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lundi, 13 décembre 2010

le songe d'alain delon

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Bon, d'accord ...
mais il n'est pas le seul !
C'est sans doute ce qui explique l'intérêt de ses concitoyens pour le problème des retraites. Soucieux des préoccupations parfaitement fondées d'Alain Delon, comme de la grande majorité de ses concitoyens Bernard Friot a résolu de les éclairer sur les véritables enjeux de la réforme des retraites, et mine de rien, il nous donne une superbe leçon de chose pour expliciter « le fétiche de la marchandise et son secret » , à l'usage du « français moyen »  .
Deux heures de conférence/débat , passionnantes et stimulantes qui certainement intéresseront Alain Delon , et quelques autres provisoirement moins affectés ...

mercredi, 14 juillet 2010

ta mère – victoires [3/3]

 

 

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- Tu ramènes un match de foot à l’histoire, avec un « grand H » ?! Rien que ça ?!!

- Celui-là, oui ! Pas la partie dans la cour de récré ; ni même celui des quatrièmes divisions qui jouent le week-end – eux, ils ne jouent pas de tels enjeux. Et, oui, c’est toujours du foot – mais pas les mêmes contextes !

- Ouf ! Tu es en forme aujourd’hui…

- Pas plus que d’habitude, je crois.

- C’est que moi, je suis vanné… J’ai bossé toute la journée !

- Oh, ça ! Comme je roupille toute la journée, ça ne me demande pas beaucoup de travail le soir pour me tenir éveillé !

- Ou alors ça fait longtemps que tu n’as pas eu de débat comme aujourd’hui ?

- Non. Pas particulièrement.

- En tout cas, ça fait du bien de débattre avec toi, même si je ne suis pas d’accord…

- Hein ? Quoi ?! Pas d’accord ?!! Avec tout ce que je viens de te dire ?!! J’ai parlé dans le vent, alors ?

- Euh, même si je suis un peu d’accord – mais pas avec tout. Tu dis : « Il y a du sacré ». Pour moi, s’il y a du sacré, il y a un rituel. Et le football, c’est un rituel de paix entre les nations et les joueurs.

- Oui, théoriquement. Et, pour ce qui concerne le sacré, c’est celui des affects, et de l’intime.

- Pour moi, le football, c’est un sport où doit régner le fair-play – d’ailleurs, le sport, c’est fait pour réconcilier les peuples, apaiser les passions…

- Ça, c’est… abstrait pour le coup ! Peace and love…

- Non, pour moi, ça, c’est concret !

- Ton truc, c’est le Baron de Coubertin ! Sur le papier, je veux bien… Ou alors, si tu veux que ça soit réellement du concret, il faudra qu’à chaque match dans les cours de récré, qu’il y ait un ou plusieurs adultes, qui viennent expliquer et surveiller chaque mouvement, chaque geste déplacé ! Bon. Allez ! Attention, je vais dire une horreur : il y a une vertu de l’insulte – je parle pour Zidane…

- Pour Zidane, c’est un coup de boule !

- Eh bien, il y a une « vertu du coup de boule » ! Parce que le coup de boule – et l’insulte – ils viennent indiquer une limite du supportable ! Et les limites, il ne faut pas hésiter à les afficher !

- J’aurais toujours un problème avec une certaine gauche. Cette gauche qui est prête à prendre les armes, qui est pour la lutte armée, et qui est prête à poser des bombes, et faire sauter des rues avec des innocents…

- Attends, il y a bien des gens qu’il faut se résoudre à qualifier de, euh, de « connards », je suis désolé, c’est le terme – ou des vicelards pourris jusqu’à la moelle, si tu préfères. C’est pas difficile, il y en a un paquet au gouvernement en ce moment. Ces gens-là, ils ne méritent qu’une chose, qu’on leur foute des coups ou qu’on leur donne des baffes. Je ne dis pas que ça les empêchera de continuer, non plus, mais tu ne peux pas savoir le soulagement que ça fait ! Et si personne ne réagit, ils continuent leurs saloperies !

- Moi, je serais toujours contre la violence.

- C’est que tu n’as pas vécu des situations extrêmes. Et, non, je n’ai aucune problème avec la violence. Il y a cette phrase de Brecht : « Seule la violence aide, là où la violence règne ». Maintenant, il faut voir avec la violence de la connerie ! En paraphrasant, je dirais : seul, euh, l’instinct aide, là où la connerie règne !

- Je suis un pacifiste : la violence ne résoudra jamais rien. Des situations extrêmes, j’en ai connues : quand j’ai mon élève de treize ans…

- C’est bien ce que je te dis : tu n’as pas connu de cas extrêmes !!!

