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vendredi, 11 juin 2010

Wikio ou Twikio ? Une méthode incomparable pour se rasséréner. [ humour & pantalonnade ]

Allez hop ! Voici une parodie supposée humoristisque pour nous changer de la torpeur ambiante et de la déferlante "football".

 

Avertissement préliminaire : toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé  ne serait que pure coïncidence. Est-il utile de préciser que ce texte étriqué est à prendre au second degré ?

 

Blogueurs influents, grâce au e gri-gri en poils

d'éléphants synthétiques hypoallergéniques

du Grand Marabout Doudou Kouyabadiou,

perdez en classement mais gagnez en sérénité

 

Après de longues études dans la terrible jungle du Congo, le célèbre Mage Doudou Kouyabadiou, crypto-philosophe  sophrologue africain de réputation internationale,  a mis au point un e gri-gri adapté aux techniques modernes d'Internet. Cet illustre Docteur Honoris Causa de la Sort Bonne située à côté des mares aux crocodiles, diplomé d'Os Fort, le cimetière d'éléphants, initié aux pratiques de magie noire par la terrible sorcière Nadimorano, est de surcroît professeur émérite de la clairière aux gorilles d'Art Ward.

Il est le seul enchanteur diplômé à avoir dévoré cru le lobe frontal d'un ingénieur de Google, le cervelet d'un trader de la City et un demi cerveau de vendeur d'ipad de chez Apple.

Toutes ces références intellectuelles pour souligner combien ses compétences dans les techniques d'Internet sont indiscutables !


Devant les insondables douleurs morales et psychologiques suscitées par les bouleversements du classement Wikio, notre agrégé en magie noire, a conçu dans l'urgence un discret e gri-gri en forme de couronne que vous pourrez obtenir pour la modique somme de 14,95 €. L'effet de ce porte bonheur est MAGIQUE ! En quelques jours, votre addiction  et vos tourments disparaîtront comme par miracle !

Lisez donc ces quelques témoignages édifiants !

 

SIM3.jpg

De M. xxxxx à L : Ô Grand Gourou, je tiens à vous remercier d'avoir sauvé ma santé mentale. Wikio était devenu pour moi, un Dieu insatiable et exigeant : dès potron-minet, je vérifiais mon classement et contrôlais les liens entrants de mon blog. Chez moi, tout tournait en rond : mes liens, mes amis du Web, ma blogroll. Malgré tout je ressentais une félicité sans pareille car je figurais dans l'élite des classements Internet.

Ma famille était très fière de moi et dans mon entourage, on me prenait pour un grand influenceur politique : de fait, en regardant le journal de J.P Pernaud, sur TF1, je retrouvais pratiquement  les mêmes commentaires que mes  billets inspirés des dépêches AFP à peine modifiées et recopiées sur mon blog. J'ai d'ailleurs écrit à la rédaction de TF1 pour lui faire connaître ma colère et ma désapprobation : indubitablement, Monsieur Pernaud se servait de mon blog pour élaborer son journal de 13 h !

Léon, mon voisin, m'appelait "Monsieur" et les gens du quartier me surnommaient "le journaliste". Néanmoins, je restais toujours modeste, un petit sourire entendu au coin des lèvres, un peu à la manière de mon confrère Jean-Michel Aphatie...

Et puis, catastrophe ! En juin, l'algorithme de Wikio ayant changé, je me retrouvai dégradé d'une douzaine de places !

J'ai sangloté toute la nuit. Sur les conseils de tous mes potes du Web, j'ai twitté, REtwitté, rédigé 3 billets insignifiants par jour pour appeler toujours plus de twitts et de Re-twitts. Pour vous dire, Ô Mage, à la fin mes billets étaient constitués de 7 points d'interrogation, chacun dirigé vers le lien d'un influent. Les boutons "twitter" constellaient ma page d'accueil.

Avec le recul ma gorge se serre,  je sens sourdre le pathétique  de la situation, quel naufrage, mes amis !

Fatalement, j'ai craqué. Victime des quolibets de mes voisins, j'ai frôlé le suicide jusqu'à la découverte miraculeuse d'une de vos annonces.

Professeur Doudou Kouyabadiou : vous avez sauvé ma vie ! En commandant un  e gri-gri en poils d'éléphants synthétiques hypoallergéniques pour le prix dérisoire de 14,95 €, non seulement j'ai commencé à rédiger des billets qui voulaient dire quelque chose, mais surtout, je me suis guéri à jamais d'une névrose obsessionnelle qui me conduisait à la folie. MERCI. MERCI. MERCI.

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De Mme yyyyy de V : Auparavant créatrice d'un blog politique, Je liais, je RE-liais, je RE-RE-liais, puis j'ai touitté, RE-touitté, RE-RE-touitté. Après le départ de mon mari j'ai flippé, RE-flippé,  RE-RE-flippé.

