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mardi, 26 juillet 2011

Un Spectateur émancipé

Un Spectateur émancipé.

( Jacques Rance-hier expliqué à Eric Baissons )

 

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Grâce soit rendue aux « maîtres ignorants ».

C’est indubitablement à leurs efforts répétés, adossés au soutien sans faille de la multimediacratie , que le vieux projet d’ « émancipation du spectateur » doit d’avoir pu connaître , enfin, son épiphanie ... spectaculaire.

« L’émancipation implique, elle, de partir de l’idée de la capacité de n’importe qui. Peu importe ce qu’il apprend, l’essentiel est la révélation de cette capacité à elle-même. Le reste dépend de lui. Cette idée s’oppose de front à l’idéologie progressiste. »

annonçait Rance hier ( en 1987 ) en commentant son opus magum sur « Le Maître ignorant ».

Cette conception post-moderne ( et libérale ) de l’émancipation s’oppose assurément à l’idéologie progressiste ( de type marxiste) qui affirme qu'en la matière l’égalité émancipatrice est précisément un « droit » et donc un titre reconnu socialement , au nom duquel on est en droit de revendiquer quelque chose ( la même chose, pour tous ), et non pas un ticket donnant un droit de tirage à la loterie de « l’égalité des chances » ( portée par la « capacité de n’importe qui »). Une loterie dont les lots sont fort disparates …

On observera également que cette conception libérale ( et libertaire) est parfaitement homogène au monde réellement renversé , où le vrai est donc devenu un moment du faux, et où l’idée même de savoir , de transmission et de vérité ( contenue dans ce savoir transmis) est disqualifiée. Disqualification opérée au nom du nouvel impératif catégorique « époqual » : l’épanouissement sans entrave des corps sujets « devenus capables » en vertu d’un conatus * d’autant plus spontané qu’il est « sans histoire ».

Souvenons nous que, parmi les axiomes propédeutiques qui aux années 80 permettront l’émancipation des spectateurs, par la promotion de leur capacité naturelle , celui qui fit floresse dès la fin des années 70 était :

« L’histoire commence avec toi » .

Avec en corollaire le « droit » induit de réinventer ad libitum le fil à couper le beurre ou la roue carrée.
L’archaïque débat « Nature/Culture » était congédié « aux poubelles de l’histoire » , et on peut dire résolu … « à l’économie ».

Seulement voilà …
il y a , dans le réel ( fut-il inversé ) une réalité qu’allaient devoir affronter nos spectateurs en voie d’émancipation, et qui se présentait d’emblée comme une sérieuse entrave à leur jouissance libératrice . C’est celle qu’énonçait , dès les années 70, Michel Clouscard, ce vieil archéo-marxiste attardé et empêcheur de jouir en rond ( des merveilles prodiguées par le « capitalisme de la séduction ») ;
et qui était le constat troublant qu'en ce monde déjà largement décomplexé :

« Tout est permis mais rien n’est possible » .

Car, au monde merveilleux des atomes sociaux libérés du social par le « sociétal » ,
au monde merveilleux de la concurrence libre et non faussée,
nos spectateurs capables virent leur «Être »  (désormais sans classe, et dont toutes les capacités pouvaient enfin s’exprimer) malgré tout confronté au problème de « l’Avoir »

« l’Être sans l’Avoir » … la grande névrose des couches moyennes.

Face aux capacités insoupçonnées qu’elle révèle aujourd'hui jusqu’aux marches septentrionales, jusqu’ici paisibles, de l’occident chrétien , et parmi une population ordinairement Korrecte , on peut comprendre que les pourfendeurs habituels du repoussoir islamo-marxiste soient un peu « troublés » par la nouveauté de ces méthodes autant que par leur audacieuse et expéditive mise en œuvre. On peut également comprendre que ces élites nationales se posent courageusement des questions , tels Eric Baissons prenant conscience de ses lacunes de psychologue , ou que tels ses collègues de la France authentique et de souche elles puissent s’émouvoir des menées séditieuses de telles officines qui, à l’instar du MRAP, ont l’outrecuidance de "récupérer" cet événement pour "tenter de créer la confusion".

Mais pour compréhensibles qu’ils soient, cette émotion et ce trouble ne doivent pas les empêcher de saisir et d’apprécier toute la portée libérale et/donc bénéfique de cette émancipation qui ( « Dieu merci ») demeure fondamentalement hostile à l’idéologie progressiste qu’ils abhorrent , comme le leur annonçait fort justement Rance hier.

