Avertir le modérateur

lundi, 12 juillet 2010

Aujourd'hui, lundi 12 juillet 2010 : la journée mondiale du rire UMP.

Ce billet est un pastiche corsé à consommer sans modération

 

jivaro5.jpg

 

Hilarité générale lors de la publication

du rapport de l'inspection générale des

finances sur l'affaire Woerth-Bettencourt.

Monsieur Jean Bassères,directeur de

l'IGF sollicité par France Inter pour

remplacer le comique Stéphane Guillon.

saint1.jpg

 

Photo choisie par Étienne Courgeotte.

Un article exclusif  d'Ivon Roufiole, journaliste émérite de la section Dassault n°1

 

À l'occasion de la journée mondiale du rire UMP, le celèbre duo de clowns, Sarko et Pujadas, a décidé de nous présenter un nouveau sketch proposé en direct à la télévision sur France 2 vers 20h.

Selon certaines indiscrétions, le dialogue, très travaillé a été répété depuis 3 jours. Le but essentiel de notre paire de fantaisistes étant de faire rire l'auditoire à gorge déployée !

Par un concours de circonstances exceptionnelles, nous sommes en mesure de vous présenter en exclusivité mondiale (voir plus haut) la photographie du costume de scène du premier duettiste, le clown Sarko pris pendant les répétitions.

En avant première, un compte rendu avait été rendu public par l'IGF (l'inspection générale des finances) dont le directeur est un fonctionnaire  sous les ordres de Madame Christine Lagarde : sa carrière était évidemment suspendue à ses déclarations. Il devait absolument faire rire son auditoire et tout l'aréopage de journalistes qui attendaient son rapport : à la satisfaction générale de l'UMP, du gouvernement et au grand soulagement du responsable, ce fut une cascade de rires qui accueillit l'énoncé du procès-verbal de Monsieur Jean Bassères lavant complètement Monsieur Éric Woerth de toutes les insinuations socialo-trotsko-fascistes dont il avait été odieusement soupçonné.

L'ineffable Jean-Pierre Pernaut sur le 13h de TF1 annoncera aussitôt que l'affaire est close sous les gloussements rigolards de la France provinciale, suivi en cela par les radios et télés aux ordres ainsi qu'une certaine presse. Toute cette  grandiose écume  propagandiste se déroulant dans une poilade généralisée !

Mais bien entendu, l'apothéose de la bouffonnerie est prévue pour la soirée.

Certaines mauvaises langues laissent entendre que Sarko aurait choisi pour partenaire Pujadas du fait qu'il serait encore plus petit que lui mais il ne s'agit là que pure malveillance : Sarko apprécie Pujadas car il sait parfaitement le mettre en valeur et en situation, tout simplement !

Grâce à notre réseau d'informateurs, nous avons réussi à dégager le thème de notre duo comique : Sarko interprétera avec un déguisement particulièrement réaliste (voir photo), la paume gauche posée sur la bible, l'index et le pouce de l'autre main égrenant un chapelet "en os de Plenel de Médiapart", le rôle d'un Saint Homme cerné par la méchanceté, environné par la calomnie, traqué par des elfes malveillants, vilipendé par une infâme propagande sur le Web.

En réalité, Sarko tentera un pari insensé : il espère qu'en surjouant démesurément son rôle, les spectateurs devant tant d'exagération et d'outrances trouveront le spectacle ridicule et grotesque,  et de ce fait, un peu comme dans une grosse farce à l'italienne, se mettront à interpréter le numéro d'acteur comme une tirade prise au second degré pour en rire de bon cœur ! Le personnage de Pujadas est d'ailleurs réglé comme du papier à musique.

On y parlera beaucoup d'internet, de journalisme, d'un pouvoir irréprochable et de cette injustice qui fait tant souffrir ses proches, notamment le frère Éric Woerth dont l'honnêteté n'a d'égale que la charité. Le cirque de la victimisation outrée a été testé durant tout le week end dans ses plus infimes détails. La dramatisation excessive des effets devant provoquer les premiers ricanements.

Ce sont les seuls éléments qui sont parvenus en exclusivité aux longues oreilles du "Jivaro".

