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lundi, 04 janvier 2010

La rupture

Royal_officiel.jpg

 

En ce début d'année 2010, tandis que s'amorce la seconde moitié du quinquennat, il parait opportun de faire un bilan de la présidence Royal.

Personne n'aura oublié les mises en garde répétées autant par le clan Sarkozy que par certaines voix de son propre camp, notamment lors de la campagne présidentielle, à l'endroit de Madame Royal ; son inexpérience, ses bourdes, son programme dépensier et archaïque, son égocentrisme.

Force est de constater qu'aujourd'hui, ces multiples alertes prennent un caractère étonnament juste. La droite ne manque pas de mots pour venir critiquer l'exercice du pouvoir "calamiteux" de Madame Royal. La presse, mais avec bien plus de nuances (les socialo-communistes n'ayant pas tardé à mettre les médias en coupes réglées), dresse un bilan mitigé de la politique socialiste depuis deux ans et demi.

On se souvient des exhortations surjouées de Madame Royal, on se souvient de ces appels à la fraternité, justement moqués par l'UMP... Que reste-t-il aujourd'hui de tout cela ?

 


http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/01/sarkoz...


Que reste-t-il de la République métissée, concept fortement combattu par le candidat Sarkozy


http://www.lepost.fr/article/2009/12/08/1830148_metissage...

 

Chacun ne peut que constater aujourd'hui un certain déclin de la France, dû à l'idéologie archaïque et à l'incompétence de cette gauche de gouvernement. Le laxisme en matière de sécurité, les hésitations sur la scène internationale, le creusement des déficits, l'accueil massif des étrangers... autant de sujets de tension avec l'opposition, autant de motifs d'inquiétude pour nos compatriotes.

La récente nuit de la Saint-Sylvestre, avec son cortège de voitures brûlées, montre bien l'inefficacité de la lutte contre les incivilités du pouvoir socialo-communiste. Face aux 1137 automobiles carbonisées, soient 10 de moins qu'en 2008, face à l'autosatisfaction du ministre de l'Intérieur, Monsieur Valls, la droite ne mâche pas ses mots pour condamner le laxisme et l'angélisme du gouvernement. "Moi, j'aurais déployé 45000 fonctionnaires de police !" a déclaré Monsieur Sarkozy depuis le Texas.

De même, avec plus de 20000 clandestins régularisés en 2009, le pouvoir socialiste "crée un appel d'air historique en direction des pays pauvres et montre une fois de plus l'irresponsabilité de Madame Royal en matière d'immigration" selon Frédéric Lefebvre. "Les socialistes jouent encore avec le Front National !" a-t-il ajouté.



http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/21/plus-de-...


A ce laxisme de Madame Royal, il convient d'ajouter aujourd'hui, sans surprise, la douloureuse incompétence. Que n'a-t-on écouté les nombreuses voix, à l'époque, qui tentaient d'alerter l'opinion publique sur ce point...

Il suffit d'écouter l'opposition, en ce début d'année, relever la gestion calamiteuse de la grippe A par le gouvernement. Avec plus de 90 millions de doses achetées, le pouvoir se voit dans l'obligation de revendre une partie de son stock. "C'est de la pure incompétence et un cadeau aux laboratoires !" insiste Madame Bachelot, depuis Gstaad. "Sans compter le Tamiflu ! 2 milliards en tout, vous vous rendez compte ?" renchérit-elle...


http://www.rolandsimion.org/spip.php?article57


De même, avec les censures successives par le Conseil Constitutionnel de la loi HADOPU (soutenue par une grande partie des artistes, évidemment de gauche), de la taxe carbone (un engagement de Madame Royal et de ses partenaires écolo-fascistes), l'opposition n'a pas de mots assez durs pour venir pointer la désinvolture et l'incompétence dramatiques de la Présidente.

On ne compte plus les couacs, les flottements, les errements de la majorité. Eric Zemmour jubile : "j'l'avais bien dit... Elle est nulle !"

