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lundi, 15 juin 2009

Déconnomots, un exemple parmi tant d'autres

 

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Les montants en circulation pour les transferts de joueurs Cristiano Ronaldo, Kaka, Villa … Et ceux à venir s'ajoutent aux injections de milliards dans les banques et sociétés à sauver (en pure perte pour certaines entreprises).

 

Ces chiffres vertigineux donnent le tournis par leur côté abstrait tout autant que la déclaration de la situation de faillite annoncée par M. Fillon aux premières heures de sa gouvernance ou encore l'abyssale crise financière mondiale.

 

Cette entrée en matière sur l'état des finances posait les efforts à consentir par les français.

Dans le même temps, le monde entier tirait la sonnette d'alarme (ce monde se compose de l'Europe et des USA en « géographie financière »).

 

L'argent généré d'un côté est dépensé en pure perte. « La communication » autour de la moralisation financière n'a même pas été évoquée pour le football (et autre sport à haute valeur ajoutée financière). Il ne s'agissait bien sûr que d'un discours réactif pour apaiser une opinion dont le spectacle des parachutes et autres dotations aurait été susceptible de la sortir de son abattement contrôlé.

 

Le choix des termes est une réponse à la hauteur de la solution apportée, la sémantique.

 

Samedi soir, chez Urbain, un acteur de la Banque Mondiale m'a parlé de « La loi de Pareto » dont j'ignorais le nom tout en ayant une connaissance du principe.

 

80 % de crétins qui travaillent ou crèvent pour 20 % qui en profitent

 

Les économies se feront toujours sur le dos des 80 %.

 

 

Rapporté au monde, ça fait beaucoup trop de cons* ...

 

 

 


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Agathe

 

 

* me included

 

 

mercredi, 24 septembre 2008

Argent trop chair

 

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Etrange deal, non ?

 

Cela se passe aux Etats-Unis, un pays  où les habitants* subissent de plus en plus les pressions « moralisatrices, religieuses ou sociales. » (*bientôt rattrapés par nombre de pays occidentaux.)

 

Cette jeune femme monnaye sa virginité mais le profit est moral. Après tout, c’est pour financer des études …

 

Préserver sa virginité. Etre digne de porter l’anneau de reconnaissance.

 

Du coup, des établissements médicaux se sont spécialisés dans le commerce de la reconstruction de cette membrane.

 

Va-t-on assister à un véritable marché de la femme « pure » ?

 

Vraies vierges « hors de prix » cotées en bourse, fausses vierges « opérées » à prix discount, et pourquoi pas un label AOC ?

 

La valorisation de la virginité, à des fins commerciales... cette rareté sera-t-elle exploitée à fond ?

 

Vierge le plus tard possible … Renouons avec le sacre « chapeauté » des demoiselles honorées, jadis.

 

Devenir un hymen-star afin que la défloraison se paye au prix fort (déflorer un quidam n'a pas le même prix qu'une fille qui fait monter le désir et les enchères, lentement.)

 

Pourquoi ne pas organiser des « défloraison-tour » (voyage « classieux » avec défloraison sur l'Everest ou ailleurs, au choix), "défloraison - le jeu" pour pimenter la télé-réalité « Hymen story »,  etc.

 

Que nous dit la démarche de cette jeune femme ?

 

Elle a associé la vente de son bien le plus précieux selon les « nouveaux » critères sociétaux au rêve américain le plus daté, « la réussite. »

 

Cet hymen, les femmes se sont battues pour en disposer librement. La valeur accordée à cette « pseudo pureté » par le lobbying qui s’exerce sur la jeunesse américaine dégrade le corps féminin, pire l’identité de la femme. Cette focalisation était jusqu’ici l’apanage de sociétés sous-développées par la forte imprégnation de principes religieux.

 

Un tour de passe-passe se joue là.

 

Un asservissement du genre féminin,  façon XXIème siècle.

 

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Agathe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi, 15 septembre 2008

D'jeuns enseignant(e)s, la Révolution peut commencer avec vous

 

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Bon, en fait, tout bien pensé, ça me saoûle de devoir mettre des (e) partout pour ces dames - et pourtant Dieu (qui n'existe pas) sait que je suis une fille femme ! - donc - et je ne m'excuse même pas - je vais écrire cette lettre aux d'jeun's enseignants, en englobant dans ce masculin grammatical les donzelles, fâââmes, filles, nénettes, les brunes, les blondes et même les rouquines...