Enfin pour terminer, je voulais rendre hommage à mon patron, Monsieur Étienne Courgeotte, attaqué de toutes parts par la lie du journalisme.  En ces temps difficiles où le bolchevisme triomphant lance une offensive sauvage et cruelle contre les malheureux qui ont la malchance de posséder quelques biens à l'étranger, il est rassurant de noter que Monsieur Courgeotte, notre valeureux directeur, résiste opiniâtrement, avec une objectivité et un courage qui l'honorent, aux coups de boutoirs d'une populace jalouse assoiffée du sang de ces pauvres riches.

Que Monsieur Serge Dassault et Dieu le bénissent.

 

Ivon Roufiole.


Ennemis et amis lecteurs du Village des NRV, je vous salue

À après !

 

Cui cui fit l'oiseau, le volatile pervers qui se décarcasse pour pas un rond.

 

vendredi, 14 mai 2010

DSK : j'ai décidé de me présenter en 2011 aux primaires de l'UMP. [gag ?]

 

Ce pastiche se doit d'être consommé frais avec 3 volumes d'eau, accompagné d'un bon cigare et de deux Lexomil ®.


 

jivaro3.jpg

Une interview exclusive de Dominique Strauss

Kahn : "J'ai décidé de me présenter en 2011

aux primaires de l'UMP pour l'accession

à la candidature suprême."


strausscigar copier.jpg

 


Photo choisie par Étienne Courgeotte.

Interview réalisée par Yves Tétard, journaliste émérite de la section Dassault n°1

 

Y T : Bonjour Monsieur Strauss-Kahn, certains aigris considèrent que vous n'êtes pas un socialiste sincère, que leur répondez vous ?

DSK : Bonjour Monsieur Tétard. D'abord je voudrais répondre que tous ceux qui m'accusent d'un tel péché ne sont pas tous socialistes et que mon engagement politique est chevillé au corps. Je suis un socialiste de la veine des Mitterrand, Blair, Zapatero et tous autres pragmatiques qui ont su faire passer leur ambition de réformer le monde avant leurs convictions. Je suis mortifié d'observer, en lisant les sondages, que mes partisans sont plutôt des électeurs de droite ! J'en déduis que si je me présentais aux primaires du PS, je n'aurais quasiment aucune chance : j'ai donc convoqué mon staff pour trouver une solution pragmatique à la mise en route de ma candidature à la Présidence de la République en 2012.

Y T : Et qu'est ce qu'il en est sorti ?

DSK : Après diverses études, nous avons découvert que j'avais davantage de chances de me faire élire comme candidat issu des primaires de l'UMP que de sortir vainqueur des primaires socialistes ! J'ai donc élaboré une nouvelle et subtile stratégie pour parvenir à mes fins : je vais me présenter aux primaires de l'UMP comme candidat social libéral contre le président sortant Nicolas Sarkozy. Mon bilan comme directeur du FMI est conséquent : j'ai sauvé la Grèce, l'Europe et l'euro du gouffre, je conserve la confiance du monde financier, les spéculateurs sont dans ma poche, je suis la coqueluche de la gent féminine, je tutoie Obama, Angela, Poutine, Medvedev, Silvio, David, Lula.

Je suis le plus grand socialiste néo-libéral de tous les temps ! Quel candidat plus idéal pour la Présidence de la République française ? Un banquier socialiste désigné par l'UMP, n'est ce point la panacée ? Le comble de l'ouverture ?

Pensez, je suis un TOUT et son contraire ! Comment mieux se positionner ? Non vraiment, Nicolas ne fait pas le poids... Et je ne parle pas de cette pauvre Martine, ersatz social-démocrate pas vraiment sociale, quant à Ségolène, laissons la fricoter avec ses lutins et ses farfadets du marais poitevin !

Y T : Ne craignez vous pas que les électeurs socialistes, rebutés par votre proximité avec la nomenklatura capitaliste et financière vous rejettent ?

DSK : Les Français, et on le voit dans les sondages, sont un peuple prudent qui aime mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Je suis persuadé que les électeurs préfèreront un financier éprouvé de gauche proposé par la droite à une socialiste en peau de lapin rose située à la droite de la gauche ou à un politicien fanfaron, piètre économiste à la lisière de l'extrême droite comme le président actuel ! Monsieur Tétard, si vous deviez vous marier : entre entre une jeune femme, belle, intelligente, en bonne santé, riche et une moche, stupide, malade, pauvre, laquelle choisiriez vous ? [rires]

Y T : Mais disposez vous, Monsieur le Diecteur du FMI, de soutiens solides dans la classe politique française ?