De même, sur la scène internationale, les prises de position pour le moins confuses de Madame Royale ne manquent pas. Lire la presse étrangère suffit à fixer l'image dégradée de notre pays. On peut rappeler l'épisode tibétain, les atermoiements de Madame Royal. On peut souligner les déclarations à géométrie variable de son ministre des Affaires étrangères, Monsieur Kouchner. Monsieur Lellouche : "elle serait capable d'aller dire à Dakar que l'Homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire!"

Les droits de l'Homme semblent, après les belles paroles, n'être que de lointains souvenirs ; le récent voyage du premier ministre en Chine le prouve. André Glucksmann n'hésite pas : "avec Sarkozy, la Chine aurait déjà basculé dans la démocratie !"

Ce rapide tour d'horizon s'achève avec le péché mignon des socialo-communistes, à savoir l'économie planifiée. La dette publique se creuse historiquement, les déficits sont partout abyssaux. "Elle a bon dos, la crise !" siffle Jacques Marseille. Il est vrai que le tropisme socialiste de dépenses, d'assistanat (voir le RSA, les contrats aidés) donne encore sa pleine mesure. "Et ce grand emprunt qui vient gréver l'avenir de nos enfants..." s'insurge Monsieur Woerth depuis la Suisse.

L'état de la France, en ce début 2010, n'est pas brillant. Le caractère baroque, léger, inconséquent de Madame Royal n'y est pas étranger. L'opposition, à l'approche des élections régionales, loue le professionnalisme de la droite de gouvernement, son sérieux, sa détermination...


Oui, définitivement, vivement que la droite revienne !

 

 

Agathe




lundi, 22 septembre 2008

Parti socialiste, ou comment en finir une bonne fois pour toutes avec la malédiction archaïque du Mythe errant ?

En m’attaquant à l’icône, au Saint Sépulcre - que dis-je ? - au Christ de la gauche historique, je vous avoue m’attendre à recevoir une volée de bois vert, peut être même cette expression n'est elle  probablement qu'un doux euphémisme, bien que je ne fusse qu’un petit plumitif prétentieux, infâme vermisseau sorti de ses faubourgs malodorants et citoyen de troisième zone. Certainement pas un de ceux qui eussent intéressé sa grandiloquente majesté, Mitterrand 1er, et ses sbires prosternés qui sont prêts à s’entre-tuer pour une place au soleil de la renommée et de la félicité !…

messe1.JPGLa rouerie, la ruse, le culot et le cynisme étant considérés de nos jours, comme des vertus cardinales nécessaires à la bonne gouvernance, comment voulez-vous que ce brave Parti socialiste créé par François Mitterrand, le parangon de ces vices puisse connaître un fonctionnement démocratique cohérent et bénéficier de hauts cadres désintéressés, remplis d’abnégation et au service de leurs militants et partisans  ?

Comment Lucifer aurait-il pu créer le Paradis ? Comment la créature du bon docteur Frankenstein aurait elle pu concevoir des maisons de poupées ? Auriez-vous imaginé Barbe-Bleue prendre la tête d'une cellule de soutien psychologique pour enfants battus ? Comment un François Mitterrand, bouffi de vanité, qui se délectait d’être pris pour un homme illustre aurait-il pu construire un Parti de gauche consacré à des idées auxquelles il ne croyait pas lui-même, alors que son PS ne représentait qu'un temple dédié à sa suffisante dévotion et peuplé de courtisans, favoris et autres hiérarques béats, veules et intéressés ?

Le Parti socialiste qui se targue d’être un parti extrêmement démocratique ne s’est jamais si bien porté que lorsqu’il a été conduit par un dirigeant manœuvrier à la poigne d’acier et au narcissisme exacerbé. Une sorte de monarque absolu.

Viergemarie.JPGCe que je veux souligner, c’est que ces pseudos grands hommes dont on nous rabâche les exploits à travers les âges, n’ont jamais été capables, de par leur autorité morale, leur charisme et leur position, de fonder un système démocratique, géré en collectivité voire collégial qui puisse leur survivre et perpétuer la philosophie de leur Parti.