Depuis... LA RÉVÉLATION : Une nouvelle vie pour seulement 14,95 € grâce au puissant et vigoureux  Lutin KOUYABADIOU, vous trouvez ça cher, vous ?

Les classements ? Je m'en tamponne complètement !

Je viens de créer un nouveau blog appelé "sexe et sociologie", il est spécialisé dans les techniques sexuelles. On y jouit on s'y éclate comme les bêtes de la jungle et les jets de sperme maculent l'écran. Des dizaines de milliers de visiteurs, ivres de plaisir,  viennent s'y vautrer. Comme quoi, audience et qualité peuvent coexister pour le plus grand bien de  Dame Culture. MERCI GRAND MARABOUT !!!

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De Monsieur zzzzz de J : Moi, j'aimais les tribus, les clans, les cercles fermés où on se sent en sécurité. Ce que j'appréciais chez les influents, c'était ces blogrolls figées où aucun étranger n'apparaissait. On blaguait entre copains, on bloguait entre copains, on se liait entre copains, on se twittait entre copains, on buvait une bière entre copains, on se paluchait entre copains, on s'interpellait entre copains, on baisait entre copains, on wikiotait entre copains, maintenant on twikiote entre copains.

Un vrai monde de bisounours, confortablement installés dans un nid de ouate, dans lequel le contenu des blogs avait bien peu d'importance. Le classement Wikio ( le cyber prix de camaraderie)  demeurait immuable avec toujours les mêmes copains aux mêmes places. Qu'est ce qu'on était bien ensemble !

Sur Internet les chapelles foisonnent : les Rézo des copains, les blogs de gauche, les betapolitique, les kiwis, les Vigilants, les bayrouistes, les mecs de droite, les people, les journalistes. Tous les débats sont horizontaux ,  people à people ou journalistes à people,  ou  blogueurs de droite à droite, personne ne se mélange. Avez vous déjà vu des gens connus intervenir dans des blogs d'anonymes, vous ? Un, deux, Pas plus !

Il est presque impossible de faire cavalier seul dans cet espace sous peine de ne figurer dans aucune blogroll ! Qu'importe l'originalité, le talent, la découverte : la Toile est la préfiguration de la France communautariste de demain mais je me sentais infiniment en confiance dans cet enfermement...

Le web est un réseau social, récitions-nous autrefois avec la plupart de mes collègues. Fichtre, social ? Grégaire plutôt. Internet est  un média prétendument social comme la fourmi est un insecte social : dans une fourmilière la hiérarchisation est la règle. Au fait, dites moi ? Qu'y a t-il de moins social que la hiérarchie et les classements ?

En réalité la blogosphère est à l'image de la France : une oligarchie librement consentie avec ses dominants qui tirent avantage des classements grâce à leurs réseaux ou leur notoriété et les autres qui suivent.

Et puis cet algorithme a changé ma vision : au tout début, je ne saurais décrire ma peur de l'inconnu et l'effroi de descendre dans le classement. Sans mes copains qu'allais je devenir ? Par un heureux concours de circonstances, je suis tombé sur votre offre sensationnelle à 14,95 €, même pas le prix d'un repas ! Depuis cet achat, judicieux me voilà  devenu blogueur lucide, émancipé  et sans entraves ! Je ne vous remercierai jamais assez, Ô Grandiloquent Druide de la savanne.

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De Monsieur vvvv de S : Je figurais parmi les blogueurs les plus influents de  droite à l'époque des Versac, Embruns, Diners'room et consorts. Après le tragique abandon de certains, j'avais construit une petite chapelle ardente dans laquelle trônaient, sur un autel spécialement conçu, les œuvres   extraites des blogs de mes maîtres.

Censeurs, hautains, inaccessibles , souvent méprisants avec les petits, aimables avec leurs alter ego, toujours à genoux devant les célébrités, ces influents finissaient par croire en leur importance. Naïvement, je pensais que je ne retrouverais jamais autant de qualités littéraires et de puissance intellectuelle. Aujourd'hui, lorsque je les relis, j'éclate de rire devant l'insipidité, le conformisme et la banalité de leurs propos.

Après un chagrin terrible et des années de dépression parsemées d'alcool et d'héroïne j'ai été tenté par ce joli et économique (14,95 €) e gri-gri . Figurez vous qu'aussitôt la couronne posée sur mon crâne, j'ai été pris par une fringale de liberté, je me suis converti à l'anarchie et ai créé un blog militant qui reçoit 30 visiteurs par jour !  Merci camarade KOUYABADIOU ! L'anarchie vaincra !


Notre e gri-gri est vendu dans toutes les bonnes pharmacies, c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.

