Avertir le modérateur

mercredi, 10 décembre 2008

Doit-on s’en émouvoir ? (III)

torcycarrefour.jpg

 

 

Les nouveaux lieux de vie (sur terre.)

 


Dans les gazettes virtuelles offertes gracieusement à la curiosité ( forcément malsaine) du chaland internaute, on peut trouver, comme jadis les archaïques chroniqueurs « papier » les découvraient sur des « feuilles de choux », des motifs sinon d’émotion ( « à vous de voir »), du moins de réflexion ( nous réservons aux « médias professionnels » les motifs de génuflexion.)


Ainsi, sur le site qui nous héberge, pouvait-on lire dernièrement ( le 30/11/2008 ) un compte-rendu de fait divers, encore « en gestation » au moment où j’écris, mais déjà fort instructif de « la vie sur terre », et singulièrement en nos riantes banlieues décomplexées.

La mère avait pourtant dit que sa fillette avait «disparu» samedi vers 12h30 alors qu'elles se trouvaient toutes deux sur le parking de Torcy-Carrefour (Seine-et-Marne), a indiqué le procureur adjoint du parquet de Meaux, André Ribes.

Ce qui suscite mon émoi et ma réflexion, dans cette première in-formation c’est naturellement la forme qu’elle prend et corollairement qu’elle donne à la réalité supposée décrite. Mon attention est mobilisée d’abord par le « lieu » réputé « théâtre d’un incident » ( qui « au stade actuel de l’enquête », semble devoir être le lieu d’un événement qui n’aurait pas eu lieu). « Torcy-Carrefour », pour le dire, et le dire avec toute la force percutante de ses majuscules.


Bien que peu familier de cette région de Seine et Marne pourtant proche de ma bonne ville, je conjecture que l’appellation de ce « lieu-dit » ne dénote pas des routes multiples se croisant en une localité identifiée comme « Torcy », mais plutôt l’élévation d’une marque de supermarché à la dignité générale de « nom commun » susceptible de qualifier et d’identifier un lieu. Je tire spontanément cette conclusion du contexte de la citation : « le parking de Torcy-Carrefour » me semblant un indice décisif.
La suite de l’article me confirme dans mes supputations (de même que mon émotion) :


Des recherches au peigne

 
Les recherches, entreprises samedi après-midi, avaient été concentrées sur le centre commercial Bay 2. Les alentours avaient été passés au peigne fin, de même que tous les halls d'immeubles qui jouxtent le centre, ainsi que dans toutes les parties communes avoisinant le domicile des parents à Saint-Thibault-des-Vignes, situé à proximité du centre commercial, selon la source policière.


Partant de là, m’interrogeant sur ce que pouvait bien être cette localité de « Torcy-Carrefour » ( proche de Saint-Thibault-des-Vignes), j’ai scrupuleusement enquêté pour vous, cher lecteur attentif et justement exigeant, et découvert qu’en effet de telles « localités » existent (voir l’illustration) :


J’ai vérifié l’existence de Torcy-Carrefour, son parking, son centre commercial, ses larges allées, ombrées de luxurieuse végétation plastifiée, son grand concours de journaliers se croisant dans un joyeux embouteillage de caddies avides d’endettement des ménages, ses services de sécurité bardés d’insignes bigarrés, aux maîtres chiens bienveillants, déambulant joyeusement en lutinant au passage les adolescents désœuvrés (et chômeurs putatifs), sous le regard amusé des chalands goguenards, et ses alentours dégagés et dûment bétonnés qu’il s’agissait néanmoins ( pour les « sources policières ») de « passer au peigne fin », en dépit de la noria automobile bruyante et gazogène qui sillonne ces vastes espaces proprement a-ménagés, où toute trace de l’antique et hostile nature a disparu.
J’ai constaté qu’en ces temps modernes et opportunément « décomplexés », ces lieux sont ceux de l’épanouissement d’une forme de vie nouvelle, probablement imposée par la configuration urbaine que, pour paraphraser le maire de Champignac , on dirait «  forgée par la vaillante main de l’homme , elle-même guidée par les lumières du progrès et inspirée par le souci sacré de la satisfaction des besoins de nos concitoyens » .


J’ai constaté enfin qu’en ces lieux on ne risque guère de perdre son latin mais on peut assurément y perdre sa fillette ( même si c’est faussement).
Pourtant ce que nous restitue l’auteur « dématérialisé » de cette relation éristique, dans son actuelle confusion même :


La mère est soupçonnée d'avoir inventé l'histoire de la disparition de sa fille. Résultat, elle a passé la nuit de samedi à dimanche en garde à vue au commissariat de Noisiel (Seine-et-Marne.) On ne sait pas si elle va être mise en examen ou non.

et la perplexité qu’elle inspire sans doute à M.André Ribes (le procureur adjoint du parquet de Meaux) en charge de cet épineux dossier.


