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mercredi, 26 août 2009

Petit précis de bourrage de mou à l'intention des dirigeants du G 20.

Hier, comme vous le savez probablement, M. Nicolas Sarkozy, président de la République française a sévèrement admonesté, pour la septième fois, les patrons des banques françaises pour leur attitude exécrable concernant leurs rémunérations sarkozy_banques-m.jpgexorbitantes et les bonus extravagants de leurs traders. Posture qui démoralise les salariés ordinaires et pourrait créer les ferments d'une possible révolte sociale.

Les dirigeants bancaires ont fait, pour la septième fois consécutive, amende honorable et ont promis la main sur le cœur, juré, craché, en tout bien, tout honneur - croix de bois, croix de fer, si on ment on va en enfer - de corriger les excès.

Il semble qu'ils aient convaincu, pour la septième fois de suite, le président et une bonne partie de la Presse.

Ce que les médias n'ont pas relevé, c'est que le président français avait reçu de ma main, ce petit résumé dont je vous livre quelques extraits ci-dessous et dont j'ose espérer que vous garderez le caractère de confidentialité indispensable, réservé aux seuls lecteurs privilégiés du Village des NRV.

Merci à vous.

 

Amis dirigeants de la planète, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres et Chers collègues du G 20,


M'étant intronisé récemment coach internationnal, je me suis permis de rédiger modestement, pour votre staff de communication un solide argumentaire pour justifier auprès de l'opinion publique, l'immobilisme nécessaire à votre action face à la crise économique sans perdre votre précieuse position comme tout gouvernant qui a si durement gagné sa place et qui tient à la conserver contre vents et marées durant un minimum d'une dizaine d'années.

Les peuples, par l'intermédiaire d'Internet et d'une certaine presse n'arrêtent point de réclamer à cor et à cri des mesures pour réformer les établissements bancaires alors qu'il convient de reconnaître, nos plus grands experts ne cessant de le clamer,  qu'il est nécessaire de persister dans la voie tracée par nos glorieux ainés Ronald Reagan et Margaret Thatcher,  instigateurs géniaux de ce libéralisme qui a tant enrichi la planète,  cette petite crise ne devant surtout pas modifier le fondement de l'économie de marché auquel nous sommes tant attachés.

Que répondre à des demandes si pressantes ? L'argument imparable à ce genre d'exigence est le suivant : prétextez l'impossibilité de réformer en solitaire car si vous passiez outre, des structures entières, voire des pans de votre économie n'auraient de cesse de quitter un pays dont le gouvernement ingrat aurait eu le malheur de prendre de si funestes décisions ! Si chaque responsable de chaque Nation utilise le même argumentaire, vous obtiendrez la garantie d'une situation bloquée et donc calme pour un certain temps sans que votre responsabilité soit engagée.

Surtout n'hésitez jamais à incriminer et condamner vos pays frontaliers,  des territoires  antisociaux comme il va se soi, potentielles menaces, aux aguets, prêtes à recevoir en grande pompe les déserteurs de votre économie !

Utilisez le même argument pour l’Europe sociale, pour l’univers mondialisé des entreprises et des bas salaires !

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Permettez moi enfin de citer l'exemple de Madame Christine Lagardepiètre ministre de l'économie en France s'il en est ; elle utilise depuis longtemps ma méthode, et  ce, malgré une méconnaissance  totale du monde de la finance ; je vous laisse admirer les résultats : elle est toujours vaillante , le sourire aux lèvres, fière de son "action", bien calée à son poste malgré des résultats abracadabrantesquement désastreux tels qu'aucun ministre n'avait jamais connus depuis 50 ans ! Ce qui représente une sacrée performance de sa part et prouve avant tout  l'efficacité de ma technique !

Certains gauchistes argueront, avec leur légendaire mauvaise foi,  qu'il faut alors négocier avec ses homologues pendant le G 20 afin de prendre des décisions politiques internationales collectives et concrètes.

Surtout, ne vous démontez pas ! Souvenez vous qu'en général, la Presse est de votre côté. Faites vous prendre en photo, de préférence en train de rire ou de sourire avec vos collègues du G 20, embrassez vous, déguisez vous, déclenchez des séances de fous rires, et terminez par un communiqué plein de bonnes intentions, évitez sourtout les dates et les délais, les projets concrets et lors de votre conférence de Presse soulignez avec gravité les gigantesques avancées de ce sommet historique dont vous avez été la cheville ouvrière ! Après vous disposerez de 6 mois supplémentaires de pause pour vous détendre et profiter de vos avantages...