Juste avant le vote des motions de fin septembre, j’ai envie de lancer un appel, probablement ignoré vu le peu de retentissement du Web, devant cette honorable assemblée :

"Militants socialistes : innovez, tentez donc un Parti à direction collégiale, fuyez donc cette vision du Chef suprême, mais je vous en prie, ravalez vos ego et tentez de nous montrer une façon moderne de gouverner, autogestionnaire et plus adaptée à l'évolution du niveau de nos concitoyens, moins naïfs, plus lucides, et bien souvent, réfractaires à toute propagande.

Enterrez donc les vestiges du vieux mitterrandisme en décomposition qui annihile depuis si longtemps votre Parti. Dissolvez ces oligarchies (Gracques et autres horreurs) remplies d’énarques et autres hauts fonctionnaires éloignés des réalités et essentiellement attirés par la promotion de leurs carrières. Retrempez-vous dans le bain populaire que vous n’auriez jamais dû quitter. Recréez de nouveaux concepts de pouvoir, moins personnels et plus participatifs, avec plus de cohésion, moins d’ambitions personnelles, sans mise en avant médiatique des représentants. Rajeunissez vos cadres. Virez vos vieux caciques avides de pouvoir qui vous conduisent depuis onze ans vers une impasse et promouvez les obscurs et les sans grades ! Brûlez les oripeaux de ces permanents et élus qui s'accrochent à leurs fonctions comme des morpions aux poils de culs.

Brisez la malédiction du vieux Mythe errant...

Surprenez nous.

Laissez donc à la vieille droite ce "culte du Chef" désuet et suranné, devenu à notre époque, une aberration qui nous mène à des situations de mal-gouvernance et d’injustice incroyables ainsi qu'à l'élaboration d'un pouvoir personnel complètement coupé des réalités au seul profit d’une clique de profiteurs sans vergogne et sans remords...

Mitt.jpgIl est certain que déjà, même à droite, des voix s'élèvent, comme à gauche, pour comprendre combien nous avons tous été floués depuis une trentaine d'années par des "hommes d'état" au cynisme effronté rongés par l'ambition personnelle, d'une médiocrité alarmante et dont les politiques à court terme de régressions sociales, économiques et des libertés  frisent la provocation et prouvent l'absence patente de dessein et de vision de l'avenir.

Une décentralisation du pouvoir et une certaine collégialité dans l'exécutif s'impose à nous pour des décisions qui réclament débats, démocratie et points de vues variés sans abus d'experts en tous genres : l'élitisme, la pratique de l'oligarchie et les effets du copinage ont fait les preuves de leurs impérities.

Militants socialistes, ne vous laissez ni manipuler ni emberlificoter : l'avenir de la gauche et de l'opposition est entre vos mains, saisissez votre chance...

Ou sabordez-vous pour éclaircir le paysage politique français !

Mais par pitié, épargnez nous la nomenklatura actuelle : le coquelet vaniteux de la Capitale flanqué de son inexpugnable acolyte, socialiste professionnel pour l'éternité, les complices du fumeur de barreaux de chaise à 100 $ et banquier de Wall Street ou la Madone de la bravitude à l'élocution si peu naturelle et à la faconde d'une fine de claire, tous à peu de chose près, autant socialistes et à gauche qu'un  zombie mou du genou comme François Bayrou. Ce qui n'est pas peu dire...

Nous comptons sur vous. Ne nous décevez pas. Tous les citoyens français de toutes opinions, particulièrement les sympathisants de gauche, dont je suis, attendent de vous un ultime sursaut.

Socialistes... Du passé faîtes table rase : osez l'impensable !

Poil au rable...

Évidemment ce billet polémique n'engage qu'une gamme d'opinions, celle de beaucoup de personnes que je côtoie et la mienne ; il n'est aucunement le reflet du sentiment de tous les membres du Village des NRV. Cette précision a au moins le mérite de la clarté...

