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mercredi, 03 septembre 2008

Des Vagues vagues ...

 
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La vitesse excessive : une des armes de destruction massive des droits élémentaires.
 
Ainsi, le cadeau fiscal a été promulgué en laissant la plupart des citoyens hébétés ...
 
Ce rythme a permis d'embrayer et de défoncer à tombeau ouvert les portes. Un passage à double battants.
Une précision d'orfèvre, la suite, toujours allegro ...
La maîtrise des risques.
Les mouvements de grève ont été anticipés, les déchaînement éventuels parfaitement calculés et contrôlés. Une analyse (évidente) des différentes réactions post-élections a suffi à faire plancher très vite le gouvernement sur le sujet. La batterie de réformes a imposé le service minimum pour les services publics les plus perturbateurs. L'Etat a déclenché  la paralysie la plus efficace. 
Le pire s'est succédé dans un silence de plomb.
Mais, revenons à nos moutons.
Les grèves. 
Invisibles a persiflé le président.
La croissance n'est pas au rendez-vous, la paupérisation "en plein essor".
Les suspensions de salaire expliquent sans doute, en partie, la difficulté à se solidariser. Les élections législatives ont apporté un léger revirement.
La route est traçée, les virages négociés.
Une grève des postiers est prévue bientôt.
Le silence est inquiétant.
C'est le vague ...
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Agathe

dimanche, 15 juin 2008

Sondage général

 

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Arlette Laguiller, ce dimanche 15 juin, sur Canal plus, face à une animatrice à l'impertinence exportable, a déclaré : 

« Face à tous les mauvais coups du gouvernement, il faudrait vraiment une grève générale, une grève d'ensemble. »

Puis :

« Malheureusement, à la fois les grandes organisations syndicales sont divisées et en plus, elles craignent en réalité une grève générale qui pourrait leur échapper. »

Les deux assertions sont sans aucun doute valides. Les petits soubresauts hebdomadaires, les défilés un chouia sinistres n'ont que peu de portée ; les fameuses « journées d'action ». Les syndicats gèrent leurs vexations et leur réformisme. 

Engels écrivait en 1873 :  

« La grève générale est, dans le programme de Bakounine, le levier qui sert à déclencher la révolution sociale. Un beau matin tous les ouvriers de toutes les entreprises d'un pays ou même du monde entier abandonnent le travail, obligeant ainsi, en quatre semaines tout au plus, les classes possédantes soit à capituler, soit à attaquer les ouvriers, si bien que ceux-ci auraient le droit de se défendre, et par la même occasion d'abattre la vieille société tout entière. Cette suggestion est bien loin d'être une nouveauté : des socialistes français et à leur suite des socialistes belges, ont, depuis 1848, souvent enfourché ce cheval de bataille qui, à l'origine, est de race anglaise. Au cours du développement rapide et vigoureux du chartisme parmi les ouvriers anglais, à la suite de la crise de 1837, on prêchait dès 1839, le « saint mois », la suspension du travail à l'échelle de la nation, et cette idée avait trouvé un tel écho que les ouvriers du nord de l'Angleterre tentèrent en juillet 1842 de la mettre en pratique. Le Congrès des Alliancistes à Genève, le 1° septembre 1873, mit également à l'ordre du jour la grève générale. Simplement tout le monde admettait qu'il fallait pour la faire que la classe ouvrière soit entièrement organisée et qu'elle ait des fonds de réserve. C'est là précisément que le bât blesse. D'une part les gouvernements, surtout si on les encourage par l'abstention politique, ne laisseront jamais arriver à ce stade ni l'organisation ni la trésorerie des ouvriers; et d'autre part les événements politiques et les interventions des classes dominantes amèneront l'affranchissement des travailleurs bien avant que le prolétariat ne parvienne à se donner cette organisation idéale et ce fonds de réserve gigantesque. Par ailleurs, s'il les possédait, il n'aurait pas besoin du détour de la grève générale pour parvenir à son but. »  

Ce à quoi Rosa Luxemburg, en 1906, dans « Grève de masse, Parti et syndicats » répliquait : 

