lundi, 26 juillet 2010
2017 ou la fantastique épopée de l'Hadopi 5.0 !
Ce billet est une rediffusion réactualisée d'un billet ancien. Le sujet toujours d'actualité m'a semblé intéressant. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles.
Lundi 26 juillet 2017
BILLET D’HUMEUR
Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 5.0 !
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Mentions légales obligatoires (loi du 25 mai 2017)
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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".
- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse pour cheveux - colori queue de renard - de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *
- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 1er juin 2017.
- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 autorisée le 29 mai 2017 pour 6 mois par le Collectif des NRV.
- Auteur : Dominique Susini
- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau
- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)
- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 9 juin 2017) valable jusqu'au 28 décembre 2017 pour l'auteur du billet.
- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 2 juin 2017)
- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann
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Salut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2010 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.
Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 juin 2017) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.
Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue V, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.
Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...
Que Dieu et le Président vous gardent !
Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !
* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.
Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°5, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 5.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Hadopi étendue n°5 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.
Son Excellence Éric Woerth, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
06:00 Publié dans humour, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : loi hadopi, anticipation, humour, censure, internet, régulation
vendredi, 23 juillet 2010
L'aventure moderne du geek ou quand l'addiction devient salée.
Avertissement : toute ressemblance avec des personnages ou des évènements réels est fortuite.
Chers Internautes, je vais vous raconter une histoire vécue effrayante !
Éloignez les enfants et les vieillards de votre écran, fermez portes et fenêtres. épongez votre front nimbé de sueur, essuyez vos mains moites et accrochez vous à votre siège...

Figurez vous que l'autre jeudi, alors que j'avais passé une nuit médiocre puis vécu un réveil glauque, je partis au travail de très bonne heure comme mon job l'exige. Je connaissais parfaitement le trajet du marché que je devais atteindre... Jusqu'ici tout se déroulait parfaitement.
Machinalement je posai ma main sur ma poche et c'est à ce moment que la pire frayeur de ma vie se manifesta : horreur et damnation ! J'avais oublié mon téléphone portable !
Je sentis la sueur ruisseler entre mes omoplates.
Pensez : se retrouver coupé de son clan, de ses amis, de son entourage, de secours éventuels ! Se retrouver ISOLÉ, dans ce monde grouillant et effrayant où la solitude est considérée comme un péché ou une marque d'extrême faiblesse !
Hagard, encore sous le choc, je jetai un coup d'œil sur mon tableau de bord : bon Dieu ! Mon GPS, j'avais oublié mon GPS ! Cet accessoire indispensable, dont la voix métallique et synthètique berçait mon trajet même si je connaissais le chemin et les emplacements de radars par cœur.
Ce même GPS qui me conseillait sur une voie unique d'autoroute, toujours au même endroit, systématiquement, de faire demi-tour avec prudence.
Mes amis, l'émotion qui m'étreignit, provoqua une embardée qui faillit m'envoyer ad patres !
Vous concevez, un homme moderne délesté de son téléphone portable et de son système de géolocalisation, vous ? C'est une sensation terrifiante que je ne souhaite pas à mon pire ennemi, et Dieu sait si j'en ai !
Vous imaginez John Wayne ou Errol Flynn en mission en territoire apache, sans colt ni Winchester, chevauchant sur un vieux canasson aveugle ?

Vous dire que je me sentais nu est un doux euphémisme.
Non.
Pire.
J'étais devenu un orphelin, un bernard-l'hermite sans sa coquille protectrice, une tortue sans carapace, une Bettencourt sans François-Marie Banier !
Je ne vous décrirai pas ma matinée, toujours sur le qui vive, inquiet, mal à l'aise, angoissé, quasiment en manque.
Fort heureusement, aucun évènement malencontreux ne vint perturber ma longue demie journée : de retour à la maison je me précipitai sur ces deux accessoires essentiels, je me mis à les étreindre, les embrasser, les caresser, les cajoler tant ils faisaient partie de ce que j'avais de plus cher au monde ! Je leur promis de ne plus jamais les abandonner.
Je suis sûr que malgré le fait qu'ils fûssent inanimés, ils possédent une âme et qu'au fond de leurs petites puces sensibles, délicates et sophistiquées, ils ne pouvaient s'empêcher de m'aimer. N'en déplaise aux intellectuels ou autres bigots !
Lecteurs, l'aliénation quotidienne liée aux techniques modernes nous métamorphose en parfaits cinglés. Chaque nouveau progrès nous rend chaque fois un peu plus addict, la sophistication technique, au lieu de nous émanciper, nous enserre toujours plus dans une camisole étroite. Le portable devient un instrument de dépendance sociale : ainsi sommes-nous presque toujours à la merci d'un coup de fil de nos proches ou de notre hiérarchie. Les outils de communication deviennent des colliers et des laisses qui vous attachent toujours davantage alors que vous vous imaginez de plus en plus libres.
Et comme tout animal en captivité, dès qu'on coupe le cordon qui le maintient prisonnier, ce dernier , chassé de sa cage sociale, erre comme une âme en peine, nostalgique du poids de ses chaînes.
Humains, pauvres animaux sociaux, nous sommes bien mal barrés.
Amis lecteurs, osez la liberté, émancipez vous.
À après !
La charge fantastique bande-annonce
envoyé par 110laurent. - Les dernières bandes annonces en ligne.
