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lundi, 28 décembre 2009

Le naufrage des experts : la décennie fatale ? (part 1)

Fans, de la série culte de TF1, passez votre chemin  : mon sujet est consacré à nos expert(e)s à nous : les "vrais", ceux qu'on lit, entend et voit partout.

Les véritables maillons faibles de la décennie ! Ceux qui nous expliquent doctement les tenants et les aboutissants d'une Société à laquelle, n'importe quel esprit un peu faible comme le mien se rend compte qu'ils en connaissent peut être quelques vagues tenants, et encore, mais en réalité, sont bien incapables de prévoir le moindre aboutissant !

Les grenouilles qui se font aussi grosses que le bœuf, les Nostradamus d’opérette, les « madames soleil » par temps de brouillard, les messieurs « je-sais-tout » pullulent partout, sur tous les médias, Internet compris !  Je ne veux pas trop citer de noms tellement ils sont nombreux et j’aurais surtout peur d’en oublier…

 

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C'est pourquoi je profite de l'occasion pour les rappeler à l'humilité dont trop souvent, ils sont éminement dépourvus.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais en cette fin d’année et de décennie, je ressens une extrême lassitude : la politique me fatigue, les philosophes m’ennuient, les blogs politiques me font chier, je ne parviens même plus à me relire sans cracher sur l'écran, les buzz ne m’amusent plus, je déteste cette France qui chie dans son froc, je trouve inadmissible de voir des gens souffrir de la faim et du froid au 21ème siècle, le sujet de l’identité nationale me dégoûte, l'islamophobie me révulse, l'antisémitisme me révolte, la burqa ? Dans mon job au sein du 9-3, j’en vois 2 ou 3 tous les jours et ça ne me dérange pas plus que ça,  les perpétuels donneurs de leçons sur les blogs me fatiguent, le nom de « Sarkozy » a provoqué chez moi une indigestion.


Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos expert(e)s mais en réalité, s’agit-il bien du même sujet.

J'ai ironiquement décidé de procéder à un classement décroissant des catégories d'expert(e)s qui ont prouvé leur incurie et leur totale incompétence :

- Incontestablement premiers avec les félicitations du jury :

Les expert(e)s et responsables économiques avec mention spéciale à celle dont le parcours calamiteux a été le plus chaotique depuis l'avènement de la 5ème république : Christine Lagarde herself, ministre de l’économie, dont la  seule qualité est de parler parfaitement anglais. Elle a créé 19 taxes en 2 ans et demi, les Collectivités locales croulent sous les suppléments de charges, le taux de chômage a gagné 25 % en un an et la dette de notre pays est devenue abyssale !

Toutefois.

Malgré de telles performances, elle serait considérée par les Français, tenez vous bien, comme la Ministre la plus compétente du gouvernement par l'intermédiaire de sondages dont on peut se demander si les résultats n'ont pas été joué au 421 !

Imaginez sans rire, les amis, le bilan du Ministre le moins efficace quand on observe les performances de la meilleure !

À la fois hilarant et terrifiant !

"J'exige la culture du résultat",  proclamait en trépignant notre chef de gare !

Pour ses concitoyens certes, aucun doute n'est permis, mais pour lui et son équipe, quel désastre ! Mon titre de gloire, hurle t-il à la foule des brebis médusée est d'avoir sauvé notre pays de la faillite : mais dites, cette banqueroute soit disant évitée a-t-elle seulement frappé un seul pays ? Billevesées !

Autrement, comment ne pas mentionner Jacques Marseille, honorable fonctionnaire qui aime tant fustiger les fonctionnaires tout en l'étant : l'homme qui se trompe plus vite que son ombre, chantre du libéralisme économique quand celui-ci filait un mauvais coton, émule du Bushisme économique transversal : en résumé, le genre de personnage à éviter d'embaucher dans toute entreprise privée pour éviter la faillite ! Invité partout.

