mercredi, 28 juillet 2010
Chef, mode d'emploi.
Ce billet est une rediffusion actualisée d'un billet du Village datant du 22 août 2008. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles. Je remercie nos lecteurs dont le nombre ne cesse de croître, provoquant la grande surprise de cette fin de mois de juillet. Profitez en !
Vendredi 30, un billet original sera publié.
Dîtes ! Je viens d’avoir une idée flamboyante : étant horriblement jaloux du succès de la Collection de librairie consacrée aux Nuls, à laquelle je pensais depuis fort longtemps, étant moi-même l’empereur des Nuls, j’ai décidé de créer une nouvelle Collection consacrée aux enfants indisciplinés, agités, illettrés, sournois, farceurs, mauvais élèves, redoublants , cancres qu’on appellera pudiquement " enfants difficiles "…
Voici donc mon premier sujet : la géopolitique racontée aux enfants difficiles : aujourd’hui, l'occupation de l'Afghanistan par les États Unis et une coalition d'états…
Mes petits chéris, donc, je vais vous conter une jolie fable… Vous me suivez ? Ouuuuuiiiiiiiiii !
Très bien . Il était une fois le chef de la tribu des aigles, Obama il s’appelle...
- Oui Adrien ? Tu as une question à me poser ?
- C’est quoi un chef ? Très bonne question ! Tu as bien fait de me la poser, Adrien, un chef c’est quelqu’un qui commande un pays, un groupe, un bureau, une religion, une armée. Le chef est souvent élu, mais quelquefois il est aidé par l’armée ou par des milliardaires pour arriver chef… Ma réponse te convient ? Par exemple, aujourd’hui, je suis votre chef parce que vous avez décidé d’écouter mes leçons. Vos parents m’ont confié votre éducation car je suis un chef très très gentil qui sait beaucoup de choses et qui a été choisi par vos papas et vos mamants parce que je suis pétri de qualités, tout particulièrement le calme, la pondération et la pédagogie. Un véritable chef doit toujours se comporter d'une manière juste grâce à un ordre juste...
- Oui, Louis ? Tu voudrais être chef ? Peut être plus tard, mais à condition d’écouter mes cours !
- Où en étais je donc ? Ah oui ! Donc le chef des aigles, Obama, a envoyé ses aigles les plus féroces attaquer les moustiques du chef des moustiques, Ben Laden, qui avait lui même aidé des milices à occuper le pays du chef des fourmis qu'on appellera Afghanistan, lui-même anciennement occupé par les ours du chef des ours nommé Brejnev. Le chef des moustiques étant, à l'époque, l'allié des aigles qui étaient les ennemis des ours alors que maintenant les ours et les aigles sont amis contre les moustiques alors que le théâtre des combats se déroule au pays des fourmis… C'est clair non ? Je me demande si j'ai choisi un bon exemple...
- Oui Laurent ? pourquoi les chefs ne se battent pas entre eux comme à l’école ? Très bonne question ! Ben oui… Les chefs envoient leurs armées et ne se battent pas parce que… Euuuuhhhhhh…. Parce que les chefs dirigent les armées et si il n’y a plus de chef, il n’y a plus de cerveau qui commande l’armée ! Voilà !
- Oui Moussa ? Pourquoi les chefs ne sont presque jamais tués ? Arffff… Parce que leur armée et leur peuple les protègent : un pays sans chef est comme une banane sans peau… Aaaaaaahhhhhh ! Merci pour vos félicitations, mes enfants !
- Guy, une question ? Pourquoi les chefs ont de jolies femmes ? Hummm… Parce que les chefs sont beaux et ont cinq ou six cerveaux parfaitement irrigués !
- Quoi Aziz ? Ça n’existe que dans les films d’extras terrestres des hommes avec cinq ou six cerveaux ? Bien sûr ! Je plaisantais, mon lapin ! Mais non ! N'aie pas peur, ne pleure pas voyons !...
- José, oui ? Les chefs épousent ils toujours des chanteuses ? J’en sais rien moi ! Vous commencez à m’agacer avec vos questions idiotes ! Mince alors !