Cui cui fit l'oiseau, travailleur estival, solitaire et abandonné.
06:00 Publié dans humour, Scènes de la vie quotidienne, Science, Societé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : iphone, addiction, aliénation, geek, communication, humour, dérision, john wayne, ipad, twitter, portable, gps
mercredi, 21 juillet 2010
" Le Monde " à l'envers ou la dégringolade d'un titre de Presse prestigieux.
Amis d'Internet, j'ai beaucoup ri !
Hier, le Monde.fr titrait glorieusement :
"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"
Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !
Après tout, pourquoi pas ?
En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !
Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.
1er élément.
L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.
Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française, on tempère : "Cela dépend du type de forêt et de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.
Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ? Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !
Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.
Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste continue joyeusement sa plaidoirie...
2ème élément.
"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."
Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas :
Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat." "C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.
Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre, Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?
Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !
Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...
Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?
NON, NON et NON !
Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !
Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.
Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.
Au Village des NRV, on manque cruellement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !
Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."
Moi aussi.
Travailleuses, travailleurs, je vous propose une suggestion : partez donc voyager par procuration avec Céleste.
À après !
Cui cui fit l'oiseau, pseudo journa-liste rouge, le temps d'une chanson.
06:00 Publié dans HURLEMENTS, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : le monde, quotidien, propagande, Éric woerth, manipulation de l'information, philippe marini, hippodrome de compiègne, pouvoir, presse partiale
mercredi, 30 juin 2010
2021, l'odyssée des retraites selon Éric Woerth
Suite à des problèmes techniques, nous avons été obligés de publier un texte profondément remanié et actualisé, issu d'une production antérieure. Nous vous prions de nous en excuser. Merci par avance de votre compréhension.
Bonjour.
Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le mercredi 30 juin 2021 J'ai eu l'immense honneur d'offrir à mes collègues d'entreprise, mon pot de départ à la retraite.
Mon patron depuis 47 ans, Monsieur Guy, m'a offert comme cadeau de fin de carrière un superbe déambulateur à roulettes, profilé et customisé, avec freins à disques et mini caddie intégré qui servira à me déplacer tout en faisant mes courses, mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic, séjour consacré au soulagement des douleurs dues à l'arthrose et à la rééducation pulmonaire...
Quelle émotion, mes amis ! Quel bonheur ! Quelle joie ! Quelle journée merveilleuse !

Mais ce ne fut pas tout !
Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés s'était personnellement déplacé pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 55 ans ! Sans oublier la visite surprise de Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière, m'apportant généreusement au nom des membres du bureau de ma section UMP de Vélizy, 3 bonnes bouteilles de "vieux pape", mon vin préféré !
Vous imaginez ma joie et ma fierté.
Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !
J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse.
Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Guy, un patron au grand cœur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'avait pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément, sans oublier la fabrication sur mesure d'un harnais pour faciliter le transport des sacs de plâtre et du carrelage. Ce geste simple et désintéressé m'avait profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant.

Puis j'ai évoqué M. Éric Woerth, l'actuel ministre de la Justice, homme intègre s'il en est, instigateur généreux de la réforme des retraites. J'ai par ailleurs chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy et Copé, notre actuel président, ont su prendre à bras le corps le problème crucial. de la réforme des retraites.. À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets de collègues de gauche et autres mauvais esprits toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible mais royal comme le président Copé, j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.
Soudain je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai été secoué par une quinte de toux qui m'a terrassée 2 bonnes minutes. [Mon médecin, un gauchiste du mouvement écologique contre le réchauffement climatique international (le M.E.R.C.I.), m'avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge plongée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues aux soudures par chalumeau. Mais Monsieur Guy, m'avait persuadé du contraire]. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de chuter, victime d'un léger malaise.
Je me réveillai 5 minutes plus tard, pour poursuivre courageusement mon discours sous les odieux ricanements de la racaille bolchevique, conforté par l'admiration bruyante de Messieurs Guy et Gérard et soutenu par les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki. À ce moment, confondu par tant de jalousie malsaine, j'avoue avoir eu mal à la France. Des tremblements incoercibles agitant mes mains m'obligérent à abréger mon speech.
Et ce fut couché sur une civière, les yeux noyés de larmes, que je reçus cette médaille tant convoitée des mains du délégué du Ministère du Travail des Aînés.
Ce fut le plus beau jour de ma vie.
Ce fut aussi son dernier.
Après avoir écrit ces quelques lignes, Benoît s'est éteint, fier du devoir accompli pour l'Économie nationale reconnaissante. Ce héros anonyme a crânement œuvré pour que notre Pays garde son rang parmi les Nations les plus compétitives, destin, reconnaissons le, essentiel pour notre avenir et celui des générations futures.
Ne riez pas trop fort.
Amis du Village des NRV, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien des "marchés" et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine.
Enfin, c'est ce que nous disent avec assurance nos dirigeants, nos élites médiatiques et nos patrons...
Vous n'êtes toutefois pas obligés de les croire.
En promulguant prochainement cette Loi inique sur les retraites, Messieurs Sarkozy, Fillon et Woerth feront d'une pierre deux coups, non seulement le financement des retraites sera résolu, mais de plus, admirez le travail des artistes, le déficit de la sécurité sociale se verra aboli du fait de la mortalité prématurée des travailleurs.
