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jeudi, 11 août 2011

Moloch

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En ces temps de culte rénové du Veau d'or, où l'action de la classe politique mondialisée se résume à : rassurer les marchés , attestant ce que les lecteurs du Petit Journal pouvaient déjà déplorer, avant que par le biais des deux plus terrifiantes guerres qu'ait eu à subir l'humanité, le libéralisme mondialisé ait réussi à se purger ... provisoirement.

Comme donc l'observait déjà, à l'époque, mon petit camarade Karl ( au début  du livre premier du Capital) :

«  La dette publique, en d'autres termes l'aliénation de l'État, qu'il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l'ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c'est leur dette publique . Il n'y a donc pas à s'étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s'endette, plus il s'enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l'incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnable .
La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l'accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle doue l'argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu'il ait pour cela à subir les risques, les troubles inséparables de son emploi industriel et même de l'usure privée. Les créditeurs publics, à vrai dire, ne donnent rien, car leur principal, métamorphosé en effets publics d'un transfert facile, continue à fonctionner entre leurs mains comme autant de numéraire. Mais, à part la classe de rentiers oisifs ainsi créée, à part la fortune improvisée des financiers intermédiaires entre le gouvernement et la nation - de même que celle des traitants, marchands, manufacturiers particuliers, auxquels une bonne partie de tout emprunt rend le service d'un capital tombé du ciel - la dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, à l'agiotage, en somme, aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne. »

Eh oui ...
En cette époque "troublée" donc, où on peut facilement constater que
«les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants », il n'est sans doute pas inutile de rappeler les réflexions que cela inspirait à mon petit camarade ( et qui résument de manière exceptionnellement concise ce qu'est le "marxisme" ) :

«Mes recherches aboutirent à ce résultat que les rapports juridiques - ainsi que les formes de l'État - ne peuvent être compris ni par eux-mêmes, ni par la prétendue évolution générale de l'esprit humain, mais qu'ils prennent au contraire leurs racines dans les conditions d'existence matérielles dont Hegel, à l'exemple des Anglais et des Français du XVIII° siècle, comprend l'ensemble sous le nom de « société civile », et que l'anatomie de la société civile doit être cherchée à son tour dans l'économie politique. […].
Le résultat général auquel j'arrivai et qui, une fois acquis, servit de fil conducteur à mes études, peut brièvement se formuler ainsi :
dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rapports déterminés, nécessaires, indépendants de leur volonté, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives matérielles.
L'ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s'élève une superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de conscience sociales déterminées. Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie social, politique et intellectuel en général. Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.
À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves.
Alors s'ouvre une époque de révolution sociale.

Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout.

Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi; il faut, au contraire, expliquer cette conscience par les contradictions de la vie matérielle, par le conflit qui existe entre les forces productives sociales et les rapports de production.
Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapports soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que des problèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir.»

Critique de l’économie politique
Karl Marx  1859

vendredi, 21 mai 2010

Sa Majesté l'Algorithme, roi de la Phynance et du Monde.

 


  • L'Homme a créé la propriété.


  • Le propriétaire a suscité le producteur et le commerçant.


  • Le producteur et le commerçant  ont forgé le capitalisme.


  • Le capitaliste a engendré la banque.


  • Le banquier a conçu la bourse.


  • L'opérateur de bourse a imaginé la spéculation.


  • Le spéculateur a inventé les algorithmes financiers informatiques.


  • Les algorithmes ont provoqué le chaos.



 

Entre 60 et 80 % des transactions boursières auraient pour base un algorithme sans intervention humaine directe.


Cronos dévorant ses enfants.Goya 1815.jpg

Cronos dévorant ses enfants - Goya - 1815


Non, les blogs ne sont pas morts : il suffit simplement de faire preuve d'un peu de recherche, d'originalité et surtout d'éviter de feuilleter les sempiternels catalogues d'adresses ; jaunis par le temps, le conformisme, le copinage et la routine...

Salut les "NRV", bon week-end.  Hasardez vous à exalter la face sombre et perverse de votre personnalité tourmentée et à après, si toutefois vous reveniez indemne de ce voyage dans l'au-delà de l'intelligibilité  !


Cui cui fit l'oiseau, Goyavore glouton.


samedi, 24 mai 2008

Spéculation. Bienvenue chez les vampires !

Ce billet est le 100ème publié sur ce blog du "Village des NRV". Je me joins au Collectif pour remercier les personnes qui ont contribuées à sa création et à son développement ; elles se reconnaîtront, au même titre que toutes celles et ceux, sans exception, qui nous font l’honneur et le plaisir de lire les contributions, parfois de commenter tantôt aimablement, tantôt sévèrement, cependant toujours dans la plus grande liberté…

Pour information, depuis l'origine, après  5 mois d'activité nous avons enregistré 35.400 visites réelles et plus de 145.000 pages ont été consultées.

Longue vie à chacun d'entre vous et à ce blog au ton si libre, si varié dans ses sensibilités et si attachant dans ses humeurs !