- Laetitia ? Enfin une fille qui s'intéresse à mon cours ! Est ce que les femmes peuvent devenir chef ? grummmphhhh... Oui, mais c'est très difficile, les hommes aiment trop jouer aux chefs et ne leur laissent pas beaucoup de place ! Pourquoi ? Parce que c'est comme ça ! Voilà ! Qui est le chef de famille dans ta maison ? C'est papa ? Et bien tu vois, ça commence déjà là !
- Quoi Touria ? La femme d'un chef devient elle chef ? Non, mais tout le monde l'aime et veut lui faire plaisir à la télévision et dans les journaux, ainsi vend elle plein de CD de chansons et son mari lui offre des tas de bijoux et de robes ! grrrrrr....
- Que veux tu Urbain ? Le chef possède t-il une dialectique particulière lacanienne ? bahhh... Euh... Hem.. Tu devrais dormir la nuit au lieu de lire des livres qui contiennent des textes qui font peur aux enfants ! Hein ?! Regarde comme tes yeux sont rouges... Je vais rédiger un mot pour tes parents.
- Vous commencez à me saoûler avec vos questions tarasbicotées, hein ?!!!
- Ahmed ? C'est la dernière question !!! Les poules ont elles des chefs ? OUI ! Les poules les lapins, les religieux, les policiers les juges, les éléphants, les partis politiques, les tigres, les arbres ont des supérieurs. Parfois on appelle les chefs des "dominants"...
- Simon, tu dis que c'est parce que y a trop de chefs que le monde est toujours en pleine bagarre ? Ben... C'est pas faux. Bon ! Maintenant ça suffit !
- Où en étais je ? Ah oui ! Au chef des moustiques…
- Ouuuuuiiiiii Adrien ? Non ! Le chef des moustiques est un moustique, il est gros comme un moustique, il a une barbe de moustique mais ce doit être le plus malin des moustiques, voilà pourquoi il est chef !
- Vous voulez tous être chefs ? Mais c’est impossible ! Il faut être TRÈS intelligent pour devenir chef ! Notre chef à nous s’appelle le Président de la République et il est chef parce que… Parce que… Parce que il est le plus intelligent de notre pays… Et que vos parents l’ont élu pour qu’il résolve tous les problèmes de la France, na !
- Oui Michel ? La France va mieux depuis qu’il est à sa tête ? Pas vraiment, mais lui il est content d’être chef et nous, on est content qu'il soit content !
- Alexandre une dernière question… Vous commencez à m’énerver, à la fin, avec vos questions ! Petits chenapans, je vous vois arriver avec vos gros sabots, vous êtes en train de me faire tourner en bourrique, vous cherchez à déstabiliser votre chef ! Et ça je ne permettrai jamais ! Alexandre tu me copieras cent lignes pour demain, hein ! Et pas sur Word ! Tu n’as rien dit ? Hemm, c’est vrai… Mais tu allais parler : c’est l’intention qui compte !
- Le prochain qui l’ouvre, je le colle sur le porte manteau et je lui taille les oreilles en pointe ! Je veux entendre un moustique voler ! J'en ai assez !
- Parce que ici, c’est moi le chef ! Le seul chef, celui qu’on n'interrompt jamais ! Le chef qu’on respecte ! Le chef qui dit toujours la vérité ! On ne conteste jamais un chef, sacrebleu !
- Donc où en étions nous ? Au chef des moustiques ?
Déjà la sonnerie ? Comme le temps passe !
- Bon ! rendez vous la semaine prochaine, pour enfin vous parler de notre sujet initial : l'occupation américaine de l'Afghanistan sous la forme d’une fable…
- Dîtes moi les amis, je ne sais pas si j'ai bien fait de me lancer dans cette Collection avec un tel auditoire... J'ai des doutes !
Ce petit texte est dédié aux lecteurs et blogueurs qui m'ont apprécié, soutenu et encouragé jusqu'au bout.
À après.
cui cui, l'oiseau nostalgique qui opine du chef en ce demandant d'où il a sorti ses cogitations fumeuses...
06:00 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chef, enfant humour, obama, ben laden, afghanistan, classe
vendredi, 31 juillet 2009
Témoignage d’un pakistanais en vacances près de la frontière afghane.