Pourquoi ne pas nommer Élie Cohen, Guy Sorman, Nicolas Baverez qui ont brutalement dit le contraire de ce qu'ils défendaient quelques mois auparavant, sans oublier les dérisoires journalistes influents (surtout par leurs salaires) que je ne signalerais pas par pudeur et charité chrétienne. Et puis pour être honnête comment ne point citer Paul Jorion (que j'aime bien et apprécie pourtant) mais qui nous prédisait en début d'année pis que pendre de l'année 2009 ? Prévisions toujours excessives ! Et  Frédéric Lordon ? Que sont devenues ses prédictions apocalyptiques ? Il est tellement facile de prévoir le pire, on finira toujours par avoir raison, mais quand ?  Un jour ou l'autre, notre planète disparaîtra, fatalement.

En fait, les économistes ne sont en rien des prospecteurs, ces gens ont légitimement des difficultés terribles à anticiper, leurs hypothèses manquent souvent de recul et de précautions : ce sont des sortes d'historiens tout justes capables d'expliquer et d'analyser une situation quand elle a eu lieu ; et encore !

C'est bien peu, mais ceci, n'importe quel imbécile comme moi sait le faire !

Car, ventrebleu, la pratique de la modestie, l'usage de réserves et de mise en garde, et partant, de l'emploi du conditionnel serait plus que jamais nécessaires à l'expression de nos spécialistes afin que les citoyens leur gardent un minimum de confiance !

Amis lecteurs, Je vous parlerai la prochaine fois de la joyeuse cacophonie observée chez les expert(e)s et pitres écologiques et les expert(e)s et clowns spécialisés dans l'analyse des théâtres de guerre...

Marrade assurée. Réservez dès maintenant vos places.

Sans faire de mauvais esprit, il me semble avéré que les expert(e)s et professionnels de l'économie se sont bien montrés les plus pathétiques humoristes involontaires de la dernière décennie ! Qu'ils reposent désormais en paix au Panthéon des comiques.

Amen !

À après et bonnes fêtes !

Merci à tous nos lecteurs pour leur confiance envers ce blog collectif qui battra pour le seul mois de décembre 2009 son record mensuel  d'audience avec 35.000 visites, 82.000 pages vues, même si la moyenne oscille entre 17.000 et 22.000 visites/mois. Seulement 3 billets sont publiés par semaine.

31.000 commentaires remarquables ont été déposés depuis 2 ans.

Merci à notre hébergeur 20 minutes qui nous soutient cordialement, aux blogs qui nous ont mis en lien, aux auteurs de billets et aux commentateurs qui animent cet endroit si agité, si passionné et parfois si extravagant. Une immense et chaleureuse bise à Nef et Agathe, formidablement consensuelles, tolérantes et amicales sans qui cet espace n'existerait probablement plus.

Restons nous mêmes, demeurons humbles.

Bonne année à tous !

 

cui cui fit l'oiseau, volatile gracile, méfiant et grincheux.

 

mercredi, 24 juin 2009

Télévision : "C dans l'air" ou "C sous le niveau de l'O" ?

Les amis, je sais bien qu'écrire un billet au lendemain d'un remaniement ministériel, montagne médiatique qui accoucha d'une souris,  risque de me conduire aux oubliettes de l'audience.

Ravir le nom prestigieux de Mitterrand aux symboles de la gauche devrait procurer un orgasme flamboyant et inoubliable à notre président, autant il aime se plonger avec délectation et se complaire dans tout ce que l'être humain a de vil,  faible,  méprisable et mesquin.

S'étonne t-on que dans le marécage, le crocodile soit le seul monarque et dans son royaume de la putréfaction , les hyènes ses plus fidèles lieutenants ? Quelles belles et saines valeurs morales nous offre cette "France d'après", que nous vantait obstinément le slogan de mai 2007 !

Mais qu'importe l'insignifiant petit Mitterrand ! Ivre de reconnaissance, avide d'honneurs,  il a toujours été dans le camp de la droite et ne peut être considéré comme transfuge. Rappelez vous, lors  de la sinistre cérémonie des Molières, le 26 avril 2009 au théâtre de Paris, il ne cessait de parler de lui ; sa suffisance, sa cuistrerie avaient tranformé ce rendez-vous festif en un ennuyeux gala de bienfaisance exclusivement consacré à sa propre gloriole. Malgré sa culture, on sent chez cet homme une fêlure qu'il tente de compenser par un arrivisme et une mégalomanie convulsifs.