Car le processus d’émancipation du spectateur , dont atteste si vigoureusement notre Thor post-moderne, est bien celui qui va permettre à l’atome social isolé ( mais parfois « en groupe » ) d’affronter efficacement cette névrose** .
Rien n’est plus explicitement libéral, en effet que ce salutaire refoulement , niant l’Être social et la Volonté générale, dès que cet intérêt collectif entrave la satisfaction du besoin individuel ( exprimant le plus naturellement qui soit : le conatus * du surhomme authentique) :

"Une personne avec une conviction est aussi forte que 100 000 autres n'ayant que des intérêts." »

John Stuart Mill

Dont acte

 

* Chez les néo-spinozistes ( nombreux parmi les rangs de nos naturalistes post-modernes)  le conatus ( la force d’inertie reprise à Descartes par Spinoza ) est ce principe porteur de « l’être vrai » , celui qu’il s’agit (pour les Heideggeriens ) de « dévoiler » , de sorte de pouvoir y persévérer , naturellement .

** Cette névrose induite par « l’Être sans l’Avoir »  et qui , comme le dit si bien Eric Baissons : « peut gagner les âmes fragiles partout dans le monde et, en la circonstance, dans un pays (...) qui n'était pas préparé, dont ça n'était pas la culture.» . La démocratie libérale , celle des maîtres ignorants ,  des élèves capables et des spectateurs émancipés, est à ce prix.

 

lundi, 26 octobre 2009

Baisés hors champ

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« Pour combattre l'obscurantisme, les armes à notre disposition sont multiples, mais la plus sûre et la plus efficace est l'éducation. En offrant l'asile à ces jeunes, comme elle l'a fait pour moi en 1985, la France les aidera à poursuivre leurs études et à ne pas tomber dans l'abîme de l'ignorance. »

Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008

 

A la porte des Lilas s'étend le chantier du futur tramway des maréchaux. Les travaux sont arrêtés, les ouvriers ont installé des piquets de grève. « La suburbaine occupée », Ibrahim et les autres dorment sur place dans des tentes Quechua. Ils réclament des papiers, à juste titre.

La Suburbaine, Société sous-traitante utilise cette main d'œuvre à bas prix par le biais de la « boîte » d'intérim Selpro. Aucun intérêt à les faire sortir de la clandestinité, ils seraient aussi mal payés que les légaux mais tout de même un "peu plus".

Pas de journalistes, pas de policiers, pas d'Éric Besson dans les parages.

Les forces de l'ordre traquent les assistés clandestins venus se restaurer grâce aux organisations humanitaires. Ça c'est bankable bien que les médias s'y soient très peu intéressés. Toutefois, un entrefilet d'importance. Il faut débarrasser la France de ses parasites. La sécurité publique veille au grain.

Éric Besson répugne sans doute à s'approcher de cette économie parallèle. Effectivement, ces sans-papiers là n'ont jamais nui au travail des bons français. Ils permettent à des sociétés de réaliser des chiffres d'affaires conséquents. Les livrer à la vindicte populaire pourrait gêner les esclavagistes costumés, des entrepreneurs créateurs de richesses, adoubés par l'État et « récipiendaires » des grands Marchés Publics.

Personne n'a entendu parler de rafles dans les chantiers ou en plein service du midi chez Buffalo grill.

Sans rire.

Pourtant, le sans papier dort sous le nez des agents de police, il a même choisi des tentes de couleur rouge pour être bien vu. Et pire, désespérant du maintien de l'ordre, il a affiché en grand sur les grilles encerclant le fameux chantier :

« Ibrahim Doukouré , ouvrier, en grève pour obtenir des papiers ».

Malgré cet affichage, l'arrêt du travail par nombre de salariés concernés, le campement de fortune, personne n'a pensé à prévenir Éric...

 

Certainement trop occupé avec ses trois afghans...

 

Sous les flashes et les caméras de télévision.

 

 

Agathe

 

Soutenez la lutte des travailleurs sans papiers : solidaires.sanspapiers@gmail.com

A lire aussi

 

Pour raviver nos mémoires* :

Dans le premier ouvrage qu'il a coordonné pour le parti socialiste, L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy, Eric Besson demandait : « La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? ».