Ceci n’est pas du journalisme. Juste une conversation à bâton rompu avec un pote pakistanais qui revient de chez lui. Un simple témoignage. Je ne vois pas pourquoi Ali me raconterait des histoires…
Ali, n’est pas Pachtoun, il habite pourtant à côté de Peshawar. Il se méfie terriblement car en ce moment : l’anarchie règne dans cette région. Chaque citoyen pakistanais qui vient d’Europe est menacé d’enlèvement. La raison : des demandes de rançons à la famille de l’otage. (de 3000 € à 15.000 €) selon la fortune estimée. La police est complètement dépassées par l'anarchie qui règne dans la région et l'armée a d'autres chats à fouetter. Là bas, la crise économique est à son apogée. Les produits invendus du voisin chinois et à priori destinés aux occidentaux inondent le marché pakistanais, notamment le textile, mettant en faillite des milliers d’artisans. La criminalité suit une courbe parallèle à celle du chômage.
Pour Ali, la vie en France est un paradis, même s’il travaille dur sur les marchés. Sa famille est à l’abri mais il n’ignore pas qu’il est source de convoitise et de jalousie au sein de la collectivité amicale et familiale de son pays d’origine. Souvent, les kidnappeurs sont des voisins car les rançons demandées sont calculées au plus juste des possibilités financières des familles…
Une branche de sa famille est de nationalité afghane car la frontière est extrêmement poreuse vu que les populations, notamment les Pachtouns sont de la même origine ethnique.
En ce moment en Afghanistan, selon de nombreux témoignages, les Américains procèdent à la politique de la terre brûlée, bombardant à tout crin les villages supposés héberger des « talibans ». La cote des troupes de l’Otan au sein des populations afghanes et pakistanaises a terriblement baissé depuis quelques mois suite à ce surcroît offensif.
Obama qui bénéficiait d’un réel préjugé favorable est désormais disqualifié aux yeux de la population de cette région. Trop de civils subissent les contre-coups des violents bombardements et des offensives terrestres. Porter une barbe devient suspect. Les troupes américaines exercent "leurs droits" de poursuite jusqu'à l'intérieur du Pakistan. Pour Ali, l’embourbement est quasiment certain, d’autant que les autorités pakistanaises ne sont ni claires ni très déterminées.
Les armes n’ont jamais autant circulé. Qui les fournit ? Avec quel argent ? La frontière pakistano-afghane est devenue un lieu trouble, où on ne sait plus qui est qui. Le Pakistan ne tient plus que par la puissance de son armée et le jeu trouble de dirigeants politiques équivoques.
J’ai évoqué le poids du pouvoir de la religion musulmane que les journalistes occidentaux décrivent comme très lourd. Ali est musulman pratiquant sunnite modéré. Sa perception des gens que l’on nomme « talibans » en occident est totalement différente de celle que diffuse notre Presse c'est à dire des fous d’Allah fanatisés. Pour lui, les talibans sont certes croyants mais font surtout partie de centaines de clans guerriers dirigés par des chefs. La guerre est inscrite depuis toujours dans la mentalité afghane, c’est presque devenu un jeu, d'autant que des étrangers occupent leur pays.
Certains talibans ne sont que des bandits de grands chemins. Les journalistes occidentaux, presque tous "embedded" et ignorant la langue et les usages ont du mal à discerner les différences entre les combattants. Mettre tous les talibans dans le même sac religieux est à la fois commode pour les états majors et simplificateur pour justifier médiatiquement la guerre d'Afghanistan.
Enfin notre ami, qui est un homme très fin d’une cinquantaine d’année, analyse la situation dans son pays d’une drôle de manière. Pour lui, cette région du monde, sa patrie, est à cause de sa position stratégique essentielle, l’enjeu de puissance sombres et troubles qui manipulent sans vergogne les citoyens de ces pays si pauvres.
Selon lui, les sommes dépensées pour la guerre dans cette région sont considérables et son peuple est manœuvré comme une marionnette par des tyrans retors issus de pays très riches mais peu puissants mais aussi par de grandes nations qui se font la guerre par pauvres gens interposés , tous les commanditaires étant dotés d’une puissance financière abyssale.