Nos grands dirigeants ont de surcroît réglé un 3ème problème philosophique et moral particulièrement délicat : pratiquer discrètement l'euthanasie par le travail.
Grâce leur soit rendue.
Économisez vous tout de même, bon courage et à après !
Cui cui fit l'oiseau, trop lucide pour être honnête...
06:20 Publié dans Economie, humour, mauvais goût, Societé | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : retraites, woerth, réforme des retraites, humour, euthanasie, âge de la retraite, fatigue, épuisement
mercredi, 16 juin 2010
La France des dynasties ou les femmes de... [1/3 Bernadette Chirac]
Français,
Le Grand Dessein libérateur qu'entreprend notre glorieux gouvernement emprunte désormais une voie royale. Après la réforme des retraites, celle promise de la réduction des congés payés, voici un grand projet fédérateur et moderne : la féminisation des Conseils de surveillance des grands groupes français qui font la fierté de notre pays.
Ainsi, Bernadette Chirac, modeste représentante de la France rurale, conseillère générale du canton de Sarran en Corrèze a été choisie par Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, pour ses compétences sur l'élevage bovin, et sa perspicacité concernant l'abondance de l'herbe grasse des prairies corréziennes.

Je cite partiellement le quotidien Libération du mardi 15 juin 2010 : "Le nom de l'épouse de l'ancien président de la République, 77 ans, a été approuvé par les actionnaires qui l'ont élue à 82% en remplacement de celui d'Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, qui devait initialement faire son entrée au conseil, mais a renoncé «pour des raisons personnelles»."
Auparavant, Bernard Arnault, PDG de LVMH, avait précisé que «les critères qui président au choix d'une femme pour un conseil d'administration comme celui de LVMH, sont ceux d'une personnalité qui puisse apporter [au conseil, ndlr] par son expérience, sa connaissance du monde de l'agriculture, son expertise des mares insalubres, sa culture sur le lisier de porc et son savoir concernant le nettoyage des fossés du canton ; un oeil féminin». «Il nous faut des personnalités qui enrichissent le travail du conseil d’administration», a-t-il conclu, martial.
Rendons donc hommage à Madame Bernadette Chirac, personnalité particulièrement désintéressée qui donne beaucoup de son énergie et de son précieux temps à la promotion de nos prestigieuses entreprises hexagonales, fleurons du bon goût et de l'art de vivre à la Française !
Elle est l'exemple type de ces illustres aînées, qui, malgré leur âge, montrent à la Nation, qu'une retraite, même à 77 ans, ne se prend pas mais se mérite !
Dans un magnifique élan d'héroïsme social, elle a estimé qu'elle n'était pas encore assez digne de vivre sur le dos de la Collectivité nationale et de creuser toujours plus profond le déficit abyssal de nos caisses de retraite.
Nous espérons tous que cette grand-mère vertueuse, dotée d'une humilité exemplaire et d'un contact chaleureux, se verra prochainement récompensée, en plus de ses substantiels jetons de présence, par la remise d'une médaille honorifique des mains du Premier Ministre.
Soulignons, que par ailleurs, la nomination de Madame Bernadette Chodron de Courcel épouse Chirac, femme française représentative s'il en est, au sommet d'un des groupes les plus puissants de la Bourse de Paris participe au maintien aristocratique et bourgeois d'une caste de vrais Français décidés à sauver, contre vents et marées, nos traditions millénaires contre une mondialisation galopante.
L'argent français n'a qu'une odeur et une figure : le parfum Dior et le visage de l'oligarchie politico-économique qui détient tous les leviers du pouvoir. Pour cette élite cupide, ni privations ni économies, mais une conséquente répartition des bénéfices engrangés entre gens du sérail.
Quant au peuple qui se plaint sans cesse de manquer de moyens : il n'a qu'à se parfumer et boire du champagne.
À chaque jour, son scandale et son injustice : La République des copains et des coquins aura bien du mal à survivre à 2012 !
Le prochain billet parlera de Madame Florence Woerth, sainte laïque, féministe implacable et membre récent du Conseil de surveillance de l'entreprise Hermès, épouse de Monsieur Éric Woerth, à la fois trésorier de l'UMP, accessoirement Ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique et maire de la modeste commune de Chantilly. Un couple bien sympathique, gourmand et particulièrement désintéressé qui fait honneur à la République.
Amis du Village, lecteurs fidèles, je vous embrasse.
Et Banzaï !
À après.
cui cui fit l'oiseau, futur rédacteur du magazine Point de vue, images du monde.
06:00 Publié dans Economie, humour, République, Societé | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : bernadette chirac, lvmh, chodron de courcel, jetons de présence, emploi fictif, fonction de complaisance
mercredi, 12 mai 2010
"Vous vivez au dessus de vos moyens !" nous réprimandent ils !
Salut les gros loups !
Vous ne pouvez échapper, en ces moments délicats, sur quasiment tous les médias et supports français, à ce déluge de propagande de bien-pensance néo-libérale , à chaque jour passé de subir un blitzkrieg de bourrage de crâne pour inculquer les thèses du divin marché à nos concitoyens obtus, à chaque heure écoulée de supporter la violence d'un feu roulant d'endoctrinement pour justifier les prochaines mesures d'austérité et surtout d'insister particulièrement sur le fait que le petit peuple est responsable d'avoir vécu au dessus de ses moyens et que désormais il se doit de payer sévèrement ses excès passés !