 

Ami(e)s, ennemi(e)s, indifférent(e)s, merci d'avoir parcouru ce billet et recevez mes saluts NRV. Une sévère dégringolade dans les classements s'annonce  pour notre blog : ce n'est pas grave, on a l'habitude de la solitude.

W'll survive, football oblige, dans la joie et la bonne humeur !

"Vous n'aurez pas notre liberté de penser !"  hurlait un immense poète contemporain...

Pareil.


À après !

 

PS : 1) Les blogs inscrits dans nos liens, sur la colonne de droite, et certains autres, à fort contenu ne devraient pas entendre leurs oreilles siffler. Nonobstant, chacun prendra cette pochade comme il l'entendra.

2) Ah oui ! L'occasion pour moi de vous mettre en lien ici, un blog documenté où les convictions de son auteur vous explosent au visage.

 

PS du PS : en raison de mes occupations, je serais hélas incapable de répondre dans la journée.


 

Cui cui fit l'oiseau, poor lonesome birdy.

 

vendredi, 23 octobre 2009

Les 'Nobel', belles, belles comme l'humour !

  • 2009 Oliver Williamson et Elinor Ostrom (USA),
  • 2008: Paul Krugman (USA),
  • 2007: Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson (USA),
  • 2006: Edmund Phelps (USA),
  • 2005: Robert Aumann (Israël) et Thomas Schelling (USA),
  • 2004: Finn Kydland (Norvège) et Edward Prescott (USA),
  • 2003: Robert Engle (USA) et Clive Granger (GB),
  • 2002: Daniel Kahneman (USA) et Vernon Smith (USA),
  • 2001: George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz (USA),
  • 2000: James Heckman et Daniel McFadden (USA),
  • 1999: Robert Mundell (Canada),
  • 1998: Amartya Sen (Inde),
  • nobel-4a.jpg

  • 1997: Robert Merton et Myron Scholes (USA),
  • 1996: James Mirrlees (GB) et William Vickrey (USA),
  • 1995: Robert Lucas Jr (USA),
  • 1994: John Harsanyi et John Nash (USA), et Reinhard Selten (Allemagne),
  • 1993: Robert Fogel et Douglas North (USA),
  • 1992: Gary Becker (USA),
  • 1991: Ronald Coase (GB),
  • 1990: Harry Markowitz, William Sharpe et Merton Miller (USA),
  • 1989: Trygve Haavelmo (Norvège),
  • 1988: Maurice Allais (France),
  • 1987: Robert Solow (USA),
  • 1986: James Buchanan Jr (USA),
  • 1985: Franco Modigliani (USA),
  • 1984: Richard Stone (GB),
  • 1983: Gerard Debreu (USA),
  • 1982: George Stigler (USA),
  • 1981: James Tobin (USA),
  • 1980: Lawrence Klein (USA),

Tels sont les 47 lauréats du prix Nobel d'économie depuis 29 ans... 36 Américains, 4 Anglais, 1 Canadien, 2 Norvégiens, 1 Allemand, 1 Israélien, 1 Indien et 1 Français. C'est à dire que selon les pantins des jurys du Prix Nobel, 85 % des économistes mondiaux seraient donc américains !

Ne riez pas tout de suite !

Observez auparavant le résultat sur le terrain de l'économie américaine et les résultats désastreux malgré une troncature plus ou moins habile des statistiques pour éviter l'affolement !

Vous vous esclaffez ? Normal !

L'économie des États Unis, malgré cette formidable élite pré-citée, subit une récession considérable consécutive à la crise des sub-primes et à des distributions sans discernement de crédits.

Je ne parle même pas de la Grande Bretagne, hâvre économique paradisiaque et modèle pour la France  selon l'auteur de "l'économie faite par les nuls", j'ai nommé le célèbre journaliste et chroniqueur que les médias s'arrachent et que le monde entier nous envie, Sa Suffisante Excellence , professeur "Honoris Causa" du Grand Journal et des Guignols, de Canal +,  Jean-Michel Aphatie !

Aussi ne vous raconté-je pas la désespérance vécue dans les chaumières : si on ne peut plus se fier à des experts, vers quel type de civilisation se dirige t-on ? Si l'État américain et les sociétés privées payent des études, des laboratoires, des équipements hors de prix aux Universités prestigieuses des States, les meilleures du monde, vantent sans rire les organismes bidons de notations universitaires aussi pertinentes que leurs homologues financières corrompues jusqu'à la moëlle, pourquoi édifier des campus dorés où quotidiennement des chercheurs en économie se plantent  irrémédiablement et quelles solutions nous reste t-il ?

