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mercredi, 16 septembre 2009

Assaut de panzers contre l'Internet citoyen !

Je suis parti sur la base d’un billet  passé relativement inaperçu, publié sur ce blog le 11 mai dernier …

En effet, hier, en lisant les réactions de nombreux politiques et autres sociologues ou journalistes (Henri Guaino, Patrick Devedjian, Éric Besson, Luc Chatel et autres petits poissons comme  Dominique Wolton), pas tous forcément de droite, suite aux répercussions de "l’affaire Hortefeux",  et notamment l’interview de Monsieur Jean-François Copé, qu’on dit promis à de très hautes responsabilités et qui souhaite débattre d’une future Loi sur les Libertés sur Internet visant comme de bien entendu  à les restreindre, j'ai immédiatement pensé à ce billet passé… Je vous renvoie ici et .


J’ai bien peur, en voyant le zèle que déploie  le député et maire de Meaux pour étouffer certaines vérités du Net, qu’il gaspille les quelques chances qu’il avait de parvenir à la fonction suprême en 2017. J’espère simplement  que tous les internautes se souviendront de ses déclarations actuelles.


En tout cas, cette volonté affichée du Pouvoir de vouloir maîtriser le Net ; comme il contrôle une bonne partie  (mais pas en totalité) de la Presse écrite, parlée et télévisuelle ; et ce, avec l'aval plus ou moins hypocrite de certains journalistes  aux dents longues, qui se verraient volontiers figurer comme les cadres et les heureux bénéficiaires de cette reprise en main de la Toile, n'augure rien de bon pour l'avenir du dernier espace d'expression libre,  partagé par pur hasard technologique, à égalité entre professionnels des médias et citoyens ordinaires...


Sur ce, projetons nous et observons concrètement, ce qu’il pourrait advenir d’un billet diffusé sur le Net dans un an, tant sur la forme que sur le fond en gardant à l'esprit que ce texte n'est qu'humour et dérision.

Pour l'instant.

 

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EN-TÊTE OBLIGATOIRE.

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Mercredi 15 septembre 2010
BILLET D’HUMEUR
Titre déposé à la préfecture : 2010, ou les bienfaits de la Loi Loopsi 1 dite « Loi Copé ».
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Mentions légales obligatoires (loi du 17 août 2010)
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- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 20 août 2010.
- Licence Loopsi 1 n° 698354 ref/blogs-G57 depuis le 21 août 2010 pour 6 mois par le Collectif des NRV.
- Auteur : Dominique Susini
- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux de gauche (catégorie 732 PG)
- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 17 août 2010) valable jusqu'au 21 février 2011 pour l'auteur du billet.
- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 14 août 2010)
-Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann

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TEXTE.

Amis du Village, rappelez vous l’affaire Hortefeux qui avait enclenché la mise en chantier de cette salutaire « Loi Copé » : une petite vidéo mise en ligne sur le site du quotidien « Le Monde » avait suscité une polémique passionnée sans grand intérêt confinant à une attaque violente hystérique de la part  de nombreux internautes qui, à cette époque, confondaient  souvent liberté et lynchage public. Ainsi en est il du peuple, entité puérile et immature quand on lui laisse trop la parole ! (1er avertissement pour connotation ironique déplacée) Dieu merci, la LICRA et le CFCM, ces deux remarquables organismes appréciés pour leur hauteur de vue, leur dévouement et leur indépendance, ont admirablement blanchi cet illustre ministre qui a tant apporté à la Nation reconnaissante !

Que d‘excès médiatiques, que de torrents de haine, que d’insultes déversées sur certains cadres de la Nation qui voyaient leurs fonctions et leurs vies privées salies ignominieusement par toute cette plèbe populacière qui s’exprimait sans contrainte et sans limite avec une vulgarité inouie sur un média, Internet qui méritait mieux !

Notre presse officielle et ses journalistes professionnels qui savent si bien contrôler leurs sources et garder un avis particulièrement objectif sur les événement politiques, sont désormais seuls détenteurs du droit de donner mandats à certains internautes, de rédiger des textes dont ils seront responsables aux yeux de la Loi.

Avouons, Chers amis du Village des NRV, que grâce à cette Loi Copé, les discussions deviennent plus constructives, les attaques personnelles injustifiées et malsaines étant reléguées dans des alcôves dont elles n’auraient jamais dues ressortir, les pseudos étant interdits et toute critique injustifiée durement punie ; la vraie Liberté d’expression, celle qui consiste à commenter avec équité, celle qui oblige de se montrer constructif et objectif, rend notre exercice de blogueur particulièrement exaltant !