Tragique ?
Comique ?
On ne sait plus !

Vous comprenez l'importance de tenir les médias car même s'ils coûtent plus chers qu'une danseuse, ils restent une assurance inespérée pour faire passer politiquement la logique et les idées de l'establishment auprès des téléspectateurs de Lagaff de TF1 et du karaoké de Nagui, voire d'ébranler les certitudes des plus dubitatifs d'entre nous !
Et ça marche !
"Français, vous vivez au-dessus de vos moyens !" vitupèrent avec une certaine impudeur les Aphatie et autres élites qui gagnent en 1 mois ma rémunération de 2 ans. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ces gens là ont ils une âme ? Sont ils si déconnectés du quotidien des Français ? Ou leur arrogance ne connaît elle plus de limites ? Cette inlassable ritournelle serinée par beaucoup de nos braves politiques, assénée par les sempiternels experts en économie ou philosophes en mal de reconnaissance dans des émissions dites culturelles comme celle de Taddéi sur France 3, voire celle de Calvi (C dans l'air) où on croise toujours les mêmes personnalités indigentes et usées jusqu'à la trame, nourrit intarissablement les mêmes discours convenus !
"Les Français sont paresseux ! Travaillez plus, encore plus, toujours plus, bandes de feignants" hurlent à l'unisson le Medef, l'UMP et les rédacteurs en chef et autres directeurs des magazines et quotidiens à l'intention de tous ceux qui tirent le diable par la queue depuis longtemps alors que le chômage continue de ravager la société française ! Et ces médiocres de vouloir prolonger l'âge de la retraite lorsque 2 citoyens sur 3 de plus de 55 ans sont sans emploi ! Cherchez l'erreur !
"Les avantages, cela suffit : il faut rogner sur les dépenses de santé, limer les retraite, couper dans les prestations sociales" gémissent nos oligarques qui gagnent indécemment leur vie en pratiquant un boulot gratifiant.
Parfois, le ton comminatoire utilisé par nos élites pour nous accuser, nous autres, petits citoyens, d'être les principaux fautifs de la catastrophe financière, frôle l'accusation pure et simple du délit de vol, de trafic, de pratiques illicites, de parasitisme !
C'est un peu fort de café, non ?
Les cons !
Parce que les sacrifices consentis ne seront jamais les mêmes pour tous, n'est ce pas ?
Bien sûr, pour les plus riches, un mois ou deux en moins ne représentera pas un gros sacrifice. Passer d'une rémunération de 25.000 à 20.000 € /mois ou même de 5000 à 4200 € /mois n'éveille pas de compassion particulière ; mais passer de 1300 € à 1100 est autrement plus délicat !
Depuis 15 ans que la crise existe (la 1ère guerre du Golfe), et plus précisément depuis l'avènement de l'euro, je rame comme un naufragé, les dépenses de santé grimpent exponentiellement, les factures de gaz, d'électricité, d'assurances, d'alimentation, d'essence explosent, : il manque un cran à ma ceinture pour la resserrer... Qui fait encore confiance aux indices INSEE du coût de la vie ?
Quand on pense que nos responsables politiques européens ont complètement abdiqué face aux structures des marchés alors que les dettes publiques et privées (notamment les crédits à la consommation irrécupérables) des pays de la zone euro sont infiniment moins lourdes que celles des USA, du Japon et de la Grande Bretagne : les arguments qu'on vous sert sur un plateau, chers Villageois(es), pour justifier une politique de rigueur ne tiennent pas vraiment la route... Y aurait il un complot anglo-saxon pour casser la croissance du continent européen ? On ne s'y prendrait pas autrement si on voulait nous mettre sur la touche... Parce que, l'austérité induira forcément une récession et une baisse de la consommation pour longtemps dont les classes les plus précarisées feront fatalement les frais.
Attention ! Cyclone social à l'horizon.
Quant à tous ceux qui nous accablent de reproches, de conseils et de récriminations : je les trouve bien mal placés pour nous donner des leçons. D'autant que pour la plupart, je ne suis pas convaincu que leurs gras émoluments correspondent à leurs capacités ni que leur activité soit excessive : le vendredi après midi, je m'amuse beaucoup de la désertification des beaux quartiers parisiens et de la banlieue ouest, hâvres douillets des "meilleurs d'entre nous"...
Cette ceinture que vous nous demandez de toujours plus sangler, prescripteurs insolents et arrogants, méfiez vous qu'elle ne finisse par servir à vous baillonner ou vous pendre !
Copains d'ailleurs, lecteurs habituels ou exceptionnels, merci d'avoir lu jusqu'au bout ce misérable brûlot populiste, torche-cul démagogique et piètre tract anarcho-poujadiste ; à la revoyure et "longue vie" à l'oligarchie des énarques, politiques et industriels cupides, celle-ci nous conduit glorieusement, sans état d'âme et sans partage, pour son seul profit depuis 50 ans, vers les affres du divin marché et nous propulse sans remords sous le joug et le couperet de la spéculation !
Il faudra bien, un jour que j'espère proche, rendre des comptes.
Vendredi, je vous proposerai un de ces grossiers et piteux pastiches à peine drôle sur une de mes idoles de gauche pour vous sortir péniblement de la morosité et la léthargie ambiante...
À bon chat, bon oiseau...
À après.