Alors, sans sombrer dans le populisme ( concept ressassé par quelques misérables  exégètes de la pensée  centriste molle qui fourmillent sur Internet en lançant doctement quelques poncifs éculés,  et notion politique inepte à mes yeux puisqu'ielle mène historiquement  à l'homme providentiel et au pouvoir personnel ) , une question  m'interpelle : Mais bon sang, à quoi servent donc tous ces experts économiques qui ratiocinent, dissèquent, se contredisent, déclament, affirment, condamnent, prévoient, se disputent, triturent les chiffres, sortent des formules alambiquées ?

Dites moi, mes bons amis, n'avez vous pas remarqué que lorsqu'on assiste à leurs joutes, on a parfois l'impression d'assister à un congrès de druides gaulois amateurs de cervoise devisant bruyamment sur les vertus thérapeutiques des boules de gui cueillies par une nuit sans lune, au cri du loup et au hullulement de la chouette ?

Ils sont grotesques, pédants, manquent de distance, en une phrase : ils se discréditent chaque jour davantage !

En fait, je vais vous faire une confidence : bien qu'ils en sachent techniquement bien plus que nous, je crains qu'ils ne soient  aussi  démunis que nous sur les solutions à apporter ou tout simplement complètement perdus sur le déroulement des crises successives qui nous attendent !

Alors, je me permets d'adresser une supplique à nos amis journalistes et pseudos experts économistes : de grâce relativisez, parlez au conditionnel et surtout restez humbles !

J'en terminerais par une pirouette humoristique : pourquoi ne pas proposer au jury des "Nobel" d'économie, nos illustres incompétents  et précieux ridicules tels que Nicolas Baverez ou Jacques Marseille, auxquels nous adjoindrions pour les Nobel de Littérature, nos pitoyables génies caquetants et emplumés des basse-cours médiatiques André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy ou Alain Finkielkraut ?

Au niveau actuel des Prix Nobel, ils le valent bien : notre considération envers le mérite des prix Nobel étant passée du stade de la dynamite à celui du pétard mouillé.

Rajoût de dernière minute : lire l'opinion de Paul Jorion sur les prix Nobel d'économie cet après midi même sur son intervention vidéo dans les dernières minutes : le constat est édifiant !

 

Amis et ennemis, à après et bonne fin de semaine !

 

Cui cui fit l'oiseau, gibier à viser sans modération.

 

mercredi, 22 octobre 2008

Le "Grand journal" de Canal + ou le nouveau concept de la beaufitude branchée...

Sentant confusément que nous nous dirigeons  lentement mais sûrement vers un cyclone qui laissera certains d’entre nous sur le carreau, que diriez vous pour aujourd'hui, de nous baigner dans une douce torpeur futile au milieu d’un monde  rempli de férocité et de lendemains qui pleurent.

Canal7.JPGFan de la glorieuse tradition  d'originalité et d'humour débridé que représentent encore les guignols et qu'ont  incarnée Philippe Gildas et Antoine de Caunes dans "Nulle part ailleurs", j'ai voulu tester "Le Grand Journal", présenté par l'illustre Michel Denisot et ses désopilants camarades, émission censée remplacer l'ancien programme culte jamais égalé...

Je m'attendais naïvement, je vous l'avoue à du lourd de chez Lourd, à la parade de César au Colisée avec son escorte de centurions victorieux voire au défilé de Bonaparte accompagné de ses valeureux hussards, au soir de la prise du pont d'Arcole..

Hélas, quatre fois hélas ! J'attendais Groucho et ce furent les Culbuto  !

Après que le rideau se soit ouvert ce fut un triste cortège.

Imaginez l'entrée des artistes :

Monseigneur Vingt-Trois, alias Michel Denisot, excellent vigneron propriétaire récoltant et très bon dirigeant de football, doté de l'impertinence d'une autruche et doué du charisme d’une moule de bouchot exposée au vent du sud.

À sa suite, Ariane Massenet, une sorte de Mireille Mathieu blonde et potelée, un peu plus bandante à mon goût que l'originale, et qui aurait réussi son BEPC à la session de rattrapage. Une faire-valoir dont chaque saillie tombe à plat.

En sa compagnie, une sorte de derviche tourneur fanatique muni de son moulin à prières libéral, méchant imprécateur et prompt à la condamnation au bûcher envers tout hérétique de gauche et du centre, Jean Michel Aphatie.

Enfin en queue de peloton un bellâtre falot et tellement inféodé au derviche qu'il en parait complètement inconsistant. Placé là pour faire pendant à Miss météo, Mister Culture, jeune homme de bonne famille, Ali Baddou, fait de la figuration sans s'en rendre compte. Sans oublier bien entendu l'inévitable poupée sexy, Miss météo, dont l’unique utilité consiste à faire fantasmer la libido masculine et de s’essayer, avec succès d'ailleurs, à un comique pathétique , godiche  et si maladroit qu'il ne peut  réveiller chez autrui qu'une pitié sincère.