Voilà, Mesdames et Messieurs, deux petits conseils qui vous donneront envie, du moins  je l'espère, d'en connaître davantage sur ma méthode pour rendre vos populations plus modelables et plus aptes à franchir les difficiles caps économiques qui nous attendent.

Permettez moi enfin d'adresser mes sincères félicitations à vos communicants qui parviennent à faire passer un médiocre pour un génie, un immobiliste bavard et agité pour un activiste forcené et une démocratie élective moderne pour un système politique où chaque citoyen pèse...

Daignez recevoir, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres, de l'infâme vermisseau qui s'est permis de vous apostropher, sa dévotion déférente et éternelle.

 

L'inénarrable Cui cui fit l'oiseau, inéluctable conseil en communication, à n'en point douter.


lundi, 20 avril 2009

L'Etat l'honore (l'Etalon or)

 

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Il a suffi de trois mois pour voir les effets positifs du renflouement des banques américaines. La crise n'aura pas survécu à l'argent frais injecté. Les bonnes réponses confortent donc le libéralisme. Heureusement, la méthode a été appliquée par tous les pays d'Europe. Ouf, on a eu chaud !

La simplicité de la résolution ne méritait pas tant de cris alarmistes, du coup les entreprises apeurées ont jeté à la rue des milliers de salariés, les dégâts collatéraux sont immenses engendrant la fermeture des PME assujetties et sous-traitants. Dans la panique, le gouvernement a allégé les procédures de licenciement. Inutile d'alourdir les effets de la crise en entravant les mouvements des entreprises, Tout ça presque pour rien.

 

Les sociétés vont réembaucher bientôt et d'ailleurs avec des salaires en bas de l'échelle. Ainsi, les chômeurs de longue durée reprendront confiance et consommeront à nouveau des denrées alimentaires. Et hop ! La croissance retrouvée.

 

Les économistes ont encore une fois montré les limites de leurs analyses à courte vue. La solution paraissait évidente mais ils ont clamé d'une seule voix, l'inanité de ces apports financiers. (Lordon et les autres peuvent remiser leurs livres et leurs crayons). Fillon s'y est même mis avec son pessimisme habituel en tablant sur une reprise molle pour 2010.

 

Tout rentre dans l'ordre.

 

Mais j'entends déjà des contradicteurs (Pas les trolls, ils ont disparu corps et biens depuis l'élection, Argumenter une promesse, c'était leur domaine de prédilection depuis la mise en application des réformes, plus personne. Enfin, j'dis ça, j'dis rien...).

 

La planche à billets ne pouvait pas être mise en activité avant. Assainir était la priorité. Imaginez un Madoff dans les parages...

 

Mais, je m'emballe, je m'emballe...

 

Ne serai-je pas légèrement influencée par cet article ?

 

Cela vous paraît simpliste ? Stupide ?

 

Et pourtant, c'est exactement ce qui se profile à l'horizon.

 

Pas un gâchis, ce fric donné aux banques, elles refont du profit...

 

 Cette petite information sibylline est parue discrètement. Alors que ...

Rasséréner le pèlerin en douceur.

 

Puisqu'on vous le dit !

 

C'est plus fort que nous, le libéralisme.

 

Ça résout tout.

 

 

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Agathe

mercredi, 15 octobre 2008

Moi, Roger Contant, spectateur assidu du journal télévisé de Laurence Ferrari sur TF1 à 20 h.

Ah !

Mes chers compatriotes, lorsque j’ai entrevu le visage radieux de Laurence Ferrari lors de la présentation du journal télévisé de 20 h du 13 octobre sur TF1, j’ai compris qu’un grand événement s’était produit dans le monde... Sa joie et son enthousiasme faisaient plaisir à voir... C'est à ces moments rares qu'on pouvait ressentir combien notre dynamique journaliste était heureuse pour la France et ses braves citoyens dont je m’enorgueillis d’être une de ses modestes mais innombrables chevilles ouvrières.

superdupont1.jpgQuand elle annonça d'une voix tonitruante que notre sémillant petit caporal Nicolas Sarkozy franchissant comme un diablotin espiègle les ponts d’Arcole et bousculant les forteresses frileuses d’une Europe pusillanime, je compris que grâce à son allant, sa vitalité et son charisme hors du commun, il parviendrait, ce fut vérifié et approuvé par TF 1,  à convaincre les Européens d'oser affronter frontalement une crise qui les paralysait et dont ils avaient très peur !

Autant vous dire qu’à 20 h 07 par ce beau lundi d'octobre, moi, Roger Contant, parfois objet de moqueries à cause de mon nom bien français, retraité depuis 3 ans, la gorge sèche mais l'oeil vif, je me suis levé brusquement, me mettant au garde à vous, follement fier de mon pays, faisant sursauter Germaine qui s’assoupissait.

