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dimanche, 11 décembre 2011

L'europe du Volapük

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Pensez-vous en Volapük ?

Le Volapük c'est l'idiome favori du spectacle et de sa médiocratie.
Mon petit camarage tgb en donne un bon cours d'initiation, à l'usage des néophytes soucieux de saisir toutes les péripéties de "l'actualité" et des "sommets de la dernière chance" qui s'y succèdent comme si nos politiciens, utilement secondés par leurs porteurs d'eau "journalistes", s'étaient lancés dans une étape montagneuse du tour de France, désormais ... européen.
Souvenez vous de 2005, gros nigauds de votants. Le Volapük, déjà, était à l'honneur. Tout le landernau multimédiatique bruissait des accents de cette "langue commune" dans laquelle délibèrent doctement nos oligarques et leurs larbins, au monde merveilleux de la Ploutocratie qui désormais est la forme démocratique achevée.
Vous l'avez déjà dans l'oreille ce sabir devenu omniprésent à la radiovision et dans vos gazettes.
Vous l'avez déjà entendu ce cri unanime des sauveteurs de banques en banqueroute et de leur ordre établi ... à Bruxelles, à Matigon,dans les salles de rédaction, de TF1 à libération, du monde à RTL, de Caroline Fourest à Ivan levaï, du Figaro à Cohn-Bendit, de sarkozy à flamby , de Fillon à Moscovici.

Toujours c'est la même antienne :

Oui, alors ?

Comment sont-elles, ces choses ?

Eh bien elles sont assez claires :

europe, dette,crise,banques,capitalisme

mercredi, 23 novembre 2011

Vies et mort de la social démocratie

 kurz,flamby,PS, crise, social démocratie

La social démocratie malade de la crise

Zapatatero a fait le maximum, mais ça n’était pas encore assez.
Pap’andreou eut la prétention désespérée de s’en remettre au jugement du peuple, il fut honteusement chassé, sous les injures et les quolibets.
Après le post-blairisme de Goudron Brun et tant d’autres succédanés du libéralisme, ce sont donc les différentes moutures réformistes de la droite de gauche qui sont balayées, l’une après l’autre, par le geste de dévoilement du réel et la critique objective de et par la « crise ».

Aux grands maux les grands remèdes : c’est la banqueroute, donc c’est la liquidation . « Tout doit disparaître » de l’état social, et devant la mollesse des fondés de pouvoir des banques on passe aux administrateurs judiciaires européens : le salut des créanciers du libéralisme mondialisé est à ce prix .
Certes les gouvernanceurs de droite de droite, sont également sous l’éteignoir , mais comme le montre encore l’affaissement express du flamby et symétriquement la fin de partouze du berlusconisme : quand les choses deviennent « sérieuses » le choix démocratique est bien vite réduit à l’alternance entre la droite politicienne ou la droite technicienne. Il n’y a plus de place pour la gauche morale, ses médecines douces et ses homéopathes sociétaux. La cure d’austérité carrément allopathique s’impose à tous et partout , avec son régime sévère , et en ces temps de pénurie de valeur, et pour l’administrer efficacement et à la plus grande échelle, la vaseline social-démocrate est jugée superflue et trop coûteuse .
Désormais c’est la rigueur que tu vas sentir passer ma petite démocratie effarouchée, sans préambule ni préservatif, et il n’est plus temps de minauder ou d’essayer d’adoucir les plus pénibles effets de ta soumission obligée. Il faudra bien que tu comprennes et admettes que les gains de productivité n’étant plus en mesure de valoriser le «travail abstrait» , l’alternative social-démocrate est elle-même totalement dévaluée.
Bien utile pour couvrir d’un voile pudique le bradage de l’état social et du patrimoine national, la gauche de droite et de gouvernement a rempli son rôle , en Espagne , en Grèce, en Angleterre, en Allemagne, en France et ailleurs, en faisant plus et mieux que n’aurait pu le faire sa copine de droite « dure ». En Espagne comme partout au monde merveilleux de l’Europe unie par la concurrence libre et non faussée et du démocratisme multimédiatisé, les élections ne peuvent (et ne doivent) rien changer d’autre que les programmes de la radiovision et les liens des clics (« j’aime ») sur fesse bouc. Comme les ibériques le reconnaissent sans fard : « ça ne peut pas être pire ». Une évidence communément admise car chacun voit bien que c’est la contrainte qui va empirer et que les libéraux socialistes n’ont pas plus l’idée de la changer que leurs homologues « de droite ».
En réalité au sein d’une classe politique « de gouvernance » qui n’a plus d’autre projet que celui de syndic de liquidation du libéralisme en banqueroute, le social-démocrate ne peut plus se «différencier» que par le sourire contrit et la chaleureuse poignée de main qu’il accorde devant la porte. Et comme il est quand même « de gauche », il vous consolera en vous expliquant que vous n’êtes plus identifiés comme exploités mais comme exclus, et que c’est le prix à payer pour toutes ces années de bombance aux restos du cœur et de farniente à pôle emploi.
Si vous êtes bien sages on vous laissera vous connecter aux réseaux « sociaux » pour peu que vous vous démerdiez pour payer votre forfait en dealant assez de coke à vos amis fesse-bouc. Et si vous n’êtes pas contents l’oncle Sam viendra avec l’OTAN vous donner de sa trique « chirurgicale » et démocratique !