Vous l’avez compris, ce sinistre attelage, supposé nous distraire et nous informer, n’a en réalité d’autre but que de réciter une grand' messe dont le libéralisme est la religion, Nicolas Sarkozy, son prophète, Carla sa fausse vierge, Jean Michel Aphatie son grand prêtre inquisiteur et Blair et Trichet les saints patrons.

Et c’est ainsi tous les soirs.

Jusqu’à satiété.

Jusqu’au dégoût.

Combien d’opposants de gauche et du centre, combien de journalistes se sont faits écharper par la meute en foliecaniche.jpg soit pour cause de crime d’opposition au grand marché libéral, soit pour incompatibilité d’humeur avec le grand prêtre bardé de certitudes et à la formation économique d'un élève de sixième, dont on a compris qu’il est la seule vedette du show car c’est lui et uniquement lui qui décide de la condamnation de l’accusé et de son immolation…

C’est d’ailleurs le seul journaliste sur le plateau, le meneur présumé Michel Denisot ne faisant office que de Monsieur Loyal. D’ailleurs eût il été journaliste lui même que cela se serait vu et su…

Toute cette jolie meute de molosses aime à dévorer les faibles, et gare à ceux, qui n'ont pas l'heur de leur plaire ! Malheureusement, il est désespérant d’observer le manque de combativité des leaders de gauche, et du modem piètres débatteurs, médiocres orateurs, trop peu agressifs pour s’imposer. l'opposition manquant d'une manière criante de gens hargneux, féroces et d'esprits vifs !

Pourtant, je me rappelle un homme de droite que je n’apprécie guère, mais qui s’est toujours révélé  un redoutable combattant, Jean-François Copé, qu’il est pourtant si facile de mettre en difficulté. lui qui a le culot de pratiquer cinq fonctions à la fois avec un aplomb hors du commun ; à cette occasion  Ariane Massenet s’était déjà timidement emparée du mollet de l’impétrant en le questionnant sur ses différents salaires.

Il y eut un blanc sur le plateau et le maire de Meaux, muni de son plus beau sourire carnassier, regarda la meute  avec bienveillance, on entendit un sec claquement de fouet virtuel, et brutalement il leur proposa de parler de leurs salaires respectifsl…

À ce moment, mes enfants, il y eut un grand silence et nous eûmes l’extraordinaire surprise de voir quatre molosses se transformer en quatre caniches couchés sur le dos, les papattes en l'air et la queue frétillante  en signe de soumission… Et là nous comprîmes que le montant de leurs émoluments avait probablement quelque chose... D'inconvenant.

La première morale de cette histoire c'est que l'insolence et l'impertinence, même avec des paillettes, lorsqu'on est payé très cher, ça n'existe pas vraiment...

La seconde morale est qu'il est bien trop facile d'être fort avec les faibles (cas Jean-François Kahn) et faible avec les forts (cas Jean-François Copé).

Et enfin pour conclure sur un bon mot (?) : d'une émission adroite à l'usage des bobos de gauche, ce programme s'est transformé en émission gauche destinée aux gogos de droite.

C'est sur cette sentence un peu vaseuse que  je vous quitte, de ce pas, pour vendre mes parapluies à 3 € sur les marchés du 9-3 et du 9-5. Si la liberté de ton, mes chers amis, est  inversément proportionnelle à  nos gains, je risque de rester longtemps impertinent !

Même si parfois, dans les moments de cafard nous nous laisserions bien volontiers tenter par la servitude à paillettes ou la beaufitude branchée.

Mais ne devient pas bouffon qui veut...

À ciao bonsoir ! Comme diraient les guignols que je salue mais qui ne nous lisent probablement jamais !

Nota bene : Je tenais à remercier l'hebdomadaire "Vendredi info" (en vente dans les kiosques) qui, lors de son premier numéro, a eu la gentillesse et le mérite de nous citer et même de nous placer parmi les 10 premiers billets politiques de la semaine. Ce fait est d'autant plus remarquable que nous sommes relativement discrets, à la fois dans la wikioshère qui nous boude royalement, et surtout chez notre "hébergeur 20minutes.fr"  qui ignore systématiquement notre blog. Mais chacun sait bien que nul n'est prophète en son pays !

Cui cui, affreux, sale, teigneux et méchant.

 

lundi, 08 septembre 2008

Faut il coucher avec la droite pour réussir ? (épisode 3)

Avertissement : Ayant rédigé ce billet le 1er septembre, Jean-Michel Aphatie n'a annoncé que le 4 au soir l'abandon de son blog RTL et le 5 sa reprise ... Je vais vous narrer en exclusivité les véritables raisons de  ce pseudo retrait dans ce récit surprenant. Une discrétion de bon aloi se révèlerait la bienvenue par égard pour les protagonistes....

