes changent !

CQFD. Ce qu'il fallait démontrer.

Inutile de se voiler la face : les dirigeants occidentaux et les élites mondiales sont en train de rouler les populations dans la sciure. Y compris Obama et ses parlementaires pour le peuple américain  ! Les réformes annoncées n'auront jamais lieu, tout au plus quelques timides replâtrages ou maquillages capables de transformer un système vermoulu, rongé par les inégalités sociales et la corruption en un dispositif mu par les mêmes ressorts mais habillé d'une respectabilité juvénile louée par la propagande médiatique internationale.

Une chose est pourtant établie, amis de gauche et de droite épris de justice : malgré les déclarations fracassantes de certains philosophes et économistes, croyez moi, le Grand Soir n'est pas pour demain !

Poils aux mains.

À après.

Poils à la raie.

 

Cui cui, oiseau de mauvais augure.

lundi, 25 mai 2009

Avant la suite de l’histoire (1ère partie).

Avant la suite de l’histoire
(1ère partie).

Si donc, « les hommes ne se mettent jamais durablement en mouvement pour abattre une organisation sociale par simple détestation de ce qui existe » et qu’il faut que « d'une manière ou d'une autre ils possèdent une conception positive de la vie qu'ils veulent vivre », alors sans doute, dans la période que nous vivons, où les motifs de détestation ne font pas défaut, est-ce cette conception positive qui nous manque .
Et il est assez frappant de constater à quel point le constat, fait il y a maintenant un quart de siècle par les rédacteurs du deuxième numéro de l’Encyclopédie des Nuisances :
« La cristallisation d'un projet collectif unifiant les besoins révolutionnaires de l'époque a toujours été une tâche de longue haleine, mais elle est aujourd'hui d'autant plus difficile que les contributions, théoriques ou pratiques, à sa formulation sont d'emblée confrontées à la puissance de falsification et d'occultation sans précédent acquise par la société de classes. Non seulement celle-ci parvient en temps normal à ce qu'aucun problème ne soit posé et débattu socialement dans ses termes véridiques, mais quand cela arrive - et il n'y faut rien de moins qu'un mouvement révolutionnaire – elle parvient à en empêcher une reconnaissance exacte, ou à la faire oublier très vite. »
demeure aujourd'hui d’un cruelle actualité…
Le mouvement révolutionnaire n’est guère discernable , fut-ce dans les replis du voile tendu par le spectacle. Pourtant, au fil des crises, ce voile se déchire par endroits, et en dépit des couches successives de négation qui ont sédimenté et progressivement calcifié toute pensée théorique et toute pratique visant à formuler cette « conception positive », le rationnel a percé sous le réel , lui-même mis à jour comme le « motif dans le tapis ». Le moment viendra, est peut-être venu, de sortir de ce long entracte insipide et douloureux et de reprendre le « fil de l’histoire ».
Pour ceux et celles qui ne les connaissent pas , résumons donc les épisodes précédents, de sorte que les néophytes suivent et comprennent la suite. Une chose d’autant plus nécessaire que cette suite ce sont eux qui vont l’écrire.
Quelques vieux griots, aidés de jeunes apprentis talentueux, ont restitué pour nous les, péripéties majeures du dernier épisode : l’épisode Karl Marx.

 

Urbain

 

 

vendredi, 31 octobre 2008

REVOLUTION – REALITY CHAUD

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Les banques, l’argent, les finances,

Le libéralisme, le capitalisme …

 

 

BOUM …

 

Pas d’argent pour les pauvres,

Pas de logement pour les SDF,

Pas de pitié pour les étrangers expulsés,

 

BOUM

 

Avec leur fortune, ils auraient dû acheter du bon sens.

Réduire voire faire disparaître le porte-monnaie du peuple.

Laisser  l’argent à une poignée de riches …

Ce n’est  pas suffisant pour produire de  la richesse.

 

BOUM …

 

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Les têtes sur les piques,

C’est plus d’époque …

 

La révolution est en train de se dérouler sous nos yeux.

Grâce à eux…

Malgré eux …

 

Ils savent que c’est plié

Mais ne lâcheront pas le pouvoir.

 

Ils ne nous restent qu’à desserrer leurs mains,

Comme la main d’un mort cramponné à son drap.

 

La révolution est en marche.

Pas celle redoutée par eux.

 

La leur, ils en sont les artisans.

Ils n’ont pas d’autre choix

Que de faire autrement.

 

BOUM

 

La révolution adaptée

A leur soif immodérée, illimitée

Pas le sens des réalités

La vie virtuelle.

 

Leur système leur a explosé en pleine « gueule ».

 

BOUM !!!!!

 

Les cons …

 

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Agathe

lundi, 20 octobre 2008

Ceci est mon corps

 

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« Vivre son propre corps veut dire également découvrir sa propre faiblesse, la tragique et impitoyable servitude de ses manques, de son usure et de sa précarité. En outre, cela signifie prendre conscience de ses fantasmes qui ne sont rien d’autre que le reflet des mythes créés par la société… le corps (sa gestualité) est une écriture à part entière, un système de signes qui représentent, qui traduisent la recherche infinie de l’Autre. » Gina Pane

 

 

"Et voilà, je l'ai mon sommet, mon roc, mon cap, que dis-je, ma péninsule. Ma série de péninsules.