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En attendant, bonne lecture  : du livre de Robert Kurz (éditions lignes)

samedi, 09 avril 2011

Paul Jorion face à l'agonie du capitalisme

Paul Jorion annonce l'agonie du capitalisme, avec la même pertinence qu'il le fit pour la crise,

mais ça ne l'émeut pas plus que ça .

Urbain , à la mémoire de frère Odm ...

vendredi, 21 mai 2010

Sa Majesté l'Algorithme, roi de la Phynance et du Monde.

 


  • L'Homme a créé la propriété.


  • Le propriétaire a suscité le producteur et le commerçant.


  • Le producteur et le commerçant  ont forgé le capitalisme.


  • Le capitaliste a engendré la banque.


  • Le banquier a conçu la bourse.


  • L'opérateur de bourse a imaginé la spéculation.


  • Le spéculateur a inventé les algorithmes financiers informatiques.


  • Les algorithmes ont provoqué le chaos.



 

Entre 60 et 80 % des transactions boursières auraient pour base un algorithme sans intervention humaine directe.


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Cronos dévorant ses enfants - Goya - 1815


Non, les blogs ne sont pas morts : il suffit simplement de faire preuve d'un peu de recherche, d'originalité et surtout d'éviter de feuilleter les sempiternels catalogues d'adresses ; jaunis par le temps, le conformisme, le copinage et la routine...

Salut les "NRV", bon week-end.  Hasardez vous à exalter la face sombre et perverse de votre personnalité tourmentée et à après, si toutefois vous reveniez indemne de ce voyage dans l'au-delà de l'intelligibilité  !


Cui cui fit l'oiseau, Goyavore glouton.


mercredi, 07 octobre 2009

Crise en thème


Voilà que l'Automne arrive et que l'on en est à la deuxième année de cette crise sans précédent depuis la dernière guerre mondiale. Heureusement, nous disent nos loyaux représentants politiques, le problème est en voie de règlement et de résorption. Pour le moment, seuls les financiers les croient, pour la bonne raison qu'ils sont à l'origine plus ou moins, de ces paroles de réconfort économique. Tout va bien, laissons les reprendre leur gavage de profits, désormais accompli sur fonds publics, ce qui creuse démesurément les dettes, ce qui entrainera inéluctablement des hausses d'impôts et la réduction des dépenses sociales, avec effet induit d'enfoncer encore un peu plus les catégories populaires et la consommation, donc d'aggraver la crise.


Mais pour qui veut bien prendre la peine de se renseigner, le regard se porte vite vers le large et abandonne les malheureux premiers noyés qu'a laissé la première vague du tsunami financier. Il s'avère en effet que la situation du système est encore pour le moins fragile et sujette à caution, pour euphémiser.


Non seulement les actifs toxiques sont toujours aussi opaques à toute recherche, dénombrement et traitement curatif, à tel point qu'on préfère les glisser sous le tapis en enjolivant les comptes à coup de changement de règles comptables, ou les ensevelir sous les liquidités accordées sans compter par les banques centrales, mais de l'autre côté du système, le chômage augmente implacablement, alimenté par les défaillances d'entreprises en hausse, alimentant l'insolvabilité qui pousse les banques à la faillite, fragilisant encore plus le monde de la finance. Le cercle vicieux se referme...

 

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Les USA, instigateurs et principal moteur du capitalisme financiarisé qui domine le monde depuis le milieu des années 70 n'ont jamais été aussi près de mettre les deux genoux à terre : leur dette publique est faramineuse, les chinois qui en possèdent une large part s'en désengagent doucement mais fermement ; la dette privée est également arrivée à un point maximal, conséquence logique d'un tassement continu des salaires qu'il a fallu compenser par le crédit pour nourrir la consommation, pilier du système. Le pays n'a quasiment plus de marge de manoeuvre et ne compte plus que sur ses affidés (c'est à dire la quasi totalité des pays occidentaux, qui perdraient autant que lui à sa chute) pour cacher du mieux possible la vérité. Lucide mais funeste pari, notamment pour l'Europe qui, si elle s'en donnait les moyens pourraient échapper à un déclin inéluctable, à condition de tourner le dos à une orthodoxie économique dont la créature ne survit plus que par acharnement thérapeutique. Malheureusement et loin s'en faut, l'Union n'en prend pas le chemin et la ratification par l'Irlande du traité de Lisbonne pourrait bien être la dernière victoire à la Phyrrus des européistes avant liquidation totale du projet par obstination idéologique (celle qui a attaché depuis les origines, le boulet du libéralisme économique à l'Europe)


D'aucuns comptent sur la Chine pour sauver la forme actuelle du capitalisme. Quand bien même arriverait-elle à créer véritablement un marché intérieur, elle ne ferait qu'accélérer la chute de l'occident, du moins de ses populations, les multi-nationales elles pouvant tranquillement migrer où bon leur semble, ce qu'elles ont déjà largement fait du reste. En tout cas, nul espoir pour les occidentaux de développer leurs exportations grâce à la Chine qui a maintenant les moyens d'alimenter elle-même son marché, grâce notamment aux nombreux transferts de technologie consentis par les entreprises de l'Ouest et par ses propres progrès scientifiques et techniques.