Cui cui fit l'oiseau, french hell's bird and featherless populist chicken.
06:02 Publié dans Economie, humour, International, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : fillon, les français vivent au-dessus de leurs moyens, propagande médiatique, experts économiques, rigueur, austérité, humour, dérision
vendredi, 30 avril 2010
Quelques timides observations de la part d'un pauvre bougre à l'endroit des crèmes médiatiques, populistes et politiques qui déversent des tombereaux de conneries sur les banlieues du 9-3 et du 9-5... [épisode 1]
Salut les aminches !
J'habite le 9-3 ou la Seine Saint Denis, si vous préférez..
Les "NRV" me connaissent.
Les nouveaux lecteurs, non. Aussi vais-je rapidement me présenter pour planter le décor.
Je fais partie de ces semi-clochards qui proposent légalement leur camelote sur les marchés populaires et miséreux situés aux cœurs des cités du 9-3 et du 9-5 et accessoirement du 77, 94 et du versant sauvage du 92 (Colombes, Nanterre, Asnières...). Chacun connait ces gueux dépenaillés qui vendent des colifichets à bas prix pour survivre et dont l'État et les Communes se moquent éperdument. D'ailleurs ne nous y trompons pas, les hommes politiques fréquentent très peu leurs marchés, si ce n'est lors des campagnes électorales, et encore !
Maghrébins, Gitans, Africains, Afghans, Pakistanais, Indiens, Gens du Voyage y prolifèrent pour ramener un peu d'argent à la maison et tenter de se débrouiller dans cette société cruelle. On peut dire sans exagérer que dans ces départements, nous sommes la lie sociale des travailleurs légaux...

Bref !
J'écume donc les marchés les plus trashes, à ce qu'on dit, de la banlieue parisienne depuis plus de 15 ans. Les cités de Sarcelles, Montfermeil, Argenteuil, Saint Denis, Aubervilliers, Gennevilliers, Montreuil, le Val Fourré, Clichy, Sevran, La Courneuve, Bondy, Aulnay sous bois n'ont plus de secrets pour moi. Je parcours inlassablement ces marchés fréquentés par les catégories les plus pauvres et les plus déshéritées. On trouve dans ces halles, en plus de gens extrêmement modestes de toutes origines, des soldeurs qui proposent des denrées à la limite de la date de péremption vendues infiniment moins chères, des légumes à la limite de fraîcheur mais aussi des épices exotiques destinées à parfumer ces cuisines du monde...
Maintenant que le tableau est posé, je souhaite revenir sur toutes les inexactitudes que j'entends, regarde, écoute et lis y compris sur des blogs, depuis bien trop longtemps à mon goût.
Or doncque, à travers mes longues pérégrinations à travers ces supposés champs de batailles, lieux faméliques et endroits anarchiques vérolés par les trafics, la violence et l'illégalité, banlieues décrites avec tant d'exagération par les médias traditionnels qu'on comprend immédiatement que pas un de leurs plumitifs ou reporters flanqués de quelques gardes du corps payés au prix fort n'y a mis les pieds plus de quelques heures, il est utile de rectifier quelques énormes âneries véhiculées et autres lieux communs repris en cœur.
Une certaine Presse manipulatrice et manipulés par les politiques qui lancent leurs informations comme on lance des os à sa meute de caniches nains faméliques et dont elle repaît avec une délectation morbide, finit par contaminer la société toute entière et la rendre réceptive à l'intolérance et l'agressivité. La manœuvre politique est grossière mais hélas toujours efficace !
Quelle pitié de voir certains médias se précipiter sur ce ridicule et peu représentatif fait divers, médiocre histoire de niqab et ce grotesque "fondamentaliste", polygame bidon, fier comme Artaban, étalé, hilare, à la Une de l'actualité française et considéré comme l'archétype barbichu de l'intégrisme musulman hexagonal et représentant du Mal ! Autant vous dire que si la démocratie française n'avait que de pareils ennemis, elle pourrait dormir sur ses deux oreilles !
Beaucoup d'organes de Presse deviennent des instruments du pouvoir, tout juste bons à recopier les ramdams dictés par le gouvernement pour vendre et flirter avec les thèses du Front. La déroute qu'ils subissent depuis plusieurs années est plus que méritée : quel citoyen peut faire confiance à une actualité "sensationnaliste" si peu pertinente ?
Lorsqu'on s'aperçoit que le tempo des références sur l'Islam et les banlieues est dicté par un type, omniprésent dans les médias officiels, Éric Zemmour dont la seule expérience -ne riez pas- est d'avoir vécu dans sa jeunesse à Montreuil sous Bois (93100) durant les années 1960-70, comment ne pas sourire ? Ce titre de gloire qu'il trimballe avec ostentation en traînant bruyamment sa quincaillerie de médailles de banlieusard comme un vieux maréchal de Staline exhibait ses centaines de décorations tintinnabulantes en bronze me fait taper le cul par terre d'exultation. Dommage que le ridicule ne tue pas, sinon, notre Zemmour national serait déjà placé à la droite (forcément) de Saint Pierre !