- Avec ce gamin de treize ans, en classe, je n’ai pas employé la violence…

- Extrême ! c’est par exemple : tu fais une manif de protestation « alter-mondialiste » – c’est comme ça qu’on dit – et tu as trois CRS devant toi. Tu n’opposes aucune résistance : tu es à terre, allongé et les bras en croix. Et eux, ils ont leurs matraques, leurs casques, leurs boucliers, et ils te foutent sur la gueule ! alors que tu es inoffensif ! Ça, c’est une situation extrême !!! Et, pas si rare que ça, en plus !!! Et, tu viens me dire : je ne me défends pas, parce que je suis pacifiste ??!

- Si : là, je me défends !!!

- Mais là, c’est déjà trop tard !!! Avec une seule matraque, ces trois CRS, ils t’ont mis dans les pommes !

- Je crois à la résistance, comme dans les années 40, avec les sabotages, mais pas aux actes de violence…

- Moi, je suis pour une violence, disons « légitime », qui permet de prévenir de ces situations dégueulasses ! Et la société, dont tu dis « croire aux institutions qui garantissent le respect des droits de tous », elle produit sciemment ces « dérapages », car c’est la nature du système dominant – et de la classe bourgeoise ! Et, comme tu préfères garder tes œillères, je ne pourrais pas te convaincre. Mais, on en reparlera le jour où tu devras défendre ta peau – je ne parle pas de celle des autres – et que tu devras sortir de ta planque !

- Eh ! Voudrais-tu dire par là que je suis quelqu’un de lâche et de soumis ?

- Euh, oublions ça… ahem ! Bon, je retire tout ce que je viens de dire… « mais-je-ne-le-re-gret-te-pas ! »

 

 

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par Albin Didon

lundi, 05 juillet 2010

ta mère – victoires [2/3]

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- Dans la cour de récré, ces insultes sont idiotes, je suis d’accord. Mais là, toi, tu as un discours hypocrite…

- Non.

- Si : tu veux nier la violence.

- Non.

- Es-tu d’accord pour dire que la violence est en chacun de nous ?

- Oui. Mais, on ne règle pas la violence par la violence. Avec les anarchistes comme toi, c’est tout de suite la jungle, la guérilla et la lutte armée !

- Je ne suis pas anarchiste – ni communiste, du reste.

- Mais, tu es pour la violence !

- Pas spécialement. Mais, quand on me cherche, effectivement, on me trouve ! Plutôt que la violence, je suis pour la parole – pour qu’on se dise les choses, d’une part, et aussi, qu’on tienne sa parole, oui.

- Pour moi – et je l’ai toujours dit – tu nous fais le Misanthrope de Molière : Alceste, c’est toujours le sacré, le respect des valeurs, ou alors c’est le sacrilège. La parole à la lettre, et la parole dite seulement. La valeur des mots, dans un sens et pas un autre. Avec l’amour : c’est l’absolu ou rien ! Ce qui agace Célimène d’ailleurs, qui, elle, voudrait bien batifoler de temps en temps. Avec lui, autant vivre dans le désert !

- Mon cher Philinte, je ne suis ni anarchiste, ni communiste… ni misanthrope ! si ce n’est que ça, je n’ai rien contre le batifolage ! Mais, revenons à ta mère alors. On vient donc de chier et pisser sur la gueule de ta mère, et toi, tu dis : « Je reste zen – sang-froid – Gandhi – et je tends l’autre joue ».

- Oui.

- Bon, alors, le gars, il revient donc chier et pisser sur « l’autre joue », et tu dis : « Je reste zen – self control –Gandhi – de marbre – et tu ajoutes : je tends la troisième joue ! »

- Oui.

- Très bien. Alors, les copains du gars, ils viennent le jour d’après pour « la troisième joue » : ta mère, tous les jours, elle est ensevelie sous la merde et inondée de pisse, et toi, tu ne fais toujours rien ?

- Si : je leur donne des coups !

- Voilà : c’est bien ce que je te dis !

- Non, car je crois au groupe social, qui vient t’aider.

- Eh bien là, le groupe social aujourd’hui, il vient, mais du côté de celui qui t’insulte, qui chie et tout le reste !

- Pour moi, tout ça, c’est abstrait.

- Ah ? Bon. Alors, prenons un cas, une expérience qui t’est arrivée. Tu as frappé un de tes élèves, je crois ?

- Non.

- Levé la main sur lui ?

- Non.

- Tu as eu une situation délicate avec un gamin de treize ans, très corpulent, si je me souviens bien…

- Oui, je l’ai agrippé et je l’ai sorti de la classe !