Il semble que la domination de l'Occident se termine mais peut-on penser raisonnablement que cela ira sans heurts ?

 

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Vouloir maintenir coûte que coûte le système est le pire des choix pour l'éviter alors que l'Occident a encore la force et les moyens en changeant de paradigme social et économique de peser sur un ordre mondial afin de l'équilibrer. Les propositions ne manquent pas afin de stabiliser le système financier depuis la nationalisation de certaines banques  (dépôt et crédit) jusqu'à rendre inattractives les opérations financières exigeant des retours sur investissement trop élevés pour ne pas fragiliser l'économie réelle (notamment le financement par levier mais aussi les rendements actionnariaux supérieurs à 8% par exemple. Une mesure comme le SLAM de Frédéric Lordon va dans ce sens, tout comme la proposition d'interdiction des paris sur les prix de Paul Jorion)


Malgré tout il est bien difficile d'être optimiste aujourd'hui tant les relais politiques qui pourraient se saisir des alternatives proposées, à savoir la gauche en général sont au mieux en pertes de repères ou chroniquement entravés par une parcellisation et mésentente coupable, quand ce n'est pas totalement corrompus par des renoncements complets voire des sympathies envers les idéologies les plus libérales. La débâcle de la social-démocratie dont le score piteux du SPD allemand vient encore d'apporter un témoignage parlant, n'est pas à chercher plus loin que dans sa dérive à droite et son acceptation d'un monde au moment où il s'écroule. La victoire apparente des droites elles, si l'on écarte le chiffre pourtant crucial des abstentions, souvent des classes populaires résignées, n'est due elle, qu'au classique recours quasi pavlovien au maintien de l'ordre, alors que celui-ci est pourtant déstabilisé par les politiques néolibérales menées par les droites et gauches de gouvernement depuis trente ans. La logique des votes n'a parfois rien à voir avec la logique...


Le mur se rapproche donc et les espoirs de l'éviter s'amenuisent. D'un côté il semble qu'un monde nouveau ne soit pas possible sans l'effondrement de l'ancien, de l'autre comment ne pas vouloir s'épargner un chaos dont personne ne peux prédire les effets dévastateurs avant que la création ne reprenne le dessus. Guerre, dictature, les deux ?


Y a t'il aujourd'hui des courants de pensée philosophiques résolument novateurs qui pourraient porter une contestation, une révolution ? D'aucuns voudraient réssusciter ou plutôt redéfinir le communisme, le vrai, celui de Marx, celui que prend pour hypothèse plausible un Alain Badiou. Je n'y crois pas, à la fois intuitivement et en raison de contradictions ontologiques dans ce discours : comment le communisme peut-il naître de l'individu, même sous la contingence de nouveaux rapports de production (c'est à dire différents de ceux du capitalisme qu'on suppose effondré) ? Or le communisme étatique a prouvé sa toxicité. Pour ma part je tiendrais beaucoup plus à une sorte de néo-jacobinisme structurant, porté par ses valeurs morales transcendantes, soucieux de réaliser un équilibre (forcément fragile, temporaire, donc à renouveler, et bien imparfait) entre liberté et égalité, étendu à l'échelle du continent. Mais force est de constater que nul intellectuel à ma connaissance ne porte ce message aujourd'hui, ne cherche à explorer à nouveau le chemin de la troisième voie. La France avait presque réussi à la trouver mais la social-démocratie, notamment grâce à ses éléments les plus cyniques, comme Tony Blair, probable futur président du conseil si le traité de Lisbonne est entériné, s'est ingéniée à la pervertir.


La seule quasi certitude qu'il nous reste à ce jour est que le système est touché à mort. J'anticipe sa disparition, en mettant la crise en thème, sans en porter le deuil...

 

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Quelques liens pour obtenir des informations et notamment des chiffres sur la poursuite de la crise (n'hésitez pas à lire les commentaires des articles, souvent très informatifs) :

 

Paul Jorion.com/blog/

Blog du Monde diplomatique.net/-La-pompe-a-phynance-

nouvellegauche.fr/blog/2009/09/29/comment-sortir-du-piege/

 


Nicks

lundi, 31 août 2009

La spéculation : le dopage du capitalisme ?

Dites les amis ?

L’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision la finale du 100 mètres hommes lors du Championnat du monde d’athlétisme et observait dubitatif ces gros bébés bodybuildés et musclés comme des statues grecques gonflées à l’hélium qui se sont élancés sous les hourras béats de journalistes conquis d’avance.

À l’annonce de la pulvérisation du record du monde (9’’ 58), les commentateurs sportifs, en transes, ont salué la performance d'Usain Bolt, avec moult glorifications, rejetant par avance avec dédain la suspicion de dopage qui, je cite, pourrait casser les rêves de chacun !

