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vendredi, 30 avril 2010

Quelques timides observations de la part d'un pauvre bougre à l'endroit des crèmes médiatiques, populistes et politiques qui déversent des tombereaux de conneries sur les banlieues du 9-3 et du 9-5... [épisode 1]

Salut les aminches !

J'habite le 9-3 ou la Seine Saint Denis, si vous préférez..

Les "NRV" me connaissent.

Les nouveaux lecteurs, non. Aussi vais-je rapidement me présenter pour planter le décor.

Je fais partie de ces semi-clochards qui proposent légalement leur camelote sur les marchés populaires et miséreux situés aux cœurs des cités du 9-3 et du 9-5 et accessoirement du 77, 94 et du versant sauvage du 92 (Colombes, Nanterre, Asnières...). Chacun connait ces gueux dépenaillés qui vendent des colifichets à bas prix pour survivre et dont l'État et les Communes se moquent éperdument. D'ailleurs ne nous y trompons pas, les hommes politiques fréquentent très peu leurs marchés, si ce n'est lors des campagnes électorales, et encore !

Maghrébins, Gitans, Africains, Afghans, Pakistanais, Indiens, Gens du Voyage y prolifèrent pour ramener un peu d'argent à la maison et tenter de se débrouiller dans cette société cruelle. On peut dire sans exagérer que dans ces départements, nous sommes la lie sociale des travailleurs légaux...

marche_saint-denis_11.jpg

Bref !

J'écume donc les marchés les plus trashes, à ce qu'on dit, de la banlieue parisienne depuis plus de 15 ans. Les cités de Sarcelles, Montfermeil, Argenteuil, Saint Denis, Aubervilliers, Gennevilliers, Montreuil, le Val Fourré, Clichy, Sevran, La Courneuve, Bondy, Aulnay sous bois n'ont plus de secrets pour moi. Je parcours inlassablement ces marchés fréquentés par les catégories les plus pauvres et les plus déshéritées. On trouve dans ces halles, en plus de gens extrêmement modestes de toutes origines, des soldeurs qui proposent des denrées à la limite de la date de  péremption vendues infiniment moins chères, des légumes à la limite de fraîcheur mais aussi des épices exotiques destinées à parfumer ces cuisines du monde...

Maintenant que le tableau est posé, je souhaite revenir sur toutes les inexactitudes que j'entends, regarde, écoute et lis y compris sur des blogs, depuis bien trop longtemps à mon goût.

 

Or doncque, à travers mes longues pérégrinations à travers ces supposés champs de batailles, lieux faméliques et endroits anarchiques vérolés par les trafics, la violence et l'illégalité, banlieues décrites avec tant d'exagération par les médias traditionnels qu'on comprend immédiatement que pas un de leurs plumitifs ou reporters flanqués de quelques gardes du corps payés au prix fort n'y a mis les pieds plus de quelques heures, il est utile de rectifier quelques énormes âneries véhiculées et autres lieux communs repris en cœur.

Une certaine Presse manipulatrice et manipulés par les politiques qui lancent leurs informations comme on lance des os à sa meute de caniches nains faméliques et dont elle repaît avec une délectation morbide, finit par contaminer la société toute entière et la rendre réceptive à l'intolérance et l'agressivité. La manœuvre politique est grossière mais hélas toujours efficace !

Quelle pitié de voir certains médias se précipiter sur ce ridicule et peu représentatif fait divers, médiocre histoire de niqab et ce grotesque "fondamentaliste", polygame bidon, fier comme Artaban,  étalé, hilare, à la Une de l'actualité française et considéré comme l'archétype barbichu de l'intégrisme musulman hexagonal et représentant du Mal ! Autant vous dire que si la démocratie française n'avait que de pareils ennemis, elle pourrait dormir sur ses deux oreilles !

Beaucoup d'organes de Presse deviennent des instruments du pouvoir, tout juste bons à recopier les ramdams dictés par le gouvernement pour vendre et flirter avec les thèses du Front. La déroute qu'ils subissent depuis plusieurs années est plus que méritée : quel citoyen peut faire confiance à une actualité "sensationnaliste" si peu pertinente ?