DSK : Et que faites vous de Pierre Moscovici, immense personnalité, que les hiérarques du monde entier et de tous bords politiques nous envient, de l'éminent Jean-Christophe Cambadélis dont la valeur et la renommée ont franchi les frontières, sans oublier que je dispose du côté des médias, d'un nombre incalculable d'amis sûrs dont je préfère taire les noms ? De toutes manières au parti socialiste comme dans la classe politique en général, des personnalités désintéressées comme Alain Minc ou Jean-Marie Colombani afflueront toujours, attirées par le gigantesque challenge qui les attend : porter secours à leur pays en faisant don de leur intelligence, de leur altruisme et de leur dévouement à la Nation sera une source de fierté prodigieuse et irrésistible ! J'en sais quelque chose !

Y T : Mais les socialistes ne vous laisseront jamais faire !

DSK : Ah ah ah ! Existe il la moindre anfactuosité idéologique ente les socialistes de 2010 et l'UMP ? Quelle différence entre un Hollande ou une Aubry, pour donner un exemple, et un Borloo ou un Fillon ? Laissez moi rire ! De nos jours, l'étiquette politique n'a plus aucun sens ! Depuis 30 ans, les médias, l'enseignement supérieur, les politiques ont parachevé leur œuvre de structuration des masses : il ne reste plus qu'une seule manière de concevoir l'économie, les  canons du marché dérégulé ont gagné pour longtemps ! Toute personne ne surfant pas sur la vague libérale a perdu d'avance ! Les autres partis de gauche sont bien trop minoritaires pour espérer quelque succès que ce soit.

Le financement des campagnes électorales est un des fondements de la victoire des partis de droite en Europe : ses candidats sont les plus aidés médiatiquement et financièrement. Évidemment, les dés sont pipés et chacun le sait bien, peut-être, exceptionnellement un parti vaguement de gauche mais toujours défenseur de l'économie de marché pourra sortir du lot mais il s'agira là, d'un fait assez rare. On ne trouve plus l'argent sous les sabots d'un cheval, Monsieur Tétard ! Ah ah ah ! Goldman Sachs n'est pas une écurie, que je sache ! Il faut bien que je m'adapte comme l'ont fait Mitterrand, Blair et Zapatero avant moi...

Y T : Si vous étiez élu, quelles seraient vos trois premières mesures, Monsieur Strauss-Kahn ?

DSK : Je tiens à préciser avant tout que je suis un pragmatique. D'abord, j'alignerais mon salaire sur celui du FMI soit 460.000 $ /an car j'estime que mes futures responsabilités le valent bien, puis je demanderais solennellement aux Français, au nom de l'intérêt collectif de toute la communauté nationale, banques comprises, de se sacrifier pour les générations futures à l'instar des Grecs, et enfin je ferais rentrer des femmes dans mon gouvernement, beaucoup de femmes. En cela, je me sens très proche de Silvio (NDLR Berlusconi), nous sommes proches, très proche dans ce domaine car n'oublions pas les sublimes paroles de Louis Aragon, marxiste accompli, dans le fou d'Elsa, il écrit : "Je suis l'ennemi de ce règne de l'homme qui n'est pas encore terminé. Pour moi, la femme est l'avenir de l'homme, au sens où Marx disait que l'homme est l'avenir de l'homme".

Y T : Merci Monsieur le Ministre, en vous écoutant avec une émotion non dissimulée, je perçois parfaitement l'essence de votre subtil engagement de gauche lié à ce réalisme non partisan de bon sens et de lucidité économique  qui vous honore. Qui ne parvient à pressentir en vous l'homme d'État, sublime synthèse patriotique de deux courants de pensée jusqu'ici irréconciliables ?

DSK : Votre portrait sans concession me sied à merveille, Monsieur Tétard ! Saluez Monsieur Serge Dassault de ma part et rappelez lui notre souper du 16 avec Bernard Arnault, Henri de Castries, Alain Minc, Tony et Gordon qui a enfin trouvé du temps libre.

Y T : Je n'y manquerai pas, Monsieur le Président, mes hommages à Madame Sinclair, notre illustrissime et non moins talentissime consœur.

DSK : Merci mon ami, je saurais me souvenir de vous.

 

Amis des NRV, bonne fin de semaine, à après si vous le voulez bien et bonne lecture !


