mercredi, 30 décembre 2009
2010, année de la conjuration des maléfices ?
10 bonnes raisons pour affronter 2010 avec
hargne et détermination.

Photo récupérée sur twitter après l'élection contestée d'Ahmadinejad en juin 2009.
Vrai cliché ou photomontage ? Qu'importe, pourvu qu'il reflète la situation.
Que périsse la théocratie !

"Et mourir sans vengeance ou vivre dans la honte ?" (Corneille, Le Cid)(HAZEM BADER/AFP/Getty Images)

La dignité et les larmes de Vertie Hodge, 74 ans, pendant l’inauguration de la fête auprès de Martin Luther King junior à Houston, et après le discours du Président Barack Obama. (AP Photo/Houston Chronicle, Mayra Beltra)

De quoi l'intrusion est-elle le nom ? L'intégration. (AP Photo/Emilio Morenatti)

La guerre en Afghanistan au quotidien, Province de Kunar. (AP Photo/David Guttenfelder)

Regardez la burqua ...(MOHAMED DAHIR/AFP/Getty Images)

Au Pakistan, l'exode obligatoire des civils depuis les zones de combat entre talibans et armée régulière (AP Photo/Ijaz Muhammad)

Les ravages de la guerre. (Scott Olson/Getty Images)

Autonomie du Xinjiang : Les Ouighours soumis à la brutalité de l'impérialisme chinois. Il serait peut être temps pour le gouvernement français, de cesser de se faire infliger certaines raffarinades contre nature, voire d'obscènes bertrandades Umpesques telles la sodomie sans vaseline, par notre grand frère, le PC chinois. (REUTERS/David Gray)

"La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout."
Coluche
BONNE ANNÉE 2010 !
Agathe et Cui cui.
06:00 Publié dans HURLEMENTS, International, Politique | Lien permanent | Commentaires (56) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, iran, afghanistan, ahmadinejad, guerre, faim, déplacements, misère, combat
lundi, 05 octobre 2009
Stand the gettho