Fou de joie et transporté par une allégresse inouie, je n’eus pas honte d’avoir su crier, que dis je ? D’avoir hurlé un retentissant : " Vive la France " et " Gloire à notre Président Nicolas Sarkozy " !

J’allai entamer une Marseillaise quand Germaine, grâce à son sonotone qu’elle avait rallumé, intima l’ordre de me taire ! Pensez, M. François Fillon en personne allait être interrogé par notre Laurence, à qui évidemment, je préférais Patrick que j’aurais souhaité voir périr au champ d’honneur du journal qu'autrefois la France entière admirait, béate.

Et là mes chers compatriotes, ce fût l’apothéose ! D'ailleurs Germaine fut obligée de me verser 15 gouttes supplémentaire pour soutenir mon coeur ; tous ces sales petits gauchistes, qui écument ces blogs infâmes sur Internet, à part peut être ce village des NRV qui par l'entremise de son collectif a tout de même accordé la parole à un authentique patriote qui se refuse de faire de la politique , on ne sait d'ailleurs pour quel motif inavouable, devaient avoir la bave aux lèvres et la rage au coeur.

OUI la France était sauvée ! Et grâce à qui ?

TF 1 en faisait foi ! Les visages rieurs et joyeux des participants en étaient la preuve éclatante. Les cours de la  Bourse de Paris avait éclaté de plus de 11 % tel un somptueux feu d'artifice ! Un très modeste emprunt de seulement 360 milliards d'euros, c'est dire si nos banques françaises sont en bonne santé comme l'avait proclamé notre président, sera proposée pour aider nos fleurons financiers, les Allemands mettront 480 milliards et la Grande Bretagne 260 milliards. De plus cet emprunt ne coûtera strictement rien aux contribuables ! Voyez ce que c'est de disposer de la crème de la classe politique mondiale ! C'est à notre tour d'en recevoir les dividendes et Dieu merci, nous ne sommes pas déçus !

J'imaginai sans peine les réactions de tous ces chroniqueurs et éditorialistes indignes qui s'étaient  reniés depuis quelques jours, les uns après les autres,  prêts à troquer l'honorifique costume trois pièces contre l'abominable bleu de chauffe, symbole du communisme international. Heureusement que certains, comme Claude Askolovitch, avaient relevé le défi face à l'hydre collectiviste !

super.jpgSi vous saviez comme je jubilais ! J’aurais aimé que vous soyiez à ma place ! Après que notre glorieux Premier Ministre nous eût appris que nous sortirions de la crise encore plus fort que nous y étions rentrés grâce aux substantielles plus values récoltées par la revente au prix fort de nos banques (sic), sans oublier qu’il préparait activement dans son bureau un plan de relance exceptionnellement exceptionnel qui allait nous propulser à la tête du monde industrialisé. Et qu’on ne me dise pas que ce n’était que du pipeau puisqu’il faisait sa déclaration en direct sur TF1 devant des millions de Français (les vrais) envahis par l’émotion !

Ivre d’excitation je me précipitai sur Germaine et en quelques brefs assauts, je lui fis subir les derniers outrages…

Elle gémit quelques secondes ; ça ne lui était pas arrivé depuis le 6 mai 2007…

Que Dieu bénisse ce 13 octobre 2008, jour sacré s’il en était . Après Clovis, Jeanne d’Arc, De Gaulle, Dieu nous a envoyé Nicolas Sarkozy qu'il a oint de ses saintes huiles.

Dieu aime la France, la fille aînée de l’Église, et un ses enfants, parmi les meilleurs, a une fois de plus sauvé l’Europe et sans doute le Monde Entier de la misère !

Que Dieu protège la France éternelle et son fils spirituel Nicolas, phare permanent de la finance et de la civilisation.

Quant à vous, sales gauchistes répugnants des blogs, analystes hypocrites, journalistes aigris et jaloux prêts à retourner votre veste, vous qui prolifèrez jusque dans les colonnes du Figaro (je ne suis pas le seul à le dire...), sachez Mesdames et Messieurs les hyènes, que vous n'aurez jamais la peau de la France tant qu'il y aura un Sarkozy et un Contant dans notre beau pays !

Pour défaire le berceau de Jeanne d'Arc, il faudra d'abord nous passer dessus à Germaine et à moi-même et ceci est tout bonnement inconcevable !

Qu'on se le dise !

Ah oui, au fait de quoi parlions nous ? De la crise ?... Quelle crise, bande de nazebroques ?

Billet rédigé lundi soir 13/10...

Roger  et Germaine Contant, terriblement fiers d'être français et supporteurs inconditionnels de TF1...(PCC cui cui)

 
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