Bref ! Après cet épisode d'analyse psychologique de comptoir, passons aux choses sérieuses !

Je souhaitais vous entretenir d’une émission dite d’information, "C dans l'air", qui passe quotidiennement en direct sur France 5 à 18h, animée par Yves Calvi, et dont le moins qu’on puisse dire, est  que les queues de marmottes à poils doux qui remplacent les langues des intervenants sont plus efficaces que les brosses à reluire journalistiques de l’ex ORTF !

 

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En effet, notre cher Yves Calvi, journaliste professionnel, patelin, bonhomme, familier, l’incarnation du gendre idéal auquel on donnerait sa fille unique et le bon dieu sans confession, invite régulièrement pour un débat, soit disant contradictoire - ne riez pas - quelques experts - ne vous moquez pas - et invités très majoritairement issus de la droite molle - ne gémissez pas - ou de la gauche « Allègrorrique », Bessonienne, Vallseuse , voire Strauss Kahnienne - ne vous suicidez pas.

Les experts et journalistes invités, quelque soient les sujets  sont quasiment presque toujours les mêmes : on voit bien qu’ils passent leurs vacances ensemble, tellement ils sont comme culs et chemises ; probablement issus de milieux, écoles, quartiers de Paris ouest, analogues. Tous, ont au moins deux points communs : un conformisme affligeant du fait de leur appartenance à une certaine élite figée sur les dogmes d'économie de marché et leur attendrissement devant Nicolas Sarkozy et sa politique sociale autoritaire !

Je n'oublierai jamais les monceaux de conneries débitées par certains pseudos spécialistes militaires lors de la guerre d'Irak qui prévoyaient une conquête par les troupes américaines sous les vivats de la population ! Un conseil : enregistrez cette émission et écoutez la un an après. Le résultat est consternant : les prévisions sont erronées une fois sur deux ; une grenouille dans un bocal aurait presque davantage de réussite dans ses pronostics !

Téléspectateurs de France 5, si vous aimez le sulfureux, le hard, l’insolence, l’impertinence, l’irrévérence, l'originalité, l'anti-conformisme, la critique, le vrai journalisme ? Passez votre chemin ! Zappez : vous vous êtes égarés !

Vous pensiez vous trouver dans les soutes de Belzébuth ? Sonnez fifrelins !  En réalité, vous visitiez le monde enchanté de Disneyland !

On vous promettait un tour palpitant sur le "grand-huit" à  7 loopings ?  Vous vous retrouvez à tourner sur un manège, chevauchant un Dingo en plastique !

Vous croyiez suivre une émission d’information ? Vous êtes embringués dans un show de potes sarkozistes, fiers et heureux d'être là (sont ils payés, au fait ?). Je vous le dis, mes chers lecteurs : quelque part, il y a tromperie sur la marchandise !

Ah hier ! Quel plaisir d'observer le magistral numéro de lèche sur l'épisode pitoyable du Congrès de Versailles, les Christophe Barbier, Roland Cayrol, Dominique Reynié et Dominique Rousseau ! Mao déclarait que le pouvoir était au bout du fusil ; pour nos 5 "héros"  de l'émission du lundi 22 juin, "la carrière et la Légion d'Honneur étaient au bout de leur flagornerie..."

Vous aimez le politiquement correct ? La bouillie prédigérée ? Le sarkozisme light ?  le carlisme soft ?  Le conformisme ? L’absence de critiques ? Secret Story ?

Vous admirez Attali, Minc, Colombani ? Votre maître à penser est Jacques Marseille ?  Vous considérez Finkielkraut  comme un philosophe éminent ? Vous estimez que Nicolas Baverez est un économiste ? Vous  écoutez les « grosses têtes » et Alain Duhamel sur RTL ? Michel Denisot et PPDA sont de grands journalistes ? Vous pensez que Versac et Gloaguen sont les plus grands blogueurs français de tous les temps ? Vous consultez Slate.fr pour  développer votre sens critique ? Philippe Val est selon vous un grand défenseur de la liberté de la Presse ?  Vous estimez que Hadopi défend les auteurs ? Vous êtes convaincu que Valls et Lang sont de vrais socialistes ?