Car la liberté, c'est comme les Auvergnats, quand il n'y en a qu'un minimum, ça va ; c'est quand il y a trop de liberté qu'il y a des problèmes ! (2ème avertissement pour allusion ironique intolérable)

Bon Dieu ! Que n'avons nous pas été guidés plus tôt par nos élites républicaines !

 

D.S.


Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.


Dans le cadre de la Loi Loopsi 1 dite « Loi Copé », Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini pour son présent billet intitulé : 2010, ou les bienfaits de la Loi Loopsi 1 dite « Loi Copé ». Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Copé-Devedjian  selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.
Son Excellence
Jean-François Copé, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

 

By cui cui, l'oiseau amer...

lundi, 11 mai 2009

2021, l’odyssée du Web 7.0 ou les bienfaits de la Loi Hadopi VII.

Voici un billet d'anticipation décrivant une situation plausible, vivable dans une quinzaine d'années ou moins si les législateurs s'obstinent à conduire leurs réformes dans la voie actuelle... L'affaire de la chasse aux sorcières menée par TF1  dont est victime Jérome Bourreau montre (lien) que nous nous approchons à marche forcée de la  fiction décrite plus bas.

Si par extraordinaire ce modeste texte intéressait quelqu'un, il est libre de droit, utilisable et diffusable par tous, y compris en changeant les noms. La mobilisation doit être menée maintenant ou jamais, sacrebleu ! Peut être même, est il trop tard ?

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Mercredi 11 mai 2021

BILLET D’HUMEUR

Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 7.0 !

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Mentions légales obligatoires (loi du 21 août 2019)

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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".

- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse  pour cheveux  - colori queue de renard -  de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *

 

- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 4 mai 2021.

- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 renouvelée depuis le 18 février 2021 pour 6 mois par le Collectif des NRV.

- Auteur : Dominique Susini

- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau

- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)

- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 17 aoüt 2018) valable jusqu'au 28 septembre 2021 pour l'auteur du billet.

- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 14 août 2019)

- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann

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Copé22.JPGSalut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2009 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président  Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.

Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 août 2018) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais  avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.

Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue VII, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.

 

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Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...

Ami(e)s du 3ème âge du Village des NRV, n'oubliez pas, de déguster votre tilleul du soir, de bien ranger votre dentier dans votre verre d'eau, de penser le moins possible et d'aller au lit en attendant calmement le châtiment suprême...

Que Dieu et le Président vous gardent !

Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !

* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.

Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°7, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 7.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par  la commission Hadopi étendue n°7 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.

Son Excellence Éric Besson, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

vendredi, 08 mai 2009

Remixe ma tribune

 

 

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Monsieur le Président du Præsidium du Soviet suprême,


Depuis toujours nous soutenons le parti. Chaque fois que vous avez fait appel à nous, nous avons répondu présent. Pas par crainte. Moins encore par intérêt. Par devoir envers le Parti et la mère Patrie.

Le Parti - notre famille - c'est le refus d'un ordre purement marchand. C'est la protection du faible contre le fort. En particulier pour la culture populaire. En ne les abandonnant pas à la loi démoniaque du marché, le Parti a sauvé les artistes dans notre pays. C'était vrai, en particulier, des dispositions prises sous Леони́д Ильи́ч Бре́жнев. Ceux de nos voisins, aux mains de capitalistes renégats, n'ont pas fait ce choix-là et n'ont pas le grand cinéma ni la grande musique.

En imposant, à l'occasion du lumineux oukase "Создание Интернет-И", des règles au Département des transports et des télécommunications près le CC du PCUS (comme vous les aviez imposées naguère à la radio et à la télévision d'Etat) pour qu'ils promeuvent la création officielle, vous venez de tourner le dos de manière fracassante à toutes les tentatives subversives des ennemis du Parti, manipulés par l'extérieur.

Vous étiez la résistance à la déréglementation, à la loi de la jungle et du plus fort qui assassine la grande culture d'Etat. Vous êtes désormais, par l'effet de votre vision de l'Histoire, le chantre du combat débridé contre les arts antipatriotiques, à l'heure du numérique.

Vous le savez : la culture qui glorifie le régime et lutte contre les démocraties libérales est un droit de l'Homme nouveau. Mais, ce n'est pas parce que des camarades portent des chapkas graisseuses et déclament avec ferveur du Pouchkine que leur âpreté et leur trahison sont moindres. Pour être cool en apparence, l'artiste dégénéré n'en est pas moins sauvagement prédateur ! Pascal Négrov nous enseigne : "le Peuple doit combattre pour les intérêts du Parti comme pour sa ration de vodka".