Ma mère disait « Il faut aller en course mon garçon », j'attendais ce moment-là avec impatience. J'aimais passer d'un commerce à l'autre, la guerre me faisait zigzaguer pour remplir fidèlement la liste de commissions. Le pire était à venir. Des magasins dans lesquels je ne pourrais plus entrer. Des magasins portaient sur leurs façades cette étoile, la même que celle cousue au revers de ma veste. Les autres ne voulaient plus de moi. Je ne comprenais pas.
Aujourd'hui, je suis un vieux monsieur. Je vis dans un quartier où je revis les affres, la souffrance de mon écartement, de mon isolement, de ma stigmatisation.
Le ghetto a repoussé.
Une bienveillance religieuse m'invite à m'écarter, à m'isoler, à ne fréquenter que ceux de ma communauté.
Après la guerre, j'ai retrouvé ce que l'on m'avait volé de plus cher, la liberté d'aller où bon me semblait. Fondu, noyé dans la masse, voilà ce qui m'importait. Un être humain, point.
J'ai froid dans le dos quand je passe devant ces commerces, supermarchés, restaurants, ces écoles religieuses dont la façade affiche ce qui nous a horrifié. Je revois ma mère, la confusion de ces explications à mes questions sur l'interdiction de circuler et d'acheter librement. Comment aurait-elle pu donner le pourquoi de cette injustice ?
Je passe mon chemin. Je suis vieux.
Mais ...
Heureux d'avoir mon âge. Heureux d'avoir mis mes enfants dans des écoles publiques avec tous les autres. Heureux d'aller chez l'épicier du coin, à la pharmacie, à la boulangerie, au centre commercial.
Heureux de parler avec mes voisins, d'ignorer leur métier, leur vices, leur religions, leurs votes.
Heureux de n'être vu que comme le vieil homme dont on demande des nouvelles de sa santé quand on ne l'a pas vu depuis plusieurs jours.
Agathe
06:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (84) | Envoyer cette note | Tags : guerre, stigmatisation, liberté, appartenance
vendredi, 04 septembre 2009
La complainte de Supercrado, anti-écologiste par nécessité.
Attention ! Ce billet, par la crudité de ses propos, est susceptible de choquer les âmes sensibles, les enfants, les électeurs d'Europe écologie, certains bobos, les groupies de Nicolas Hulot et les fans de Daniel Cohn Bendit, les électeurs de Nicolas Sarkozy, les socialistes et les centristes…
Amis du Web, je me présente : Monsieur Supercrado ; Français désespérément moyen mais de plus en plus attiré vers la France d'en bas ; désormais catalogué comme mauvais citoyen !
Pensez !
Je fais pipi dans les WC, gaspillant des centaines de litres d’eau ; je pète et rote comme une vache, contribuant ainsi à amincir la couche d’ozone ; je prends des bains dans ma baignoire ; je roule dans une voiture de plus de 15 ans parce que je n’ai pas les moyens de m’en racheter une, véhicule qui par ailleurs, pollue comme une bombe au napalm ; je ne récupère pas mes étrons quotidiens pour en faire de l’engrais ; je déteste les droites UMP et PS qui veulent nous asphyxier financièrement avec leur taxe carbone ; j'utilise les masques destinés à nous protéger du virus H1N1 comme string...
Inutile de vous préciser que l'écologie n'est pas ma préoccupation majeure : tenter de subsister décemment me concerne davantage.
Et pourtant, tenez, regardez Nicolas Hulot ( @si payant) : il va nous abreuver jusqu’à satiété de la promotion de son prochain film "Le syndrome du Titanic" qui sortira en octobre, long métrage dans la lignée de « Home » de Yann d’Arthus-Bertrand. À la télévision et dans tous les médias, attendez vous à déguster du "Hulot", matin, midi et soir. De quoi provoquer une indigestion d’écologie, de politiquement correct, de green fashion, de terrorisme du bien-se-comporter ; bref on risque d'assister à un immense festival du conformisme béat de médias moutonniers et sans imagination. Quelle misère, mes aïeux !
Nonobstant, moi, Supercrado, j’en ai un peu marre qu’on me fasse la morale à tout bout de champ. Fais pas ci, fais pas ça, c’est pas bien, attention, c’est interdit, la planète, les ours polaires, les bébés phoques, les oiseaux, les éléphants, le développement durable, les rivières, les gaz à effet de serre, l’ozone, les déchets, l'eau, l'hygiène, l'air. Et pendant ce temps on flingue, on bombarde tout ce qui bouge au Moyen Orient et en Orient, les Américains continuent à polluer la planète à tout berzingue et au moins 923 millions de Terriens souffrent de malnutrition...
Un peu de cohérence, ventrebleu !
Certes ! On est bien décidé à préserver la nature, les mecs, mais quid du milliard d’humains qui crèvent la dalle, quid des sommes monstrueuses (des centaines de milliards) gaspillées par les complexes militaro-industriels pour faire les guerres ? Ne croyez vous pas, bande de nazes , que si on débloquait 50 % des budgets de la défense et d’armements des grands pays occidentaux , les problèmes écologiques seraient vite résolus ? Et celui, essentiel, de la famine dans le monde ? Il suffirait de 30 milliards pour enrayer ce fléau...
Que Sarkozy, Brown et Obama fassent sortir leurs ruineuses forces armées d’Afghanistan et d’Irak pour les USA, et qu’ils allouent les sommes économisées à l’écologie ! Là, on pourra vérifier leur réelle volonté politique de lutter pour sauver la planète. Alors avant de nous faire raquer toujours plus de taxes, élites de ce monde, tâchez de nous montrer l’exemple d'en haut !
Coût de la guerre en Afghanistan : US $ 226 milliards - Coût de la guerre en Irak : US $ 679 milliards
Coût total des guerres : US $ 905 milliards !
