mercredi, 02 décembre 2009
Ni Coupables, ni responsables

Nous pouvons légitimement craindre les procès du futur. Ce genre d'orchestration à grand spectacle pour faire éclater la vérité.
Par expérience, la vérité, fierté du droit de la république débouche souvent sur quelques simulacres de condamnations et des relaxes.
L'issue des procès, dans les affaires du sang contaminé ou plus récemment AZF, démontre que les entreprises et l'État ne sont jamais coupables, ni responsables. Le temps s'avère être un allié précieux pour éloigner l'embarras des responsabilités partagées entre les gouvernements et les industriels concernant les victimes de l'amiante.
Les informations en circulation sur la composition des vaccins peut faire peur mais moins que la peur du chef de l'État dont la méfiance à l'égard de sa Ministre en dit long. La mobilisation gouvernementale résulte d'une inquiétude pour la population ou plutôt pour l'écoulement d'un stock capable de se transformer en cocotte-minute à traîner dans la catégorie "bavure politique " ?
Imaginons la suite, que le vaccin même puisse entraîner un risque plus grand pour la santé que le virus H1N1...
Faut-il avoir peur de la grippe ou du vaccin ?
Faut-il avoir peur de Sarkozy ou de Bachelot ?
Et si Roselyne Bachelot devait comparaître pour « homicide involontaire » et « mise en danger de la santé d'autrui » à la suite de sa campagne de vaccination ?
Elle ne serait ni coupable, ni responsable.
Il faudrait attaquer l'OMS ?
Le laboratoire ?
Impossible, nous connaissons tous la clause de non-responsabilité actée dans le contrat.
Mon billet fait peur ?
Et les victimes de la grippe exhibées ?
Et les composants du vaccin * ?
L'issue d'un procès ?
Ni coupables, ni responsables.
Agathe
* Trouvé dans l'excellent lien inséré par un commentateur du village.
02:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (93) | Envoyer cette note | Tags : sang contaminé, azf, h1n1, amiante, procès
vendredi, 20 novembre 2009
Frontière France

L'administration française s'évertue à contrôler les origines de ses citoyens.
Comme au bon vieux temps.
Ainsi, la zélée sécurité sociale décortique les dossiers lors des demandes de remboursement maladie. Une lettre type est adressée aux personnes dont les noms ont des consonances étrangères. La missive demande la date d'arrivée en France, le numéro de carte de séjour même dans le cas où le numéro d'immatriculation affiche le lieu de naissance en France. (Presque comique).
Les dérives graves atteignent des sommets quant il s'agit de refaire des papiers d'identité.
Ce glissement nauséabond des pratiques ne constitue pas une surprise compte tenu du discours gouvernemental.
Au travers de ces procédures inhumaines, la valeur travail en manque singulièrement de valeurs...
Quel choix est laissé à l'employé lambda ?
Obéir ou perdre son emploi ?
Le comportement moutonnier de certains salariés s'explique par la peur, celle qui régit nos vies, la peur de perdre la faculté d'assurer la survie de sa famille.
Certains obéissent aveuglément, d'autres se suicident pour échapper au harcèlement, à la pression fruit de la culture du résultat de notre société. Le monde du travail nous contraint à des alternatives de soumission absolue.
Ne pas faire partie de ces deux catégories consacre la troisième plaie dont récemment, le film « génération stagiaire », a décortiqué le malaise. Pourquoi dépenser plus alors que les entreprises bénéficient des services de stagiaires ad vitam aeternam ? Une main d'œuvre à la gorge.
Jusqu'où est on capable d'aller pour sauver son travail ?
L'attitude obéissante des agents administratifs renvoie à la malheureuse expérience de Milgram.
Comment ne pas craindre l'insidieuse comparaison historique, celle d'écarter, de stigmatiser des individus au seul prétexte de la notion de profit qu'ils auraient à être sur le territoire français ?
Ne s'agirait-il pas d'une frontière pestilentielle à ne pas dépasser ?
Agathe
Hors sujet 1 : Mais l'annonce de la relaxe des entreprises responsables de l'explosion d'AZF me soulève le cœur dans un pays où les comparutions immédiates et les condamnations s'enchaînent pour des délits mineurs. Encore une frontière piétinée, provoquer la mort des salariés reste un crime impuni, fautes de preuves... (Une pensée pour la fabrication sur mesure de celles contre Julien Coupat).
Hors sujet 2 : Albert Camus succède à Jaurès et à Guy Moquet pour la récupération abjecte. That's all.
06:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (137) | Envoyer cette note | Tags : nationalité française, valeur suicide au travail, azf, albert camus