Mais le mauvais esprit, que je suis, pisse-froid s’il en est, n’a pas été très convaincu par la « guépardisation » naturelle de l'espèce humaine … Des exploits toujours plus surnaturels, une fuite en avant incessante vers la surpuissance musculaire, des produits dopants de plus en plus performants, toujours autant de gens contrôlés positifs. Bref, tout ceci me met un peu mal à l’aise. Jusqu’où iront ils ?

Et puis samedi, en parcourant des yeux les kiosques des journaux je suis tombé sur cette Une du Figaro  : une caricature de titre que je n'aurais même pas osé présenter sur mon pastiche du "Jivaro" tant elle est d'une connerie monumentale ! Imaginez ? L'optimisme retrouvé alors que tous les économistes sérieux appuyent comme des damnés sur le signal d'alarme...

Comment, par la barbichette de la momie de Lénine, peut on être en même temps un homme avisé, informé et un lecteur du Figaro ?

fig.jpgEt brutalement la révélation, que dis je, la grâce a touché ma gracile tête de linotte en faisant le rapprochement entre le niveau des journalistes du Figaro et celui des commentateurs sportifs du championnat du monde d'athlétisme !


Amis, ne voyez vous pas la concordance entre les deux vices que sont le dopage et la spéculation, maux qui minent cette société de l’illusion et du mensonge ?

 

  • Avec le dopage, vous obtenez toujours plus de performances et de gain ; avec la spéculation, plus de performances  et de gain en un minimum de temps !

  • Avec le dopage, les limites sont vite outrepassées et  l’issue peut être fatale ; avec la spéculation lorsque les limites sont franchies vous mettez  l’économie en péril !

  • Avec le dopage, si un seul compétiteur triche, il rafle tout et les autres sont forcés de recourir à des produits identiques pour accéder au même niveau : avec la spéculation, si une seule banque la pratique ou un seul pays l’autorise,  tous les autres sont obligés de suivre pour survivre !

  • Avec le dopage, le fric est le moteur principal des participants et des sponsors sans mentionner les problèmes futurs de santé des sportifs, avec la spéculation, le fric facile est l’unique carburant des actionnaires, banquiers sans tenir compte de l'intérêt de la population, des salariés et de la clientèle !

  • Le dopage comme la spéculation sont tellement rentrés dans les mœurs des élites sportives et économiques qu'on n'imagine difficilement une société cohérente abandonnant ces sinistres préceptes. Inéluctablement, la spirale infernale enclenchée ne pourra se boucler que par des bouleversements vitaux pour la santé des sportifs et par de réelles catastrophes sociales et humanitaires tant  les conservatismes dogmatiques ultra-libéraux, injectés depuis 30 ans dans des cerveaux peu critiques et formatés par l'enseignement,  sont tenaces !

  • Enfin dernier point commun et non le moindre, avec le dopage, l’idéal du sport, des valeurs humaines, de l’honnêteté et de l’intégrité sont bafoués ; avec la spéculation, ce sont les valeurs du travail, du progrès humain, de la cohésion sociale et de la compétence qui sont foulés aux pieds !


Malgré les cris et les appels de beaucoup, nos gouvernants et ceux qui pèsent font la sourde oreille.

Jusqu’à quand ? Faudra t-il encore créer de nouvelles taxes pour sauver les oligarchies financières ?

Faudra t-il que nous tombions tous dans le gouffre sans fin de la récession pour qu’ils comprennent ?

Il y a de quoi se désespérer.

Citoyens mortifiés par tant de médiocrité et d'égoïsme, croyez moi, vos élites ne vous méritent pas !

Alors, me direz vous ? La spéculation est elle la dope du capitalisme ultra-libéral ? Imaginez qu'on supprime brutalement chez un drogué dépendant, sa dose quotidienne ? À coup sûr, il risquerait un malaise sinon l'embolie ! Et voir le capitalisme financier s'écrouler, terrassé par une crise fatale, amis, vous l'avez bien compris, serait un spectacle bien trop épouvantable pour nos yeux...

C'est pour cette raison que contrairement aux vœux de certains économistes et de beaucoup de citoyens qui souhaiteraient un traitement rapide, la spéculation a encore quelques belles années devant elle, jusqu'à ce qu'une overdose fatale abrège enfin la lente agonie d'un système devenu incohérent et dévastateur  !

À après !


Cui cui, la linotte sans influence

lundi, 06 juillet 2009

L'année 2009 : le règne des succubes et des elfes noirs ?

Amis lecteurs,

Vous qui avez été nourris au lait des valeurs républicaines ou même religieuses, je comprends votre désarroi !

Depuis un couple d'années, vos idéaux, tels  que l'égalité, la solidarité, la rectitude, l'honnêteté, la fraternité, l'intelligence, la fidélité à ses idées, la loyauté, la compétence, le mérite sont devenus caducs au bénéfice d'une amoralité, voire d'une immoralité décomplexée. Sont apparues les nouvelles valeurs liges d'une société où l'argent facilement gagné, la corruption, la spéculation, la mise en place d'oligarchies, la cupidité, le mépris du peuple,  l'égoïsme, le copinage, les excès du pouvoir personnel, l'élitisme, la cooptation, le chacun pour soi, la malhonnêteté, la déférence, la lâcheté, la récompense des traîtres, représentent désormais les nouveaux repères d'une société française déboussolée.