Cui cui fit l'oiseau, ennemi intime des bonimenteurs.


mercredi, 13 janvier 2010

French gag : un grand patron de presse renonce par conviction aux subventions gouvernementales !

Bandeau3.JPG


Monsieur Serge Lassault lance

un vibrant appel pour que les

patrons de la presse libérale

refusent des subventions

d'essence collectiviste

 

FdDassault.jpg

 

Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte,  rédacteur en Chef.

Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.

Interview menée par Étienne Courgeotte.


É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos  - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...

On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration  d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous allons montrer notre joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? C'est que lorsque les journalistes du Figaro, du Monde, de Libération vous serinent leur morale  et leur idéologie, dîtes vous bien qu'ils sont partiellement payés grâce aux fonds publics et donc par nous mêmes, contribuables. Ce qui restreint grandement et symboliquement la portée de leurs prêches ultra-libéraux !

Gentils lecteurs du Village des NRV, décidément cette année 2010 parait bien mal entamée ! Que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.

Amis de cui cui, à après si vous condescendez à nous aider un peu en rédigeant quelques billets...

 

Cui cui, l'oiseau imaginateur solitaire

mercredi, 23 décembre 2009

Quand trop de "Zemmour" tue le "Zemmour"...

* Ce médiocre pastiche est à consommer avec modération.


Bandeau3.JPG



Une Auvergnate nous confie : "Un Zemmour,

ça va, c'est quand il y en a beaucoup

qu'il y a des problèmes."


Z1.jpg

 

Photo choisie par Étienne Courgeotte.

Interview de Messieurs Éric Zemmour de France 2, Éric Zemmour de i Télé, Éric Zemmour de RTL et Éric Zemmour écrivain, réalisée par Éric Zemmour , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1

 

Éric Zemmour du Figaro : Bonjour Messieurs, certains mauvais esprits vous taxent de réactionnaires et de cumulards, que pensez vous de ces allégations diffusées par des gauchistes forcément jaloux ?


Éric Zemmour de France 2 : Ah ! ces bobos efféminés, ils fallaient bien qu'ils me critiquent ! Bien sûr que je revendique d'être réactionnaire : en vérité, je dis tout haut ce que les gens pensent tout bas.

Éric Zemmour de i Télé : Je vous en prie, Monsieur Zemmour, ayez au moins l'obligeance de me laisser parler, je ne déteste rien moins que le politiquement correct : pourquoi cacher que les jeunes musulmans haïssent les Français ? Tout le monde le sait ! Est ce donc une remarque aussi tabou, qu'il faille la cacher à la France profonde ? Ma réponse est NON.

Éric Zemmour de RTL : Je dirais même plus, Monsieur Zemmour, je suis tellement réactionnaire que je suis pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour. Ce "parler vrai" indispose évidemment la sphère médiatique de gauche qui tient tous les médias ! Par ailleurs, je suis certes un réac mais sûrement pas un conservateur ! Tenez mon opinion sur les femmes...

Éric Zemmour écrivain : Monsieur Zemmour, pourriez vous me laisser parler un peu, ne monopolisez pas la parole s'il vous plait ! Les femmes sont le sujet d'un de mes livres et j'aimerais disserter sur ce sujet : la véritable place des femmes en société est dans la cuisine, leurs activités principales doivent consister à procréer, à élever leurs enfants et à reposer le guerrier quand il rentre, ivre de la fatigue d'une journée de labeur...

Éric Zemmour de RTL : Je dirais même plus, la décadence de la civilisation occidentale a commencé avec l'avènement du travail salarié par les femmes au début du 20ème siècle en 1914 pour suppléer le travail des hommes qui participaient à cette noble activité, la guerre... Le patronat s'est servi de ce lumpen prolétariat pour réduire les salaires et fabriquer un chômage propice à contrôler les ouvriers. D'ailleurs dans les années 1970, les femmes étaient au prolétariat ce que les Chinois ou les Polonais sont de nos jours pour les travailleurs : des casseurs de marché du travail. Rien d'autre !

 

Éric Zemmour du Figaro : Messieurs, s'il vous plait, ne parlez pas tous en même temps et gardez une certaine discipline, que diantre ! Vous n'avez toujours pas répondu à ma question sur le cumul des multiples vies professionnelles que vous enfilez et qui pourraient être plus justement réparties. Regardez, sur RTL : Alain Duhamel cumule, Aphatie, n'en parlons pas et vous... Que pensez vous de ces monopoles médiatiques ?