W. l'a dit : « what a fucking idea! If you jUMP, i jUMP. »

Dès mon élection, mes amis journalistes le disaient déjà : « Sarkozy devrait mettre en place ses propres contre-pouvoirs. » Et voilà. Et pour preuve, j'ai voulu et je fais les « Etats généraux de la presse ». Même Joffrin a dit : "C’est une idée juste." Fidèle quatrième pouvoir ; le mien...

Je contrôle toute la chaîne de production, une véritable industrialisation du sens.

Je défais et je refais, je m'aligne et je refonde, j'agis et je critique l'action. Je suis un système complet et stable ; les autres croient qu'il n'y a rien d'autre... Le zéro et l'infini.

On commence à peine à se rendre compte à quel point Chirac a été un ralentisseur de la modernisation, un révolutionnaire inerte dans un seul pays. Moi, je suis dynamique. Au temps linéaire et mou de la vieille France, j'oppose un temps pliable à l'envi, selon mon envie. Bon, ce sont de vieux trucs mais il suffit de dire que cela est moderne pour que ça le devienne. Mon truc, c'est la psychologie.

Regardez mon plan de sauvetage du système financier français... Ca, c'est de la refondation.

http://www.marianne2.fr/L-Etat-cree-une-societe-ecran-pour-preter-320-milliards-aux-banques-sans-avoir-l-air-de-s-endetter_a92282.html

http://www.lesechos.fr/info/france/300301763.htm?xtor=RSS-2010

Quelque chose de nouveau mais qui est la même chose parce que ce qui est est tout de même vachement bien. Les « socialistes » pensent la même chose mais ils sont moins modernes. Ils disaient faire quelque chose de différent tout en faisant la même chose ; moi, je fais la même chose tout en affirmant que ça ne sera plus comme avant. Les « socialistes » ont vidé l'église Saint-Bernard à coups de matraque ; moi, je sauve Petrella. Mais, dans les deux cas, nous sommes les responsables de la situation.

Là, le capitalisme financier a merdé (pas ma politique, pas mes réformes, rien à voir, hein), ça c'est vu. Un incident. Tout le monde sait que c'est mon monde, notre monde, qui a créé cette « crise ». Toute cette histoire n'a jamais ému grand monde, c'est l'Histoire.

C'est le cours des choses ; les hedge funds, c'est aussi de la richesse et la richesse engendre la richesse et elle coule sur les plus pauvres.

http://www.paroles.net/chanson/13238.1

Les choses qui se voient, c'est pour moi car je suis une chose qui se voit. Alors je vais refonder. Tous mes amis crient au miracle, c'est une révolution qui se déroule sous nos yeux, une révolution pragmatique, réformatrice. C'est la privatisation de la révolution par ceux-là même qu'elle est censée défaire. Ha, mon grand soir... J'entends quelques puissants éditorialistes feuler sur ma cuisse. S'est-on jamais offusqué de voir un chien baver au tintement d'une clochette ?

"J'ai eu un chien, une fois, un labrador. Un animal très beau, très intelligent mais intenable. Un mâle dominant, m'avait prévenu le vétérinaire. Voyez-vous, j'ai dû m'en séparer. Il ne faut jamais laisser deux mâles dominants dans un même endroit et aujourd'hui, le mâle dominant, c'est moi..."

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/09/nicolas-sarkozy-dominique-de-villepin-fatale-attraction_1104995_823448.html

Vous le savez autant que moi, toute cette agitation est la simple continuation de l'exercice de la domination. Mais je suis votre ami, je pense comme vous puisque c'est moi qui le dit : le système est excessif, inégalitaire, immoral (mouarf) et il faut le refonder. Ce qui était beau hier sera beau demain. Botox, liposuccion, péniplastie...

La peopolisation, ça n'est pas qu'une histoire de vie privée/vie publique. C'est surtout de la norme, un apprentissage du regard. C'est une incarnation des pouvoirs. Regardez mon corps, dites mon nom, l'Histoire continuera.

Face aux corps qui s'immolent par le feu, qui se suicident en prison, qui souffrent, j'expose mon corps (photoshopé) agissant, symbole à abattre, à chérir, à rêver. Forme de la dépolitisation. Régime (Protée inique) de choc afin de liquider ce qui reste de politique ici.

Plus les corps souffrent, plus le corps politique se décharne, plus le mien exulte, plus mon nom clignote sur les vitrines. Et Mon opposition ne voit que ça ; mon petit spectacle. Serge Daney disait, à peu près, qu'enfant, il n'aimait pas les cartoons car la souffrance y était absente (putain, la référence...). Mes enfants, ne soyez surtout pas si lucides, ne regardez pas ce qu'il se passe dans la salle. C'est une projection publique.

La critique du capitalisme devient la critique de la finance devient la critique de quelques voyous devient la nécessité de moraliser devient la victoire du capitalisme devient la victoire de mes homologues devient la victoire de mon corps en action.

Mes chers compatriotes, continuez à me regarder, continuez à me nommer. Ne me lâchez jamais. Attachez-moi, s'il le faut.

Et pour le chômage, la paupérisation, la violence, demandez Fillon ; il n'a pas de face."

f

 

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