Cui Cui, l'oiseau lyre qui prêche dans le désert...

 

mercredi, 04 juin 2008

PS. La nuit des longs couteaux aura t-elle lieu ?

Après le billet précédent d'une densité insoutenable et digne des plus grands philosophes politiques que l'Humanité ait jamais connus, je rends d'ailleurs hommage au Professeur Urbain pour son brillant exposé,  je me suis senti obligé de ramener le débat qui avait atteint des sommets himalayens dont je ne suis pas certain d'être redescendu cérébralement indemne jusqu'à un niveau de médiocrité qui correspond davantage à mes capacités dites intellectuelles, aussi vais je vous entretenir du Parti Socialiste, ou plutôt de ce qu'il en reste...

1723447008.jpgAvant le futur congrès du Parti Socialiste à Reims en Novembre et devant le nombre de candidatures qui se profilent à l’horizon, je me permets, pauvre petit citoyen dérisoire de gauche même pas encarté à 20 € (quelques larmes seraient les bienvenues) de présenter quelques propositions prises sur mon temps de cerveau disponible offert gracieusement par Coca Cola ® pour qu’enfin nous refondassions une véritable opposition ; un véritable Parti Socialiste solide, cohérent et crédible (défense de rire) sans effusion de sang ni psychodrame traumatique…

Voici donc ces propositions énoncées un peu au hasard :

1)     Sachant que Bertrand Delanoé, Ségolène Royal rassembleraient 30 % des militants chacun, il serait peut être judicieux qu’ils se mariassent sous le régime de la communauté de biens : ils représenteraient alors à eux deux 60 % des militants du PS… Si en plus, ils adoptaient le juvénile Moscovici, l'ado boutonneux Dray ou la jeune pubère Martine Aubry, ils risqueraient de faire bingo !

Imaginez le cahier spécial de 43 pages de Paris Match consacré aux épousailles entre Bertrand, smoking gris clair, chapeau haut de forme assorti, noeud papillon rouge au bras de Ségolène en robe de tulle transparente rose, coiffe blanche, entourés de leurs benêts de fils adoptifs ? Et les photos du voyage de noces à Paris Plage, elles ne vous font pas saliver d'avance ? Romantiques comme vous êtes ? Ne vous mentez pas. Laissez vous envahir par l'émotion, libérez l'instinct de midinette qui est en vous, pour une fois... Une larme coule sur votre joue ? Vous voyez : le bonheur c'est simple comme un roman photo...

Émoi assuré dans les chaumières ! Les toutereaux engrangeraient une confortable majorité dans le Parti et regagneraient largement le coeur des Français émerveillés par un attelage familial aussi uni, dynamique et ressemblant comme une réplique exemplaire à une famille française !

2)     Le tirage au sort parmi les huiles de recyclage des permanents et professionnels de la politique du PS . Il serait procédé à un tirage au sort entre tous les prétendants par un organisme neutre genre ONU. L’avantage étant qu’après l’annonce des résultats, la force de paix nécessaire au maintien de l’ordre au sein du Parti serait réalisée par le même organisme… Les organisations telles que le FMI, l’UMP, le MODEM, le PC, la LCR étant exclus d’office, bien entendu…

847323674.JPG3)     Le tirage au sort complet : tous les militants du PS seraient dans la liste des éligibles et ma foi, le résultat ne serait pas pire, loin de là, que le résultat sorti de l’hypothèse 2… J’estime cette solution comme la plus séduisante et une des rares, propre à enfin régénérer un Parti rongé par les termites et les ambitions personnelles ; mais comme je n'ai pas souscrit ma cotisation de 20 €....