 

Éric Zemmour de RTL : D'abord je vous fais remarquer, Cher Monsieur Zemmour, que je suis le seul libre penseur réactionnaire de ce groupe et que mes collègues Duhamel et Aphatie se trouvent vraiment à gauche de l'échiquier politique de RTL ! Oseriez vous insinuer que Laurent Gerra et Philippe Bouvard sont de droite et que les lignes éditoriales des émissions "les auditeurs ont la paroles" et "on refait le monde" sont partiales ?

 

Éric Zemmour de i Télé : Décidément vous monopolisez la parole Monsieur Zemmour ! Je considère qu'il est naturel de cumuler les emplois quand on possède mon talent ! Je mérite de gagner de la thune, marre de ces gens de gauche qui vous accusent de gagner beaucoup d'argent ! Nous les journalistes référents de droite, on se gave et on emmerde tout le monde. On mérite nos gros salaires parce qu'on a l'oreille du peuple et qu'on fait un gros tabac chaque fois qu'on passe sur un support ! C'est bien connu !

Éric Zemmour de France 2 : Et chaque fois qu'on prend la parole, les téléspectateurs reconnaissent bien qu'on a raison ! C'est là notre succès ! Vous savez, si on enlevait sa couche d'antisémitisme et de racisme trop voyant au Front National, je suis bien certain que tous les partis de droite se retrouveraient côte à côte ! Encore une vérité qui ne risque pas de faire plaisir aux membres du politiquement correct ! Cuistres !

Éric Zemmour écrivain : C'est moi que vous traitez de cuistre, inculte !

Éric Zemmour de RTL : Mais je n'ai pas terminé ! Cette interview est grotesque !

Éric Zemmour de i Télé : Je n'ai pas fini de polémiquer, Messieurs ! C'est scandaleux, vous êtes ridicules  : on dirait une assemblée de gauchistes bobos !

Éric Zemmour de France 2 : Hein ? Qui veut se battre, j'ai vécu longtemps dans les banlieues du 9-3, moi ! Faites gaffe !

 

Éric Zemmour du Figaro : bon, ben Messieurs, je vais être obligé de clore ce débat houleux ! J'épiloguerai en citant cette phrase qui me semble adaptée à une conclusion judicieuse : Un "Zemmour", ça va, cinq "Zemmour", bonjour les dégâts !

 

Amis des médias je vous souhaite bien du plaisir ! Les journalistes cumulards hantent de plus en plus nos médias : il devient de plus en plus difficile de leur échapper. On trouve toujours les mêmes noms, les mêmes opinions, partout sur tous les supports jusqu'à en vomir... Le manque d'imagination des patrons de presse fait pitié à voir et il ne faut plus s'étonner de voir la presse écrite partir en capilotade ni l'audience de certaines télévisions comme TF1 et autres radios comme RTL tomber en dégringolade : sans imagination, sans personnalité, sans impertinence, sans originalité ni grande diversité d'opinion, d'un conformisme niais connement commercial, ces médias creusent leurs tombes qu'on espère profondes. Le pire est qu'il emmènent avec eux des milliers de salariés impuissants...

Trêve de considérations de comptoirs de bistrots de la part d'un minable petit blogueur raté sur une Toile désertée par les vacanciers !

Joyeux Noël et profitez des congés pour visiter d'excellents blogs !

 

Nota bene : En raison des Fêtes le prochain billet sera publié samedi matin prochain.


Cui cui, oiseau mouche du Père Noël, cocher vespéral d'opérette.


lundi, 31 août 2009

La spéculation : le dopage du capitalisme ?

Dites les amis ?

L’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision la finale du 100 mètres hommes lors du Championnat du monde d’athlétisme et observait dubitatif ces gros bébés bodybuildés et musclés comme des statues grecques gonflées à l’hélium qui se sont élancés sous les hourras béats de journalistes conquis d’avance.

À l’annonce de la pulvérisation du record du monde (9’’ 58), les commentateurs sportifs, en transes, ont salué la performance d'Usain Bolt, avec moult glorifications, rejetant par avance avec dédain la suspicion de dopage qui, je cite, pourrait casser les rêves de chacun !