Le pire étant que des citoyens sincères le prennent au sérieux, alors qu'en ce qui concerne les banlieues dites difficiles, le sieur parle visiblement d'un monde inconnu qu'il analyse à l'aide de lieux communs péchés dans les bistrots ou qu'il fréquente vraisemblablement par l'intermédiaire de ouï-dires ou encore à travers des évènements relatés par la presse ! Peut-être, est ce moi qui embellit cet univers qui est certes loin d'être le monde enchanteur d'Alice au Pays des merveilles mais qui ne ressemble pas non plus à celui de Mad Max ou aux faubourgs de Kaboul ?
Mais il y a des gens qui ont intérêt à provoquer des affrontements pour gagner les prochaines présidentielles. On sent bien que la campagne est lancée pour mettre de l'huile sur le feu et attiser les tensions entre les communautés, quitte à jouer avec la paix civile... Il y a vraiment de quoi être inquiet.
Car chacun sait bien qu'aux fins fonds de nos campagnes tricolores, coins perdus s'il en est, à travers les infos à la fois terrorisantes et niaises de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, on meurt de trouille d'être égorgé par un barbu en djellaba. Je connais des villages du nord au sud de la France jamais fréquentés par des musulmans dont les habitants tremblent de peur, rien qu'à l'évocation d'un mouvement dans les cités du 9-3 ! Une certaine France vieillie et rancie se recroqueville comme une momie desséchée, se méfie de tout, se tétanise et se mobilise tragiquement autour des Le Pen ou des Sarkozy, habiles joueurs de flûtiau, seuls susceptibles à leurs yeux de la sauver d'un coup de baguette magique, du naufrage fantasmé de la France profonde comme "dans le bon vieux temps"...
Dans mon second épisode, je vous parlerai de l'évolution que j'ai pu entrevoir depuis quinze ans vis à vis des phénomènes du niqab et autres hidjabs, des foulards, de l'évolution de quelques intégristes que j'ai connus et la surestimation bien trop excessive et dangereuse de leurs pouvoirs sur la communauté islamique, de la venue en nombre de Pakistanais, de la tolérance entre toutes les origines dans les lieux ouverts, de l'agressivité d'une extrême minorité, de la peur de la police, du nombre de sans papiers, de l'architecture pourrie de certains quartiers transformés en ghettos (Le Luth, Aulnay 3000, Le Chêne pointu à Clichy sous Bois, Les Bosquets à Montfermeil), de la surpopulation, du fatalisme résigné des musulmans face aux stigmatisations politiques incessantes à l'égard de leur religion, de la stupide et volontaire identification entre les mouvements extrémistes et des croyants de plus en plus méfiants, de l'absence de conscience politique et du dégoût pour les partis politiques institutionnels, des quêteurs de mosquées qui prolifèrent en se chamaillant et enfin de l'extrême diversité de la société musulmane et de l'intégration beaucoup plus profonde qu'on veut bien nous la décrire de la très grande majorité de la jeunesse de ces quartiers.
Je ne suis pas journaliste car j'assume ma subjectivité, je ne suis qu'un spectateur curieux, placé par hasard dans un creuset sensible de la société française. Au bas de l'échelle sociale, je ne détiens aucune vérité et ne me prends pas au sérieux, ne recherche ni désir de notoriété ni ne cours après une ambition personnelle (d'où mon anonymat rigolard) , sinon celle d'observer et de dépeindre mon humble milieu de travail, de m'amuser à rédiger de médiocres textes destinés à être lus ou bien de franchement déconner...
Amis du Village, merci de m'avoir suivi jusqu'au bout. Je vous donne rendez-vous pour un 2ème épisode plus vivant.
Et pour terminer, ce week end, allez donc rendre une petite visite de proximité à l'ami Zgur et à notre petit meuble du coin pour vous refaire une santé...
Cui cui fit l'oiseau, de la France d'en dessous....
06:00 Publié dans Médias, Scènes de la vie quotidienne, Societé, vécu | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : marchés, banlieues, 93, 95, seine saint denis, val d'oise, neuf-trois, neuf cinq, intégrisme musulman, réalité, médias, zemmour, burqas
vendredi, 02 avril 2010
le Rat est-il l'avenir de l'Homme ?
Humains,
Plongez dans votre inconscient ?
Vous ne voyez rien ?
Normal !
Et pourtant.
Remontez 65 millions d'années plus tôt. Vos ancêtres devaient être des sortes de petits mulots se nourrissant de déchets, de graines, de baies, d'insectes, tapis dans l'ombre, cachés dans les anfractuosités de rochers et dans des galeries souterraines pour se protéger de ces immenses dinosaures qui dominaient la Terre de tout leur poids, leur cruauté et leur puissance... Les prédateurs vous guettaient, vous étiez aux abois.

ON ne donnait pas cher de votre avenir...
Et puis.
Une collision entre notre planète et une météorite, semble t-il.
L'extinction brutale des dinosaures qui ont régné pendant plus de 160 millions d'années.
160 millions d'années !
Vous avez poursuivi votre évolution pendant 62 millions d'années. Après maintes transformations vous êtes devenus des hominidés. Puis des sapiens sapiens. Puis des Cro-magnons, vous avez construits des maisons en dur, des pyramides, des temples destinés à honorer des Dieux hypothétiques qui n'existent que dans votre imagination.
Enfin vous êtes devenus innombrables, scientifiques et démocrates, vous honorez toujours d'éventuelles divinités parce que vous savez que vous disparaîtrez fatalement comme les dinosaures. Vos croyances ne sont qu'une fuite en avant pour vous rassurer vers ce que vous appelez puérilement "paradis et enfer".