« C'est sur une telle argumentation que se fonda dans les années suivantes l'attitude de la social-démocratie internationale à l'égard de la grève de masse. Elle est dirigée contre la théorie anarchiste de la grève générale qui oppose la grève générale, facteur de déclenchement de la révolution sociale, à la lutte politique quotidienne de la classe ouvrière. Elle tient tout entière dans ce dilemme simple : ou bien le prolétariat dans son ensemble ne possède pas encore d'organisation ni de fonds considérables - et alors il ne peut réaliser la grève générale - ou bien il est déjà assez puissamment organisé - et alors il n'a pas besoin de la grève générale. Cette argumentation est, à vrai dire, si simple et si inattaquable à première vue, que pendant un quart de siècle elle a rendu d'immenses services au mouvement ouvrier moderne, soit pour combattre au nom de la logique les chimères anarchistes, soit pour aider à porter l'idée de la lutte politique dans les couches les plus profondes de la classe ouvrière. Les progrès immenses du mouvement ouvrier dans tous les pays modernes au cours des vingt-cinq dernières années vérifient de la manière la plus éclatante la tactique de la lutte politique préconisée par Marx et Engels, par opposition au bakouninisme : la social-démocratie allemande dans sa puissance actuelle, sa situation à l'avant-garde de tout mouvement ouvrier international est, pour une très grosse part, le produit direct de l'application conséquente et rigoureuse de cette tactique. » 

Engels, écrira cependant, en 1893 : 

« La grève politique doit, ou bien vaincre tout de suite, par sa seule menace (comme en Belgique où l’armée était très secouée), ou se terminer par un fiasco colossal ou, en définitive mener directement aux barricades. » 

Alors, aujourd'hui, dans ce monde pseudo-mondialisé, dans cette Europe autiste, face à ce pouvoir qui suit sa route funeste, face au marché abstrait et total, qui veut en découdre ? 

C'est une offre raisonnable d'action.

 

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lundi, 14 janvier 2008

quand il ne reste que le corps...ou Monsieur le Président, je vous fais une lettre

 

 

C'est une histoire de double punition.456acf5afa161ec7b285db1a7ec7cf65.jpg

Le malade est coupable.

Coupable et responsable d'être malade. Ce responsable irresponsable va coûter cher à la société, il est donc puni.

Une première fois par sa maladie, une deuxième fois par la franchise payée à chaque achat de médicament, ce qui est censé le "responsabiliser".

Pas très grave direz-vous quand on a une angine, beaucoup plus quand on a une maladie nécessitant des soins longs, réguliers comme ici http://tinyurl.com/28zfow.

Presque tout à été dit sur l'iniquité d'une telle mesure, sur l'injustice sociale qu'elle accroît, sur la conception détournée de la solidarité qu'elle impose, sur son inefficacité pour "boucher le trou de la sécu", comme on dit, etc.

Il ne reste donc au malade fauché qu'à payer... de sa personne avant que la Faucheuse ne l'emporte.

Le corps objet politique : corps défaillant (âge, maladie, surcharge pondérale...) jeté de l'entreprise, corps rémunéré laissé au bon plaisir d'autrui ; corps-surface sur lequel des marques -commerciales ou personnelles- sont inscrites.
Ainsi, se fait-on parfois reconnaître là où la (re)connaissance manque. Une façon de s'affirmer, de s'identifier, de faire meute, tribu faute de classes et de peuple, obsolètes paraît-il.

Plus que le corps pour montrer son opposition ?

Depuis la tradition des enflammés de l'Inde à Jan Pallack http://tinyurl.com/3dql5v ,

celles des affamés volontaires (de Bobby Sands http://tinyurl.com/2t4hkr et http://tinyurl.com/2tmpe7 à Bové http://tinyurl.com/2evdsb),

à ceux qui désormais décident de cesser de se soigner pour protester http://tinyurl.com/ynpxku

Quand il ne reste que le corps individuel faute de corps constitués qui jouent leur rôle, on écrit au Président ou... on déserte.

 

Juliette

 
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