4)     Enfermer tous les candidats dans une arène, à Nîmes ou en Arles et lâcher une dizaine de lions. La ou le rescapé étant automatiquement nommé secrétaire du Parti. Avantage : il ne restera plus qu’un seul dinosaure. Inconvénient : les lions étant une espèce en voie d’extinction, on peut légitimement craindre pour leur vie ou leur santé psychique ainsi que pour la pérennité de leur espèce si jamais lors de l'assaut final, un des leaders du Parti entamait un discours idéologique…

5)     Choisir comme dirigeant, un membre de la majorité comme Besson ou Kouchner. De ce fait, le PS se retrouverait automatiquement aux affaires sans passer par la case " élections ". Avantages : Le Parti retrouverait le pouvoir avant 2027, aucun changement notable dans la ligne du Parti. Inconvénient : Nicolas Sarkozy pourrait devenir Premier Secrétaire (mais ne l'est il pas déjà un peu ?)….

1965119690.JPG6)     Fusionner le Parti Socialiste avec le Modem, le baptiser Modem Socialiste et mettre François Bayrou a sa tête. Avantage : pas de " nuit des longs couteaux " à Reims, en novembre 2008 du fait que le Congrès serait déplacé à Pau pour 2012. Avantage ; la ligne politique ne bougerait pas d'un iota par rapport à celle d'aujourd'hui. Inconvénient : il faudrait repeindre la rose de l'emblème du PS en orange…

 

Voilà donc ma contribution en tant qu’homme de gauche soucieux de voir enfin son parti gagner ne serait ce qu'une fois durant une mandature complète, parce qu’avec François Mitterrand comme président, qui oserait prétendre aujourd’hui, qu'en 1981 un président de gauche a gardé le pouvoir plus d'un an et demi ?  Assurément, les yeux dans les yeux : peu de monde ! Un an et demi de socialisme sur 50 ans c'est hélas bien peu... Je ne parle pas des Premiers Ministres "socialistes". Par pudeur...

1212248442.JPGBien entendu, et vous l'avez compris, cette liste n'est pas exhaustive, alors, vélibéraux parisiens, écolos verts encartés, camarades de gauche, marxistes, amateurs de pipes bovésiennes, fabusien addicts, non marxistes, collaborateurs de classe, jaunes, traîtres, arrivistes, amateurs de fric, collectionneurs de cigares précieux, bolcheviks, sociaux traîtres, néo libéraux de gauche, Kerviels en herbe, spéculateurs de gauche, boursicoteurs marxistes, cracheurs de feu populistes, lutteurs finaux strauss kahniens, verts écolos montreuillois, communistes, révolutionnaires druckeriens, badiouseux en chaussons, soixante huitards réactionnaires, anciens maoïstes bushistes, frontistes sociaux, lanceurs de pavés reaganiens, libraires che guévaristes, hippies thatchériens, cocaïnomanes blairistes, castristes de salons, révolutionnaires plesneliens, socialistes lévyesques, communistes en peaux de lapin, féministes en fourrure synthétique couleur léopard,  je compte sur vous pour faire des propositions concrètes et réalistes comme les miennes ! Elles seront acheminées par courriel à l'organe central du PS.

Et oui ! C'est aussi cela la démocratie participative ! Participons, que diable ! Participons, et ron 2034119759.jpget ron petit patapon...

 

Cui cui, oiseau situé dans la cage de gauche en entrant.

lundi, 03 mars 2008

Municipales : la politique du marché

 

Les élections approchent. En lisant les « programmes » des listes dites d'opposition de ma commune, à savoir le PS et le Modem, j'ai eu la surprise de constater que l'une comme l'autre se voulait résolument ouverte à tous, « tous les démocrates, de droite et de gauche », sans oublier les autres, « sans clivage partisan » !

