mercredi, 04 novembre 2009
Une interview exclusive * de Monsieur Jacques Chirac au JIVARO.
* Avertissement : ce pastiche est à consommer sans modération.
Jacques Chirac : un témoignage historique
essentiel sur la période la plus palpitante
du Gaullisme transcendantal !

Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview réalisée par Michou Brézé , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1
M-B : Bonjour Monsieur le Président, c'est une émotion particulèrement prégnante qui m'a étreint lorsque j'ai lu le premier tome de votre ouvrage. J'ai été saisi de la même fièvre lorsque, vers 25 ans j'avais entamé le Mémorial de Sainte Hélène, dicté par l'empereur déchu Napoléon 1er à son fidèle Las Cases entre 1815 et 1821.
J-C : Mon cher Monsieur Brézé, je comprends vos sentiments mais je vous demanderais de vous comporter avec moi comme vous l'auriez fait avec l'empereur, c'est à dire avec simplicité et une humeur de bon aloi ! Vous avez été distingué avec certains de vos collègues de très hauts niveaux comme Messieurs Elkabbach et Michel Drucker dont on connait l'alacrité et l'impertinence : je n'aime me frotter qu'à des interlocuteurs de taille !
M-B : Monsieur Jacques Chirac, j'ai noté au début de votre livre deux faits majeurs de cette œuvre magistrale, votre surnom scout était "bison égocentrique" et vous vous êtes fait déniaiser dans un bordel algerois. On perçoit déjà que sous le jeune homme un peu rebelle de gauche perçait un véritable Homme d'État prêt à tout les sacrifices pour se consacrer à son pays pour le plus grand bonheur de ses concitoyens.
J-C : Parfaitement. Après avoir suivi le cursus normal de l'ENA, le président Pompidou qui m'avait pris en affection m'avait promis une grande carrière : rentrer dans les baronnies gaullistes à cette époque c'était comme rentrer au Saint siège. Le couronnement se trouvait au terme de l'aventure. On pourrait estimer que j'ai mené une carrière rectiligne en zig-zag avec des hauts et des bas... Bien entendu, j'ai dû combattre de nombreux amis et ennemis, dans un premier temps, j'ai éliminé, Monsieur Jacques Chaban Delmas au bénéfice de Giscard, puis j'ai fait battre Monsieur Giscard d'Estaing dont je détestais la morgue au bénéfice de Monsieur Mitterrand qui m'en a gardé une reconnaissance éternelle et m'a facilité l'accession à la présidence en 1995.
M-B : En réalité votre cheminement montre comment un homme exceptionnel peut parvenir à transcender son parti pour l'intérêt public. D'autant que lors de vos mandats à la Mairie de Paris, votre générosité proverbiale a donné libre cours à de multiples aides aux plus défavorisés.
J-C : Tout à fait, Monsieur Brézé, je me suis montré parfois trop généreux envers de multiples relations dans le besoin : nous avions d'ailleurs table ouverte (frais de bouche à satiété) à l'Hôtel de Ville et nous réservions souvent des chambres d'hôtes à nos amis ! Cela nous a été suffisamment reproché injustement ! L'amitié et la bonté ne sont hélas pas toujours récompensées...
M-B : j'ai retrouvé dans votre livre les accents exaltants d'un véritable humaniste au service de son pays, uniquement dévoué au bien-être de ses compatriotes les plus humbles, désintéressé au point de se retrouver, pendant sa retraite obligé de loger chez l'habitant, un citoyen d'excellence détaché des biens de ce monde matérialiste, travailleur infatigable, réformateur inlassable, véritable héros intègre des temps modernes !
J-C : J'avoue, mon cher Brézé que ce portrait me sied à merveille, d'ailleurs j'attends autant de critiques mesurées de Mrs Elkabbach et Drucker qui possèdent, comme vous, une haute conception du journalisme respectueux. Et pour vous remercier, je vous dois une confidence : je vais vous expliquer ma méthode de travail où le temps joue un rôle considérable. Sur mon bureau, je mets les dossiers à résoudre sur ma droite, et sur ma gauche, les dossiers que le temps ou des évènements extérieurs indépendants de ma volonté ont résolu tous seuls ! Vous n'imaginez pas combien cette méthode purement chiraquienne a réglé de problèmes quasiment insolubles pendant 12 ans !
M-B : Merci Monsieur le Président et rendez-vous pour le prochain tome de votre extraordinaire épopée, allant des années 1995 à 2007 .
Amis de cui cui attention à la grippe aviaire... Snif... Et un bon blog à découvrir.
Enfin une dernière recommandation commune à Urbain et moi-même après avoir lu la Sorcière : évitez cet insipide roman de gare de Jacques Chirac et lisez , faites lire Marie Ndiaye.
Cui cui l'oiseau fêlé du Village des NRV
06:00 Publié dans humour, mauvais goût, Médias | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : le jivaro, jacques chirac, giscard d'estaing, frais de bouche, gaullisme, humour