Très chers (mouarf) d'jeun's enseignants de France,

vous le savez maintenant (au moins parce que, en cette période de rentrée scolaire, vous avez du essuyer les ronchoneries, noeillades obliques et autres petites réflexions d'humeur de vos colllllllllègues moins d'jeun's), vous allez recevoir sur votre compte en banque, à la fin du mois de novembre, la somme de 1.500 euros (au fait, net ou brut ?) pour vous acheter féliciter d'avoir choisi cette noble voix voie de l'Enseignement.

Il paraît que vous êtes 20.000, répartis sur le territoire de notre beau pays en récession, à avoir su lire en eux-mêmes l'appel de la jungle du savoir à transmettre, l'appel d'une vocation qui va les conduire vers tout ces enfants en quête de connaissances, de "aide-moi, ô toi instituteur, à devenir un être pensant et donc libre". Môa je dis, c'est beau, ça n'a pas de prix... Et ben si, PAM, le prix de toussa, Messieurs-Dames, est de 1.500 euros...

Très chers d'jeun's enseignants de France, mes amis, mes frères (ouèp, avec des géniteurs profs, j'aurais tout aussi bien pu faire partie de votre bande, mais, à l'heure qu'il est, je n'aurais pas décroché le pactole Darcossien... C'est dire si j'ai bien fait de résister à la névrose vocation familiale), vous qui avez fait votre première rentrée, fébriles, anxieux, angoissés même - allez savoir - sous les feux des projecteurs, sachez que je vous respecte, que je vous admire parce que je sais que vous êtes plein d'espoir, de volonté de "faire bouger les choses" ; vous n'êtes pas de ceux qui choisissent de devenir enseignants pour profiter des nombreuses semaines de congés (nan, nan, nan, tsssss aux mauvaises langues), ni même pour être assurés d'avoir un emploi stable et indéboulonnable. J'ai foi en vous. Je sais que mes enfants peuvent compter (un, deux, trois) sur vous. Je suis convaincue (en tant que femme, ce mot me fera toujours rire) que sommeille en vous une âme de dissident, oui, l'âme de celles et ceux qui, parce qu'ils ont un cerveau et qu'ils/elles s'en servent, refusent la folie de ce monde, les mesquineries méprisantes des Pouvoirs Publics. Vous n'êtes pas de ceux que l'on achètent, vous n'êtes pas de ceux qui placent leur rêve en-dessous de l'argent, vous n'êtes pas de ceux qui acceptent d'être humiliés...

Je vous connais, je vous espère et, chaque matin, en ouvrant les journaux qui tombent mollement sur mon burlingue, j'attends de lire ces lignes : "Jeté de gant à la face du gouvernement : les d'jeun's enseignants lui ont tous renvoyé leurs 1.500 euros avec un mot manuscrit dans chaque enveloppe : NOUS NE SOMMES PAS À VENDRE ! ou encore VAS-Y XAVIER, TROIS ZÉROS DE PLUS, COMME EN 1998 ! ou encore T'AS VOULU NOUS MUSELER XAVIER, ON VAUT MIEUX QUE çA !"

Ma foi, ça aurait de la gueule. Pas de manifestation, pas de descente dans la rue, pas de heurts, les cours seraient assurés, les enfants préservés, les anciens auraient la larme à l'oeil et, au lieu de gagner 1.500 euros - certes un mois de salaire en plus ce n'est pas du luxe en ces temps rudes etc'estpasfini - vous gagneriez bien plus, oui, vous gagneriez d'être à la hauteur de ce que nous devrions tous être : des individus libres qui refusent l'asservissement au profit de ceux-là mêmes qui nous poignardent chaque jour un peu plus.

C'est donc un appel vibrant que je lance vers vos consciences encore d'jeun's et donc, j'ose le croire, pas encore complètement détruites par la honte, le découragement, les désillusions, la peur vissée au ventre (liste non exhaustive) : Cet argent ne vous manquera pas, vous ne savez que vous allez l'avoir que depuis peu de temps. Ne laissez pas vos cerveaux croire que ces 1.500 euros vous apporteront quoique ce soit de plus alors qu'ils ne vous sont versés que dans un désir de vous emmener vers le moins. Libérez-vous et donnez l'exemple... C'est aussi pour cette raison que l'on devient prof... Montrez que l'instituteur peut fort bien remplacer le curé !

Brividi

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lundi, 18 août 2008

Que la lumière soit

Chronique des hautes sphères du Divin marché

Car la Vie n'est pas un long fleuve tranquille dans l'Olympie libérale.

 

Vous pensez bien, ma chère, que si j'avais pu me douter qu'on utiliserait mes travaux sur l'atome à des fins militaires, j'aurais fait de la broderie plutôt que de la recherche, gémissait Robert Oppenheimer.
Et qu'est-ce qu'il croyait le bougre? Que l'énergie nucléaire c'était seulement destiné à éclairer les salles de bains?
Le fait est que le 6 août 1945 à 6 heures du matin, il faisait clair dans les baignoires, à Hiroshima.

