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mercredi, 07 décembre 2011

Le plan de rigueur de Noël

Stimulé par les chicanes que lui créent les agences de notation, et inspiré par son créatif premier ministre, lui-même fortement encouragé par son président,
le gouvernement a résolu d’innover audacieusement en proposant des mesures aussi inventives que spectaculaires ...

Père Noël, guéant, plan de rigueur,

Le ministre de l'intérieur s'est dit-on beaucoup impliqué dans ce projet, dont on affirme dans les milieux bien informés qu'il en a été l'inspirateur. Il est d'ailleurs prévu qu'il assure le rôle titre lors de la traditionnelle petite cérémonie de Noël à l'élysée, dans une mise en scène d'Olivier Py ( qui assurera lui-même la traduction en bon français du texte original co-écrit par Philippe Val, Caroline Fourest et Virginie Despentes) .

Le président a fait savoir sa satisfaction , et souligné que ce type d'initiative illustre parfaitement sa fameuse stratégie du "win-win" : en même temps on fait de l'austérité et on fait barrière aux intégrismes "de tous poils", aurait-il expliqué au président Obama avec lequel il s'est entretenu par téléphone dans la soirée.

Nul doute que les marchés sauront apprécier cette mesure phare , prise dans l’urgence mais que le chef d’état songe déjà à faire inscrire dans la constitution, afin de rassurer définitivement le système de la finance mondiale sur le sérieux et la détermination de nos gouvernants, autant que sur la pertinence de leurs experts.

vendredi, 28 mai 2010

L'Homme est une fourmi comme les autres ! Qu'ils nous martèlent !

Vous savez quoi, les amis ?

Je crois qu'on nous mène en bateau.

Moi, le fainéant, le paresseux, le cossard, me voilà forcé de travailler comme un dératé pour un temps indéterminé jusqu'à ce que la "faucheuse", vienne me cisailler comme un épi de blé trop mûr qui aurait perdu tous ses grains !

Parce qu'en fin de compte, ce n'est pas tant l'âge de la retraite qui comptera mais la durée d'activité pour obtenir cette retraite ! Si vous  parvenez à atteindre les 41,5 ans de boulot à l'âge de 74 ans, chômage oblige, vous pourrez vous estimer heureux ! Quant à prendre sa retraite à 63 ans avec une pension diminuée de 60 %, je vous souhaite bon courage !...

Il se peut même que je supplie qu'on m'euthanasie pour échapper aux travaux forcés à perpétuité. Les économistes libéraux ont inventé la double peine pour les citoyens : mourir de plus en plus tard pour travailler de plus en plus longtemps ! Crever dans d'atroces souffrances consécutives aux maladies et à l'impotence pour pouvoir se payer une retraite forcément de plus en plus courte dont on ne profitera que très peu est une perspective terriblement enthousiasmante, n'est ce pas ?.

humour-retraite-decideur.jpg

Bientôt viendra le jour béni pour les investisseurs où les fonds de retraites rapporteront de l'argent, tellement l'espérance de vie sera brève après la période d'activité  !

Ah ! Cette réforme des retraites, quelle gageure : il faut vraiment avoir fait l'ENA et de très Grandes Écoles pour  trouver un sens à ce postulat : exiger que les citoyens travaillent toujours plus, plus longtemps alors qu'on se trouve en pénurie de travail !

Pensez ! C'est comme si on vous demandait de consommer davantage de poissons alors que les océans se révèlent de moins en moins prolifique...

On parle même de réduire la durée des vacances, ce fut le titre du journal de France 2 ce lundi 24 mai, qui a mis en lumière un mystérieux expert américain, contempteur cruel de la durée excessive des RTT français !

Ainsi l'offensive générale contre le mode de vie à l'européenne est-elle lancée .

Les voies de l'oligarchie technocratique, admiratrice du grand frère chinois, sont implacables.

StakhanovL.jpgCe capitalisme mondialisé, modèle productiviste et inhumain s'il en est, me rappelle de plus en plus le feu communisme soviétique des années du stakhanovisme  triomphant : le travail y est célébré comme une valeur fondamentale, l'effort collectif y est loué, l'État est de plus en plus policier, les structures de la société sont de plus en plus hiérarchisées, aucune alternative sociale ou politique n'est envisagée.