Lorsqu'on s'aperçoit que le tempo des références sur l'Islam et les banlieues est dicté par un type, omniprésent dans les médias officiels, Éric Zemmour dont la seule expérience -ne riez pas- est d'avoir vécu dans sa jeunesse à Montreuil sous Bois (93100) durant les années 1960-70, comment ne pas sourire ? Ce titre de gloire qu'il trimballe avec ostentation en traînant bruyamment sa quincaillerie de médailles de banlieusard comme un vieux maréchal de Staline exhibait ses centaines de décorations  tintinnabulantes en bronze me fait taper le cul par terre d'exultation. Dommage que le ridicule ne tue pas, sinon, notre Zemmour national serait déjà placé à la droite (forcément) de Saint Pierre !

Le pire étant que des citoyens sincères le prennent au sérieux, alors qu'en ce qui concerne les banlieues dites difficiles, le sieur parle visiblement d'un monde inconnu qu'il analyse à l'aide de lieux communs péchés dans les bistrots ou qu'il fréquente vraisemblablement par l'intermédiaire de ouï-dires ou encore à travers des évènements relatés par la presse ! Peut-être, est ce moi qui embellit cet univers qui est certes loin d'être le monde enchanteur d'Alice au Pays des merveilles mais qui ne ressemble pas non plus à celui de Mad Max ou aux faubourgs de Kaboul ?

Mais il y a des gens qui ont intérêt à provoquer des affrontements pour gagner les prochaines présidentielles. On sent bien que la campagne est lancée pour mettre de l'huile sur le feu et attiser les tensions entre les communautés, quitte à jouer avec la paix civile... Il y a vraiment de quoi être inquiet.

Car chacun sait bien qu'aux fins fonds de nos campagnes tricolores, coins perdus s'il en est, à travers les infos à la fois terrorisantes et niaises de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, on meurt de trouille d'être égorgé par un barbu en djellaba. Je connais des villages du nord au sud de la France jamais fréquentés par des musulmans dont les habitants tremblent de peur, rien qu'à l'évocation d'un mouvement dans les cités du 9-3 ! Une certaine  France vieillie et rancie se recroqueville comme une momie desséchée, se méfie de tout, se tétanise et se mobilise tragiquement autour des Le Pen ou des Sarkozy, habiles joueurs de flûtiau, seuls susceptibles à leurs yeux de la sauver d'un coup de baguette magique, du naufrage fantasmé de la France profonde comme "dans le bon vieux temps"...

Dans mon second épisode, je vous parlerai de l'évolution que j'ai pu entrevoir depuis quinze ans vis à vis des phénomènes du niqab et autres hidjabs, des foulards, de l'évolution de quelques intégristes que j'ai connus et la surestimation bien trop excessive et dangereuse de leurs pouvoirs sur la communauté islamique, de la venue en nombre de Pakistanais, de la tolérance entre toutes les origines dans les lieux ouverts, de l'agressivité d'une extrême minorité, de la peur de la police, du nombre de sans papiers, de l'architecture pourrie de certains quartiers transformés en ghettos (Le Luth, Aulnay 3000, Le Chêne pointu à Clichy sous Bois, Les Bosquets à Montfermeil), de la surpopulation, du fatalisme résigné des musulmans face aux stigmatisations politiques incessantes à l'égard de leur religion, de la stupide et volontaire identification entre les mouvements extrémistes et des croyants de plus en plus méfiants, de l'absence de conscience politique et du dégoût pour les partis politiques institutionnels, des quêteurs de mosquées qui prolifèrent en se chamaillant et  enfin de l'extrême diversité de la société musulmane et de l'intégration beaucoup plus profonde qu'on veut bien nous la décrire de la très grande majorité de la jeunesse de ces quartiers.