 «A notre niveau, tout ce qu'on sait c'est que c'est un problème familial, le couple était séparé, la gamine a été remise au père saine et sauve, a-t-on expliqué de source policière. En fait elle n'a jamais été en danger, elle n'a jamais été perdue.»

Ce qui donc nous est rapporté c’est une récidive postmoderne du « petit poucet » sur le mode virtuel, où la forêt profonde et menaçante est transformée ( par les effets de baguette magique de la fée Michel Edouard Leclerc) en un magnifique parking bétonné, rempli d’inoffensifs caddies et de placides véhicules à pétrole, en lieu et place des sombres frondaisons qui autrefois auguraient si mal du sort des enfants dans la noire obscurité desquelles les abandonnaient leurs impécunieux parents.


Finalement, rien d’étonnant à ce qu’en ces nouveaux lieux, directement inspirés des principes généreux de la Loi de Modernisation de l’économie, rien ( et notamment rien de « grave ») ne puisse se produire, dès lors que tout cela se déroule en une espace/temps où toute incidence du réel est effacée, et donc son innocuité garantie.


Et à ce compte là, rien d’étonnant à ce que « la petite poussette » n’ait pas été perdue en dépit des attentes/déplorations de sa génitrice, dont l’indignité même, mutatis mutandis, n’est plus excusée par un état de misère incapacitante (notamment à nourrir la pauvrette ) mais par un « problème familial .»
C’est donc un message optimiste que porte cet écho lointain de la seine et marne profonde mais néanmoins modernisée : Tout cela n’est pas réel. Rien de tout ça ( de tout ce qui demeurait dangereusement possible au monde affreux et périmé de la lutte des classes) ne peut arriver « pour de vrai » au monde merveilleux de Sarkoleclerclande  où seuls fleurissent et prolifèrent poncifs et clichés journalistiques, où « 
Les alentours sont passés au peigne fin » où «les halls d'immeubles jouxtent les centres » et où on s’abreuve aux «sources policières. » 


Tout cela n’est conté  et radio visé que pour votre divertissement, pour animer cette douce quiétude où seul l’ennui vous menace.


Nul doute que la leçon sera entendue et retenue par tous ceux de nos malheureux compatriotes qui ont eu la malencontreuse inspiration d’aller affronter la mitraille, le feu et les dangers de toutes sortes en prenant des villégiatures princières dans l’orient lointain, aux  palaces indiens dévastés, aux aérogares thaïlandais concentrationnaires : Oui décidément « on est bien mieux chez soi. »

 

distributeur_automatique.jpg

Urbain

vendredi, 24 octobre 2008

PRECAUTIONS UTILES AVANT LA BAISE

IMG_4789.JPG

J'introduis la baise qui suit de précautions...

Je déteste les amalgames, les généralités, les stigmatisations.

Donc ici il n'en sera pas question.

Il y a un "mais".

Dans la vie de tous les jours, nous pouvons être confrontés à ces humains là. Ils existent en vrai.

Dans ces mêmes corporations, nous savons certains incapables de ce type de comportements.

Je ne montre pas du doigt une profession, je crie mon dégoût contre des attitudes intolérables.

La scène à laquelle j'ai assisté aurait pu finir par un décès, une paralysie, une vie escamotée.

Heureusement, la victime s'en est tirée avec quelques blessures superficielles.

Avant de raconter cette scène ordinaire, j'ai une pensée pour les victimes de Montfermeil.

Me voilà dans la rue, hébétée, je reviens de la morgue. J'ai perdu un être cher. Entre chagrin et sentiment d'injustice.

Un croisement de rues, une voiture banale grille un feu rouge à vive allure.

Elle embarque un scooter qui passait au feu vert.

Le type est projeté en l'air sur dix mètres, rebondit sur le pare-brise. L'impact de son corps dessine immédiatement une toile d'araignée. L'homme retombe lourdement au sol.

La voiture a freiné brutalement.

Le passager de la voiture en descend. Le conducteur du scooter s'était relevé, il est blême.

"Ca va !  vous n'avez rien !". (Le ton est important, je traduis : "pas la peine de t'énerver")

Je crie : "Non mais attendez, je rêve, ne vous excusez pas, vous ne lui demandez même pas s'il est blessé".

Le passager du bolide se reprend et dit "Allez-vous asseoir".

Très vite, la conductrice dangereuse descend et s'engouffre côté passager, lui (l'ex passager) prend le volant et gare la voiture un peu plus loin sur le côté.

D'autres personnes sur place et moi-même (ma voix porte) lui lançons que nous savons qu'il n'était pas au volant. Il sort, me jette un regard agacé, je me porte témoin du conducteur du deux roues. Nous faisons remarquer à l'automobiliste faucheur le défaut de triangle pour prévenir les autres de l'endroit où le scooter est couché. (obligatoire depuis le 1er octobre (sic).)