Merci pour votre fidélité et permettez moi de vous dédier une minute d'humour en joignant  l'image suivante (*) qui exprime quelquefois l'essence même des débats vigoureux au sein "du Village des NRV", le  fort bien nommé...

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1700346838.jpgEn conversant avec un importateur puis en tombant sur un appel publié dans le Monde du 21/5/2008 passé inaperçu, j’ai attrapé un coup de sang. Vous me rétorquerez avec l'humour qui vous caractérise que c'est tout à fait normal avec ce sujet sur les vampires ! Certes, mais le sujet d'aujourd'hui ne porte pas à rire. Hélas !

Il est grand temps qu’on cesse de nous de nous seriner que le système actuel est le meilleur possible !

En réalité, en observant les faits on se rend compte que les mécanismes de l'ultra libéralisme financier mondialactuel sont devenus complètement incohérents. Piloté par des traders inconscients d’une technicité et d'une compétence parfaite mais dotés d’une intelligence collective navrante, conduit par des banquiers fous et inconscients qui ne possèdent plus une once d’humanité et de jugeote, ce système infernal mondialisé d'uniformisation est en train, à l’heure où je vous parle de détruire sinon d'ébranler lentement mais sûrement les fondements même de la diversité culturelle des civilisations !

Il serait grand temps que les Chefs d'état du monde occidental, montrent enfin leurs déterminations, pour parler poliment, en supposant qu’ils ne soient pas vendus à ces suppôts du Diable qui possèdent déjà tant de fortune et d’hommes dévoués, pour enfin réguler un système financier international qui devient de plus en plus incontrôlable et incontrôlé, qui affame une population de plus en plus importante et appauvrit singulièrement les classes moyennes DE TOUS LES PAYS !

On peut craindre, malheureusement, que les pays occidentaux, en premier lieu desquels figurent les USA aient placé à leur tête des gens qui n’ont absolument, ni la carrure, ni la compétence, ni tout simplement le désir de faire face à la crise terrifiante qui se profile à l’horizon…

543138360.jpgLes cours du pétrole et des denrées alimentaires essentielles atteignent des montants  non justifiés par l’activité économique mondiale actuelle car la récession, et je parle sur la foi de témoignages recueillis autour de moi par de multiples sources commerciales, est en train de se diffuser dans TOUS les pays d’Europe mais aussi aux USA d’une manière encore plus aiguë ; en effet la demande des consommateurs baisse partout, contrairement à ce qu’on vous raconte dans la plupart des médias. La crise est mondiale et n'épargne aucun pays sinon les États du Golfe. Les Français n'ayant absolument aucune raison particulière de se i comme leurs dirigeants politiques cherchent à le faire !

Mon interlocuteur qui était récemment à la foire de Canton a entendu des échos unanimes sur une baisse conséquente, depuis janvier de cette année, de la production des usines chinoises gênées par une inflation galopante et par une demande en chute libre : c’est le signe imparable d'un malaise économique à venir dont personne ne peut imaginer l'ampleur.

La spéculation financière et la dérégulation des marchés finaniers sont en train de faire gonfler artificiellement les cours des matières premières, un peu à la manière des actions mobilières à la Bourse dont les valeurs baissent ou augmentent en dépit du bon sens et des véritables performances ! La planète est devenue une Bourse généralisée, une sorte de Monopoly à l'échelle planétaire où les gagnants empochent des sommes faramineuses et par la même occasion affament des milliers, voire des millions d'individus sans l'ombre d'un simple questionnement moral ! 

1984703176.jpgFaudra t-il, un jour créer un nouveau délit de "crime économique contre l'Humanité" ?

Cela ne semble gêner aucun de nos dirigeants étrangement absents. Mais il est temps, je vous le dis en toute sérénité, Mesdames et Messieurs les politiques, de créer des règles, comme une sorte de service minimum pour les structures financières mondiales qui naviguent partout, dans des paradis fiscaux corrompus, comme des poissons dans l'eau, sans entraves et sans états d'âme, de mater tous ces organismes financiers privés mais aussi publics, toutes ces banques ivres de conquêtes, toutes ces multinationales avides de pouvoirs avant qu’ils n’asservissent le monde entier et le plongent dans le chaos, détruisant petit à petit toutes des valeurs des civilisations qui font la richesse de l’humanité…

1918657394.jpgÀ l'heure où l'amoralité, l'immoralité, le cynisme et la cupidité deviennent les normes des gens qui comptent sur cette planète, élites économiques, médiatiques, politiques et du spectacle, on peut légitimement se poser la question sur l'attitude que devrait adopter le citoyen ordinaire ? Doit il copier ? Se révolter ? Se résigner ?

Ce ne sera pas faute d'avoir été prévenu ! C'est à chacun de répondre en son âme et conscience...

Cui cui, oiseau de mauvais augure et mouche du coche...

Merci à Uderzo et à Zgur, chez qui, j'ai pompé l'illustration de la bagarre au Village.

 
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