- " Oh la ! Oh la ! " fit une voix à l'accent délicat du Sud Ouest

1221019580.jpg- " je proteste é-ner-gi-que-ment! ". Je me retournai et vit Jean-Michel Aphatie dans un accoutrement féminin fort étrange : il était maquillé aussi discrètement qu'un vieux camion Berliet des années 1950 avec 1.030.000 km dans les roues et 30.000 kms au compteur, le dit véhicule passant la frontière polonaise afin d'être écoulé comme une occasion de première main.

- " Que vous arrive t-il, Jean-Michel ? Au fait, toutes mes félicitations pour votre magnifique promotion. " répliquai je, interloqué.

- " Monsieur Cui cui, je me suis vêtu symboliquement comme une jeune fille pure, délicate et vaporeuse pour montrer qu'il existe des tas de journalistes vierges de toute appartenance politique et idéologique . Personnellement, j'incarne la virginité vertueuse de notre profession et de l'indépendance de la Presse, je ne suis arrivé dans les hauteurs de la hiérarchie qu'à force de travail, d'objectivité, d'impartialité, de neutralité, d'impertinence et de compétence ! " Lança t-il péremptoire et fanfaron.

- " Mais de qui parlez vous, Jean-Michel ? " fis je ironique. " Mais de moi, voyons ! Who else ? " fit il courroucé !

- " Mais non, vous avez la mémoire courte ! Autrefois, vous avez été sympathisant socialiste, que je sache ? "

- " Ah oui mais j'étais jeune, je ne savais pas ce que je faisais et surtout, je pensais que la gauche allait se maintenir au pouvoir pour longtemps, m'sieur Cui cui ! " ajouta t-il rageur en lançant dédaigneusement mon billet manuscrit par terre.

- " Je comprends... " ricanai je, moqueur.

- " Au revoir monsieur le rédacteur en chef adjoint, monsieur le chroniqueur de Canal +, monsieur le chef politique de RTL, monsieur l'intervieweur de 7h 50 sur RTL, monsieur l'animateur du Grand Jury, monsieur le co-propriétaire avec RTL d'un des blogs le plus censuré du Web français... Six casquettes pour quelqu'un qui combat vigoureusement le cumul des mandats en arguant qu'on ne peut faire consciencieusement qu'un boulot à la fois, ça la fout plutôt mal, vous ne trouvez pas ? Sans oublier que vous donnez sans cesse votre avis sur tout et n'importe quoi, mêrme le foot ! " éructai je, sarcastique.

379265924.jpgIl se retourna furieux et fila en claudiquant, à cause de ses hauts talons, dans les couloirs de RTL, sans un mot en se tordant les chevilles qu'il avait énormes. Le claquement de ses pas s'estompa et on perçut jusqu'à la fin ce bruit crispant qui faisait penser à la démarche hésitante d'un vieux pirate blanchi sous le harnais, doté d'une jambe de bois trop bien cirée sur un sol en marbre...

Ma carrière de blogueur influent s'annonçait mal.

Soudain, dans le lointain j'entendis un choc lourd. Je me précipitai et tombai sur une forme  recroquevillée qui émettait des larmes, des râles de désespoir et des hoquets... J'aidai Jean-Michel, car c'était lui, à se relever ; il mit sa tête sur mon épaule. Son rimmel coulait sur sa joue.

- " Ah, mon Cui cui ! Je suis désespéré, figurez vous que durant mes vacances d'un mois et demi j'ai lu tous les billets du blog du "Village des NRV", un des successeurs du DEL et j'ai compris, à ce moment, à quel point vous aviez tous placé la barre haut ! Quel niveau ! Quels feux d'artifice ! Vous m'avez découragé : j'ai compris combien le talent était important pour mener à bien un blog ! Je ne faisais plus le poids ! Tant de génies réunis dans ce petit Village ! Impossible de faire mieux " Il sanglota longuement. " Impossible " gémit t-il en se parlant à lui même...

- " Je ne vous comprends pas : vous vous occupez d'un blog gratuitement, pour moi c'est inouï, à la limite criminel, vous êtes anonymes et vous cherchez à le rester, c'est de la folie douce, et personne dans votre Village ne désire être chef, on vous croirait presque en autogestion " à ce mot, il se signa furtivement trois fois. " Mais bon sang ! Quelles sont ces valeurs de merde que vous véhiculez ? " Réveillez vous ! Par Saint Trichet, y a de la thune et de la notoriété à se faire, y a de quoi s'éclater les miches en ce moment, Cui cui ! ". Il se remit à hoqueter, conscient d'avoir débité une ânerie viscéralement chevillée au mode de pensée dominant dans l'univers médiatique... Il se reprit.