Dans ce livre, il condamne la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy:

« En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l'immigration clandestine ! »
« La loi du 26 novembre 2003 avait deux objectifs selon le ministre de l'Intérieur : « réformer la double peine » et « mettre un frein à la dérive des flux d'immigration créée par la loi Chevènement de 1998 » en dotant l’État de « véritables outils de lutte contre l’immigration clandestine ». (…) On peut aujourd'hui mesurer l’échec de chacune de ces deux ambitions. »

*Source Wikipédia

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Attention : Les abus de Besson peuvent être dangereux pour la santé.

lundi, 14 septembre 2009

In Diges't

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Augustin Le grand a disparu avec ses sans domicile fixe et leurs tentes. Les beaux jours détournent l'attention des médias et la nôtre. Le quota de drames s'estompe, la sordide comptabilité n'assure plus le chiffre.

 

Certains chiffres, ceux du chômage notamment, devrait interpeller les médias quant au lien direct avec ces situations dramatiques.

 

La précarisation de l'emploi engendre l'habitat précaire, les bidonvilles renaissent. Des familles de travailleurs pauvres, nantis au regard de ceux hébergés sous les tentes, sont contraints de vivre dans des mobil-home (le prix des loyers avoisinants gentiment les montants ponctionnés dans le béton).

 

Vous savez cela, nous le savons.

 

La becquée aux médias, aux journalistes rythme les préoccupations. De polémiques en pandémie, le silence orchestré autour de la question humaine tourne à plein régime. L'information se parcellise, des flux discontinus avec des accentuations aussi éphémères qu'ordinaires. Des buzz. Orelsan, l'exemple médiocre, a phagocyté toutes les actualités essentielles de sa période.

 

Les flèches décochent et atteignent toujours leurs cibles. Détournement massif de l'attention.

 

La manipulation divise, minimise, éloigne jusqu'à enfouir. Une certaine modernité dans l'utilisation des moyens de communication.

 

Puis une dose de préceptes du passé : Diviser pour mieux régner.

 

Les mouvements de foule sont dirigés, encadrés par des représentants syndicalistes absorbés par le pouvoir. Les « pseudos » opposants d'hier se voient confier les réformes les plus impopulaires. Rocard clame sa fierté de passe-plat du gouvernement concernant la taxe carbone. Besson s'enorgueillit de la tâche la plus basse. Un trait de génie, l'ex-socialiste dont les écrits enflammés fustigeaient sa propre future mission. Etc... Les électeurs chancelants s'y retrouveront tous. Un modèle d'Homme est apparu. Un comportement qui modèlera...

 

Un abîme.


La lutte pour la survie est devenue affaire individuelle.

 

Cet hiver, sans doute, les morts de froid tiendront sur quelques lignes.

 

 

 

 

Agathe

 

 

mercredi, 02 septembre 2009

Mamadou ou le crédit prison


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SI si si, moi je dis qu’il est réconfortant de noter avec quelle conscience civique l’on sauvegarde le meilleur de nos traditions, l’on cultive certains aspects de notre patrimoine quasi génétique et, entre folklore et modernité, l’on affirme nos spécificités françaises sociales et culturelles.

Non je ne parle pas de ces nombreuses et grandioses fresques historico-pyrotechniques, où la France muséifiée, passéiste mais moderne, exhibe en figuration sa population chômeuse et bénévole à des touristes désoeuvrés devant des fours à pain magistralement mis en scène dans des sons et lumières empruntés à JM Jarre au moins.

Non, dans ce pays littéraire, où en chaque français sommeille un Victor Hugo potentiel, je parle de la conservation intacte de cette prédisposition  épistolière pour la lettre anonyme, avec ce je ne sais quoi nostalgique de parfum Maréchal, je parle de la conservation dans notre patrie éternelle et malgré le formatage mondialisé de nos valeurs intrinsèques et ancestrales.

Je parle de la pérennisation réjouissante de la délation par exemple.

En cela je félicite particulièrement la direction de l’agence LCL d’Aulnay sous bois, exemplaire et citoyenne, qui perpétue dans la plus pure tradition française, en dénonçant aux autorités policières un dangereux sans papier, le meilleur de nos talents nationaux.