Les libertés individuelles sont restreintes au bénéfice de l'intérêt de l'économie, les interdits et la coercition y sont permanents, les Lois limitatives foisonnent, la surveillance et le contrôle de l'individu sont renforcés au nom de la sécurité intérieure et de la pseudo lutte contre le terrorisme, les oligarchies sont concentrées en peu de mains, la cooptation y est constante et les réseaux d'influence restreints, les dogmes économiques et politiques rigides et indiscutables, l'absence radicale de vraie participation populaire au pouvoir y est patente.

Seule deux différences subsistent entre le feu communisme de l'Union Soviétique, celui, plus sémillant de la Chine et l'économie mondialisée occidentale: l'oligarchie est issue du sérail politique ; chez nous, elle est d'essence financière, industrielle ET accessoirement politique. La répression était féroce en URSS et l'est toujours en Chine, alors qu'elle est beaucoup plus subtile dans les pays occidentaux du fait des sommes immenses mises à la disposition de la propagande, de la normalisation de l'éducation doctrinale sous-jacente des étudiants et de l'efficacité des techniques de surveillance.

Lorsque j'observe amusé, la sarabande des anti communistes patentés, pourfendeurs du "totalitarisme collectiviste", venir nous louer les vertus du libéralisme mondialisé dont ils ne tarissent pas d'éloge alors que cette idéologie n'est que la version jumelle à peine  plus souple de l'ennemi honni, un ricanement satanique secoue ma poitrine douloureuse et mon corps délabré par le travail !

Réveillez vous, bordel !

Diantre !

Tout ceci pour vous dire, amis de droite comme de gauche, qu"il ne faut guère vous leurrer : le modèle que cherchent à nous faire digérer illico les élites occidentales consiste en une sorte de salmigondis libéral autoritaire basé sur la transposition édulcorée du libéral-communisme  chinois, accompagnée d'une vague sauce démocratique élitiste européenne bien éloignée du peuple.

Un régime politique autoritaire, rigoureux et intransigeant, ennemi de la libre parole et d'Internet, allié à une économie productiviste de bas salaires et de flexibilité sociale d'une brutalité inouïe. La cure d'austérité qu'on nous promet en Europe est la première phase d'une mise en condition par les gnomes de Bruxelles. La seconde étape sera la récession et son corollaire : la précarisation de l'emploi et l'élimination des derniers avantages sociaux, y compris les plus solidement ancrés dans l'inconscient collectif français.

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !

Vous me direz, villageois(es), que je ne prends pas beaucoup de risques ! L'enfer ou la retraite selon Sarkozy : ces deux fins épouvantables se valant !

Bon.

Trêve de balivernes. Personne n'est obligé de croire de tels augures, mais les signaux alarmants que vous percevez devraient pourtant vous alerter.

 

fourmi.gif

Ainsi, les fourmis humaines, prototypes idylliques que beaucoup de dirigeants économiques et politiques, rêvent de diriger dans nos contrées,  risquent de se trouver fort dépourvues...

À moins qu'elles deviennent enragées.

Amis lecteurs, ne prenez pas cet insignifiant billet pour argent comptant, après tout, je ne suis qu'un des obscurs membres d'un collectif, petit blogueur au pseudonyme grotesque, non influent, vaguement populiste et relativement inculte comme on les déteste dans certaines sphères. Ce ne sont pas nos deux ou trois dizaines de milliers de visiteurs chaque mois, qui bouleverseront l'équilibre du pays. Seuls, les médias traditionnels, avec, quotidiennement leurs millions de spectateurs, lecteurs ou auditeurs, possèdent la faculté de faire basculer l'opinion.

Tôt ou tard,  je pense que des barrières s'élèveront pour limiter la parole sur Internet. Des ballons d'essais sont sans cesse envoyés pour tester notre résistance.

On peut penser ce qu'on veut de ces gens au pouvoir, même s'ils déclarent tout et son contraire, même s'ils mentent comme des arracheurs de dents, mais on ne peut nier leur entêtement et leur ténacité : lisez donc ce billet étrangement prémonitoire écrit en juillet 2009 sur les retraites. Hortefeux était à la place de Woerth. Ils ont patienté un an et maintenant, ils passent en force et sont en  mesure de réussir... Ne les sous-estimez pas et surtout ne vous fiez pas à leurs déclarations !

Ne croyez surtout pas que la diversion exercée sur l'anonymat des blogueurs n'est que le fait d'un petit sénateur inconnu et incompétent. Non. Je reste persuadé que c'est l'étape d'une attaque concertée pour avoir notre peau. À la longue. Patiemment. Imperturbablement. Ils finiront bien par retourner l'opinion comme ils l'ont fait  pour les retraites...