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CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

La planète tourne t-elle à l'envers ?

Comment des élus aussi contestables que Jean-Paul Alduy et Patrick Balkany peuvent ils être si triomphalement réélus ?

Comment des Lois rejetées (Hadopi, travail du dimanche) peuvent se retrouver sans cesse remises à l'ouvrage ?

Comment les résultats d'un référendusuccube1.JPGm populaire peuvent-il passer par pertes et profits sans l'ombre d'un remord ?

Comment les profiteurs d'un libéralisme financier si contesté et si destructeur, peuvent-il poursuivre leurs errements en toute impunité ?

Comment des transfuges et des traîtres peuvent ils être autant célébrés ?

Comment les gouvernements peuvent ils accepter de verser autant d'aides aux banquiers sans contrepartie ?

Comment le parti au pouvoir peut il gagner les élections européennes malgré de si monstrueux échecs ?

Comment un président si ouvertement manipulateur, bonimenteur, peu scrupuleux parvient il à conserver une majorité de partisans ?

Comment la jouissance, l'ambition et l'individualisme ont t-ils pu remplacer si aisément les idéaux de la République ?

Comment des valeurs telles que l'argent, la notoriété et la richesse ont t-elles pu devenir l'étendard de toute réussite personnelle ?

Comment et pourquoi les médias parviennent ils à manipuler si facilement l'opinion ?

Existe t-il encore une moralité, un sens critique, ou des éclairs de lucidité chez nos compatriotes ?

L'heure est grave.

Républicains naïfs, citoyens endormis, Français trompés, Américains spoliés, Anglais ridiculisés, Allemands embobinés, il est enfin temps d'inventer une nouvelle forme de résistance.

Réfléchissez y pendant vos vacances estivales, allongés sur vos transats, un verre de soda avec une paille à la main, bien protégé à l'ombre d'un parasol, la plage de sable brûlant à proximité, car au retour, nul doute que les forces des ténèbres auront encore accru leur emprise et que le monde que vous retrouverez sera encore plus glacial...

"Errare humanum est, persevare diabolicum" ; "« Il est humain de se tromper, persévérer [dans l’erreur] est diabolique »".

Amis de la passivité bovine, de la dérision stérile et de l'ironie impuissante, faites comme moi : attendez sagement que le système s'écroule comme un chateau de cartes, préparez votre armure pour vous protéger car vous serez de toutes les manières les premiers ensevelis et broyés !

Il ne fallait pas l'inviter... Poils au nez.

Car nous sommes tous cocus... Poils au c...

Bonnes vacances aux militants de la transhumance estivale. Une pensée émue pour les autres, qui, comme moi, restent tout l'été à travailler.

À après !

PS : je n'ignore pas que les succubes sont des démons femelles, mais dans un souci d'éviter  toute discrimination positive, je les ai masculinisées.

Cui cui, le charognard ricanant.

 

vendredi, 10 avril 2009

Les aventures burlesques de ZorrObama contre la terrible bande des néolibs.

Tandis que l’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision un vieil épisode colorisé de Zorro réalisé par les studios Disney ; usé par une dure journée de travail, avachi dans mon fauteuil en skaï, à côté de la présence rassurante de Youki, mon vieux loulou blanc de Poméranie secoué de tics et écroulé sur sa chaise à portée de caresses, mes chaussons fourrés aux pieds, un béret basque d'origine controlée vissé sur le crâne, figé dans un état semi cataleptique ; je sombrai tout en suivant le feuilleton dans un lourd sommeil hypnotique…

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Don DiegObama de la Vega, jeune hobereau de l’establishment, élégant, distingué, bien élevé, propre sur lui, défenseur d’un système dont il était un des multiples piliers et bénéficiaires observait avec désespoir une bande de banquiers et de traders, sans foi ni loi, piller sans vergogne sa petite ville de province mexicaine.

Ses amis aristocrates, le vulgaire Berluscono, le rusé Browno, la potelée MerkeloCapt-2136001.jpg, le petit Sarkozo et le sergent Garcia Barroso pleuraient de désespoir à force de voir, non seulement leurs pays se fissurer, mais bien plus grave : leur caste oligarchique et le système dans lequel ils se prélassaient luxueusement, s’écrouler sous les coups de boutoir de la populace exaspérée par la responsabilité passée de cette noblesse indolente, incompétente et somme toute assez profiteuse.

Une décision sans appel s’imposait. ZorrObama sortit de l’ombre et déjà une certaine jubilation s'empara du peuple et de ses notables !

Amis ! Entendiez vous dans la nuit le claquement sec des ailes de ces vampires cupides affolés qui s’enfuyaient en voletant  maladroitement dans les recoins des Bourses ?

Hélas.

Mille fois hélas.

Un milliard de fois hélas.

Cette marche triomphale ne dura guère car ces charognards coriaces, la bande des néolibs comme on l’appelait avait non seulement pillé l’économie mondiale mais tenait de surcroît en ses mains, tous les fils invisibles du pouvoir et de l’argent. Elle  manipulait par ses lobbies et la corruption toute les oligarchies des pays ! L'élite était si compromise et la collusion entre les aristocrates et la bande apparaissait si patente que même ZorrObama se trouva complètement désorienté.