IMAGINEZ les répercussions de l'insufflation de 900 milliards de $ dans l'économie mondiale pour promouvoir de nouvelles énergies et éradiquer la misère ?
Le jour où le Président de la République nous dira : "Voilà, j'ai décidé d'enlever nos militaires d'Afghanistan, je réduis le budget militaire de 30 % et je consacre ces crédits économisés à l'élaboration d'un plan destiné à concevoir des énergies peu polluantes et favoriser une économie qui ne massacre pas notre environnement : ALORS OUI, LES AMIS, JE CROIRAIS À LA SINCÉRITÉ DE NOS POLITIQUES ET J'ADHÉRERAIS SANS RÉSERVE !
Sinon ? Pipeaux, fifrelins et billevesées ! Qu'ils aillent tous au diable !
Écolos de façade, Mamèriens professionnels de la politique, Cohn Benditois opportunistes, Duflotards geignards, Hulotistes calculateurs, osez donc poser les VRAIES QUESTIONS, CELLES QUI FÂCHENT à ceux qui détiennent les rênes du pouvoir !
On verra ainsi, si vous méritez vraiment la médaille d'or de la défense de la nature et le sceptre en vermeil de l'écologie politique que vous vous êtes si généreusement octroyés !
Parce qu'entre nous, braves lecteurs dubitatifs, la panoplie du parfait petit écologiste coûte terriblement cher, entre sa voiture propre, son énergie renouvelable, sa maison isolée, son alimentation bio, ses vêtements recyclables, devenir un véritable écolo certifié 100 % vert, doit bien vous demander un revenu substantiel de 4000 € par mois, non ?
Mais me direz vous, le moins étrange de cette affaire est que les partisans de cette taxe inique sont pour la plupart des gens dont les revenus sont largement supérieurs à la moyenne !
Baste, il est tellement plus facile d'être écolo quand on se retrouve dans la tranche des plus aisés ! Quoi de plus élégant que de s'exhiber "green addict" ?
Sur ce, amis de Cui cui l'illusoire prophète de malheur et mauvais esprit s'il en est, faîtes bien gaffe à certains écologistes de salons si peu francs du collier qui souhaitent vous faire prendre des vessies pleines pour des lampes à huile bio !
Cui cui fit l'oiseau, volontiers écologiste lorsqu'il possèdera le train de vie confortable et nécessaire pour le devenir...
06:00 Publié dans Billet d'humeur, Ecologie, humour, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (133) | Envoyer cette note | Tags : écologie, humour, guerre, afghanistan, irak, taxe carbone, conformisme, verts, cohn bendit, budget militaire
vendredi, 31 juillet 2009
Témoignage d’un pakistanais en vacances près de la frontière afghane.
Ceci n’est pas du journalisme. Juste une conversation à bâton rompu avec un pote pakistanais qui revient de chez lui. Un simple témoignage. Je ne vois pas pourquoi Ali me raconterait des histoires…
Ali, n’est pas Pachtoun, il habite pourtant à côté de Peshawar. Il se méfie terriblement car en ce moment : l’anarchie règne dans cette région. Chaque citoyen pakistanais qui vient d’Europe est menacé d’enlèvement. La raison : des demandes de rançons à la famille de l’otage. (de 3000 € à 15.000 €) selon la fortune estimée. La police est complètement dépassées par l'anarchie qui règne dans la région et l'armée a d'autres chats à fouetter. Là bas, la crise économique est à son apogée. Les produits invendus du voisin chinois et à priori destinés aux occidentaux inondent le marché pakistanais, notamment le textile, mettant en faillite des milliers d’artisans. La criminalité suit une courbe parallèle à celle du chômage.
Pour Ali, la vie en France est un paradis, même s’il travaille dur sur les marchés. Sa famille est à l’abri mais il n’ignore pas qu’il est source de convoitise et de jalousie au sein de la collectivité amicale et familiale de son pays d’origine. Souvent, les kidnappeurs sont des voisins car les rançons demandées sont calculées au plus juste des possibilités financières des familles…
Une branche de sa famille est de nationalité afghane car la frontière est extrêmement poreuse vu que les populations, notamment les Pachtouns sont de la même origine ethnique.
En ce moment en Afghanistan, selon de nombreux témoignages, les Américains procèdent à la politique de la terre brûlée, bombardant à tout crin les villages supposés héberger des « talibans ». La cote des troupes de l’Otan au sein des populations afghanes et pakistanaises a terriblement baissé depuis quelques mois suite à ce surcroît offensif.
Obama qui bénéficiait d’un réel préjugé favorable est désormais disqualifié aux yeux de la population de cette région. Trop de civils subissent les contre-coups des violents bombardements et des offensives terrestres. Porter une barbe devient suspect. Les troupes américaines exercent "leurs droits" de poursuite jusqu'à l'intérieur du Pakistan. Pour Ali, l’embourbement est quasiment certain, d’autant que les autorités pakistanaises ne sont ni claires ni très déterminées.
Les armes n’ont jamais autant circulé. Qui les fournit ? Avec quel argent ? La frontière pakistano-afghane est devenue un lieu trouble, où on ne sait plus qui est qui. Le Pakistan ne tient plus que par la puissance de son armée et le jeu trouble de dirigeants politiques équivoques.
J’ai évoqué le poids du pouvoir de la religion musulmane que les journalistes occidentaux décrivent comme très lourd. Ali est musulman pratiquant sunnite modéré. Sa perception des gens que l’on nomme « talibans » en occident est totalement différente de celle que diffuse notre Presse c'est à dire des fous d’Allah fanatisés. Pour lui, les talibans sont certes croyants mais font surtout partie de centaines de clans guerriers dirigés par des chefs. La guerre est inscrite depuis toujours dans la mentalité afghane, c’est presque devenu un jeu, d'autant que des étrangers occupent leur pays.