- Tu as commis un acte de violence…

- …qui est interdit. Mais, avec toutes les lois, tout devient interdit alors ! Il se mettait – et mettait les autres – en danger, je l’ai sorti pour qu’il ne me dérange plus – et qu’il ne dérange plus la classe. Je suis d’ailleurs allé voir le chef d’établissement, j’ai fait un rapport, et ai déposé une plainte à la police. Je crois donc au groupe social, et aux institutions de la République.

- Donc, tu es en train de me dire que tu vois bien notre grand Zidane, pendant le match de Coupe du monde, lever son petit doigt vers l’arbitre de terrain, et dire : « Monsieur… Materazzi, il a insulté ma maman… » ?

- Bien sûr que non ! Il faudrait des micros partout, alors !

- Donc, on ne saura jamais ; ou on fait comme je le fais : on déplie ce qu’on voit. On décode ce qu’on a vu. Et puis, on le sait, Materazzi, c’est un provocateur professionnel. Donc, son coup de boule, il l’a aussi cherché !

- Tout ça, pour moi, c’est très abstrait.

- Au contraire, c’est très concret – « palpable » même ! A tel point que je suis presque certain que si on enquêtait, on trouverait des talons de chèques, et de gros mouvements bancaires sur certains comptes !

- Ce n’est pas ce que je vais dire à mes élèves !

- Ah, si ! pourquoi pas ?! Il faut leur dire qu’il y a une disproportion entre Zidane qui joue pour la Coupe du monde, et eux, dans leur petite cour de récré – que ce sont des contextes complètement différents. Avec la Coupe du monde, il y a des enjeux colossaux d’argent. Alors qu’au maximum, tes élèves, ils jouent pour dire qu’ils sont les plus forts aux yeux des copains. Donc, que pour satisfaire leur petite vanité de joueur de foot à la cour de récré aux yeux des copains, c’est effectivement idiot d’insulter la mère de son camarade de jeu.

Quand tu parles de Zidane à tes élèves, tu ne parles pas de violence de l’argent – des enjeux de pognon, je devrais dire. C’est sûr que le téléspectateur gavé de hamburgers, et l’enfant encore moins, ils ne le voient pas le pognon sur l’écran. Ce qu’il voit c’est le coup de boule, d’autant plus qu’on le lui repasse en boucle ! Et puis, à cela, il faut ajouter que Zidane, c’est le monsieur qui fait la pub pour les magasins « E. D. ». Or, quand il donne son coup de boule, il joue aussi sa réputation ! Eh, oui, il y en a encore pour qui défendre l’honneur d’une mère – ou de sa famille – ça passe avant la réputation !

Et puis à ce moment-là, la France et l’Italie, ils jouaient quoi ? Une finale, c’est bien ça ? Bref, là, ils jouent un moment historique du football, alors que tes gamins, dans la cour de récré, ils jouent quoi au maximum ? Donc, oui, là, encore, il faut dire à tes élèves que ça ne mérite pas de s’insulter au foot, juste pour montrer qu’on a une plus grosse quéquette que le copain d’en face !

[fin de la deuxième partie]

 

 

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par Albin Didon

mercredi, 17 mars 2010

soup – opera(i) [2/6]

 

 

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Attends, sur les anglicismes, on a maintenant des « peoples », mais plus de vedettes.

- Et on se demandait où était passé le « peuple » !

- C’est encore plus fort avec les sigles. Ils disent : « vie – aille – pie » ! Very Important Person. Ça ne rigole pas. Ils avaient fait ça avec les « DJ’s », et les « M-C » – masters of ceremony.

- Ils ont fait « jet set », pour ne pas dire la classe aisée, l’aristocratie financière.

- Tiens, dans le domaine professionnel, c’est très fort ! Regarde, il n’y a plus de « marché du travail », mais ?

- Des « ressources humaines »…

- Oui, là, ça fait bien, parce que tu n’es plus considéré comme une marchandise remplaçable : tu es une ressource ! Comme une ressource naturelle ! Comme une matière première ! On exploite pareil – sinon mieux qu’avant – mais c’est mieux dit !

- Et il n’y a plus de « luttes de classes »…

- Eh non : « Jacques », il l’a bien dit : « En France, il-y-a-une-frac-ture-so-cia-le » !