Les pompiers écoutent quelques explications sommaires et soignent la victime sur place dans leur camion.

La femme (culbuteuse) n'est pas sortie de la voiture pour s'enquérir de quoique ce soit, je la pense prostrée. Le passager quant à lui explique aux pompiers les circonstances de l'accident.

Une voiture de gendarmerie arrive sur les lieux. Je suis interloquée (pas habituée à les voir intervenir en plein Paris).

Un homme en treillis en descend. Il s'approche de la voiture, la conductrice est descendue. Il lui serre la main et discute avec elle.

Jusque là, personne, ni l'homme au treillis, ni la femme (qui restera définitivement à côté de la voiture ou dedans) ne sont allés voir la victime.

Le treillis-man ira tout de même saluer son collégue (le passager).

J'avais raté l'essentiel.

Un type en costume sombre et chemise blanche (le super mega responsable des gendarmes) en pleine discussion sur l'accident avec la conductrice.

Il demande à parler à la victime ...

Le blessé vient vers moi et demande mon témoignage car un policier est arrivé sur place. Le costumé (Hyper boss des gendarmes) est énervé de voir que j'interviens comme témoin. Il est arrogant.

Le ton monte, nous lui rappelons que la victime a eu de la chance. Que nous attendons l'exemplarité, qu'il n'ont pas de triangle (et toc) ... Que si un enfant avait traversé à ce moment ... Le gendarme en costard (à hautes responsabilités) n'a aucun argument et s'énerve en disant "c'est mon numéro deux, nous avons des responsabilités, vous ne savez pas ce que c'est ...." - Je continue "Et que sa "deuxième" n'a pas daigné sortir pour s'excuser ou simplement demander au voltigeur s'il allait bien". Le policier le sort de son marasme, en menaçant de faire circuler tout le monde. Une voix insolente s'élève du groupe des témoins : "Taisez-vous, ne contrariez pas les forces de l'ordre, c'est de l'interne, ils vont s'arranger entre eux, si vous continuez vous allez vous prendre un coup de Taser".

L'agent de police a noté sur un bloc ordinaire.

J'ai eu comme l'impression de faire partie d'une mise en scène (un navet of course).

J'ai donné mes coordonnées au blessé.

J'espère qu'il va m'appeler ...

Pour la compréhension du dialogue : *Je dis nous, parfois, car j'étais accompagnée d'un membre de ma famille et que les propos étaient les nôtres ....

La loi, la tolérance zéro ...

 

scooter_mercurius_3.jpg

Agathe

 

 

vendredi, 15 août 2008

L’été des hyènes.

Dépêche AEP Jeudi 14 août 2008 – 20:47

"Un canard sauvage pris par un malaise cardiaque  alors qu’il survolait la région parisienne, précisément au dessus du village de Coubron en Seine Saint Denis, s’est écrasé en piqué sur le crâne d’un jeune mineur de 12 ans.

 1851870747.jpgL'adolescent était en train de déjeuner ce jeudi à 13h39 avec ses parents et grands parents à l’occasion d’un barbecue.

Alors que le jeune homme dégustait un magret de canard, il a été assommé par le contact violent du bec du volatile… Le petit Donald est dans le coma. Les médecins réservent leurs diagnostics. Le juge a mis en garde à vue le boucher qui a vendu le magret ainsi que les grands parents qui avaient préparé ce barbecue. L'enquête suit son cours. L'oiseau n'aurait pas succombé à ses blessures selon le Professeur Piquessou, le grand chirurgien spécialiste en traumatologie appelé en urgence au chevet de l'assassin présumé.

Une cellule de crise a été installée et une équipe de soutien psychologique composée de 17 membres a été envoyée sur les lieux… Mmes Alliot Marie, Roselyne Bachelot, Rachida Dati, Nadine, Morano et Rama Yade se sont déplacées sur les lieux devant les photographes pour soutenir les parents du petit Donald. Le Président Sarkozy est attendu pour une conférence de Presse imminente sur le lieu du drame.

Le député UMP Louis Mariano a déposé un projet de Loi réclamant l’interdiction des vols pour tous les canards sauvages non bagués. Le député du nouveau centre, Raymond Barbeuq a, quant à lui, déposé une proposition de Loi stipulant que tout barbecue devra désormais se situer obligatoirement dans un endroit couvert à l'abri des chutes de volatiles. D’autre part il a requis auprès du gouvernement; qu’une visite médicale systématique, renouvelable chaque année, soit effectuée sur tous les canards étrangers bagués,  qui survoleraient l’espace aérien français.