Certains talibans ne sont que des bandits de grands chemins. Les journalistes occidentaux, presque tous "embedded" et ignorant la langue et les usages ont du mal à discerner les différences entre les combattants. Mettre tous les talibans dans le même sac religieux est à la fois commode pour les états majors et simplificateur pour justifier médiatiquement la guerre d'Afghanistan.
Enfin notre ami, qui est un homme très fin d’une cinquantaine d’année, analyse la situation dans son pays d’une drôle de manière. Pour lui, cette région du monde, sa patrie, est à cause de sa position stratégique essentielle, l’enjeu de puissance sombres et troubles qui manipulent sans vergogne les citoyens de ces pays si pauvres.
Selon lui, les sommes dépensées pour la guerre dans cette région sont considérables et son peuple est manœuvré comme une marionnette par des tyrans retors issus de pays très riches mais peu puissants mais aussi par de grandes nations qui se font la guerre par pauvres gens interposés , tous les commanditaires étant dotés d’une puissance financière abyssale.
L'Arabie Saoudite, l'Iran, les USA, L'Europe comme supplétif des Américains, la Russie, la Grande Bretagne et la Chine se disputant l'hégémonie d'une partie stratégique du sous-continent indien notamment en approvisionnement pétrolier...
Amis du Village, j'espère ne pas vous avoir trop ennuyé mais j'aime tellement écouter les autres et partager...
Loin de nous, la prétention de détenir la vérité sur des situations si complexes. Tout au plus, Ali a t-il ajouté un modeste élément supplémentaire à l'édifice afin d'essayer de comprendre un tant soit peu les tenants et aboutissants d'un conflit qui, fatalement, finira mal.
À après.
Cui cui l'oiseau interlope.
07:00 Publié dans International, vécu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, afghanistan, guerre, obama, peshawar, pachtouns, talibans, otan, nato
vendredi, 28 décembre 2007
Bhutto ou le chaos ?
Il y a deux mois, avant que nous ne nous retrouvions au Village, nous écrivions ces quelques lignes, aujourd'hui prémonitoires, basées sur les témoignages de Pakistanais fraichement émigrés en France. Il n'y a que dans les films américains que les histoires finissent bien...Aujourd'hui c'est le chaos et les apprentis sorciers de Washington sont K.O.
http://www.afp.com/animations
Pakistan, la poudrière de 170 millions d'habitants
Fondé en 1947, sur une scission de l'Inde, (colonie et fleuron de l'Empire britannique), le Pakistan a été créé sur la base d'un séparatisme religieux. La religion de cet État étant comme chacun sait, la foi musulmane. Un pays qui ne tient que par son régime de fer, son obédience aux Etats-Unis, ses attentats terroristes et son arme nucléaire (comme pour son meilleur ennemi : L'Inde avec qui des heurts sont réguliers).
Au pouvoir depuis 1999, le président actuel, le général Pervez Musharraf, doit céder le pouvoir pour des raisons constitutionnelles. Et c'est la que ça se complique.
Selon nos sources, si des élections libres avaient lieu, les partis islamistes remporteraient la victoire, haut la main… Imaginez un état islamiste radical de 170 millions d'individus possesseur de la bombe atomique, et ce au carrefour de la Chine, de l'Afghanistan et de l'Inde.
Vous voyez le tableau ?
Les Américains aussi. Eux qui considèrent comme vitale leur influence dans ce Pays qui possède la bombe nucléaire. Alors ils ont demandé à Benazir Bhutto, seule femme, premier Ministre en 1988, dans un État islamique, mais antérieurement compromise par des affaires de corruption (réelles ou montées de toutes pièces) , de se représenter au suffrage populaire.
Les derniers attentats à Karachi faisant plus de 130 morts montrent que la lutte pour le pouvoir a commencé. Dans ce pays ou la pauvreté gagne de plus en plus de terrain, où les flux d'émigration vers l'Angleterre et la France sont de plus en plus importants, et l'économie est lacérée par les dynamismes chinois et indiens !
Cette région représente probablement le plus grand risque de guerre nucléaire dans le monde, bien avant les risques dus àl'hypothétique bombe iranienne. Un pays pauvre disposant de moyens de destruction massive, au milieu d'un continent ou la croissance faramineuse représente, aux yeux de tous un danger extrême pour les années à venir.
Un coup d'état militaire pro-américain est il inéluctable ?"
C'était notre interrogation il y a deux mois. Depuis il y a eu l'état d'urgence sur fond de terrorisme, sa levée partielle mais toujours les exactions contre la presse, http://www.amnesty-internationa
Nul doute que Mme Bhutto était la carte maitresse de Washington. Mais maintenant ?
Les Etats-Unis vont-ils s'entêter après cet attentat et la mort de Bhutto à exiger des élections libres et démocratiques ?
Ne risquent-ils pas d'obtenir le même résultat qu'en Palestine où le vote avait amené le Hamas au pouvoir ?
Prendront-ils le risque de voir des Islamistes au pouvoir dans ce pays qui possède la bombe ?
Préféreront-ils s'appuyer, comme au bon vieux temps géopolitique de la Guerre Froide, sur le Général Kiani, un galonné moins usé que Musharraf, ancien chef des services secrets ?
Le Village
sur un billet originel de cui cui
06:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : Bhutto, Pakistan, guerre, assassinat