Savoir que cette agence sur l’air entraînant de « Plus plus pour mon crédit mon crédit » a su, de sa propre initiative, monter un véritable  stratagème pour capturer et balancer courageusement un bon client certes mais outrageusement clandestin, ne peut que nous réconcilier avec le sentiment patriotique de nos concitoyens zélés.

Car dieu sait s’il en faut du courage pour balancer un esclave, un sous citoyen, un marginal sans droits, un mauvais français même pas français, et si ça se trouve, dans le plus grand des désintéressements, sans même toucher une com sur son compte, juste par devoir et conscience de l’intérêt national avec ce sentiment légitime qu’il est toujours sain et rassurant de haïr plus pauvre que soi.

Mamadou ne sachant trop, que demander de plus à son argent, LCL attentif, toujours à l’écoute du client à trouvé la réponse adaptée : le crédit prison. Un nouveau produit carceralo-financier montrant s’il en était nécessaire, l’incessante créativité de nos géniaux spéculateurs.

Que LCL soit ma banque, ne peut que me réjouir davantage, et mieux me faire relativiser les agios réglementaires de mon découvert abusif. Car par ce geste civique d’une grande élégance, la gente banquière nous révèle combien elle peut être au-dessus de toutes les infamies et turpitudes qu’on lui prête, proche des braves gens, honnêtes et légalistes, et mériter amplement pour les meilleurs d’entre eux, une juste récompense sous forme de bonus revigorants.

Décidément oui, les banquiers ont l’art de se rendre sympathiques et je comprends mieux la présidentielle indulgence envers ce corps de métier qui ne sait que faire pour être apprécié à sa juste valeur.


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photo : D.A


vendredi, 21 août 2009

LE POIDS DES MOTS, LE CHOC DES BULOTS

DROITS DE L'HOMME ET DU MITOYEN

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C'est à Paris-Plage qu'Eric B. prépare son plan d'accueil des nouveaux migrants.

Nom de code : "Mon-pied-la-porte"

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Aux frontières de l'Héxagone, de nouvelles catégories d'indésirables sont ajoutées chaque jour à une liste déjà longue.

 

ECONOMIE, CRISE ET PLAN DE RELANCE

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Afin de participer à l'effort national, l'Elysée met en vente les célèbres chaussures de notre Nano-Président sur HéBay...

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... ainsi que le pupitre utilisé lors de l'inoubliable discours de Dakar.

 

ECONOMIE, CRISE ET PLAN DE RELANCE (épisode 2)

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En mission d'étude sur les bords du gouffre de Bercy, dans le bassin parisien, Christine L. se veut rassurante ...

"Comme je l'ai déjà dit il y a plusieurs mois, à la rentrée, nous allons faire mieux que les prévisions"

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Que personne ne s'inquiéte, le plan d'urgence est déjà prêt...

 

GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT : DEJA DES RESULTATS SIGNIFICATIFS

José B. en grande discussion avec deux épis de maïs transgénique.
Un accord à la rentrée ?

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ON LE PENSAIT DISPARU A TOUT JAMAIS

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Depuis que sa pêche est réglementée, le thon rouge est de retour sur nos côtes.

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Toutefois, attention, certains individus peuvent se montrer agressifs envers les baigneurs.

 

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Michel R. est arrivé en Arctique

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Armé de son épuisette réglementaire, il entend bien ramener les preuves du danger qui menace ce continent multimillénaire.

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Il a confié à notre reporter :

"Dans ces paysages de création du monde, on n'est plus le même homme".

 

SOCIAL : LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE AU PAYS DE CERVANTES

Interdits de séjour sur les rives du Canal de la Vilette réservées aux adeptes du city-plaging, les membres de l'association ont planté leurs tentes emblématiques sur les plages de Catalogne.

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Au matin, le révoltant spectacle d'un chaos hallucinant atttend les malheureux vacanciers dont le seul tort est d'avoir choisi les côtes espagnoles pour leurs vacances pourtant bien méritées.

Immédiatemment Martin H. s'est rendu sur place.

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CULTURE

Lors de sa dernière (et boulevarsante) visite au Louvre, siège symbolique de sa grandeur passée, Christine A. s'initie aux rites de la haute Egypte.

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Au temps de la reine HADOPIS IV déjà, le chargement illégal des barques du Nil était sévèrement réprimé.

 

BOB (ricard)

06:00 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : besson, sarkozy, lagarde, people

 
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