L'Arabie Saoudite, l'Iran, les USA, L'Europe comme supplétif des Américains, la Russie, la Grande Bretagne et la Chine se disputant l'hégémonie d'une partie stratégique du sous-continent indien notamment en approvisionnement pétrolier...
Amis du Village, j'espère ne pas vous avoir trop ennuyé mais j'aime tellement écouter les autres et partager...
Loin de nous, la prétention de détenir la vérité sur des situations si complexes. Tout au plus, Ali a t-il ajouté un modeste élément supplémentaire à l'édifice afin d'essayer de comprendre un tant soit peu les tenants et aboutissants d'un conflit qui, fatalement, finira mal.
À après.
Cui cui l'oiseau interlope.
07:00 Publié dans International, vécu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, afghanistan, guerre, obama, peshawar, pachtouns, talibans, otan, nato
vendredi, 10 avril 2009
Les aventures burlesques de ZorrObama contre la terrible bande des néolibs.
Tandis que l’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision un vieil épisode colorisé de Zorro réalisé par les studios Disney ; usé par une dure journée de travail, avachi dans mon fauteuil en skaï, à côté de la présence rassurante de Youki, mon vieux loulou blanc de Poméranie secoué de tics et écroulé sur sa chaise à portée de caresses, mes chaussons fourrés aux pieds, un béret basque d'origine controlée vissé sur le crâne, figé dans un état semi cataleptique ; je sombrai tout en suivant le feuilleton dans un lourd sommeil hypnotique…

Don DiegObama de la Vega, jeune hobereau de l’establishment, élégant, distingué, bien élevé, propre sur lui, défenseur d’un système dont il était un des multiples piliers et bénéficiaires observait avec désespoir une bande de banquiers et de traders, sans foi ni loi, piller sans vergogne sa petite ville de province mexicaine.
Ses amis aristocrates, le vulgaire Berluscono, le rusé Browno, la potelée Merkelo
, le petit Sarkozo et le sergent Garcia Barroso pleuraient de désespoir à force de voir, non seulement leurs pays se fissurer, mais bien plus grave : leur caste oligarchique et le système dans lequel ils se prélassaient luxueusement, s’écrouler sous les coups de boutoir de la populace exaspérée par la responsabilité passée de cette noblesse indolente, incompétente et somme toute assez profiteuse.
Une décision sans appel s’imposait. ZorrObama sortit de l’ombre et déjà une certaine jubilation s'empara du peuple et de ses notables !
Amis ! Entendiez vous dans la nuit le claquement sec des ailes de ces vampires cupides affolés qui s’enfuyaient en voletant maladroitement dans les recoins des Bourses ?
Hélas.
Mille fois hélas.
Un milliard de fois hélas.
Cette marche triomphale ne dura guère car ces charognards coriaces, la bande des néolibs comme on l’appelait avait non seulement pillé l’économie mondiale mais tenait de surcroît en ses mains, tous les fils invisibles du pouvoir et de l’argent. Elle manipulait par ses lobbies et la corruption toute les oligarchies des pays ! L'élite était si compromise et la collusion entre les aristocrates et la bande apparaissait si patente que même ZorrObama se trouva complètement désorienté.
Les aristocrates rappelèrent promptement ZorrObama afin qu’il évitât de faire tomber en même temps que les responsables du désastre, leurs propres privilèges ! On trouva donc un consensus acceptable entre les néolibs et la caste dirigeante : les uns firent semblant de se repentir après moult démonstrations et les
autres de faire mine de changer les règles avec force battage sans toutefois trop de contraintes pour les premiers.
Sur la mappemonde les paradis fiscaux furent coloriés en gris clair, ce fut la mesure principale... Le peuple fut contraint de payer les pots cassés par solidarité avec les malheureuses banques et les louches financiers et tout rentra dans l'ordre comme par enchantement.
Fichtre ! Il valait mieux réaliser un tel accord plutôt que de perdre la tête sur un billot érigé par les gueux, n'est ce pas ?