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Le Modem insiste sur la gestion financière calamiteuse de la majorité Ump, à laquelle avait participé la tête de liste. Il se désole de la dette que l'on va laisser en héritage aux jeunes générations. Le PS quant à lui, invoque la nécessaire création d'écoles primaires et de crèches et accessoirement évoque le logement social. En somme, dans l'ensemble des programmes qui manifestent un réel souci de prendre en compte les attentes des classes moyennes. Tout pour les intégrés, pas grand chose pour les exclus.
Le prospectus du PS a abandonné son emblème, sans doute parce qu'il s'agit d'une liste regroupant large dans les sensibilités de gauche et de centre gauche et qui ne désespère pas, sans doute, de mordre vers le centre droit. Cela s'appelle prendre ses marques pour le second tour et préparer les ralliements peut-être avec la liste Modem. Les soutiens au candidat PS ont été puisés dans la famille sociale-libérale : Royal et Strauss-Kahn. Pas de quoi effrayer le retraité qui a voté massivement pour Sarko.


Le point, bien-sûr, où je voulais en venir, est que toute cette eau tiède qui se déverse sur nos têtes s'inscrit en contradiction avec la politique de casse sociale que la droite conduit en ce moment même à marche forcée. On ne voit nulle part dans ces lignes et même en lisant entre elles le soupçon d'un ersatz de volonté de contrecarrer le rouleau-compresseur sarkozyste, ne serait-ce que d'un iota, même à l' échelle locale,  ne serait-ce que dans l'esprit même dans lequel s'inscriraient les postulants à une gouvernance différente de la ville que celle, par ailleurs contestée pour son opacité, son manque de démocratie, etc ., de la municipalité en place.

Ce que l'on entrevoit plutôt, c'est une logique de « services à la personne » proposée par les familles qui se disputent la mairie et dont la proximité idéologique semble telle qu'on ne voit pas ce qui les différencie d'autre que la simple volonté de se faire une place sur le marché de la politique locale.

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Le pays est crise, il est malmené par un guignol qui, s'étant octroyé les pleins pouvoirs, le réforme à la hussarde au gré de son inspiration chaotique. En outre, il apparaît que la ligne suivie ne déroge qu'assez peu, et de manière souvent hypocrite, au libéralisme le plus sauvage qui l'anime. Et nos politiques font comme si les clivages idéologiques, philosophiques, éthiques, économiques, sociaux appartenaient à l'histoire ancienne et qu'il était de bon ton de les remiser car ils étaient obsolètes et devenus un obstacle à la performance (le fameux «  toujours plus », encore mieux). Le tout au nom de l'adaptation du pays à la modernité de la mondialisation, laquelle nous est présentée comme la source de nos plus craintes (si nous lui résistons) et de nos plus grands espoirs (si nous savons en profiter). Elle est devenue le centre de nos existences, la finalité même de chacune de nos vies et l'horizon indépassable de toutes choses.


Comme la mondialisation est événement, c'est une pensée pragmatique qu'elle exige pour la suivre, l'anticiper, l'évaluer, la corriger. C'est donc le règne de la pensée qui colle à l'actualité et, au-delà, à l'existant. Celui-ci est indécis, incertain. Il réclame mobilité, esprit de décision, froideur de calcul, et une aptitude à agir dans l'instant, au moment opportun, sans se retourner. C'est une pensée qui naît et se meut dans l'instant de l'action, et en partage le caractère d'instantanéité sans cesse renouvelé. L'action ne s'arrête pas, par définition. Elle se déploie dans un univers essentiellement fondé sur des choix, c'est à dire des stratégies et des tactiques. On a pu comparer le monde des échanges économiques à celui de la guerre de tous contre tous. Et la guerre fait surgir une figure particulière, qui est celle du héros intrépide qui, par la finesse de son raisonnement, la justesse de ses choix, la rapidité de son mouvement, réussit à tromper l'ennemi sur ses intentions réelles et à le vaincre.