Je ne suis pas journaliste car j'assume ma subjectivité, je ne suis qu'un spectateur curieux, placé par hasard dans un creuset sensible de la société française. Au bas de l'échelle sociale, je ne détiens aucune vérité et ne me prends pas au sérieux, ne recherche ni désir de notoriété ni ne cours après une ambition personnelle (d'où mon anonymat rigolard) , sinon celle d'observer et de dépeindre mon humble milieu de travail, de m'amuser à rédiger de médiocres textes destinés à être lus ou bien de franchement déconner...

Amis du Village, merci de m'avoir suivi jusqu'au bout. Je vous donne rendez-vous pour un 2ème épisode plus vivant.

Et pour terminer, ce week end, allez donc rendre une petite visite de proximité à l'ami Zgur et à notre petit meuble du coin pour vous refaire une santé...


Cui cui fit l'oiseau, de la France d'en dessous....

 

lundi, 23 mars 2009

Chronique d'une journée ordinaire sur un marché du 9-5 en 2009 (épisode 1)

Je surprends le geste d’un type, il vient de glisser un paquet de piles LR6 à 3 € dans sa poche…

- Monsieur, vous me devez 3 € - Le type : et pourquoi ? Pour le paquet de piles que vous avez dans la poche ?

Quoi ! Vous me traitez de voleur ? J’ai la main sur ma batte de base-ball cachée sous l'étal, l’individu comme tous les voleurs (c’est à ça qu’on les reconnaît), prend tout le monde à témoin et se montre agressif, il joue à la vierge effarouchée. L’agression est proche.

 Pour une pile à 3 €…

J’ai tout à perdre : en cas de bagarre, mon stand éparpillé aux quatre coins et ma marchandise évaporéee... Je serais exclu du marché. J’abdique. L'homme fait mine de renverser l'étal mais se ravise car il a compris qu'il n'avait lui même rien à gagner. 3 € en moins. De toute façon le mec est plus jeune et plus méchant que moi. Je suis las d'être impuissant...

Photo043.jpg

- Bonjour Monsieur, vous changez les piles de montres ? Oui, Monsieur

- C’est combien ? 1,50 € les piles de qualité normale et 2,30 les marques qui durent en général 2 ans minimum.

- Oh la la ! C’est cher ! Mettez moi une pile à 1 €.- Non c’est 1,50 €

.Le type ne dit rien et me tend une Rolex de contrefaçon grossière. C’était au moins la 43ème que je voyais aujourd’hui ! On trouve toutes les Rolex du monde dans les cités : des Rollex avec 2 L, des Rollexe, des Rolleyx et même des Solex ! Et je ne parle pas des Christian Dior, des Cartier et même des Quartiers . Rien que de la marque en toc !

En aparté je voulais d’ailleurs rendre hommage à notre comique Séguéla, le plus désopilant des clowns, car il a bien raison de soutenir Nicolas Sarkozy : depuis qu’il est président de la République, les habitants des cités dans les banlieues pauvres, bien avant l’âge de 50 ans, ont réussi leurs vies :

FIGUREZ VOUS QUE LA GRANDE MAJORITÉ PORTE DES ROLEX !

Je continue mon récit.

- C’est 1,50 € et pas un centime de moins, je vous préviens

mon client, un homme d’environ 70 ans, un Hâjjî au visage orné d'un  fin collier de barbe blanche, fait la grimace.

Ah la la ! Comme c’est cher ! Mais pour vous, glissai je malicieux, ce n'est rien 1,50 €, vous possédez une montre de luxe, non  ? Vous l’avez d’ailleurs payé combien votre Rolex ?

- 11 € à La Mecque.

- Mouais ! Vous avez fait une belle affaire ! L'homme est fier et relève le buste et jetant un œil satisfait autour de lui. L’auditoire est mi-goguenard pour les jeunes et mi-admiratif parmi les gens de sa génération.

J’adore cette ambiance bon enfant du 9-5 ou du 9-3, cette fausse naïveté , cette simplicité, cette ouverture sur les autres, le respect envers l'autre et en même temps cette rudesse et cette violence à fleur de peau.