En faisant échec à l'intrusion dans notre patrie de la culture libérale et de ses agents subversifs, vous nous avez adressé un message de rupture. Par la présente, nous en accusons réception.

Vous avez su apporter tout votre soutien à la culture multiséculaire et à l'art puissant de notre peuple, mais il nous semble aussi, et cela est crucial, que vous avez également su réinventer l'âme de l'Homme nouveau.

Quant à nous, nous restons plus que jamais fidèle au Parti, comme ça, quand vous sifflerez la Kalinka, vous pourrez nous voir danser en pleurant de chaudes larmes d'Etat.

Veuillez croire, Monsieur le Président du Præsidium du Soviet suprême, en l'expression de nos salutations patriotiques.

 

Pierre Arditov, Juliette Grécova, Maksim Leforeski, Bernard Muratev, Michel Piccolov (et salutations au camarade commissaire Négrov qui a su si bien exprimer, à notre place, la ferveur de notre coeur.)

 

___________

 

Toi aussi, ami lecteur, amuse-toi à remixer cette merveilleuse missive. La matière, aimablement offerte par un quintet méchamment de gauche, se trouve ici :


http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/05/04/loi-sur-le-piratage-des-artistes-de-gauche-denoncent-la-strategie-du-ps_1188363_0.html

 

Il est également disponible sur le réseau pitoupi, garanti sans DRM ni coquilles.

 

Ce texte à l'argumentaire inepte regorge de possibilités stylistiques fécondes.

 

L'autorité Nrvopi désignera le meilleur remix et l'heureux lauréat se verra convier à un dîner traditionnel de gauche avec l'exquis quintet libre et non faussé.

 

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lundi, 02 mars 2009

BLACK OUT


HADOPI - Le Net en France : black-out

 

Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, la Quadrature appelle les citoyens épris de liberté à procéder au « black-out » de leurs sites, blogs, profils, avatars, etc. Comme en Nouvelle-Zélande, seul pays avec la France où la « riposte graduée » devait être imposée par la loi, pour finalement être repoussée : pour protester contre cette loi imbécile et sa « liste blanche » de sites autorisés, le Net français doit agir et se draper de noir.

La Nouvelle-Zélande était à ce jour le seul autre pays à part la France où devait être votée une loi aussi stupide que la « riposte graduée » voulue par N. Sarkozy, défendue par C. Albanel dans la loi HADOPI, et bientôt votée à l'Assemblée nationale. Elle vient d'être repoussée grâce à une mobilisation massive, durant laquelle le web néo-zélandais a procédé à son « black-out » volontaire.

« C'est un signal fort qui illustre la bêtise et la dangerosité de cette loi. La "riposte graduée" fera condamner des innocents, sans preuve valable et sans procès. Elle ne fera pas gagner un centime de plus aux artistes et ne changera rien aux problèmes stratégiques et structurels à l'origine de la crise que traversent les industries qui la demandent. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.« Pour aller au bout de cette logique répressive, le gouvernement a déclaré qu'il imposerait de filtrer tous les accès wi-fi publics à une "liste blanche 1 de sites autorisés. Cela n'a pas de sens. Il faut réagir en montrant l'immensité de ce web décidé à ne pas devenir définitivement noir. »

« Cet appel est un hommage rendu aux citoyens néo-zélandais qui ont pu faire entendre la raison à leur gouvernement. Il s'agit d'un remix, d'une réappropriation d'une idée qui, comme la culture, n'existe que pour être partagée. Ce sont ceux qui traitent leurs clients de " pirates " et les députés qui votent leurs lois qu'il faudrait déconnecter ! 7

« Le Net s'est fait pour et par ses utilisateurs. Quelques entreprises archaïques et les politiciens qui tentent de le contrôler n'ont toujours pas compris comment fonctionnait le Net. Tous ensemble nous sommes infiniment plus intelligents et puissants qu'eux et devons le leur montrer, agir pour protéger nos libertés et l'architecture ouverte du réseau. » conclut Zimmermann, légèrement courroucé.


Voici un extrait de l'explication de ce black out - Source de ce texte ici

 

Merci aux playlisters pour cette alerte.