- Il y a ça ; mais aussi, parce qu’il n’y a plus de « classes », mais des « couches » sociales…

- Et, surtout, pas de lutte possible : puisqu’il y a des « partenaires sociaux »…

- Eh hop ! Liquidés, les syndicats gauchistes ! Quoique, dans les faits, la question était réglée depuis un moment…

- Dans les métiers, tu n’as plus d’infirmières, ni d’infirmiers ; mais le personnel médical ; ou le personnel hospitalier c’est-à-dire qu’ils sont polis, et accueillants…

- Là, ça fait comme avec les « gens d’armes », qui sont devenus les « gendarmes »… Mais, au départ, c’est flippant, les « gens d’armes », puisque c’est des types, qui sont armés ! Là, les « gendarmes », c’est attaché, ça fait moins peur.

- Ah, ils ont fait fort, avec la police – mais là, ça ne vient pas de « peaux » et « lisses », hein ! Il n’y a plus de policiers, mais des « gardiens de la paix ».

- Ou des « agents de la force publique ».

- Ah, là, toi, l’individu lambda, tu ne peux plus rien faire ; puisqu’ils « gardent » la paix. Mais, laquelle ?

- Je crois que Coluche – encore lui – disait : « Au lieu de la garder, ils feraient mieux de nous la foutre ! »

- Les « CRS », ce sont les « forces de l’ordre »… mais, pareil : quel ordre ?!

- Celui du bourgeois, du commerçant. Du contribuable…

- Ouais… et du coup, il n’y a plus de « répression », puisqu’ils « maintiennent l’ordre »… Mais, lequel ?

- Celui du préfet.

- Dans le métro, il n’y a plus d’ « agents de sécurité » !

- Ah ?

- Non. Les vigiles, ils ont…

- D’abord, on ne dit pas « vigile », mais « agent de sécurité »…

- Euh, justement… ils ont sur le dos de leur blouson l’inscription : « sûreté ». Donc, ils n’assurent pas ta « sécurité », mais ils veillent à ce que ton trajet soit… « sûr » ! Il doit y avoir autant de vols et d’agressions qu’avant – ici, il ne faut jamais dire plus –, mais, comme c’est marqué sur le blouson… t’es rassuré !

- Tu as remarqué ? Il y a de moins en moins de vidéo-surveillance…

- Ah, enfin !!!

- Euh, non ! Ils sont en train de mettre en place des, euh, « dispositifs »… de vidéo-protection !

- Ah, j’me disais aussi… On ne nous surveille plus, alors – puisqu’on nous « protège », euh, par vidéo ! Oui, ils te regardent ; ou ils regardent ce qu’il se passe. Et dès qu’ils voient qu’il y a (eu) une agression, ils pourront dire : « Ça a été enregistré sur la vidéo : vous êtes protégés ! » Et, donc : inutile d’intervenir au moment de l’agression. C’est ça la protection à distance !!! Et les gens, ils avalent ces conneries…

- Bah, oui ! Plus une connerie est grosse, plus elle passe !

- Sinon, toujours dans le métro. Au moment des manifs…

- Pfff, tu dis « manifs », pour « manifestations ». Mais, « manifester » quoi ? sa joie ? sa présence ?

- Tiens, c’est vrai, je me fais avoir moi aussi ! Quand il y a une contestation populaire, massive, dans la rue, il y a les annonces dans les hauts-parleurs du métro : « Suite à un mouvement social… ». C’est très fort, là aussi. Il y a clairement des grèves à l’extérieur – enfin dans les usines et les bureaux –, donc, un arrêt durable d’activité ; et ils disent « mou-ve-ment-so-cial » !

- Eh, oui : le mouvement continue…

- Tiens, attends, je reviens sur les handicaps : il y a aussi les « personnes à mobilité réduite »…

- Celle-là, elle est forte ! Parce que « mobilité », on ne sait pas ce que c’est : la marche ? ou par véhicule ? Et « réduite », c’est par rapport à quoi, à qui ? Et si t’es petit, enfin, de « petite taille », par rapport à un grand ?

- Par rapport à la norme.

- Oui, mais, c’est quoi la norme ?

- Le plus grand nombre… comme toujours. La majorité.

- Ah, la fameuse « majorité silencieuse » ! Euh, personnellement, je ne l’ai jamais rencontrée ! Pfff, quel foutage de gueule ! Comme si une « majorité » était un ensemble cohérent, un seul corps… « Bruyant » ou non.

- Mais, non, c’est pas ça… La majorité, elle est silencieuse, parce qu’elle baigne dans la « pensée unique » !

- Ah, la la la ! Mettre de la « pensée », là où il n’y en a surtout pas : dans le bien-pensant ! Et « unique », comme on pourrait dire de quelqu’un qu’il est « unique en son genre », singulier…

- Eh oui ! C’est comme ça qu’on produit le « consensus mou » de la « pensée unique » qui baigne dans le « politiquement correct » !