Les aristocrates rappelèrent promptement ZorrObama afin qu’il évitât de faire tomber en même temps que les responsables du désastre, leurs propres privilèges ! On trouva donc un consensus acceptable entre les néolibs et la caste dirigeante : les uns firent semblant de se repentir après moult démonstrations et les Capt-2219291.jpgautres de faire mine de changer les règles avec force battage sans toutefois trop de contraintes pour les premiers.

Sur la mappemonde les paradis fiscaux furent coloriés en gris  clair, ce fut la mesure principale...  Le peuple fut contraint de payer les pots cassés par solidarité avec les malheureuses banques et les louches financiers et tout rentra dans l'ordre comme par enchantement.

Fichtre ! Il valait mieux réaliser un tel accord plutôt que de perdre la tête sur un billot érigé par les gueux, n'est ce pas ?

Tchin tchin ! Le gros sergent Garcia Barroso, surnommé "la taupe argentée" par les initiés, trinque à votre santé et au renouvellement de son  mandat européen : la bande des néolibs peut, dès lors, entrevoir son avenir avec sérénité !

À El Paso, l’harmonie règne désormais ! Gloire soit rendue à ZorrObama, qui, par son intervention médiatique et spectaculaire a préservé notre société fraternelle et équitable !

Une musique stridente retentit, je sortis de ma léthargie en maugréant… Youki ronflait comme un bienheureux, agité par ses spasmes. Un écran de publicité passait sur l'écran. J'avais la bouche pâteuse...

Sincèrement, Villageois(es), je vais vous faire une confidence : je me demande bien où les auteurs vont chercher des scénarios aussi incohérents, invraisemblales et absurdes ?

Indécis, ennemis et amis de cui cui, jolie nuit !

À après ; mujer y hombre.

 

Cui cui l’oie Zorro beau. (bof)

 

vendredi, 27 mars 2009

Nicolas Sarkozy, la banane et les moulins.

Ave, camarades villageois(es) !

Notre illustre représentant suprême, avec le délicieux manque d'humilité et la dangereuse décomplexion qui le caractérisent - pourquoi se gênerait il , entouré qu'il est par une meute de chiens d'apparats avides de friandises et de cajoleries ? - a déclaré tout à trac, tenez vous bien :

quichotte.jpg- "Je me fais taper dessus mais j'ai la banane, c'est dur pour moi, mais en même temps je rêvais d'être Président de la République ('Râââ lovely', comme dirait Gotlib - NDLA) et je le suis donc ça va !" Admirez au passage la profondeur de la pensée, mais bon ! Demande t-on à Superman de prononcer les paroles d'Othello ? Non, bien sûr, il ne s'agit pas de la même BD ni du même auteur.

Et, d'ajouter entre autres, je cite :

- [... La période est formidable pour nous parce qu'on se tourne vers nous les politiques.

Mouais ! Quand on voit le résultat, d'autres trouveraient peut être plus efficace de se tourner vers Dieu ou vers un mage quelconque et on pourrait aisément les comprendre dès l'instant qu'ils évitent le Diable...

Enfin bref ! Là n'était pas mon propos initial.

En vérité, au départ, je voulais parler du discours donges.jpegde notre Guide à Saint Quentin et figurez, les amis que je ne pouvais que résumer ce meeting de 2 heures par une page blanche : j'aurais évidemment et fort justement essuyé votre ire et votre courroux. Aussi, après maintes réflexions j'ai voulu enfin associer l'actuel locataire de l'Élysée à un symbole fort et j'y suis parvenu après des nuits d'insomnie !

Le Président devrait mettre un blason sur le drapeau de la République comme il en a le droit et comme Giscard ne s'en privait pas, il y a bien longtemps.

Monsieur le Président , je vous propose, comme symbole, le moulin et voici pourquoi :

moulinpriere.jpgD'abord le moulin à vent : Vous déplacez infiniment d'air, tounez, générez du vent, et au résultat les ailes du moulin ne font que tourner en rond ! Brasser du vent signifie pour vous, agir, un peu à la manière d'un épileptique en pleine crise dont on dirait qu'il est hyper actif ou d'un asthmatique qu'il a du souffle...

Ensuite le moulin à paroles : que de discours, déclarations, potins, interviews, phrases, grandiloquences sans éloquence, insultes, messages télévisés pour si peu d'action !

Puis un moulin à prières : ah ! Que n'allez vous réformer le capitalisme mondial, que n'allez vous  tancer  le patronat, que n'allez vous moraliser, avec Barack, la finance internationale l Billevesées : vous en êtes depuis le début de la crise à courir derrière les évènement et JAMAIS à les précéder.

Mais aussi un moulin à poivre : qui éternue ? Les plus pauvres, les retraités, les classes moyennes dont certains sont encore dupes mais si les impôts n'augmentent pas, que dire des taxes et autres franchises, mon cher Tartuffe ?drap2.jpg

Enfin le moulin à légumes : vous faites de notre Pays, de par l'absence de grand dessein et de véritables réformes,  la France, pays homogène et relativement fraternel, un salmigondis d'intérêts opposés, une société basée sur l'organisation anglo saxonne dominante, une Nation  de moins en moins cohésive, de plus en plus égoïste et repliée sur elle, un Pays de trouillards et de petits rentiers. Le fric, mon pauvre président, dont vous ne cessez de faire l'apologie n'a jamais été le ciment ni d'un État conquérant ni d'une société équilibrée en mouvement . C'est la raison pour laquelle j'ai bien peur que vous restiez probablement dans l'Histoire, un petit, un accident politique, un asticot évènementiel, un vermisseau historique...