Tendresse.

- Bon allez, je vous la fais à 1,40 € déclarai je l’air faussement dépité pour éviter que mon interlocuteur perde la face. Son regard devient triomphant, je le vois se rengorger : la négociation de prix est un sport régional, ici, et une victoire, même minime vous catalogue votre homme ! Ses petits enfants qui l’accompagnent le regardent avec admiration.

J’aime ces moments.

Amis Villageois(e), à après ; loin de l'élitisme, de la cupidité-reine, de la politique politicienne, et des formes  plus tribales que démocratiques, qui ne répondent plus, depuis bien longtemps, à nos interrogations et à notre quête d'un monde un peu plus fraternel et intelligent.

Si vous désirez approfondir la réalité de la banlieue, le Bondy blog sur 20 minutes est également  une excellente référence pour comprendre, voir et éviter les jugements hâtifs.

 

Cui cui l'oiseau, commerçant-clochard ambulant.

mercredi, 18 juin 2008

Banlieues. Impressions fugaces...

Au hasard de mes pérégrinations sur les marchés populaires du 9-5 (Val d’Oise) et du 9-3 (Seine Saint Denis), endroits, où quand vous citez Hegel on vous demande s’il s’agit du nom de votre pitbull, vous prononcez le patronyme d’Engels, on vous interroge poliment pour savoir s’il est toujours ailier dans l’équipe de football d’Allemagne, vous parlez de Nietzsche, on répond « à tes souhaits ! », et vous vous  réfèrez à Marx, on vous rétorque qu’on préfère les « Bounty », bref un lieu ancré dans la réalité brute et brutale, où, seule compte le fait de gagner sa vie au jour le jour…

150118093.jpgCet environnement ou toutes les cultures se croisent, échangent, luttent, commercent, rient, se mélangent et se disputent, est le creuset de la réalité de demain quoiqu‘en pensent tous les tenants d’une certaine France éternelle qui n’existe que dans leur imagination, des comportements sociaux apparaissent, insignifiants au départ, mais édifiants pour un observateur curieux et dépourvu d’idéologie et préjugés.

Et puis, il est temps de tordre le cou à certaines affirmations médiatiques misérabilistes qui n’ont que peu à voir avec la réalité. Ainsi par exemple, à la fin de chaque marché, des légumes abîmés sont jetés dans les poubelles, des aliments avariés sont laissés sur place ; depuis que j’exerce ce métier, des tas de gens viennent les ramasser, c'est évidemment un spectacle affligeant pour notre société mais il est tout de même intéressant de noter qu’il n’y en a pas davantage aujourd’hui, qu’auparavant… À en croire divers reportages à la télévision en recherche de scoops foireux, des hordes d’affamés se battraient presque pour glaner un fruit gâté par ci, un légume pourri par là ! Il n’en est rien et pourtant je tourne quotidiennement dans des banlieues les plus déshéritées…

Lorsque vous vous promenez dans les marchés populaires de la banlieue Est de Paris, où une forte proportion de musulmans font leurs courses, vous êtes frappés par la variété des tenues vestimentaires, voiles, légères coiffes, quelques abayas noires , de rares burkhas, mais surtout une très grande majorité de tenues ordinaires, parfois légères portées surtout par des jeunes femmes… Je m’amuse parfois à observer des groupes de deux ou trois jeunes filles vêtues qui avec un voile, qui avec une tenue plus stricte, qui avec les cheveux dégagés et un jean taille basse, preuve, s'il en était, de tolérance et d'ouverture d'esprit entre toutes les conceptions  de la religion et de la vie civile… Le voile étant surtout porté, et ce de plus en plus, par les femmes au foyer, mariées d'un certain âge : de ce côté on ressent une pression religieuse plus accentuée qu'auparavant, en même temps qu'une sorte de réflexe conformiste communautaire. 