Alors oui ! Oui ! Oui ! Vous êtes mûrs pour suivre "C dans l’air" !

Quant à ceux qui ne réunissent pas les qualités énumérées ci-dessus, je ne saurais trop leur conseiller de s’abstenir, une fois de plus, à moins qu’ils n’apprécient l’air vicié…

L'émission qui tombe à l'O, consistante comme un P et nous la met grave dans le Q, "c'est dans l'R"

OPQR. CQFD !


Sur ces considérations oiseuses et embouteillées, amis de cui cui, excellente après-midi et bonne nuit !

À après.

Cui cui, « C dans l’air » pur que vole l’oiseau ivre.

vendredi, 12 septembre 2008

Bienvenue à Tagada

 

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« Les Experts » ; Miami, Las Vegas, Manhattan…

Et puis Chicago, Philadelphie, Des Moines, El Paso, Waco ?

Le programme de télévision le plus regardé au monde, paraît-il.

Les Experts Monde.

Voici donc trois séries américaines, assez similaires entre elles, qui se proposent de nous narrer le travail de la police scientifique dépêchée sur des crimes au modus operandi assez alambiqué. Nos sympathiques équipes, hyper compétentes, suréquipées, sont alors montrées dans leur recours aux technologies les plus pointues, où l’à-peu-près, l’arbitraire, les biais sont exclus.

Les écrans, les microscopes, les appareillages les plus divers, les capteurs, centrifugeuses, détecteurs, oscillateurs, spectromètres, mallettes intégrées, tout y est montré, répandu. La technique se laisse filmer, s’étale longuement, elle se laisse démythifier. Mais elle ne tombe pas pour autant dans la trivialité ; elle a la froideur de la vérité.

Tout récemment, une affaire relançant encore le débat sur l’influence de ce type de programmes sur les comportements était exploitée.

Avec, inévitablement, l’avis éclairé et nuancé de l’expert psychologue, criminologue, chercheur, «profiler» de service.

Mais la question ne se limite pas à un « qu’est-ce que cette série, parmi d’autres, peut nous inciter à commettre ? » ; existe aussi, prégnante, l’idée d’un « qu’est-ce qu’elles nous intiment de ne pas faire ? ». « Les Experts », par le spectacle-même de l’infaillibilité de la technique en œuvre, délivre, par la preuve, le message de la Loi souveraine, infalsifiable, sous peine d’avoir à subir en retour, inévitablement, la Loi elle-même.

Dans cette série, la Loi n’est jamais discutée, ce n’est pas son objet ; la Loi est la Loi. Les appareillages clignotants de nos héros se posent comme garants de cette limite. Ils sont la Loi.

Et tout, dans le filmage de ces machines, leur ergonomie, la clarté de leur interface, la simplicité de leur principe (souvent explicité par nos héros), nous dit que la Loi ne pourra être enfreinte. Pas enfreinte car justice sera rendue, plus jamais enfreinte si vous avez bien compris la divertissante injonction. Ces séries produisent de la norme, mais de manière revitalisée par les technosciences apprivoisées et efficientes (et fantasmées).

La machine ne ment pas, il n’y a aucune falsification ; il n’y a pas de spectacle. Alors que nous sommes dans une petite manifestation spectaculaire de plus.

Il n’est pas rare, dans « Les Experts », de voir les intrigues tomber dans l’incohérence, les facilités, la surenchère, comme s’il fallait que, le canevas technique posé, le déroulement du scénario se force à adhérer, qu’il se torde pour tenir. Il est parfois amusant de voir, face à la (pseudo) rigueur des procédures rationnelles d’apparition de la vérité, un relâchement flagrant dans la construction scénaristique. Mais l’essentiel est de montrer que de ce fatras, nul ne pourra s’extirper, que nos héros démêlent l’indémaillable.