1442918005.jpgMonsieur Brice Hortefeux a déclaré qu’un contingent de 238 canards non bagués serait expulsé dans les 6 jours à venir par charter spécialement aménagé. Le président de la République, de son côté, a exigé de son Ministre de l'Identité Nationale, devant un parterre de 274 journalistes venus pour l'occasion, un quota d'expulsion de 16453 palmipèdes pour l'année 2008.

Le journaliste de TP1, Hardy Tulipick, dès le début du journal de 20 h de ce jeudi a consacré pas moins de 5 reportages sur toutes les facettes de ce terrible accident qui a traumatisé durablement la France entière.  En fin de journal, un reporter de TP1, Florent Chiale a affirmé, que le canard s'était pendu, il y a quelques minutes en salle de réanimation." Fin de la dépêche.

Dépêche AEP du jeudi 14 août 2008 - 21:12

"Un démenti formel des autorités concernant l'annonce du suicide du volatile vient de tomber du Ministère de l'Intérieur qui signale qu'en réalité le canard s’était réveillé, il ne souffrirait d'aucune séquelle physique : il a été immédiatement placé en garde à vue par le juge Gontran et conduit, menottes aux pattes pour un interrogatoire.

La direction de TP1 s'est excusée auprès de ses téléspectateurs de l'émoi provoqué par une annonce erronée due à son désir d'informer toujours plus rapidement . "TP1 est  particulièrement soucieuse de satisfaire la légitime curiosité d'un public  toujours plus exigeant et avisé. Cette recherche d'une information toujours plus efficace peut hélas, très occasionnellement, entraîner quelques  légers disfonctionnements" a déclaré Monsieur Jean-Claude Bronze,.directeur de l'information de la chaîne.

D'autre part, on apprend que les jours du petit Donald ne seraient plus en danger selon certaines souces fiables."  Fin de la dépêche.

-

S'il faut une morale à ce pastiche loufoque, étrangement proche de la réalité de cet été 2008, je vous en livrerais en réalité six.

1)   Les médias sont comme des hyènes, ils adorent tout ce qui est morbide, tout ce qui flatte les instincts les plus bas et les victimes les plus innocentes possibles sont celles dont ils font le plus leurs choux gras, mais on le savait déjà...

2)   La propension des journalistes à penser que tout est prévisible, que tout phénomène naturel dangereux est susceptible d'être jugulé et que toute fatalité n'existe pas ; qu’il faille TOUJOURS et SYSTÉMATIQUEMENT trouver un responsable pour la moindre catastrophe montre que la société moderne est en train de péter les boulons (l’histoire des malheureux ados tués par la chute malencontreuse de la branche qui a cassé lors d’une tempête mal annoncée en est l’exemple type). Jamais l’homme ne pourra parfaitement maîtriser les calamités naturelles, imprévisibles par essence ! Dans cette société hyper protégée et aseptisée, beaucoup se refusent à  admettre qu'une énorme part d'imprévu est incompressible.

3)   À force de faire dans le nécrophage, l’abject, le crime odieux, les médias se décrédibilisent car leur recherche du scoop finit par entraîner des annonces toujours plus croustillantes qui conduisent fatalement à des fautes impardonnables. La culture du sensationnel est un cul de sac marécageux où faute de contenus politiques, culturels ou un peu intellectuels, la plupart des médias se vautrent voluptueusement, sans même s’apercevoir qu’ils creusent leurs tombes et restreignent chaque jour davantage le peu de crédit qu’il leur reste.

1752550300.jpg4)   À force de consommer et de nous servir de la charogne et du faisandé à tous les repas, il est normal, un jour de se retrouver avec un  terrible mal de ventre…

5)   La Justice a tendance à se décrédibiliser également chaque jour en plaçant en garde à vue par facilité, à tours de bras, des personnes innocentes qui traîneront toujours cette infamie d'avoir été arrêtées et soupçonnées. Il y a beaucoup d'inconstance et de désinvolture dans les décisions judiciaires. Une vie peut être ruinée, un individu traumatisé définitivement à cause d'une garde à vue abusive et toujours humiliante.

6)    Enfin et surtout, la surenchère exaspérante des acteurs de la vie civile (associations, notamment), politique et administrative qui ne cessent d'édicter sanc cesse, à chaud  sous le coup d'émotions, de nouvelles lois, de nouveaux réglements, de nouvelles entraves à la liberté pour l'hypothétique bien de la collectivité sans s'apercevoir qu'un jour, s'ils persistent dans cette voie, il ne nous restera pratiquement ni libre arbitre, ni liberté individuelle...

Ce n'est que le modeste avis d’un lointain cousin du canard incarcéré, qui déteste les hyènes et les vautours et qui reste épris du peu de liberté qu'il lui reste…

Profitez bien de votre 15 août car après, les choses risquent de se compliquer...

Um merci particulier pour le DEL 3 à qui j'ai emprunté la hyène...

À plus.

Cui cui l’oiseau libre, ennemi des chiens écrasés. 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu