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mercredi, 07 décembre 2011

Le plan de rigueur de Noël

Stimulé par les chicanes que lui créent les agences de notation, et inspiré par son créatif premier ministre, lui-même fortement encouragé par son président,
le gouvernement a résolu d’innover audacieusement en proposant des mesures aussi inventives que spectaculaires ...

Père Noël, guéant, plan de rigueur,

Le ministre de l'intérieur s'est dit-on beaucoup impliqué dans ce projet, dont on affirme dans les milieux bien informés qu'il en a été l'inspirateur. Il est d'ailleurs prévu qu'il assure le rôle titre lors de la traditionnelle petite cérémonie de Noël à l'élysée, dans une mise en scène d'Olivier Py ( qui assurera lui-même la traduction en bon français du texte original co-écrit par Philippe Val, Caroline Fourest et Virginie Despentes) .

Le président a fait savoir sa satisfaction , et souligné que ce type d'initiative illustre parfaitement sa fameuse stratégie du "win-win" : en même temps on fait de l'austérité et on fait barrière aux intégrismes "de tous poils", aurait-il expliqué au président Obama avec lequel il s'est entretenu par téléphone dans la soirée.

Nul doute que les marchés sauront apprécier cette mesure phare , prise dans l’urgence mais que le chef d’état songe déjà à faire inscrire dans la constitution, afin de rassurer définitivement le système de la finance mondiale sur le sérieux et la détermination de nos gouvernants, autant que sur la pertinence de leurs experts.

dimanche, 13 novembre 2011

Bienvenu en Ploutocratie

Ainsi, pourrons constater nos fils (et nos filles), le stade suprême du capitalisme fut assurément l’impérialisme , désormais «global» et mondialisé , conformément aux abaques de Marx et Lenine, et sa modalité politique se révélât, au début du XXIème siècle,  dans toute sa crudité : la bonne vieille … Ploutocratie.

Le pouvoir explicitement détenu par et pour les riches…

dès lors qu’au monde du totalitarisme réel, celui où la totalité univoque ( du pouvoir de, par et pour la finance) est revendiquée comme forme de l’être social, on ne peut plus se contenter de quelques pays ( à l’instar de ceux de feu le « socialisme réel ») .
La pérennité de l’ordre ploutocratique immanent à la finance capitaliste et à son accumulation de marchandise et de spectacle requiert désormais des mesures d’urgence ( « les marchés sont inquiets » ) , et elles doivent être globales et « mondialisées » .

Le moment est révolu où la superstructure libérale, c’est à dire l’oligarchie financière, devait et pouvait se contenter de placer des «fondés de pouvoir» symboliques aux postes de gouvernement des états.
Désormais , devant les exigences de la situation, les masques tombent : ce sont des banquiers « de métier » qu’il faut clairement mettre aux commandes de la gouvernance.

Ce moment est celui de la fin d’une période de 40 années, d’une époque qu’on peut sans doute désigner comme celle du « matérialisme démocratique » qui affirme selon Badiou :

« Il n’y a que des corps et des langages ».

Ce qui, comme le résume assez bien son meilleur vulgarisateur Quentin  Meillassoux :

« renvoie aussi bien aux philosophies vitalistes post-deleuziennes, qu’à la post-modernité, entendue comme relativisme historique et langagier.
Badiou, en gros, vise de la sorte tout relativisme langagier, culturel ou historique : toute croyance qu’il n’existe aucune vérité susceptible de traverser la particularité d’une époque, d’un milieu, d’un jeu de langage. »

autrement dit le « deleuzo-foucaldisme » de nos clercs , mandarins , politiciens , journaleux et médiacrates hexagonaux de tous poils, au pouvoir politique et symbolique ces 40 dernières années, et à ces divers titres chargés de nous re-présenter ( à nous-mêmes) .

Une époque qui vit s’affronter ces post-modernes et leurs homologues nouveaux-philosophes en une palinodie proprement idéale pour la superstructure  d’accumulation capitaliste qui s’agençait dans le même temps autour des «marchés».

Rien d’étonnant donc à ce que les ploutocrates ordinateurs de cette superstructure aient promu la néantification politique et sociale portée par ces «intellectuels» désormais «organiques» de la consommation libidinale de masse (et à crédit).

Endettons-nous Folleville, au bénéfice des seuls banquiers, et  au prix de l’exploitation décuplée des prolétaires des « pays émergents » ( les nôtres , trop rétifs et coûteux, étant mis au chômage) . Qu’importe que les inégalités croissent de manière exponentielle à l’exacte proportion des profits détaxés et des impôts que les riches ne paient plus , du moment qu’on pouvait jouir sans entrave des bienfaits du libéralisme de marché, désormais protégé de toute velléité séditieuse par l’antitotalitarisme scrupuleux d’élites décomplexées et de politiciens de gouvernement.

Mais voilà … que ça se complique, et même que ça commence à tourner mal. La banque pourrait même bien sauter, et la partie de monoply s’arréter brutalement. La contradiction nodale de l’accumulation capitaliste confrontée à sa limite : comment simultanément rembourser la dette et l’augmenter … Alors tous ces intellectuels organiques et les partis de gouvernement qu’ils inspirent sont un peu dépassés.

Jadis (avant James Bond, papa-des-sous et supermariomonti), dans ces cas difficiles "l’organisation atlantique" faisait appel à des gens comme John Drake * .
Mais John Drake n’était pas banquier europhile, il avait juste un petit chapeau (chic) et une voiture de sport anglaise (décapotable) …

pinçons charlot,dette publique,crise de l'euro

* voir à partir de 2'58"

jeudi, 07 juillet 2011

Lagarde DSK : même combat

L'image du jour ...
La nouvelle présidente du FMI a tenu d'emblée à mettre les choses au point au fil d'un vibrant hommage à son prédécesseur.
Jugé  rassurant pour les marchés , inquiétant par les portuguais, accablant pour les retraités estoniens, terrifiant par les grecs, son discours inaugural a du beaucoup de son succès au tour à la fois primesautier et finement gourmé qu'elle sut donner à sa prestation. Convoquant l'actualité sur le mode sérieux mais décontracté qu'on lui connait , elle a particulièrement soigné sa mise et ses accessoires, de sorte d'attester aux yeux de tout un staff passablement déboussolé qu'avec elle "rien ne changerait, la preuve !" :

lagarde-concombre.jpg

 

 
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