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vendredi, 23 octobre 2009

Les 'Nobel', belles, belles comme l'humour !

  • 2009 Oliver Williamson et Elinor Ostrom (USA),
  • 2008: Paul Krugman (USA),
  • 2007: Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson (USA),
  • 2006: Edmund Phelps (USA),
  • 2005: Robert Aumann (Israël) et Thomas Schelling (USA),
  • 2004: Finn Kydland (Norvège) et Edward Prescott (USA),
  • 2003: Robert Engle (USA) et Clive Granger (GB),
  • 2002: Daniel Kahneman (USA) et Vernon Smith (USA),
  • 2001: George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz (USA),
  • 2000: James Heckman et Daniel McFadden (USA),
  • 1999: Robert Mundell (Canada),
  • 1998: Amartya Sen (Inde),
  • nobel-4a.jpg

  • 1997: Robert Merton et Myron Scholes (USA),
  • 1996: James Mirrlees (GB) et William Vickrey (USA),
  • 1995: Robert Lucas Jr (USA),
  • 1994: John Harsanyi et John Nash (USA), et Reinhard Selten (Allemagne),
  • 1993: Robert Fogel et Douglas North (USA),
  • 1992: Gary Becker (USA),
  • 1991: Ronald Coase (GB),
  • 1990: Harry Markowitz, William Sharpe et Merton Miller (USA),
  • 1989: Trygve Haavelmo (Norvège),
  • 1988: Maurice Allais (France),
  • 1987: Robert Solow (USA),
  • 1986: James Buchanan Jr (USA),
  • 1985: Franco Modigliani (USA),
  • 1984: Richard Stone (GB),
  • 1983: Gerard Debreu (USA),
  • 1982: George Stigler (USA),
  • 1981: James Tobin (USA),
  • 1980: Lawrence Klein (USA),

Tels sont les 47 lauréats du prix Nobel d'économie depuis 29 ans... 36 Américains, 4 Anglais, 1 Canadien, 2 Norvégiens, 1 Allemand, 1 Israélien, 1 Indien et 1 Français. C'est à dire que selon les pantins des jurys du Prix Nobel, 85 % des économistes mondiaux seraient donc américains !

Ne riez pas tout de suite !

Observez auparavant le résultat sur le terrain de l'économie américaine et les résultats désastreux malgré une troncature plus ou moins habile des statistiques pour éviter l'affolement !

Vous vous esclaffez ? Normal !

L'économie des États Unis, malgré cette formidable élite pré-citée, subit une récession considérable consécutive à la crise des sub-primes et à des distributions sans discernement de crédits.

Je ne parle même pas de la Grande Bretagne, hâvre économique paradisiaque et modèle pour la France  selon l'auteur de "l'économie faite par les nuls", j'ai nommé le célèbre journaliste et chroniqueur que les médias s'arrachent et que le monde entier nous envie, Sa Suffisante Excellence , professeur "Honoris Causa" du Grand Journal et des Guignols, de Canal +,  Jean-Michel Aphatie !

Aussi ne vous raconté-je pas la désespérance vécue dans les chaumières : si on ne peut plus se fier à des experts, vers quel type de civilisation se dirige t-on ? Si l'État américain et les sociétés privées payent des études, des laboratoires, des équipements hors de prix aux Universités prestigieuses des States, les meilleures du monde, vantent sans rire les organismes bidons de notations universitaires aussi pertinentes que leurs homologues financières corrompues jusqu'à la moëlle, pourquoi édifier des campus dorés où quotidiennement des chercheurs en économie se plantent  irrémédiablement et quelles solutions nous reste t-il ?

Alors, sans sombrer dans le populisme ( concept ressassé par quelques misérables  exégètes de la pensée  centriste molle qui fourmillent sur Internet en lançant doctement quelques poncifs éculés,  et notion politique inepte à mes yeux puisqu'ielle mène historiquement  à l'homme providentiel et au pouvoir personnel ) , une question  m'interpelle : Mais bon sang, à quoi servent donc tous ces experts économiques qui ratiocinent, dissèquent, se contredisent, déclament, affirment, condamnent, prévoient, se disputent, triturent les chiffres, sortent des formules alambiquées ?

Dites moi, mes bons amis, n'avez vous pas remarqué que lorsqu'on assiste à leurs joutes, on a parfois l'impression d'assister à un congrès de druides gaulois amateurs de cervoise devisant bruyamment sur les vertus thérapeutiques des boules de gui cueillies par une nuit sans lune, au cri du loup et au hullulement de la chouette ?

Ils sont grotesques, pédants, manquent de distance, en une phrase : ils se discréditent chaque jour davantage !

En fait, je vais vous faire une confidence : bien qu'ils en sachent techniquement bien plus que nous, je crains qu'ils ne soient  aussi  démunis que nous sur les solutions à apporter ou tout simplement complètement perdus sur le déroulement des crises successives qui nous attendent !