Vous craignez vos frères étrangers, la réalité, l'inconnu, l'univers.
Vous êtes la première et unique espèce à avoir peur de sa propre disparition. Votre solitude et votre fragilité dans cet univers chaotique sans commencement ni fin vous terrifie.
Vous savez que votre civilisation est mortelle. Qu'une pénultième génération de vos descendants vivra l'extinction de la race. Qu'il ne restera plus un humain.
Descendez xxx d'années plus tard. Ceux qui poursuivront leur quête civilisatrice devaient être les rats se nourrissant de déchets, de graines, d'insectes, tapis dans l'ombre, cachés dans les anfractuosités de rochers et dans des galeries souterraines pour se protéger de ces terribles prédateurs qu'étaient les Hommes...
J'aime les rats. Pourtant honnis, vilipendés, chassés, stigmatisés.
Ils sont rusés, rebelles et résistants, ils ne croient en aucune idole : ils n'ont ni églises, ni mosquées, ni temples. Peut-être changeront-ils quand ils prendront conscience d'être mortels ?
Ô rats, bienvenue dans les décombres brûlantes de notre espèce cupide, arrogante, agressive, compulsive, cynique, désolidarisée, égoïste, inaboutie ; vous ne pouvez que bâtir un monde meilleur.
Vous êtes nos camarades, nos cousins, nos frères, nos fils, nos successeurs : vous êtes l'avenir de la Terre.
Vous méritez bien d'hériter du flambeau d'une nouvelle épopée pour peu que vous abandonniez ce comportement grégaire de hiérarchie sociale et de domination par caste ; essentiel en période de survie, il se révèle désastreux en phase de développement et d'évolution.
Good luck, peuple des Rats !
Ce billet rédigé dans la plus lourde "Allégresse" s'est révélé à l'occasion d'un bref instant de lucidité psychédélique mâtinée d'un misérable humour mal léché.
Ami lecteur, merci d'être parvenu jusqu'à cette ligne et à après !
Cui cui improbable plumaillon expert en poncifs et lieux communs, pompeux dingo ne bénéficiant pourtant d'aucune substance hallucinogène.
06:00 Publié dans Ecologie, humour, Science, Societé | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note | Tags : dinosaures, évolution, univers, claude allègre, extinction de l'humanité, rats, avenir, humanité, fin du monde
mercredi, 10 mars 2010
Démocratie et désillusions
Chacun de vous aura pu constater la désaffection des citoyens à l'endroit des prochaines élections régionales. Je suis même prêt à parier que ce scrutin ne mobilisera, à tout casser, qu'un maximum de 45 % du corps électoral...
Amis, faut il en rire ou en pleurer ? À vrai dire, je m'en balance royalement !
Ce désintérêt méprisant envers la politique telle qu'elle est conçue actuellement trouve ses racines dans les quelques récriminations qu'il m'est souvent arrivé d'entendre et que les élites ont bien du mal à percevoir, sûres de détenir LA vérité .
Hélas. Mille fois hélas !
- Le premier reproche fait par nos concitoyens à leurs dirigeants politiques est le mensonge. Les promesses électorales factices, les annonces mille fois démenties, le baratin dont l'expert est le chef d'état actuel, les faux fuyants, l'absence d'idées, les programmes tronqués : tout est bon pour se faire élire... Et qu'importe la suite.
- La seconde critique concerne la professionnalisation de la politique. Voir des gens comme Jacques Chirac et des centaines d'autres s'accrocher au pouvoir national ou régional comme des morpions à des poils de cul devient pathétique. Pensez que ce triste sire a habité voire pollué la vie politique du citoyen ordinaire pendant plus de 50 ans ! Quelle plaie !
Vous appelez ce phénomène, la démocratie ?
Moi pas.
Et maintenant Sarkozy, Fillon, Balkany, Estrosi, Frèche, Le Pen, Cohn Bendit, Bayrou, DSK, Fabius, Besancenot, Huchon !
Vous n'en n'avez pas marre, vous, de tous ces clones permanents ? De ce défilé interminable d'ambitions éternelles aux visages identiques années après années, de cette ronde d"égos octogénaires, de cette procession de carriéristes perpétuels ? Pas marre des Hollande imputrescibles, des Frèche mathusalémiens, des Bachelots députées à vie, des Le Pen de père en filles, des Voynet accrochées à leurs mandats, des Charasse increvables et j'en passe des milliers !
Qui n'étouffe pas un rire chagrin quand il entend tel leader politique comme ces malades du Pouvoir, addicts à la toute-puissance que sont Copé, Villepin ou Bayrou, déclarer, des trémolos dans la voix, qu'ils souhaitent se consacrer corps et âme, à la Nation pour notre bien ?
- Le troisième et dernier grief imputé aux dirigeants politiques est leur impuissance chronique à changer les tares du système, quand bien même leur bonne foi ne serait pas mise en doute ! Quid des chefs d'états et de gouvernements occidentaux face à la dérégulation mondiale et à l'omniprésence des financiers et des grands industriels ?
Quid d'Obama et son inefficacité croissante ? Qui gouverne réellement ce bas monde ? Je l'ignore mais ce dont je suis bien certain, c'est qu'il ne s'agit pas d'élus.