- " Cette crise d'humilité fugace m'a fait du bien, mon petit oiseau,, désormais, je vais prendre le blog des NRV comme modèle ! Si vous condescendassiez à me donner quelques conseils judicieux, j'estime pouvoir m'en sortir ! D'ailleurs, je parlerais ce soir de votre Village à Canal + pour vous remercier officiellement. " Il éclata en sanglots, mon épaule lui servant de mouchoir. Je ne pu m'empêcher de penser que cet engagement ressemblait trop à une promesse électorale...

- " Courage Jean-Michel Aphatie, sous notre impulsion, vous ne pourrez que vous améliorer, envoyez nous un petit  billet, il passera intégralement sans rectification, car nous ne censurons jamais, nous !..." répliquai je dans un de ces stupides élans du coeur qui m'avaient  si souvent été fatals. "

Néanmoins, notre carrière collective de blogueurs influents s'annonçait plutôt bien.

Il s'éloigna, pieds nus, ses escarpins à la main, touchant et modeste ; humain. Pour une fois.

Il lui restait tout de même cinq casquettes grassement rémunérées. Il avait failli avoir eu le bon goût de quitter celle qui ne lui rapportait rien mais grâce à l'exemple du Village des NRV, il avait repris confiance...

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Le titre de mes sagas réclame, bien modestement, une réponse claire, vous l'aurez compris. Bien entendu, il vaut mieux coucher avec la droite pour réussir mais ces gros malins réclament plus : il vous faut épouser leurs points de vue. Et le mariage, c'est une question de tempérament... À chacun de voir...

Dans notre société, les oligarchies économiques de chaque pays disposent de suffisamment de richesses pour tout se payer sans mettre leurs finances en danger, la plupart des médias qu'elles convoitent ardemment (pour conforter leurs idées) et des journalistes qu'elles rémunèrent plus que grassement pour mieux les tenir.

Ces journalistes du haut du panier, ligotés par des salaires mirobolants et un train de vie paradisiaque, ne peuvent plus qu'obéir à leurs employeurs, pris qu'ils sont par l'engrenage infernal du matérialisme éffréné, et qui, à force de côtoyer les lambris et les ors des puissants, finissent par s'identifier à eux. Un peu à la manière de certains domestiques, qui par leur proximité, s'identifient avec une certaine morgue à leurs maîtres.

Toujours est il, mes amis, qu'avec ces deux aussi belles recrues, que sont Aphatie et Askolovitch, victimes consentantes du délit de lèche-majesté, je ne doute pas un seul instant que nos excellentes radios, Europe 1 et RTL avec ces nouveaux éléments dans leur état major, nous serviront à l'avenir des informations aux petits oignons !

Pourquoi riez vous? Vous ne me croyez pas ?

Mauvais esprits !

Ces aigris du Village, ils ont pris les plis détestables de l'ancien DEL, ils ne savent que critiquer ces pauvres journalistes de l'establishment !

Grum101177373.jpegmmpphhhhhh...

Jean-Michel Aphatie, l'imagination et l'inspiration au pouvoir, bordel de merde ! Brûlez votre conformisme béat sur l'autel de votre orgueil, par la moustache de Plekszy-Gladz !

À après.

NB : Ce récit est évidemment imaginaire et toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure spéculation... 

Cui Cui, acid  corsican /  bird corporation ( AC/BC)

samedi, 10 mai 2008

Le Village au Pays des Merveilles

free music

Salut les amis ! Figurez vous qu’hier, j’ai fait un rêve qui m’a laissé un sacré goût amer dans la bouche !

Certains auraient honte de raconter de tels épisodes mais qu’importe, puisque nous sommes en comité restreint avec une audience qui ferait pleurer un crocodile dans une mare au canard (au singulier, vous l’aurez remarqué)…

Bref ! Je déjeunais avec mon cousin germain, que je connaissais tellement bien que, dans notre jeunesse, je lui avais soulevé toutes les filles qu’il convoitait mais le problème fut qu’il exerçait aujourd’hui le poste de PDG d’une des plus importantes télévisions européennes et moi je croupissais sur les marchés en vendant une camelote improbable sur les marchés du 9-3… Nono, c’était le diminutif qu’il exécrait, depuis les bancs de la communale…

700768883.jpgNono, fis je, j'ai un service à te demander : je participe à un blog et j’aimerais que tu promeuves ce site sur tes antennes, tu ne peux pas me refuser un service aussi bénin, merde ! Et j’enchaînais sur les yeux de la petite Santa, son amour d’adolescence que je lui avais laissé par pitié…

Le lendemain , le présentateur vedette, garni de ses cheveux en plastique glissa à la fin de son jounal de 20 heures un reportage sorti de derrière les fagots où il apparut, mes chers amis, que le blog intitulé  "  le Village des NRV " où tout le monde se déchirait et laissait ses tripes à l'air et notamment un de ses " billettiste nommé cui cui " (je cite), était considéré par Mme Carla Sarkozy, elle même comme le site le plus tendance, le plus violent, le plus créatif et le plus poétique du Net !