C'est cette figure là qui triomphe partout – en politique comme dans la sphère des affaires – et dont les médias détaillent les propriétés dans des émissions de divertissement qui reposent sur le principe de la concurrence, voire du combat de tous contre tous. Si, finalement, le monde appartient aux plus ambitieux et aux plus forts, à ceux qui sont parvenus à occuper les postes les plus élevés, en sachant quel prix ils ont dû y consacrer, alors en effet les citoyens ne peuvent exister qu'à la marge, placés comme ils sont au début et à la fin de processus qui se développent ensuite dans des circuits enfermés dans de véritables boîtes noires. On jauge et on encourage les candidats sur la ligne de départ, et on applaudit les premiers arrivés, les rescapés, au bout du parcours. En ce sens, le lissage des convictions des concurrents participe d'une volonté de distinction à la marge, d'un calage marketing sur une famille de produits qui doivent certes être différents par la couleur de leur emballage, mais ne pas trop s'écarter de la physionomie générale ni des propriétés essentielles attendues par les clients de ce type de produits, sous peine que ces derniers ne puissent pas reconnaître un produit trop décalé, comme faisant partie du genre d'objet qu'ils cherchent.


C'est ainsi que dans une société fort clivée, les grandes compétitions qui engagent la vie de la Cité se déroulent de plus en plus derrière un masque de relative uniformité.

 En 1968, la France s'ennuyait. Quand sera-t-il après les échéances du printemps 2008 ?

 

Off

 

jeudi, 14 février 2008

Ségolène, si tu reviens, j'annule tout

free music


 
On peut aimer ou pas Jean-michel Aphatie. C'est selon ses gouts. Toutefois hier soir sur le plateau de Canal il a développé une thèse intéressante sur le statut du président de la République. Pour l'anecdote, il s'est contenté de relire ce qu'il avait écrit la veille sur son blog.

En deux mots voici l'affaire. En 2007, le statut pénal du chef  de l'Etat a été réformé. Durant son7e54268e88c6b9217ea8d6867e640428.jpg mandat désormais personne ne peut porter plainte contre lui..Ce qui ne l'empêche pas lui de pouvoir porter plainte comme c'est le cas dans cette histoire de SMS (dont au passage la grande majorité se fiche éperdument). Un statut absurde , limite dictatorial puisque dans le cas actuel un homme a tous les droits et ne peut être inquiété en retour, ni même témoigner ou se justifier de sa décision d'actionner la justice. Ubu roi, une fois de plus.

Sur ce même plateau, il y avait Ségolène Royal, à qui on a, dans la foulée de la diatribe d'Aphatie, demandé son avis sur le sujet.
 
Chic, chic, me dis je, on va avoir surement une parole tranchée, des termes forts et des propositions.

Ben non...Une fois de plus. Sans idées, comme d'habitude, sans proposition comme d'habitude, sans honte et sans vergogne l'Eva Peron des balcon de défaite a préféré botter en touche et reparler de sa sainte colère sur les sort des handicapés lors du débat entre les deux tours.

Certes, le sujet est important et, hélas, trop souvent occulté. Mais n'y avait il pas un meilleur moment pour en parler ?

Ne pouvait t'elle pas donner son avis sur ce statut inique, plutôt que d'actionner la langue de bois et éluder la question ?
 
Non, elle ne pouvait pas. Comme elle ne peut pas admettre que les voix qui se sont portées sur elle étaient en partie des voix "contre" Sarkozy et pas "pour" un programme qu'elle n'avait pas. Comme elle ne peut pas admettre le suffrage universel au point de n'avoir pas pris le risque de se présenter aux législatives. Comme persuadée de son aura elle croit pouvoir prendre le PS pour le mener doucement mais surement à une ruine qui s'annonce déjà, juste pour se représenter en 2012, comme si actuellement c'était le sujet de préoccupation majeur des électeurs qui subissent les franchises médicales, la baisse du pouvoir d'achat et le président bling-bling.
 
Est ce qu'on a pas mieux à attendre de celle qui veut faire entrer la gauche dans le XXIème siècle ?

Ségolène Royal était venue sur le plateau de Canal, uniquement pour vendre sa camelote, ses talons et son vide intersidéral.

Juste de quoi donner envie d'annuler trente ans d'espoir dans la gauche et de ne plus voter pour le PS.

 

Serval

 
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