Pierre DESPROGES

 

Il y a quelques mois, je voulais réaliser une chronique du Divin Marché sur le nucléaire civil. A l'époque, la documentation était fort limitée – Les conditions de l'approvisionnement de l'uranium en Afrique, les sous-traitances laxistes d'Areva au privé, les incidents de niveaux 1 voire 2, pourtant et coutumiers dans les centrales et autres infrastructures, le retraitement souvent folklorique des déchets civils et nucléaires ne faisait l'objet que de publications partisanes des lobbys pro-nucléaires d'un côté et des anti-nucléaires de l'autre. Une fuite dans une centrale en Slovénie ne franchissait pas les barrières de confinement des brèves. Les ouvriers africains qui travaillaient sans la moindre protection dans les mines d'uranium ne déclenchaient pas la réactivité de la radio ni de la télé. Les maladies des sous-traitants d'Areva ne semblaient pas être le combustible propre à chauffer les crayons de nos scribards nationaux.

815779495.jpgDepuis quelques semaines, monprojet s'est vu soumis à un fort enrichissement de sa matière première médiatique. Sur les ondes radios et télévisuelles, dans la presse écrite, nos journaleux se sont précipités sur le moindre poil de cul soupçonné d'irradiation. Une revendication intempestive et urgente de transparence, soutenue par les médias et par un ministre, a balayé la vitrification pluriannuelle de l'information sur le nucléaire.

Mais qu'est-ce qui a pu provoquer cette soudaine réaction en chaîne de nos médias nationaux ?

C'était une fois de plus le divin marché qui allait me permettre de faire toute la lumière sur ce miracle citoyen.

C'est bien dans la chronologie économique occulte que se trouve la clef de cette prise de « conscience » (je rigole) surprenante de la part de nos médias et de nos dirigeants sur la soudaine nécessité d'une transparence en matière de nucléaire. Les forums de traders, dont je vous conseille la lecture quotidienne dès le petit déjeuner, étaient déjà au jus dès avril 2007. Nos jeunes loups commençaient, dans leur langage frais et imagé, à baver devant d'éventuelles transactions mystérieuses. Des noms revenaient sans cesse : lauvergeon, Kron, ALO, Areva, Bouygues et un nouveau patron à partir du 7 mai 2007. Une enquête s'avérait nécessaire pour percer le code de ces messages cryptés « Alo est confiant pour le 7 mai » « Anne va se faire virer par le patron » et le superbe « Kron, Lauvergeon échangistes ? ».kron-lauvergeon.jpg

Une dizaine de clics plus tard, la vérité m'apparaissait en pleine lumière...

 

 

 

Prochainement, Et la lumière fut, le deuxième épisode de votre grande saga de l'été, avec Anne L., Atomic Anne, Patrick K., le corbeau, Nicolas S. le patron, Martin B, le parrain, Angela M., la Kokuhe.

 

Nef-tor Burma, détective publique

 

jeudi, 13 mars 2008

PEINES DE MORTS

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La discrimination raciale conditionne le sort de la majorité des condamnés aux Etats-Unis. La sélection jusqu’à la mort…   ";

Depuis 1977, les noirs et les blancs ont été victimes de meurtres dans presque les même proportions, cependant 80% des personnes exécutées sur cette période ont été condamnées pour des meurtres sur des victimes blanches (Bureau of Justice Statistics)." L’abolition de la peine de mort aux Etats-Unis serait liée à son coût.   Non pas pour limiter le risque de tuer un innocent. Non pas pour lutter contre les inégalités raciales.   Pour des questions économiques.   Le coût de la mort.   "Une majorité accablante d'études menées ces dix dernières années, qui traitent du système de la peine de mort comme il existe dans divers états aux Etats-Unis, ont constaté qu'il coûte inévitablement plus qu'un système où la prison à vie sans possibilité de remise de peine est la punition la plus stricte." Notre évolution est là. Nous sommes ce monde là. Ce tout.   Les idéalistes théorisent alors que la dimension financière s’applique, prime.  

« L’enfer sur terre, ce n’est pas les autres, c’est  nous  autres ».    

Les sources ...ici ou ici et

 

     61ff43b68f9ef0c16f412927ccb6889e.jpg     "On n'imagine pas le nombre de personnes qui accrocheraient chez elles le
tableau de la chaise électrique, surtout si les coloris de la toile s'harmonisent
avec les rideaux."
Andy Warhol

 

 

 

 

Agathe

 
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