Ahhhhhh ! Mes amis ! ! ! ! ! ! Quel bonheur de lire les statistiques. Le premier jour 15.000 visites, le second 70.000, le troisième je ne sus plus compter les zéros ! ! ! ! Vous imaginez, l’état de transe dans lequel je me trouvais ! ! Pour augmenter l’audience je demandais même à une épicière de mes connaissances qui s’appelait Carla Pouxe d’envoyer des commentaires signés Carla ! Ce fut un délire bloguesque. Une partouze virtuelle.

C’était à qui avait reconnu mon talent le premier ! Le pire est que je finis par le croire…

Le blog de 20 minutes ne répondait parfois plus mais malgré tout, les commentaires affluèrent. Guy Birenbaum, me gratifia sur le Village d’un retentissant, " salut confrère, je n’ai jamais douté de votre talent et patati et pattata ", Un certain Marc, écrivain, me lança " je savais que d’un blog aussi divin, sortirait une telle perle et tatati et tatata " Michel Apathie lui même condescendit à me traiter de collègue ! Lui dont j’étais banni de son blog depuis que j’avais écrit un texte sur " l’aphatisation des esprits " ! ! ! RTL une grande " station de radio démocrate " et donneuse de leçons qu’elle ferait bien de réciter auparavant, soit dit en passant ! Olivier Bonnet me fit un petit coucou, même Versac, son lien sous le bras, me fit l’honneur de laisser un commentaire impérissable sur " le Village " Schneidermann me donna "du blogueur journaliste" confraternel ! Jérôme Godefroy me tutoya comme il le faisait avec Birenbaum, Et Nicolas Poincaré me joignit pour un débat sur " on refait le monde ". Je n’eus pas de nouvelles des dirigeants de " rires et chanson " qui attendaient probablement les premiers faux pas, voire l'écroulement fatal avant de m'embaucher…

Le déroulement de mon rêve s'emballa à ce moment. Je me rappelle, l’interview du créateur du Blog, Serrejoint, enserrant Nefertiti et Agamemnon, dans ses bras avec une affection qui faisait plaisir à voir, la joie et la bonne humeur régnaient au sein de ce trio magique , et moi Cui cui, un mètre devant , l’idole des foules, l’air pénétré et froid… Imperturbable comme un héros du 24 ème siècle.

1660277898.jpgUn libraire de Paris, Urbisetorbis, me proposa une séance de dédicace sur une BD représentant " Titi et gros minet " (je n’avais encore rien écrit…). Je refusai poliment, trouvant sa librairie trop étroite, j’estimai qu’un lieu de dédicace devait au moins contenir 500 personnes… Un petite groupie se présenta et m’appela Cui cui, cet horrible et ridicule sobriquet, je rectifiai et lui déclara avec hauteur que je m’appelai Dominique P., Je condescendis à lui signer un portait géant de Titi, elle s’appelait Maghn quelque chose, je ne me rappelle plus…

Bref. Mon immense talent de narrateur et d’écrivain était enfin reconnu et ce n’était que justice ! Finis les marchés miséreux, à moi les mannequins, les Rolex, le beau linge, Sylvie Vartan, Steevy, les fringues à 3000 €, les décapotables, les autographes, les interviews par Flavie Flament et Drucker, les séances de photos, les émissions de Patrick Sébastien !

Mon portable sonna à ce moment… Une voix rauque, ou plutôt un souffle infiniment sensuel comme un petit cri animal me parvint aux oreilles… " Je suis Carla Sarkozy, gémit elle et vos textes sont tellement beaux qu’ils m’inspirent des vers solitaires d’une grâce exquise et des couplets sans tain". Et de fredonner une chanson tirée de mon billet sur "l'esprit de mai 2007" ; une mélodie insipide dont elle est vraiment la seule à avoir le secret…. Sa voix veloutée me réveilla soudain : " je souhaiterais vous voir Monsieur Cui cui "… Pour une fois je laissai passer cet épouvantable et grossier sobriquet, j’allais répondre quand une voix d’homme au ton légèrement agacé déclara " c’est qui encore, mon amour ?  "Cui cui, mon petit chéri".  

"Ah..."

Triste et résigné. 

"What else ?" fit il…

Ma télé réveil se mit en marche au moment du passage de la pub " nespresso " avec George Clooney… Putain de merde ! Le boulot…Chaque jour plus difficile… Et ce blog qui pompe toute mon énergie ! C’est vrai qu’aujourd’hui j’avais promis à Nefertiti et Agamemnon un billet. Je me demande bien ce que je vais pouvoir écrire cette fois…

Je n'ai aucune imagination.

 Cui cui, "romancier" de bluettes des dimanche et lundi de pentecôte.

 

 
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