Quand un homme de droite prend le pouvoir, la plupart des médias sont derrière lui, les élites, travaillées depuis leur prime jeunesse par un enseignement complètement dévoué à l'idéologie libérale également : son parcours devient une promenade de santé.
Un dirigeant de gauche est obligé d'imposer pas à pas des mesures qui vont à l'encontre des idées dominantes.
On ne gagnera pas d'un claquement de doigt, un combat en faveur de la gauche après 50 ans de dictature idéologique de la droite libérale. La propagande a formaté les esprits depuis trop longtemps et est même parvenue à influencer une bonne partie du Parti Socialiste.
Amis, on sent bien que le vieux système de démocratie représentative qui ne représente en réalité plus grand monde est à bout de souffle : il crèvera faute d'électeurs. Qui retrouve ses sentiments personnels à travers son député ? Personne ! Il est temps que le plus grand nombre s'exprime directement, non plus à travers des individus aux ambitions carriéristes essentiellement motivés par l'attrait du pouvoir, le besoin de notoriété et de puissance et qui n'expriment par la suite que leurs propres opinions ou celles de leur Parti, mais dans un très large éventail de citoyens décisionnaires.
Mais ce que je dis, comme d'habitude, n'a vraiment strictement aucune importance, juste celle de passer le temps...
Comme le déclarait Oscar Wilde : " Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies "
Pourquoi pas ?
Lectrices et Lecteurs bien-aimés, à après !
Cui cui, la buse désabusée
06:00 Publié dans Billet d'humeur, HURLEMENTS, Politique, République, Societé | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : élection régionale, politique, crise de confiance, utopie, démocratie représentative, professionnalisation de la politique
lundi, 01 mars 2010
Quand la démocratie américaine devient l'embryon d'une oligarchie commerciale.
Ami(e)s du village,
Figurez vous qu'en consultant le quotidien "Libération" du samedi 23 et Dimanche 24 janvier, je suis tombé sur un article de la correspondante à Washington, Lorraine Millot, concernant une décision de la Cour Suprême des USA et rendue jeudi 21 janvier 2010.
Tenez vous bien à votre chaise ou accrochez vous aux lianes environnantes : Cette Cour, par 5 voix contre 4, a levé, je cite, "la plupart des restrictions financières qui pesaient sur les entreprises pour limiter leur poids dans les campagnes électorales."
Voilà pour la décision qui me semble complètement passé inaperçu dans notre Pays.
Et pourtant, le retentissement et les implications risquent de devenir considérables pour l'équilibre mondial !
Voilà ce que cela signifie dans la pratique et comme chacun sait, en politique, seul le concret compte : n'importe quelle entreprise pourra désormais soutenir sans limite un candidat au Sénat, à la Chambre des Représentants, ou même les gouverneurs des États grâce à des centaines de spots publicitaires diffusés sur la télévision aux frais de l'entreprise qui les coachera, et ce, au sacro-saint prétexte de la liberté d'expression, qui, en ce cas précis, agira en réalité contre cette même liberté de conscience !
Vous avez bien compris qu'il s'agit d'une porte ouverte à la corruption et à la puissance du lobbying !
Ainsi, des entreprises très puissantes financièrement, comme des banques, des multi-nationales, de grands groupes pourront soutenir et entretenir des écuries (comment les appeler les autrement) de parlementaires, qui, fatalement, lors de discussions de Lois mettant en cause les Sociétés concernées voudront rendre à leurs mentors, par leur vote, la reconnaissance de leur soutien ventral.
Vous aurez désormais, les candidats de Wall Street, de Coca Cola côtoyant ceux de Pepsi, ceux de Général Motors, ceux des banques, pire, les élus des groupes d'armement, compagnies pétrolières, et autres entreprises stratégiquement essentielles comme Monsanto. Ces représentants "pré-élu" du peuple, deviendront en réalité des avocats commerciaux des intérêtrs de leurs entreprises car chacun sait bien ici, qu'un budget électoral gigantesque peut faire élire une chèvre dans le système (si peu) démocratique et (si faiblement) représentatif actuel des pays qu'on appelle plaisamment "libres". Système politique qui apparaît à de plus en plus de citoyens comme un vague simulacre où les résultats sont biaisés d'avance et la parole confisquée au peuple !
Imaginez une transposition future à notre pays où les députés "Dassault" ou "Bouygues" ou même les lobbies des laboratoires pharmaceutiques soutenus par le Figaro et TF1 feront voter un budget militaire équipant nos armées avec leur matériel ou l'élaboration d'infrastructures immobilières et médiatiques favorisant leurs entreprises, ou soudoieront les autorités pour promouvoir leurs vaccins ?
En France et en Europe, pas la peine de payer les campagnes électorales de nos politiques, me chuchotez vous ?
Ah merde ! Ça existe déjà ? Non. Mais cela revient au même...
Au temps pour moi. Où avais je la tête ? J'avais oublié un bref instant que la politique n'était pas élaborée par le Citoyen pour l'intérêt général.
Humour, quand tu nous tiens !
Je rattrape mon retard d'écriture. À après, les gens, sachez je suis vraiment heureux de vous retrouver.
"Cui cui", fit l'oiseau, faute de savoir dire autre chose pour vous alerter.
06:00 Publié dans HURLEMENTS, International, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note | Tags : usa, cour suprême, loi électorale, financement campagnes électorales, lobbying, corruption, oligarchie commerciale