Tchin tchin ! Le gros sergent Garcia Barroso, surnommé "la taupe argentée" par les initiés, trinque à votre santé et au renouvellement de son mandat européen : la bande des néolibs peut, dès lors, entrevoir son avenir avec sérénité !
À El Paso, l’harmonie règne désormais ! Gloire soit rendue à ZorrObama, qui, par son intervention médiatique et spectaculaire a préservé notre société fraternelle et équitable !
Une musique stridente retentit, je sortis de ma léthargie en maugréant… Youki ronflait comme un bienheureux, agité par ses spasmes. Un écran de publicité passait sur l'écran. J'avais la bouche pâteuse...
Sincèrement, Villageois(es), je vais vous faire une confidence : je me demande bien où les auteurs vont chercher des scénarios aussi incohérents, invraisemblales et absurdes ?
Indécis, ennemis et amis de cui cui, jolie nuit !
À après ; mujer y hombre.
Cui cui l’oie Zorro beau. (bof)
06:00 Publié dans Banque d'images, humour, International | Lien permanent | Commentaires (109) | Envoyer cette note | Tags : obama, barroso, brown, berluscon, merkel, sarkozy, crise, sauveur, zorro, don diego de la vega
lundi, 30 mars 2009
Un président actif

Après une première phase de quinquennat plutôt discrète, depuis son élection le 6 mai 2007, le Président de la République Française semble vouloir accélérer et imprimer une nouvelle marque de fabrique à son action. Les critiques incessantes visant sa politique, évoquant « inertie » et autre « période de glaciation » se sont effacées et les observateurs reconnaissent aujourd'hui que la modération et le sens de l'Histoire du chef de l'Etat sont sans doute parmi les facteurs déterminants de la résistance de notre pays face à la crise. Tous les « déclinistes » et autres « déclinologues » doivent désormais moduler leurs analyses. L'esprit à la fois réformiste tempéré du Président mais conscient des vertus du modèle français, allié à une volonté de concertation et de transparence, semble, in fine, avoir donné à notre territoire comme une revanche sur la pensée unique.
Le gouvernement fait face aux inquiétudes légitimes et aux difficultés économiques tandis que le Président trace une voie, une perspective renouvelées et se tourne vers les grands enjeux mondiaux.
A ce titre, on ne pourra qu'applaudir sa participation, le vendredi 27 mars, avec Simone Veil, à l'Unesco, au lancement du projet Aladin, initié par la Fondation de la mémoire de la Shoah.
Le peuple ne s'y trompe pas et le Président de la République atteint ainsi 71% de bonnes opinions dans le dernier sondage Ifop/Paris Match, égalant le score de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, et du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë.
Déjà, au mois de février dernier, lors de sa traditionnelle visite au salon de l'agriculture, le chef de l'Etat avait parcouru les lieux dans un bain de foule chaleureux. Entre saucisson et ballon de rouge, il avait pu rendre un hommage appuyé au monde paysan et à ses valeurs. Nulle nécessité de rameuter militants UMP et cordons de CRS afin de jouer la popularité pour la télévision, la ferveur était bien là.
Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, compte bien s'appuyer sur l'influence internationale et le charisme du chef de l'Etat français afin de jeter les bases d'un nouveau projet pour l'Humanité. Dans une lettre adressée mi-mars à notre Président, M. Obama écrit : « Je suis certain que nous pourrons au cours des quatre années à venir collaborer ensemble dans un esprit de paix et d'amitié afin de construire un monde plus sûr. » Cette première prise de contact entre nos deux pays, depuis l'élection de M. Obama, est riche de promesses et pourrait bien être le signe d'un dialogue revivifié. Le malentendu persistant après l'épisode de la guerre en Irak semble bien levé.
Samedi dernier, des travaux de construction pour percer une rue au nom de notre Président à Ramallah (Cisjordanie) ont été lancés. La ville de Ramallah a décidé de baptiser cette rue du nom du chef de l'Etat français en remerciement de ses «positions en faveur de la cause palestinienne», a déclaré Janet Mikhail, la maire de la ville.