Aussi, Nico, si tu m'autorises à t'appeler ainsi, je vais me permettre de donner un conseil de petit citoyen du Tiers  État au grand citoyen de la Haute qui se la pète grave parce qu'il a la banane et le pouvoir :

À force de prendre le melon et de ramener ta pomme à tout propos, à force ddrapeau1.JPGe prendre les Français pour des poires, on va tous finir par sucrer des fraises et la France de terminer en compote, tout ceci pour avoir voté pour un président à la noix...

Nos cinq fruits quotidiens y sont : mission accomplie, vous pouvez vous recoucher.

À après.

Cui cui l'oiseau de paradis, forcément populiste, démagogue, poujadiste et prétentieux.

 

lundi, 02 février 2009

FAIM D'HISTOIRE


La France disait-il n’avait pas peur du changement, mais elle l’attendait. Il est venu, mais pas vraiment comme elle, du moins celle qui a voté pour l’ex maire de Neuilly, l’espérait naïvement.

803951112.jpgLe président actuel voulait transformer notre pays, un des derniers à s’adapter à la mondialisation néolibérale. Encore le faisait-il en râlant et renâclant, comme à son habitude et ceci malgré le nombre toujours plus grand des nouveaux convertis. Il avait le désir d’en faire une petite Amérique, objet de son amour et de sa fascination. Il brûlait d’installer sur le trône des valeurs, l’individualisme, l’ambition personnelle, la course au profit décomplexé. Il trépignait de pouvoir enfin solder l’héritage révolutionnaire qu’avant lui des historiens comme François Furet,  porté par l’enthousiasme des transfuges, avaient déjà contesté.

Bref, il rêvait de donner le coup de grâce à un modèle né sur les ruines de la guerre et la honte de la collaboration, des germes multi-séculaires de son histoire et de sa culture, mais depuis 25 ans attaqué de toutes parts. Grignoté de l’extérieur avec la globalisation économique portée par le consensus de Washington, sapé de l’intérieur par ses propres blocages et l’effort des néolibéraux du cru.

Mais les winners les plus farouches, les plus opportunistes, les moins scrupuleux ne peuvent rien face à leurs aveuglements et devant le stop impérieux imposé par l’Histoire. Il y eut bien quelque esprit simple et satisfait pour imaginer qu’elle s’était définitivement arrêtée. Mais chacun, Fukuyama y compris sent bien qu’elle est repartie, après une pause cahotante d’une vingtaine d’années.

Voilà donc que le système adoré, que nous appellerons néolibéral par commodité, connaît les derniers soubresauts au moment même où en France on voudrait finir de l’imposer. Souvenez- vous des paroles de notre chef suprême pendant sa campagne. Il déplorait le faible endettement des français, souhaitait que tous soient propriétaires, sur le modèle américain. Celui des subprimes voyez ?...

Oui mais, le château de cartes s’est effondré, à la seule surprise de ceux qui l’avaient  édifié au mépris de toutes les règles prudentielles. Mais que voulez vous ? Comment résister quand on est acteur dans une structure où la cupidité et la concurrence s’allient pour former une spirale infernale, d’où le risque,  par la grâce des produits structurés, semble s’être évanoui ? (voir le dernier livre de Frédéric Lordon : Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières.-Paris : Raisons d’agir, 2008.-220p.)

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Il serait nécessaire de bien souligner à quel point la libéralisation de la finance, dont les subprimes et les produits dérivés sont les derniers avatars, a pesé sur l’organisation du travail et partant, sur l’évolution des sociétés occidentales, mais aussi de celles des pays émergents. Il suffira de dire que la financiarisation en privilégiant le capital au détriment du travail, a fini par lui enlever son sens mais aussi son pouvoir de rémunération et d’épanouissement dans de bien nombreux cas : recherche du profit maximum à court terme, course à la productivité, management omniprésent, précarisation, tassement des salaires. Pourtant, pendant ce temps là, il fallait bien préserver la croissance et sa composante bien souvent essentielle, la consommation.