 

 

lundi, 12 janvier 2009

Allo, j’écoute…

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A l’heure où la loi « Création et Internet » poursuit sa belle route moderne afin de, comme la Ministre de la Culture ne cesse de le répéter, défendre les auteurs et la création dont la capacité à produire des formes nouvelles et intéressantes pourrait ne pas survivre face aux hordes de pilleurs de culture, cette petite note se propose d’aller faire un petit tour ailleurs.

http://www.numerama.com/magazine/9854-10-bonnes-raisons-de-dire-NON-a-la-loi-Hadopi.html

Il est évident que le livre, la musique, les films, du fait de leur nature propre (support, dispositif…) ne réagissent pas uniformément face à « l’ère numérique ». Tout est numérisable, reproductible et partageable mais, dans l’exercice « prosaïque » de jouissance de l’œuvre, un livre, un film, la musique ne recouvrent pas les mêmes spécificités. Il ne sera question que de musique, ici.

La loi « Création et Internet » n’a d’autre ambition que de garantir la pérennité d’un marché dans lequel il n’y a pas, en théorie, à musarder, à découvrir, à expérimenter hors des canaux classiques de promotion. Tout doit converger vers les gros produits conformes et transversaux et affirmer qu’il n’existe rien d’autre. On a beau parler, la main sur le cœur, de pluralisme, d’offre, de petites productions et de « films du milieu » (mouarf), l’industrie culturelle reste une industrie, avec ses capitaines, ses empires, son chiffre d’affaire, sa rationalisation.

Il ne s’agit pas ici de ne voir que l’aspect monnayable des choses et de faire du contournement du rapport marchand l’alpha et l’omega de la libération de l’auditeur face aux grands groupes et du renouveau artistique mais plutôt de regarder un "phénomène" où la question de l’argent est (pratiquement) exclue et où les enjeux sont ailleurs : les netlabels.

Un netlabel, comme son nom l’indique, se présente comme une structure (comme on dit) visant à proposer, via le net, de la musique en libre téléchargement, généralement sous « creative commons ».

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/

La démarche des créateurs (terme générique pour faire vite) qui optent pour ce mode de diffusion est sans doute multiple mais, au final, ce qui est donné à entendre le fait hors des rails de l’industrie et son emballage médiatique mais également hors du périmètre répressif de la loi  « Création et Internet ».

Il ne s’agit pas de substituer au pré-mâché critique de la presse spécialisée un enthousiasme benêt devant les formes proposées par ce biais mais, justement, d’exercer ou de tenter d’exercer un sens critique à peu près émancipé du bruit médiatique et de la fabrique du goût et, également, d’échapper à la circulation canonique des choses fatalement régie par les pseudo lois du marché.

Cette possibilité de donner à entendre, sans rapport marchand, crédit d’impôt, promotion tapageuse, sujets supposés savoir, relève autant des moyens de diffusion que des moyens de production. Le développement des home-studios, de la musique assistée par ordinateur, des processus d’enregistrement allégés, l’échantillonnage, le travail collaboratif rendent la fabrication de « disques » abordable, indépendante des « professionnels de la profession »  et, souvent, avec des qualités techniques, un rendu sonore tout à fait acceptables. Internet, ensuite, classiquement, se charge de la diffusion par les moyens bien connus.

En principe, bien que le poids de l’environnement et les attachements automatiques entraînent comme partout mimétisme et conformisme, les contraintes externes quant à l’orientation à donner à l’œuvre sont réduites drastiquement. On peut ainsi espérer rencontrer, du moins théoriquement, des formes « libres ».

Le netlabel, en mettant à disposition sa structure, sa bande-passante, fait des choix, sans doute, mais sans mesure avec la frilosité et l’exigence de formatage des maisons de disques (comme on disait au XXème siècle). De plus, l’offre d’hébergement pour un musicien est assez pléthorique.

On voit ainsi se dessiner un paysage où tout est, musicalement (et aussi au niveau des possibilités d’expérimentation), permis, ou du moins fortement délié, autant du point de vue du créateur que de l’auditeur, où tout le travail de la médiation réside dans la forme qui surgit.

Donc, voici quelques liens permettant d’aller juger sur pièces, de braconner, de trouver peut-être quelque chose (voir également les liens vers les netlabels)…

http://sonicsquirrel.net/?cat=home

http://www.notheen.com/

http://phlow-magazine.com/

Un blog, en français, inévitablement très restreint face à la "production", qui chronique des disques (plutôt dans une veine folk, pop…) :

http://netlabelsrevue.blogspot.com/

Une façon de sortir des procédures usuelles et de répondre, en actes (comme dans le domaine du logiciel libre), au marché de l’entertainment vorace.

Et puis, la musique, ça se pratique également. D’une façon ou d’une autre…

http://www.dontcrack.com/freeware/

 

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