Alors me direz vous, à quoi bon poursuivre ces minuscules grenouillettes de mare que sont les blogueurs ? Déplaceraient elles tant d'eau en plongeant ? Nos représentants politiques les imagineraient elles aussi dodues que des taureaux charolais du salon de l'agriculture.  Quelles sont donc les véritables motivations des législateurs ? Veulent ils par ce biais remettre le Net au pas ?  Nos tétards adolescents  jouiraient ils  de tant d'influence ? Pffiooouuuutttt !  Tout ceci est grotesque et disproportionné ! Quoiqu'en y réfléchissant je me pose des questions : si les griefs se multiplient à l'encontre d'Internet, c'est qu'il y a  probablement  un doute sur l'inefficacité claironnée de la Toile sur la population... Ne croyez vous pas ?

Messieurs les sénateurs : pour rester dans l'univers de La Fontaine, essayez de comprendre que nous autres, pauvres blogueurs ou commentateurs, ressemblons davantage à des mouches du coche qu'au terrible Lion, roi des animaux dont les rugissements faisaient trembler l'Olympe ! Pourquoi ce désir morbide de tuer une humble mouche avec un tromblon  ? Étrange... Tiens, j'ai dit étrange ? Comme c'est curieux !

L'expression libre est un luxe qui nous semble mesuré : toujours raccourcir la laisse semble devenir le leitmotiv de ceux qui nous gouvernent.  Toutefois, citoyens législateurs, ne comptez pas trop sur notre passivité pour nous laisser dépecer sans réactions !

Il semble que suite à l'agitation médiatique de l'épouvantail d'une "crise" qualifiée abusivement de cataclysme économique, ce projet sur les retraites entame en réalité la marche inexorable vers une profonde transformation des valeurs de notre société.

Le stakhanovisme chinois devient un modèle tentant pour la ploutocratie occidentale, les règles du sacro-saint "marché" sont des outils commodes pour atteindre une société productiviste à salaires réduits, sans avantages sociaux, sans trop de temps libre et sans lieux d'expression citoyenne, une société toute au service de la déesse "Économie", fille du dieu "Finances". Le facteur humain  se métamorphosant en une variable d'ajustement presque dérisoire au service d'une croissance obsessionnelle, intenable et mortifère...

Dites, les amis, n'éprouvez vous pas parfois, la lassitude d'être considérés comme un troupeau de fourmis immatriculées ?

Visiteurs bien aimés, merci d'avoir eu la patience et l'immense courage d'accéder à ces lignes. J'implore votre indulgence pour m'être montré bien trop confus, logorrhéique et pompeux.

Je ne le referai plus. Promis.

À après !

 

(Billet rédigé le 24/05/2010 - liens rajoutés par la suite)


cui cui fit l'oiseau, tribun anonyme de basse-cour, les pattes plongées dans le purin, la crête dans les nuages. Ou l'inverse...

 

mercredi, 12 mai 2010

"Vous vivez au dessus de vos moyens !" nous réprimandent ils !

Salut les gros loups !

Vous ne pouvez échapper, en ces moments délicats, sur quasiment tous les médias et supports français, à ce déluge de propagande de bien-pensance néo-libérale , à chaque jour passé de subir un blitzkrieg de bourrage de crâne pour inculquer les thèses du divin marché  à nos concitoyens obtus,   à chaque heure écoulée de supporter la violence d'un feu roulant d'endoctrinement pour justifier les prochaines mesures d'austérité et surtout d'insister particulièrement sur le fait que le petit peuple est responsable d'avoir vécu au dessus de ses moyens et que désormais il se doit de payer sévèrement ses excès passés !

Tragique ?

Comique ?

On ne sait plus !

Fillon1.jpg

Vous comprenez l'importance de tenir les médias car même s'ils coûtent plus chers qu'une danseuse, ils restent une assurance inespérée pour faire passer politiquement la logique et les idées de l'establishment auprès des téléspectateurs de Lagaff de TF1 et du karaoké de Nagui, voire d'ébranler les certitudes des plus dubitatifs d'entre nous !

Et ça marche !

"Français, vous vivez au-dessus de vos moyens !" vitupèrent avec une certaine impudeur les Aphatie et autres élites qui gagnent en 1 mois ma rémunération de 2 ans. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ces gens là ont ils une âme ? Sont ils si déconnectés du quotidien des Français ? Ou leur arrogance ne connaît elle plus de limites ? Cette inlassable ritournelle serinée par beaucoup de nos braves politiques, assénée par les sempiternels experts en économie ou philosophes en mal de reconnaissance dans des émissions dites culturelles comme celle de Taddéi sur France 3, voire celle de Calvi (C dans l'air) où on croise toujours les mêmes personnalités indigentes et usées jusqu'à la trame, nourrit intarissablement les mêmes discours convenus !