Comme on le voit, l'hôte de l'Elysée, porté par une popularité retrouvée et une influence reconnue, compte bien s'impliquer davantage dans la politique nationale, fort de son expertise des raisons de la crise, mais également sur le plan international. Nous gardons en mémoire son intuition, avant presque tout le monde, de la nécessité, voire de l'urgence, écologique.
On peut raisonnablement penser que le chef de l'Etat, aujourd'hui, se remémore ses propres mots, au soir de sa victoire : « Nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle. »
f
06:00 Publié dans humour, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (170) | Envoyer cette note | Tags : président, obama, ramallah, chirac
lundi, 17 novembre 2008
Obama, quel ringard...

« Peut-être qu'Obama s'est inspiré du gouvernement français. »
Rachida Dati
« Nicolas Sarkozy a un double, qui s’appelle Barack Obama. »
Saïd Mahrane
« Nous voyions très bien que le renouvellement de la France avec l’élection de Nicolas Sarkozy augurait d’un renouvellement aux Etats-Unis aussi. »
Thierry Saussez
« Le 4 novembre, Obama était élu. Moi, ce jour-là, j'étais à Vichy. What else ? »
Brice Hortefeux (apocryphe)
Etc.
Rebondir, rebondir, rebondir...
Cet Obama a créé l'évènement. Mondial, l'évènement. Tout, à côté, est devenu vieillot, secondaire, crasseux. Même notre grand président de la France du Monde.
Il va bien falloir remettre de l'ordre dans tout ça, un juste ordre des choses. Reprendre la main.
Alors, que faire ?
La première femme élue présidente de la France du Monde ; c'est bien ça...
C'est moderne. Les femmes sont contentes, les hommes aussi.
Pas très nouveau, cependant.
Et un peu strict.
Une chanteuse présidente ; plus glamour, sexy. Et la musique adoucit etc.
Mouais. Les chanteuses, on connait. Et puis, ce serait de la concurrence déloyale. On a déjà une « chanteuse » à l'Elysée...
Ou alors, plus évènementiel, selon l'héritage un peu hardcore de la France du Monde mondial ; le premier transsexuel élu président. Ca, c'est inédit, c'est chaud, ça laisse Obama sur place...
Risqué. L'électorat, Vanneste, tout ça...
On peut faire le coup Obama mais façon Oprah Winfrey. Pas mal... On le note. Frédéric Lefebvre est OK.
Un peu trop showbiz, sans doute. Le people, ça marche pas bien, dans la France mondiale du Monde.
Le premier président gothique. Ca plait aux jeunes.
Mais les vieux croient voir la mort surgir. Ils peuvent encore servir, les vieux. A voter. A travailler.
Pfffff
Le premier président aveugle ?
C'est déjà le cas.
Le premier président philosophe de niveau mondial ?
Le premier président de BD ?
Le premier président chinois du monde de la France mondiale ?
Le premier président robot, super héros de tous les temps ?
Ou artiste. Tout en nuances, en clair-obscur.
Les autoportraits, c'est déjà le cas. Tous les soirs, à 20 heures.
Le premier président marxiste ?
Déjà fait. La refondation que plus rien ne sera comme avant.
Hum. Le premier président empereur. Voilà. Simplement.
Ratatiné, l'Obama... Mais empereur de quoi ?
Le premier président Village People, pendant qu'on y est..?
Ou Dick Rivers ?
Grostesque ; ça devient grotesque...
Nucléaire ; le premier président atomique de la France. Areva, l'indépendance énergétique...
L'énergie !
Ou l'agitation.
Créer l'évènement international, ce n'est pas simple. Restons comme cela ; un président trop grand pour un si petit pays. Surtout, vu de ce (petit) pays. Ailleurs, on s'en moque...
Habillé comme W.
Sur un canasson, comme W.
Blanc, le canasson.
Ou alors... Mais oui, the first président expulsé. Ca, ce serait de l'évènementiel. Imaginez ça, un instant. De l'émotion, de la victimisation, des hordes d'ultragauchos dépenaillés dans nos campagnes à boire le sang de nos brebis...
Thiiiiiierry, on tient un truc !
Expulsons Obama du devant de la scène.
f
06:00 Publié dans humour, Médias, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note | Tags : femme, transsexuel, chanteuse, obama










