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lundi, 29 juin 2009

A con promis, rien n'est dû.

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Le secteur privé et la fonction publique offrent peu de perspectives professionnelles (crise oblige ressassée en boucle) aux jeunes diplômés ou pas (d'ailleurs).

Une innovation gouvernementale est d'ores et déjà en application pour le plus grand bonheur des sociétés. J'avoue n'avoir même pas envisagé un tel détournement, incrédule …

Un jeune homme de ma connaissance, brillant étudiant, me donne rendez-vous pour fêter son embauche quasi réalisée. Nous avions convenu d'arroser ça. Hélas, j'aperçois un visage dépité alors qu'il s'approche.

Le fameux contrat d'embauche est un mandat d'agent commercial dont la teneur me laisse pantoise, je lis, ébahie, l'intégralité du document.

Il est engagé, certes, mais sous le statut d'auto-entrepreneur, cette information ne lui avait pas été donnée lors des différents entretiens de pré-embauche.

Petite précision, il s'agit dans ce cas d'un réseau immobilier, l'embauché (sic) modèle attendra quatre jolis mois, date des premières commissions libérées pour manger (en roulant à ses frais) et surtout participera à hauteur de 8 % au remboursement du paiement de la franchise du gérant de l'Agence (des royalties dues à l'honneur de travailler pour ce groupe).

Évidemment, il ne signera pas.

Après information, auprès d'associations (dont l'objectif est d'apporter une aide aux jeunes dans leurs recherches d'emploi ), nous apprenons la mise en place expéditive de ce type de contrats, par nombre d'entreprises petites et moyennes du secteur privé. Ce procédé est particulièrement en vogue pour tous les métiers de commerciaux dans les domaines de l'assurance, des mutuelles et même de la banque privée.

Un tour de passe-passe pour organiser un peu plus de précarité, « Zéro charges » pour l'employeur vendu sous le sceau du mérite de l'employé.

Le discours gouvernemental vante la responsabilité citoyenne.

Les entreprises quant à elles se voient totalement dégagées de leurs obligations salariales.

L'avenir appartient à « ceux qui'se lèvent tôt ».


Le code du travail achève sa totale combustion.

 

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Agathe

 

Pourquoi ai-je mis deux fois la même illustration ? Vous ne gagnerez rien en le devinant.

lundi, 16 février 2009

Da Medef Code

 

 

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L'information a fleuri partout, le congé parental sabordé. J'aurai pu entrer dans la précision, mettre des liens, raconter chronologiquement ce droit à cette pause humaine.

C'est inutile. Une polémique de plus, une information en cache une autre, à dessein.

Le chômage est en constante augmentation, les prévisions sont plus que catastrophiques, le mot récession est lâché. Une évidence, le congé parental n'est pas la priorité car il ne représente en aucun cas, une des conséquences notables de l'aggravation du chômage, en France. Chiffre insignifiant, non prouvé, non étayé.

Pourquoi la réforme du congé parental ?

Le congé parental raccourci est avant tout un service rendu aux entreprises. Conserver un poste et remplacer un salarié a un coût indéniable.

Les licenciements en masse dans les entreprises françaises n'occasionnent pas une telle réactivité de la part de notre gouvernement.

Les droits des salariés sont en revanche profondément modifiés, pour rappel (entres autres) :

Ces derniers mois, le gouvernement s'est surtout attaché à modifier les contrats de travail. Ainsi, les périodes d'essai renouvelables (jusqu'à 4 mois pour les ouvriers, 6 mois pour les agents de maîtrise et huit mois pour les cadres) ont transformé les contrats à durées indéterminées en contrats à durées déterminées. Cet aménagement permet aux entreprise un recours à une main d'œuvre ponctuelle sans paiement d'indemnités (plus avantageux qu'un CDD). Une précarisation manifeste passée comme une lettre à la poste. Cerise sur le gâteau, un nouveau CDD de 18 à 36 mois pourrait être un moyen pour les cadres et ingénieurs de remplir une mission ponctuelle dans une entreprise.

Les heures supplémentaires, mesure phare de récompense, la promesse du gagner «plus» (pour les méritants qui se lèvent tôt) s'est avérée beaucoup moins rentable pour les salariés que pour les entreprises.

Cette nouvelle organisation du travail répond aux besoins du Président en fonction Nicolas Sarkozy, le MEDEF.

Tout l'intérêt de ces manœuvres a pour finalité la casse sociale. La société s'organise autour de la rentabilité maximale des entreprises. Le code du travail abrite à présent la régression des droits des salariés par l'assouplissement, synonyme de compétitivité, des entreprises. Le refrain connu n'est-il pas que les employeurs sont entravés par une législation trop favorable à la protection des employés ?

Laurence Parisot veut éviter le nombre de recours devant le conseil des Prud'hommes et faciliter les licenciements, la prévision d'une éventuelle baisse du chiffre d'affaires sera recevable.

Logique implacable de la direction prise par la France. Travailler plus s'entendait en nombre d'emplois cumulés par jour ou dans le temps. La liberté de compiler des activités et des heures pour le minimum de droits, celui de survivre, de vivre au jour le jour.

Une manière de procéder émerge, le gouvernement lance un sujet à polémique, la plupart des changements de fond ne sont surtout pas médiatisés. Le débat public est ainsi orienté, soit pour une préparation de l'opinion avant le passage d'une loi, soit l'innommable est acté au forcing en douce.

J'ai le regret de vous annoncer le décès brutal du code du travail, victime de la rupture annoncée en mai 2007.

 

De quoi Sarkozy est-il le nom ?

 

Du MEDEF

 

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A lire l'hilarante "fuite des cerveaux" rue-affre

 

 

Agathe

 
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