J'ai d'ailleurs remarqué que les femmes qui travaillaient avaient tendance à nettement moins porter le foulard. On observe que depuis 2 ou 3 ans, les comportements , les moeurs  semblent se libéraliser rapidement, le poids des traditions s'alléger, essentiellement sous l’impulsion des plus jeunes, me semble t-il.

Dernièrement, j’ai appris par la presse que des émeutes ensanglantaient plusieurs villes importantes des pays du Maghreb, et curieux de n’entendre personne en parler, j’ai interrogé une dizaines de copains entre trente et quarante ans, originaires d'Algérie ou de Tunisie, qui m’ont déclaré ne pas se sentir concernés outre mesure : j’ai compris à ce moment là, combien ils se sentaient français et n'éprouvaient qu'un intérêt lointain pour leurs racines, contrairement à beaucoup d'âneries qu’on peut lire et entendre ça et là ! À noter également l'absence presque totale de conviction et d'intérêt dans les luttes sociales et syndicales. Les Français d'en bas et d'en dessous, visiblement ne se sentent pas très concernées par tous ces combats qu'ils jugent, avec fatalité, souvent perdus d'avance et peu mobilisateurs. En fait, ce qui saute aux yeux, c'est l'absence de politisation de l'immense majorité des habitants des cités banlieusardes qui considère que tous les Partis de l'échiquier politique, surtout à gauche, les ont trahi sans vergogne...

674050914.jpg

Depuis quelques mois, on assiste à la venue assez massive d’Européens de l’Est qui se construisent des petites cabanes conçues à partir de bric et de broc, placées entre deux bretelles d’autoroutes, au milieu d’un taillis, ou sur un tout petit terrain rempli de gravats, des sortes de bidonvilles à échelles réduites souvent repérés et détruits par les autorités assez rapidement.


D'après ce que je vois tous les jours, la situation sécuritaire est un peu meilleure qu'avant les émeutes de novembre 2005 car la couverture policière y est infiniment plus dense tandis que le bilan économique, au sein des banlieues, commence à devenir assez catastrophique et angoissant. Les clients négociant les prix aux dizaines de centimes près !

En tout cas une chose est certaine, et là, il faudra que nos technocrates prennent garde : plus il y aura de lois et de règlements restrictifs et coercitifs concernant la vie de tous les jours, plus il sera difficile de joindre les deux bouts, plus la population sera obligée d'emprunter des chemins détournés pour s'en sortir. Il semble qu’on atteigne désormais une certaine saturation et les limites acceptables pour les classes les plus modestes et même celles situées un peu plus haut. La baisse du pouvoir d'achat atteint durement les classes sociales les plus pauvres et il est certain que ces gens, n'auront d'autres échappatoires, non point de se révolter car cela ne rapporte guère d'avantages et leur attire trop d'ennuis, mais de sombrer dans les magouilles, sans l'ombre d'un remord, en considérant que dans une société où les décideurs économiques, médiatiques et parfois politiques se gavent sans pudeur et sans retenue, le pauvre citoyen n'a pas à se priver de contourner la Loi pour seulement survivre. On sent d'ailleurs cet état d'esprit croître nettement dans l'opinion et on entrevoit le début d'une rupture de la cohésion sociale, un pourrissement de l'esprit civique dans les banlieues depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, une des rares sphères où il est unanimement et sévèrement rejeté.

Si Carla me lit, j'espère qu'elle lui en touchera deux mots car comme chacun sait, un homme qui possède 5 ou 6 cerveaux parfaitement irrigués n'est jamais pris au dépourvu. Reste à savoir si les terminaisons nerveuses entre ces cerveaux sont au point ? L'avenir nous le dira mais j'avoue éprouver un certain doute, sinon un doute certain...

Amis des banlieues, en ce jour de deuil national dû à l'élimination de l'équipe de France de football au championnat d'Europe, les sanglots dans la voix, les larmes dans les yeux, permettez de vous dire adieu !

 Cui cui, oiseau vagabond...

07:00 Publié dans Societé | Lien permanent | Commentaires (56) | Tags : banlieues, 9-5, 9-3, marchés, moeurs, 95, 93

 
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