 

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par Albin Didon

 

 

mercredi, 10 mars 2010

Démocratie et désillusions

Chacun de vous aura pu constater la désaffection des citoyens à l'endroit des prochaines élections régionales. Je suis même prêt à parier que ce scrutin ne mobilisera, à tout casser, qu'un maximum de 45 % du corps électoral...

Amis, faut il en rire ou en pleurer ? À vrai dire, je m'en balance royalement !

Ce désintérêt méprisant envers la politique telle qu'elle est conçue actuellement trouve ses racines dans les quelques récriminations qu'il m'est souvent arrivé d'entendre et que les élites ont bien du mal à percevoir, sûres de détenir LA vérité .

Hélas. Mille fois hélas !

piege.jpg- Le premier reproche fait par nos concitoyens à leurs dirigeants politiques est le mensonge. Les promesses électorales factices, les annonces mille fois démenties, le baratin dont l'expert est le chef d'état actuel, les faux fuyants, l'absence d'idées, les programmes tronqués : tout est bon pour se faire élire... Et qu'importe la suite.

- La seconde critique concerne la professionnalisation de la politique. Voir des gens comme Jacques Chirac et des centaines d'autres s'accrocher au pouvoir national ou régional comme des morpions à des poils de cul devient pathétique. Pensez que ce triste sire a habité voire pollué la vie politique du citoyen ordinaire pendant plus de 50 ans ! Quelle plaie !

Vous appelez ce phénomène, la démocratie ?

Moi pas.

Et maintenant Sarkozy, Fillon, Balkany, Estrosi, Frèche, Le Pen, Cohn Bendit, Bayrou, DSK, Fabius, Besancenot, Huchon !

Vous n'en n'avez pas marre, vous, de tous ces clones permanents ? De ce défilé interminable d'ambitions éternelles aux visages identiques années après années, de cette ronde d"égos octogénaires, de cette procession de carriéristes perpétuels ? Pas marre des Hollande imputrescibles, des Frèche mathusalémiens, des Bachelots députées à vie, des Le Pen de père en filles, des Voynet accrochées à leurs mandats, des Charasse increvables et j'en passe des milliers !

Qui n'étouffe pas un rire chagrin quand il entend tel leader politique comme ces malades du Pouvoir, addicts à la toute-puissance que sont Copé, Villepin ou Bayrou, déclarer, des trémolos dans la voix, qu'ils souhaitent se consacrer corps et âme, à la Nation pour notre bien ?

- Le troisième et dernier grief imputé aux dirigeants politiques est leur impuissance chronique à changer les tares du système, quand bien même leur bonne foi ne serait pas mise en doute ! Quid des chefs d'états et de gouvernements occidentaux face à la dérégulation mondiale et à l'omniprésence des financiers et des grands industriels ?

Quid d'Obama et son inefficacité croissante ? Qui gouverne réellement ce bas monde ? Je l'ignore mais ce dont je suis bien certain, c'est qu'il ne s'agit pas d'élus.

Mai_681.pngQuand un homme de droite prend le pouvoir, la plupart des médias sont derrière lui, les élites, travaillées depuis leur prime jeunesse par un enseignement complètement dévoué à l'idéologie libérale également : son parcours devient une promenade de santé.

Un dirigeant de gauche est obligé d'imposer pas à pas des mesures qui vont à l'encontre des idées dominantes.

On ne gagnera pas d'un claquement de doigt, un combat en faveur de la gauche après 50 ans de dictature idéologique de la droite libérale. La propagande a formaté les esprits depuis trop longtemps et est même parvenue à influencer une bonne partie du  Parti Socialiste.

Amis, on sent bien que le vieux système de démocratie représentative qui ne représente en réalité plus grand monde est à bout de souffle : il crèvera faute d'électeurs. Qui retrouve ses sentiments personnels à travers son député ? Personne ! Il est temps que le plus grand nombre s'exprime directement, non plus à travers des individus aux ambitions carriéristes essentiellement motivés par l'attrait du pouvoir, le besoin de notoriété et de puissance et qui n'expriment par la suite que leurs propres opinions ou celles de leur Parti, mais dans un très large éventail de citoyens décisionnaires.

Mais ce que je dis, comme d'habitude, n'a vraiment strictement aucune importance, juste celle de passer le temps...

Comme le déclarait Oscar Wilde : " Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies "

Pourquoi pas ?

Lectrices et Lecteurs bien-aimés, à après !

 

Cui cui, la buse désabusée

 

 

 
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