Une séquence nous montre un cambrioleur dérober un agenda. Ce cambrioleur, à son insu, est filmé. Notre équipe de techno-limiers analyse le film, « défloute » le visage, compare ce visage à une base de données et le cambrioleur est identifié. (Le type avait pourtant opéré sans gants, laissant sans doute quantité d’empreintes mais peu importe…) Voilà donc que s’avance vers nous une technologie de reconnaissance et de comparaison des faciès des plus magiques. De plus, comme souvent, l’interface logicielle est d’une lisibilité parfaite, compréhensible par tous, « intuitive » comme on dit, avec de gros caractères qui disent ce qu’il fallait démont(r)er.

Que nous dit cet écran coloré, sans équivoque ?

Qu’il n’y a aucune possibilité d’échapper à la vérité (et donc à la Loi). On aura beau faire, contourner, préméditer, la vérité surgira. Pas moyen d’échapper à l’œil global et objectif de la machine. Tout acte délictueux porte, a priori, la résolution de son hypothétique mystère et, par extension, sa réparation.

Rien d’étonnant à ce que ce machin soit une production Jerry Bruckheimer…

Qu’est-ce qui pourrait, finalement, prendre à défaut le système ?

Il existe (au moins) quatre facteurs : la corruption, les limites de la technologie, le défaut de données de référence à comparer avec les échantillons prélevés, l’absence de traces laissées sur les lieux.

La corruption, évidemment, ça n’existe pas. Et, si elle existe (simple hypothèse, n’est-ce pas), la science appliquée saura également la révéler.

La technologie est mystérieuse, fantasmatique, partout.

Les données de référence relèvent des bases de données, de la collecte et de l’indexation de prélèvements et d’informations factuelles. C'est ce qui est, quantifiable, comparable et en demande de tendre vers l’exhaustivité afin que l’indice retrouve son semblable fiché.

La pureté du délit, sans trace, quant à elle, peut être contrecarrée par la connaissance exhaustive du potentiel de chaque individu à agir dans un sens prohibé. « La possibilité de… » requiert évidemment une connaissance suffisante des orientations réelles et subséquemment potentielles de l’individu. C'est ce qui pourrait être, ce qui a des chances de tendre vers la limite, ce qui se montre « susceptible de porter atteinte à l'ordre public. »

L’ordre public sera garanti parce que la « science » prouve tous les jours, sans faillir (puisque c’est la science), que c’est comme ça. Rien de politique dans tout ça, disent-ils. « Les faits montrent que… » et « du point de vue scientifique… » et aussi « en toute objectivité… »

Il en va de la sécurité de nos concitoyens. Elle ne se discute pas et ce qui ne se discute pas relève des faits (et inversement). Le reste n’est que préjugés et illusions…

Air connu.

On ne s'étonnera pas d'entendre un Balkany narrer, à la radio, l'expérimentation sur son propre corps du Taser dont il veut équiper sa police municipale. Balkany, en consciencieux opérateur (possiblement fantasmé, lui aussi), a expérimenté ; pas de douleur, juste une paralysie. C'est sans danger. Balkany est toujours vivant. Balkany propose un énoncé scientifique : le Taser, c'est trop d'la balle.

Finissons avec un extrait du préambule de « Sciences et pouvoirs », de Isabelle Stengers :

« Et si cette répartition entre sciences et décision politique était une vaste et redoutable fumisterie ? Et si l’on pouvait dire, au contraire, que la fiabilité et l’intérêts des savoirs qu’une société est susceptible de produire traduisent la qualité de son fonctionnement démocratique ? En ce cas, tous les arguments qui invoquent la science seraient des arguments de pouvoir, nuisibles tout aussi bien aux sciences qu’aux exigences d’une démocratie qui ne se réduirait pas à une version sophistiquée du vieil art de conduire un troupeau. »


Il faut écouter les experts, nous disent-ils…

Et aussi les regarder. Ceux de Miami, Las Vegas, Manhattan et leurs clones européens et tous les autres de la petite lucarne électronique.

Grissom et Caine et Delko et Taylor sont autant à combattre que Edvige et Cristina et Eloi et Hadopi...

Pourtant, la simple question du goût devrait suffire. Parce que « Les Experts », comme produit, c’est vraiment merdique.

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