"Les Français sont paresseux ! Travaillez plus, encore plus, toujours plus, bandes de feignants" hurlent à l'unisson le Medef, l'UMP et les rédacteurs en chef et autres directeurs des magazines et quotidiens à l'intention de tous ceux qui tirent le diable par la queue depuis longtemps alors que le chômage continue de ravager la société française ! Et ces médiocres de vouloir prolonger l'âge de la retraite lorsque 2 citoyens sur 3 de plus de 55 ans sont sans emploi  ! Cherchez l'erreur !

"Les avantages, cela suffit : il faut rogner sur les dépenses de santé, limer les retraite, couper dans les prestations sociales" gémissent nos oligarques qui gagnent indécemment leur vie en pratiquant un boulot gratifiant.

joueurFlute.jpgParfois, le ton comminatoire utilisé par nos élites pour nous accuser, nous autres, petits citoyens,  d'être les principaux fautifs de la catastrophe financière, frôle l'accusation pure et simple du délit de vol, de trafic, de pratiques illicites, de parasitisme !

C'est un peu fort de café, non ?

Les cons !

Parce que les sacrifices consentis ne seront jamais les mêmes pour tous, n'est ce pas ?

Bien sûr, pour les plus riches, un mois ou deux en moins ne représentera pas un gros sacrifice. Passer d'une rémunération de 25.000  à 20.000 € /mois ou même de 5000 à 4200 € /mois n'éveille pas de compassion particulière ; mais passer de 1300 € à 1100 est autrement plus délicat !

Depuis 15 ans que la crise existe (la 1ère guerre du Golfe), et plus précisément depuis l'avènement de l'euro, je rame comme un naufragé, les dépenses de santé grimpent exponentiellement, les factures de gaz, d'électricité, d'assurances, d'alimentation, d'essence explosent,  : il manque un cran à ma ceinture pour la resserrer... Qui fait encore confiance aux indices INSEE du coût de la vie ?

Quand on pense que nos responsables politiques européens ont complètement abdiqué face aux structures des marchés alors que les dettes publiques et privées (notamment les crédits à la consommation irrécupérables) des pays de la zone euro sont infiniment moins lourdes que celles des USA, du Japon et de la Grande Bretagne : les arguments qu'on vous sert sur un plateau, chers Villageois(es), pour justifier une politique de rigueur ne tiennent pas vraiment la route... Y aurait il un complot anglo-saxon pour casser la croissance du continent européen ? On ne s'y prendrait pas autrement si on voulait nous mettre sur la touche... Parce que, l'austérité induira forcément une récession et une baisse de la consommation pour longtemps dont les classes les plus précarisées feront fatalement les frais.

Attention ! Cyclone social à l'horizon.

Quant à tous ceux qui nous accablent de reproches, de conseils et de récriminations : je les trouve bien mal placés pour nous donner des leçons. D'autant que pour la plupart, je ne suis pas convaincu que leurs gras émoluments correspondent à leurs capacités ni que leur activité soit excessive : le vendredi après midi, je m'amuse beaucoup de la désertification des beaux quartiers parisiens et de la banlieue ouest, hâvres douillets des "meilleurs d'entre nous"...

Cette ceinture que vous nous demandez de toujours plus sangler, prescripteurs insolents et arrogants, méfiez vous qu'elle ne finisse par servir à vous baillonner ou vous pendre !

Copains d'ailleurs, lecteurs habituels ou exceptionnels, merci d'avoir lu jusqu'au bout ce misérable brûlot populiste, torche-cul démagogique et piètre tract anarcho-poujadiste ; à la revoyure et "longue vie" à l'oligarchie des énarques, politiques et industriels cupides, celle-ci nous conduit glorieusement, sans état d'âme et sans partage, pour son seul profit depuis 50 ans, vers les affres du divin marché et nous propulse sans remords sous le joug et le couperet de la spéculation !

Il faudra bien, un jour que j'espère proche, rendre des comptes.

Vendredi, je vous proposerai un de ces grossiers et piteux pastiches à peine drôle sur une de mes idoles de gauche pour vous sortir péniblement de la morosité et la léthargie ambiante...

À bon chat, bon oiseau...

À après.

 

Cui cui fit l'oiseau,  french hell's bird and featherless populist chicken.

 
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