D’où la recherche du moindre coût qui a deux effets pervers : les délocalisations et la tension sur les salaires, sur les conditions de travail. Les premières enrichissent certes les pays les plus pauvres mais en les dispensant de créer un marché intérieur viable, en fermant les yeux sur l’exploitation des  « ressources humaines », en sacrifiant le tissu économique (l’agriculture de subsistance notamment) aux exportations. Les secondes ont fait pression sur les revenus et la stabilité de l’emploi qu’il a fallu compenser pour maintenir le fameux pouvoir d’achat par le recours au crédit et la production à bas prix. La boucle est bouclée, la machine peut s’emballer…Vous aurez noté qu’aujourd’hui plus personne du côté des élites économiques et des politiques, exceptées celles se réclamant de la gauche assumée, ne parle de salaire mais de pouvoir d’achat.  Le glissement sémantique est éloquent…

Tout a une limite heureusement et le capitalisme financiarisé a atteint les siennes, au grand dam de l’Ump et de son cornac autoritaire. Dans la précipitation digne de galopins sachant qu’il font un coup pendable, ils ont enchainé les réformes libérales : paquet fiscal (merci pour le budget , le déficit et la dette), démantèlement des 35h et promotion des heures supplémentaires avec dégrèvement fiscal bien évidemment (toujours pour soigner les déficits) qui s’avèrent totalement pro-cycliques en tirant le chômage vers le haut avant même que la crise fasse sentir ses effets propres, destruction à la hache des services publics (Education nationale, système de santé, SNCF, Poste etc) qui eux, au contraire constituent de puissant barrages contra-cyclique pour soutenir l’économie et protéger les plus fragiles. Un rapport de l’OCDE est d’ailleurs venu à point nommé pour montrer que la France et les pays à très forte redistribution (scandinaves pour la plupart) étaient aussi ceux qui alliaient le mieux croissance et réduction des inégalités :

-synthèse du rapport OCDE sur la croissance et les inégalités 2008 : http://www.oecd.org/dataoecd/48/9/41530189.pdf

-Note concernant la situation française : http://www.oecd.org/dataoecd/45/24/41525323.pdf

-Graphique sur le rapport entre redistribution et taux de pauvreté : http://graphs.gapminder.org/communityproxy/ChartDataServlet?key=plL7_TnAeMdBLyRVf1rehGg#$majorMode=chart$is;shi=t;ly=2003;lb=f;il=t;fs=11;al=30;stl=t;st=t;nsl=t;se=t$wst;tts=C$ts;sp=6;ti=2004$zpv;v=0$inc_x;mmid=XCOORDS;iid=plL7_TnAeMdBAvXX8r5__Vw;by=ind$inc_y;mmid=YCOORDS;iid=plL7_TnAeMdAktDNHMaxdJQ;by=ind$inc_s;uniValue=20;iid=plL7_TnAeMdCTpDLPYo-_VA;by=universal$inc_c;uniValue=255;gid=CATID1;iid=plL7_TnAeMdC8GEnotAixIg;by=grp$map_x;scale=lin;dataMin=1.814;dataMax=36$map_y;scale=lin;dataMin=2.77;dataMax=22$cd;bd=0$inds=

Pour un pays archaïque et sclérosé, la France ne fait pas si mal, proche des pays nordiques, laissant à des années-lumière les USA. Bien plus, notre pays apparaît un des mieux armés pour résister à la crise, si tant est que les malades qui nous gouvernent ne persistent pas dans leur erreur funeste et idéologique.

http://pubs.lemonde.fr/RealMedia/ads/adstream_sx.ads/FRANCE-LEMONDE/articles_france/exclu@x30?http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/30/dans-la-crise-le-modele-francais-naguere-decrie-retrouve-des-couleurs_1148547_3224.html

Tout le problème est là. Comment va réagir notre roi d’opérette-président ? Comment va évoluer la contestation sociale ?

L’ancien maire de Neuilly apparaît de plus en plus comme un personnage autoritaire et liberticide, ce que ses opposants les plus lucides avaient bien décelé depuis le départ.  Par ailleurs et malgré sa plasticité et son pragmatisme apparents, c’est un véritable idéologue à la fois néolibéral et néoconservateur. Il faut certes tempérer ce constat par une ambition et un narcissisme maladifs qui poussent à l’opportunisme, mais aussi par un reliquat de colbertisme, rare trace d’héritage culturel français chez un individu qui en outre n’affiche qu’un bonapartisme de carton-pâte. Cela n’abuse que le courtisan Duhamel…

La population elle, voit bien désormais que des nuages d’orages encombrent l’horizon mais il semble qu’une faible partie soit consciente que la crise actuelle est systémique et que par conséquent les revendications conjoncturelles sont sans finalité possible. Pourtant, il se pourrait bien que la compréhension d’une remise en cause inéluctable des structures soit l’aiguillage qui déterminera le chemin que va prendre la France dans les années qui viennent.

Si les gens s’en rendent compte rapidement alors l’espoir est possible, l’aspiration à un système plus équilibré et alternatif, autorisé, l’émergence d’une offre politique qui y amène des réponses, envisageable. En revanche, si la résignation prévaut, si les détenteurs du pouvoir vont comme c’est très probable au bout de leur délire, alors le pessimisme est de rigueur et la démocratie en danger. Le système ne peut maintenant survivre que par perfusion d’autoritarisme et de reconstitution complète de la hiérarchisation sociale, aux dépens des classes moyennes.

Bien entendu, son évolution dépendra énormément des réactions à la crise dans le monde entier, aux Etats-Unis et en Chine notamment. Elle reposera aussi sur les interactions, les négociations, les tensions qui s’en suivront…

De l’amas de ces conjectures bien fragiles, il ressort cependant une certitude : les citoyens ont le pouvoir de construire la société qu’ils désirent, de renverser celle qui leur semble imposée.

L’Histoire est en marche.

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