Alors, je me permets d'adresser une supplique à nos amis journalistes et pseudos experts économistes : de grâce relativisez, parlez au conditionnel et surtout restez humbles !

J'en terminerais par une pirouette humoristique : pourquoi ne pas proposer au jury des "Nobel" d'économie, nos illustres incompétents  et précieux ridicules tels que Nicolas Baverez ou Jacques Marseille, auxquels nous adjoindrions pour les Nobel de Littérature, nos pitoyables génies caquetants et emplumés des basse-cours médiatiques André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy ou Alain Finkielkraut ?

Au niveau actuel des Prix Nobel, ils le valent bien : notre considération envers le mérite des prix Nobel étant passée du stade de la dynamite à celui du pétard mouillé.

Rajoût de dernière minute : lire l'opinion de Paul Jorion sur les prix Nobel d'économie cet après midi même sur son intervention vidéo dans les dernières minutes : le constat est édifiant !

 

Amis et ennemis, à après et bonne fin de semaine !

 

Cui cui fit l'oiseau, gibier à viser sans modération.

 

vendredi, 09 octobre 2009

Blair à la Présidence de l’UE ? Pourquoi pas Berlusconi pendant que vous y êtes !

Décidément les amis, les voies de nos seigneurs européens sont impénétrables !

Ne voilà t-il pas que nos élites européennes oui-ouistes, enivrées par leur (difficile) triomphe irlandais en 2 rounds grâce à un arrangement factice avec l’arbitre veulent nous gratifier ; après le vote du Traité de Lisbonne dont on nous décrit l'application comme un long processus fleuri et embaumé accompagné d’une musique envoûtante ; de la présidence d’un individu, tenez vous bien, dont le moins qu’on puisse dire est que son incarnation semble très éloignée de l’idéal européen, j’ai nommé Tony Blair himself, Britannique avec tout ce que les élites de cette Nation charrient de valeurs anti-européennes, d'égocentrisme insulaire, de morgue post-coloniale et de soumission à l’empire américain !

mirrorpix-a-valentines-day-message-to-tony-blair-and-george-bush-make-love-not-war.jpgDans le même ordre d’idées, imagineriez vous qu'on nommât Ben Laden comme assesseur au Vatican, Poutine, médiateur aux Nations Unies, Le roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, souverain  d’Arabie Saoudite, responsable religieux à Tel-Aviv, le grand Schtroumpf directeur du parc de Disneyland, Jean-Michel Aphatie, journaliste à Politis, Christophe Barbier, rédacteur de billets au village des NRV !

Stupeur et intense rigolade !

Vous rendez-vous compte : envoyer à la tête de l’Union Européenne l’ancien caniche du sinistre Bush, le top model ultra-libéral Tony Blair, pro-américain viscéral, ancien dirigeant d’un pays qui ne s’est jamais senti proche des thèses franco-allemandes et qui cherche à tout prix à cantonner ce conglomérat incertain de 27 pays qu'il a souhaité informe, merdique et ingouvernable, en un gigantesque marché sans base politique ni sociale ! Rappelons qu'il fut en son temps, incapable de faire rentrer la Grande Bretagne dans l’Euro et dans l’espace de Schengen et fut un ardent partisan de l’intervention en Irak comme lieutenant docile des USA contre l’axe franco-allemand.

L’incohérence de ces inconscients de oui-ouistes frise vraiment la bêtise la plus noire. Élire Tony Blair à la tête de l’UE, c’est faire rentrer le loup dans la bergerie ! Sont-ils aveugles à ce point ou aspirent-ils à transformer ce fat qui a quitté son poste de premier Ministre de Grande Bretagne la queue entre les jambes, en un fossoyeur de l'Europe politique ?

Dans une certaine mesure, et ceci dit sans humour aucun, électeurs du "oui" au Traité sur la Constitution européenne, vous qui jubiliez 896075-1058478.jpgtant, ce lundi après le vote irlandais, sachez que si par chance, vos dirigeants nommaient Sir Tony Blair à la tête de l’Union Européenne, nous autres, anciens partisans du non, y verrions comme une revanche immanente et la preuve inespérée d'un triomphe surprenant qui nous tomberait du ciel.

Car comme disait notre immense penseur hexagonal et  brillant polyglotte , Jean-Pierre Raffarin : "Win the yes need the no to win again the no", expression géniale que je paraphraserai humblement, avec déférence devant le fabuleux savoir de notre grand philosophe poitevin en : "We'll need Tony Blair to win against liberal Europa"

Amen !

Lectrices, lecteurs, bon après midi, excellent week end et à après si le destin nous est favorable !

Nota bene : j'aime la Grande Bretagne et son art de vivre tout en n'appréciant que fort peu ses dirigeants. En ce qui me concerne, je n'ai jamais confondu peuples et élites.

By cui cui, animateur occasionnel du "Village des NRV", blog politique fantôme, errant quelque part sur le Net.

 

 
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