Mais le mauvais esprit, que je suis, pisse-froid s’il en est, n’a pas été très convaincu par la « guépardisation » naturelle de l'espèce humaine … Des exploits toujours plus surnaturels, une fuite en avant incessante vers la surpuissance musculaire, des produits dopants de plus en plus performants, toujours autant de gens contrôlés positifs. Bref, tout ceci me met un peu mal à l’aise. Jusqu’où iront ils ?

Et puis samedi, en parcourant des yeux les kiosques des journaux je suis tombé sur cette Une du Figaro  : une caricature de titre que je n'aurais même pas osé présenter sur mon pastiche du "Jivaro" tant elle est d'une connerie monumentale ! Imaginez ? L'optimisme retrouvé alors que tous les économistes sérieux appuyent comme des damnés sur le signal d'alarme...

Comment, par la barbichette de la momie de Lénine, peut on être en même temps un homme avisé, informé et un lecteur du Figaro ?

fig.jpgEt brutalement la révélation, que dis je, la grâce a touché ma gracile tête de linotte en faisant le rapprochement entre le niveau des journalistes du Figaro et celui des commentateurs sportifs du championnat du monde d'athlétisme !


Amis, ne voyez vous pas la concordance entre les deux vices que sont le dopage et la spéculation, maux qui minent cette société de l’illusion et du mensonge ?

 

  • Avec le dopage, vous obtenez toujours plus de performances et de gain ; avec la spéculation, plus de performances  et de gain en un minimum de temps !

  • Avec le dopage, les limites sont vite outrepassées et  l’issue peut être fatale ; avec la spéculation lorsque les limites sont franchies vous mettez  l’économie en péril !

  • Avec le dopage, si un seul compétiteur triche, il rafle tout et les autres sont forcés de recourir à des produits identiques pour accéder au même niveau : avec la spéculation, si une seule banque la pratique ou un seul pays l’autorise,  tous les autres sont obligés de suivre pour survivre !

  • Avec le dopage, le fric est le moteur principal des participants et des sponsors sans mentionner les problèmes futurs de santé des sportifs, avec la spéculation, le fric facile est l’unique carburant des actionnaires, banquiers sans tenir compte de l'intérêt de la population, des salariés et de la clientèle !

  • Le dopage comme la spéculation sont tellement rentrés dans les mœurs des élites sportives et économiques qu'on n'imagine difficilement une société cohérente abandonnant ces sinistres préceptes. Inéluctablement, la spirale infernale enclenchée ne pourra se boucler que par des bouleversements vitaux pour la santé des sportifs et par de réelles catastrophes sociales et humanitaires tant  les conservatismes dogmatiques ultra-libéraux, injectés depuis 30 ans dans des cerveaux peu critiques et formatés par l'enseignement,  sont tenaces !

  • Enfin dernier point commun et non le moindre, avec le dopage, l’idéal du sport, des valeurs humaines, de l’honnêteté et de l’intégrité sont bafoués ; avec la spéculation, ce sont les valeurs du travail, du progrès humain, de la cohésion sociale et de la compétence qui sont foulés aux pieds !


Malgré les cris et les appels de beaucoup, nos gouvernants et ceux qui pèsent font la sourde oreille.

Jusqu’à quand ? Faudra t-il encore créer de nouvelles taxes pour sauver les oligarchies financières ?

Faudra t-il que nous tombions tous dans le gouffre sans fin de la récession pour qu’ils comprennent ?

Il y a de quoi se désespérer.

Citoyens mortifiés par tant de médiocrité et d'égoïsme, croyez moi, vos élites ne vous méritent pas !

Alors, me direz vous ? La spéculation est elle la dope du capitalisme ultra-libéral ? Imaginez qu'on supprime brutalement chez un drogué dépendant, sa dose quotidienne ? À coup sûr, il risquerait un malaise sinon l'embolie ! Et voir le capitalisme financier s'écrouler, terrassé par une crise fatale, amis, vous l'avez bien compris, serait un spectacle bien trop épouvantable pour nos yeux...

C'est pour cette raison que contrairement aux vœux de certains économistes et de beaucoup de citoyens qui souhaiteraient un traitement rapide, la spéculation a encore quelques belles années devant elle, jusqu'à ce qu'une overdose fatale abrège enfin la lente agonie d'un système devenu incohérent et dévastateur  !

À après !


Cui cui, la linotte sans influence

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu