dimanche, 16 octobre 2011
Flamby au dessert
La droite de gauche

C’est donc le menu de la droite de gauche qui a été plébiscité par les « sympathisants » du PS.
Ils auront du Flamby au dessert.
Paraît que ça permet de mieux digérer l’austérité du plat de résistance . Les sympathisants de gauche morale ont décidément des goûts changeants mais sans jamais sortir des préconisations de l’élite médiacratique : de la bravitude à la nullitude il n’y avait qu’une subtile nuance, mais quand même un sorte de hiatus. La contradiction est maintenant dépassée par un nouveau concept qui a un bel avenir parmi les bataillons panurgiques de la gauche de droite ( et réciproquement ) : la mollitude désormais incarnée par un « type normal » .
Le genre clerc de notaire ou pharmacien de père en fils , cher à nos vieux radicaux socialistes de jadis, dont l’insignifiance rassurante les garantit que la classe moyenne sera préservée de tout pénible bouleversement. Que la ronronnante reproduction des charges et privilèges pourra encore quelques temps rythmer la ronde tranquille des cumulards et des ronds de cuirs d’appareil.
Enfin nous voilà entrés (vautrés?) de plein pied dans l’Europe : nous avons notre Barroso !
Nul doute qu’il a l’étoffe pour reproduire avec une belle constance l’insignifiante veulerie de son modèle Bruxellois et, à notre échelle hexagonale, parfaitement rassurer les marchés .
Elections , piège à cons.
Bonus ( pour ceux qui n'ont pas encore compris ce que c'était que l' "être de gauche" ), un peu de théologie négative : l'habitus de la "famille hollande" :
Pierre Bourdieu 1999 Gauche/Droite par scalp85
« Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »
Karl Marx, Le dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte
Mutatis mutandis, et sur un mode très dégradé, en regard de la grandeur des personnages et des faits : bienvenu en Mollande ...
lundi, 19 septembre 2011
l'identité plutôt que l'égalité
La "question du genre" comme celle "post-coloniale" et les "études" qu'elles suscitent encore (en dépit du délabrement concret auquel elles ont abouti ), comme toute problématique, n'ont de sens et d'existence que pour et par des gens qui attribuent une importance déterminante à ces "questions" .
Dans l'ordre "social" et politique il est symptomatique et très révélateur de constater que ces gens qui se "partagent" ces questions comme "primordiales" , se répartissent eux-mêmes assez équitablement entre des groupes de personnes rassemblées,
d'une part autour de positions racistes, xénophobes et réactionnaires , dites "de droite" ou "d'extrême droite",
d'autre part et de manière réputée antithétique, autour de positions communautaristes, multiculturalistes, écologistes , féministes et/ou gays/lesbiens, etc., toutes positions réputées "de gauche" voire "d'extrême gauche".
Ce que révèle d'abord et essentiellement ce symptôme c'est ce que ces diverses communautés de pensée (apparemment opposées et hétérogènes) partagent spontanément et profondément, ce qui "résout" la dialectique sous-jacente, et lui donne un sens .
Ce que pointe le livre de jean-Loup Amselle c'est que "ce qu'elles partagent" et son sens sont contingents et immanents au "terrain" qu’elles occupent et se disputent.
Ce "terrain" est essentiellement celui que délimite le rejet des catégories progressistes du débat politique (de Rousseau à Marx).
Rejet manifesté et caractérisé par le bannissement de "l'archaïque" problématique sociale et historique : celle de la lutte des classes, du travail, de l'aliénation , de l'exploitation , de l'extorsion , de l'injustice , des inégalités , du système de domination qui les construit et les pérennise, avec le projet de s'en émanciper ... collectivement.
En bref : le rejet de tout ce qui s'appuie sur une intelligibilité partagée de l'histoire de la praxis sociale et du travail humain.
De ce "terrain" là sont explicitement bannis : l'universalisme "ancien" et son "humanisme de grand-papa" *.
Ces principes ( sur lesquels sont fondés notre état depuis qu’il est républicain, et sa constitution ) , en même temps que ceux de laïcité et d’égalité ( et plus encore de fraternité ) sont symétriquement récusés par les deux groupes de pensée qui occupent le terrain « ethnique » et se le disputent, au profit d'une revendication commune ( qui est celle sur laquelle précisément ils prétendent s'opposer) : celle du primat d'une "identité" comminatoire et assignée.
Et cette "identité" sociétale ou naturelle , qu'il s'agisse de l'acquérir ou de la préserver, de la défendre ou de l'établir, est au fondement des concepts d'ethnie, race, "genre" et communauté qu'ils convoquent et promeuvent conjointement, sur des modes opposés et intrinsèquement contradictoires.
Cette problématique et les groupes qu'elle associe ( dans une compétition rhétorique) ont une histoire, dans laquelle ils s'inscrivent.
Et cette histoire a des déterminations idéologiques , sociales et économiques qui l'animent et l'expliquent.
C'est une Histoire de classe , principalement celle de la classe dite "moyenne", confrontée aux affres du déclin .
Naturellement ce qui décline dans cette histoire ça n'est pas cette "classe" mais son concept et son ... identification .
L'histoire de ce concept et de son "déclin" nous apprend qu'initialement commise à l'opération de disparition du vieux prolétariat , frappé d’obsolescence par "l'hypostase" de classe ( selon le jargon post-moderne) qu'elle avait fonction de construire, la classe moyenne, naguère proliférante est aujourd'hui confrontée à l'angoissante perspective de son atrophie par les effets du "déclassement" .
Cette histoire a des expressions périodiques (des "événements" comme dirait Badiou) qui en attestent phénoménologiquement et permettent de borner et mesurer le "chemin parcouru" : des "grandes grèves de 68" aux "gay pride" ou "apéros géants fesse bouc" d'aujourd'hui on peut assez clairement prendre la mesure et l'orientation de ce "chemin".
Ce chemin, sur lequel se sont rejoint dès les années 70 les bataillons en berne du "pétainisme transcendantal" et les cohortes diversifiées des "libéraux-libertaires", est celui que leur a tracé la contingence économique du libéralisme . Chemin d'autant plus dégagé que parfaitement adapté aux "temps nouveaux" du capitalisme "décomplexé" et "financier" qui émergeait alors.
Sur sa "gauche", cette voie royale avait été opportunément ouverte par le combat opiniâtre et efficace des libéraux-libertaires contre le marxisme et le rationalisme universaliste, avec le résultat que l'on connaît : disparition du débat politique de toutes les catégories sociales et politiques ( classes, histoire, travail, domination, exploitation, émancipation, organisation collective, etc.) au profit du "sociétal" ( et finalement du triple A des"marchés" comme du triple MOI de ses zélotes et/ou consommateurs ) .
Autre symptôme frappant : dans cet univers politique sociétal et au monde merveilleux du "jouir sans entraves" et de la "concurrence libre et non-faussée", c'est jusqu'au pouvoir ou la politique même qui deviennent "bio" : bio-pouvoir, bio-politique, bio-diversité.
Chassez le naturel , il revient au galop ?
Pratiquement on peut résumer le résultat de cette « révolution sociétale » à un corps social atomisé en identités hostiles et conflictuelles. Des atomes sociétaux rendus incapables de toute action collective contre les inégalités sans précédent qui construisent la séparation de ces « nouvelles classes » relookées au sein de la vaste matrice de la classe moyenne (réputée abolir la notion même de classe et donc disqualifier toute idée de « lutte »).
Et pour finir ces atomes sociétaux, lorsque l’indignation les saisit face au réel que leur impose le matérialisme démocratique de leur économie libérale décomplexée, se découvrent totalement privés de toute expression publique de leur protestation.
L'action, la vie politique, celle de la gestion collective des rapports sociaux et singulièrement de l'économie, des rapports de production et de la sociabilité commune, tout cela ils mesurent à quel point ils "en sont dépourvus ... quand la bise est venue".
Actant la division sociétale en "tranches verticales" de communautés essentialistes autocentrées, leur représentation politique s'est calcifiée une nouvelle classe politique ad hoc . Une classe politique , elle-même communautaire et autonomisée, avec ses intérêts de classe surdéterminés par une seule détermination commune : être (ré)élu. Une oligarchie servile et parasitaire , impotente et dépourvue de toute idée ou projet (sinon celui de son autopromotion) et dont la finalité politique se résume à un mantra unanime : "rassurer les marchés".
Politiquement ça donne "Les verts (ou le pen) plutôt que le front populaire" et son pendant sociétal : "l'identité plutôt que l'égalité" .
Urbain
* car il existe une variante post-moderne de l'humanisme , la variante "structurale" celle que saluait et consacrait bouffon imperator dans son éloge guanesque de Levi-Strauss : "ce grand humaniste" (sic) .
08:12 Publié dans Arts, culture & politique ..., Culture, société, LA RUBRIQUE D'URBAIN, Politique, Politique, Histoire, Société | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : race, xénophobie, genres, ethnicisation, post-coloniale, communautarisme, amselle
lundi, 26 juillet 2010
2017 ou la fantastique épopée de l'Hadopi 5.0 !
Ce billet est une rediffusion réactualisée d'un billet ancien. Le sujet toujours d'actualité m'a semblé intéressant. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles.
Lundi 26 juillet 2017
BILLET D’HUMEUR
Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 5.0 !
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Mentions légales obligatoires (loi du 25 mai 2017)
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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".
- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse pour cheveux - colori queue de renard - de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *
- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 1er juin 2017.
- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 autorisée le 29 mai 2017 pour 6 mois par le Collectif des NRV.
- Auteur : Dominique Susini
- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau
- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)
- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 9 juin 2017) valable jusqu'au 28 décembre 2017 pour l'auteur du billet.
- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 2 juin 2017)
- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann
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Salut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2010 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.
Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 juin 2017) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.
Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue V, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.
Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...
Que Dieu et le Président vous gardent !
Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !
* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.
Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°5, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 5.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Hadopi étendue n°5 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.
Son Excellence Éric Woerth, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
06:00 Publié dans humour, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : loi hadopi, anticipation, humour, censure, internet, régulation
mercredi, 21 juillet 2010
" Le Monde " à l'envers ou la dégringolade d'un titre de Presse prestigieux.
Amis d'Internet, j'ai beaucoup ri !
Hier, le Monde.fr titrait glorieusement :
"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"
Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !
Après tout, pourquoi pas ?
En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !
Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.
1er élément.
L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.
Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française, on tempère : "Cela dépend du type de forêt et de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.
Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ? Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !
Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.
Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste continue joyeusement sa plaidoirie...
2ème élément.
"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."
Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas :
Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat." "C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.
Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre, Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?
Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !
Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...
Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?
NON, NON et NON !
Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !
Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.
Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.
Au Village des NRV, on manque cruellement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !
Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."
Moi aussi.
Travailleuses, travailleurs, je vous propose une suggestion : partez donc voyager par procuration avec Céleste.
À après !
Cui cui fit l'oiseau, pseudo journa-liste rouge, le temps d'une chanson.
06:00 Publié dans HURLEMENTS, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : le monde, quotidien, propagande, Éric woerth, manipulation de l'information, philippe marini, hippodrome de compiègne, pouvoir, presse partiale
lundi, 19 juillet 2010
Vendons la Corse pour résorber le déficit de la France ! [ humour méditerranéen ]
Salut à vous, Ô lectrices et lecteurs fidèles !
Figurez vous que pas plus tard qu'hier, je réfléchissais dans mon sordide réservoir à pensées, mon lit en l'occurrence, (mon think tank individuel) aux solutions pour restaurer l'économie.
Je pensais avec nostalgie à mon île. Oui, je suis Corse, et puis soudain un cri guttural jaillit de ma gorge, un de ces hurlements dont les chèvres de nos montagnes, lorsqu"elles l'entendent, se précipitent vite fait à la bergerie sous peine de cruels sévices !

EURÉKA !
Mais oui, les enfants !
J'avais découvert la solution pour résorber le déficit abyssal de notre Nation sarkoziste, pensez : une dette de 1500 milliards, ce n'est pas rien !
La France devrait vendre la Corse, peut être l'Alsace et même pourquoi pas, la Bretagne au plus offrant !
Pour l'Alsace, je pense que l'Allemagne serait preneuse, pour la Bretagne, l'Angleterre ne rechignerait pas. Quant à la Corse, gageons que les éventuels clients ne se bousculeraient pas au portillon...
Vous savez quoi ? L'île de beauté est un superbe pays mais son problème, ce sont les gens qui y vivent... Vendre la Corse avec les Corses, ce serait un peu comme fourguer un Palais féérique avec 10.000 nids de scorpions dans tous les recoins...
Après mûres réflexions, mon esprit fertile, un bref instant désappointé, a trouvé enfin une autre solution : et si on privatisait la Corse ? On en fait une société anonyme qui s'appellerait par exemple Corsica limited Corporation, on l'introduit en Bourse et hop, on ramasse le pactole et on rembourse notre dette !
Génial, non ?
On dit : merci qui ?
Aïe ! Un détail m'avait échappé : les Corses deviendront donc les salariés de l'entreprise Corsica limited Corporation...
Merde ! Je plains le PDG... Quelle entreprise se hasarderait à acheter des titres ? La politique salariale risque de susciter de gros problèmes vu que cette île abrite plus d'armes lourdes qu'une dizaine de porte-avions nucléaires américains !
Vous imaginez, vous, une entreprise avec des salariés qui se baladeraient avec des colts à la ceinture ? Vous concevez la dégaine des cadres ? Vous vous représentez l'attitude du DRH ?
Après le sourire, voici l'angoisse...
Dans les démocraties occidentales, au fur et à mesure des années, les déficits publics ne cessent de grimper. La richesse de l'État diminue considérablement pendant que les profits privés augmentent en proportion. Pour endiguer leur chute les États vendent peu à peu leur patrimoine et les Biens de la Collectivité. L'immobilier, les terrains et bâtiments, les œuvres d'art, les concessions, les infrastructures, l'énergie, l'eau, les médias, les transports et même la défense nationale sont bradés au privé pour presque rien. Jusqu'où ira t-on ? Soldera t-on des régions entières aux entreprises privées, les Nations cèderont elles leur population avec leurs territoires ? La civilisation occidentale appartiendra t-elle, à terme, à des financiers ?
La question reste posée parce que, à l'allure ou nous allons et devant l'idéologie libérale dominante qui a pris le pouvoir depuis plus de 40 ans aux USA comme en Europe, le Bien privé est favorisé au détriment du Bien public. La plupart des dirigeants, s'ils ne sont pas corrompus, à droite comme à gauche favorisent TOUJOURS, par la prégnance de l'idéologie dominante , le "marché" au détriment de l'intérêt collectif, entraînant systématiquement le glissement des richesses publiques vers les intérêts privés. Faisant basculer la Puissance Collective vers une omnipotence des ploutocrates en formation.
Il y a péril en la demeure, les amis ! L'Europe, telle qu'elle est conçue actuellement est un réservoir rempli de poison où chaque membre qui s'y baigne, perd peu à peu ce qui faisait son identité au profit de gnomes issus du monde de la finance, pas vraiment identifiés, détenteurs et de l'argent et de son corollaire : la puissance politique.
Les affaires récentes prouvent bien l'extrême importance de l'argent dans la conquête du pouvoir. De même que l'audience façonne l'opinion, l'argent fait généralement élire ceux qui ont les plus gros budgets...
Assez cogité. Je retourne dans mon réservoir à idées, le mal du pays me rend raide dingue. La chaleur australe de la région parisienne me travaille trop les neurones. Et puis pourquoi tant vouloir éviter la rétrogradation de notre note AAA, après tout, je m'en balance grave.
Comme on dit chez nous : "Fattu l'ovu, a ghjallina scaccaneghja", après avoir pondu, la poule caquette...
C'est ce que je vais m'empresser de faire.
Les amis, à après la sieste si entre temps un projectile mal intentionné ne vient pas fracasser mon crâne de piaf !
Cui cui fit l'oiseau, Corse atypique adhérent du think tank y a de la vie y a de l'espoir.
06:00 Publié dans Economie, humour, Politique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : corse, privatisation, alsace, perte de souveraineté, dettes, marchés financiers
vendredi, 16 juillet 2010
Monsieur Éric Woerth, à dada sur son bidet, prout prout cadet ! [humour jaune]
Cet humble texte est une défense en règle de l'Honneur perdu d'Éric Woerth.

Au nom de tous les membres altiers du Village des NRV scandalisés par l'odieuse campagne de dénigrement et de calomnies menée à l'encontre du Ministre du Travail, notre brave et valeureux Monsieur Éric Woerth.
Au nom d'une certaine idée de la France irréprochable dont le président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy est l'étendard sans gland .
Au nom de l'intégrité des élites de la Nation, de l'honnêteté de ses dirigeants, de l'Honneur de notre Pays aux yeux du Monde.
Parce que M. Éric Woerth porte la probité sur son visage comme Monsieur Patrice de Maîstre porte sa légion d'honneur au revers de son veston.
Parce que Madame et Monsieur Woerth sont particulièrement représentatifs des couples de Français moyens.
Parce qu'un ménage qui aime tant les bêtes et notamment les chevaux ne peut être malfaisant.
Pour toutes ces raisons, il est de notre devoir de défendre pied à pied ces époux irréprochables, en démontant tous les arguments spécieux mis au point par de mystérieuses officines probablement financées par Al Qaeda l'hydre islamiste et Médiapart, le siège trouble du trotsko-fascisme.
Je m'en vais donc démanteler, une par une, toutes les accusations ignominieuses dont certains ont accablé le ministre préféré de notre petit caporal chef, Nicolas Sarkozy !
1er argument fallacieux : Madame Woerth travaillait dans l'entreprise de Monsieur de Maîstre qui gérait la fortune de Madame Bettencourt.
Réponse : quelle honte y avait il pour Florence Woerth, d'arrondir les fins de mois difficiles du couple et de faire des ménages dans l'entreprise Clymène ? Je trouve son courage et son goût du travail plutôt réconfortants !
2ème argument tronqué : Monsieur de Maîstre aurait reçu la Légion d'Honneur des mains même de Monsieur Woerth.
Réponse : le patron de l'épouse du Ministre s'occupait de l'argent FRANÇAIS de Mme Bettencourt pour conquérir des marchés en Suisse et augmenter le patrimoine colonial des îles de l'océan indien. Ils portait donc très haut les couleurs de notre pays. Rien de plus normal que d'en être récompensé !
3ème argument de mauvaise foi : Monsieur Woerth recevait des enveloppes contenant de l'argent liquide.
Réponse : il venait simplement chercher auprès de Mme Bettencourt le salaire de "femme de ménage" de son épouse ! Quoi de plus normal ? D'autre part Mme Bettencourt adorait les animaux domestiques et versait un peu d'argent pour acheter du foin aux pauvres carnes en fin de vie dont s'occupait Florence.
4ème argument diffamatoire : Florence détiendrait une écurie de course.
Réponse : À force de sacrifices, les mains usées par les lessives et les produits ménagers caustiques, Forence est parvenue à mettre un petit pécule de côté. Avec 3 ou 4 copines de peine, elles se sont offertes une petite écurie composée de quelques rossinantes en fin de carrière, promises à une euthanasie fatale. Le terme "écurie de course" est largement exagéré ! J'appellerais plutôt ce lieu "clinique pour chevaux en fin de vie"
5ème argument vicieux : Selon le Canard Enchaîné, le ministre aurait bradé le patrimoine de l'hippodrome de Compiègne à des copains.
Réponse : Éric héritait d'un choix cornélien, soit il bradait le champ de course à un vrai bon Français qu'il connaissait suffisamment pour qu'il reste aux mains de notre bonne vieille bourgeoisie provinciale , soit cette perle hippique tombait entre les mains d'investisseurs étrangers sans scrupules ! Patriote fanatique, notre héros n'a pas hésité : les intérêts de la Nation devaient passer avant tout, même si cela coûtait beaucoup au Pays !
6ème argument abject : Selon l'AFP, en 2009 Florence aurait professionnellement fait acte de candidature auprès de banques suisses.
Réponse : Connue internationalement pour son expertise dans la propreté et l'hygiène, de par son expérience du ménage chez Liliane Bettencourt, Florence aurait postulé un emploi auprès du Crédit Suisse, toujours très à cheval sur la netteté méticuleuse de ses locaux. Sa réputation d'agent d'entretien avait fait le tour de l'Europe. Il semble que son mari, un peu fatigué d'aller chercher si loin les enveloppes contenant son salaire lui ait demandé de renoncer.
Si Ricky, surnommé ainsi par les jeunes supporters UMP de la bourgeoisie de sa ville, la crème de Chantilly, recevait une valise de billets de Liliane B., en direct devant une douzaine de caméras de télévision, il nierait probablement ; toutefois il se trouverait, tant il est victime d'un véritable acharnement médiatique, des journalistes sans foi ni loi pour l'accuser de malversation !
La cabale insidieuse dont il est l'objet est proprement ignoble et scandaleuse.
Nul doute que la Justice française, lourdement armée de son glaive en vermeil et soutenue par l'exemplaire moralité du Chef de l'État, rendra à ce brave homme discrédité de toutes parts, une virginité morale qu'il n'aurait jamais dû perdre...
Quant à votre modeste serviteur, citoyennes et citoyens, ne comptez pas sur lui pour hurler avec les loups !
Lectrices et lecteurs, je reste persuadé que vous avez été convaincus par mes argument qui, ajoutés à ceux du Président de la République, au moins aussi percutants, montrent que vos dirigeants, loin de penser à leurs intérêts personnels ont conscience de leurs charges éprouvantes consacrées au bien être de la Collectivité nationale.
Plus personnellement, je me tiens à votre entière disposition, pour élaborer une défense efficace et rigoureuse en temps qu'avocat lors d'un éventuel procès vous concernant. Laissez un mail au Village des NRV qui transmettra...
Maître Éolas n'a qu'à bien se tenir.
Amis, bonnes vacances à ceux qui partent et à après !
cui cui fit l'oiseau, défenseur de la veuve et de l'orphelin, cherche officine désespérément.
06:00 Publié dans Humour, mauvais goût, caricature, Médias, pipôlitique, Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : Éric woerth, florence woerth, scandale, liliane bettencourt, patrice de maîstre, suisse, île d'arros, écurie de course, compiègne, chantilly, humour, avocat, malversations
lundi, 12 juillet 2010
Aujourd'hui, lundi 12 juillet 2010 : la journée mondiale du rire UMP.
Ce billet est un pastiche corsé à consommer sans modération

Hilarité générale lors de la publication
du rapport de l'inspection générale des
finances sur l'affaire Woerth-Bettencourt.
Monsieur Jean Bassères,directeur de
l'IGF sollicité par France Inter pour
remplacer le comique Stéphane Guillon.

Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Un article exclusif d'Ivon Roufiole, journaliste émérite de la section Dassault n°1
À l'occasion de la journée mondiale du rire UMP, le celèbre duo de clowns, Sarko et Pujadas, a décidé de nous présenter un nouveau sketch proposé en direct à la télévision sur France 2 vers 20h.
Selon certaines indiscrétions, le dialogue, très travaillé a été répété depuis 3 jours. Le but essentiel de notre paire de fantaisistes étant de faire rire l'auditoire à gorge déployée !
Par un concours de circonstances exceptionnelles, nous sommes en mesure de vous présenter en exclusivité mondiale (voir plus haut) la photographie du costume de scène du premier duettiste, le clown Sarko pris pendant les répétitions.
En avant première, un compte rendu avait été rendu public par l'IGF (l'inspection générale des finances) dont le directeur est un fonctionnaire sous les ordres de Madame Christine Lagarde : sa carrière était évidemment suspendue à ses déclarations. Il devait absolument faire rire son auditoire et tout l'aréopage de journalistes qui attendaient son rapport : à la satisfaction générale de l'UMP, du gouvernement et au grand soulagement du responsable, ce fut une cascade de rires qui accueillit l'énoncé du procès-verbal de Monsieur Jean Bassères lavant complètement Monsieur Éric Woerth de toutes les insinuations socialo-trotsko-fascistes dont il avait été odieusement soupçonné.
L'ineffable Jean-Pierre Pernaut sur le 13h de TF1 annoncera aussitôt que l'affaire est close sous les gloussements rigolards de la France provinciale, suivi en cela par les radios et télés aux ordres ainsi qu'une certaine presse. Toute cette grandiose écume propagandiste se déroulant dans une poilade généralisée !
Mais bien entendu, l'apothéose de la bouffonnerie est prévue pour la soirée.
Certaines mauvaises langues laissent entendre que Sarko aurait choisi pour partenaire Pujadas du fait qu'il serait encore plus petit que lui mais il ne s'agit là que pure malveillance : Sarko apprécie Pujadas car il sait parfaitement le mettre en valeur et en situation, tout simplement !
Grâce à notre réseau d'informateurs, nous avons réussi à dégager le thème de notre duo comique : Sarko interprétera avec un déguisement particulièrement réaliste (voir photo), la paume gauche posée sur la bible, l'index et le pouce de l'autre main égrenant un chapelet "en os de Plenel de Médiapart", le rôle d'un Saint Homme cerné par la méchanceté, environné par la calomnie, traqué par des elfes malveillants, vilipendé par une infâme propagande sur le Web.
En réalité, Sarko tentera un pari insensé : il espère qu'en surjouant démesurément son rôle, les spectateurs devant tant d'exagération et d'outrances trouveront le spectacle ridicule et grotesque, et de ce fait, un peu comme dans une grosse farce à l'italienne, se mettront à interpréter le numéro d'acteur comme une tirade prise au second degré pour en rire de bon cœur ! Le personnage de Pujadas est d'ailleurs réglé comme du papier à musique.
On y parlera beaucoup d'internet, de journalisme, d'un pouvoir irréprochable et de cette injustice qui fait tant souffrir ses proches, notamment le frère Éric Woerth dont l'honnêteté n'a d'égale que la charité. Le cirque de la victimisation outrée a été testé durant tout le week end dans ses plus infimes détails. La dramatisation excessive des effets devant provoquer les premiers ricanements.
Ce sont les seuls éléments qui sont parvenus en exclusivité aux longues oreilles du "Jivaro".
Enfin pour terminer, je voulais rendre hommage à mon patron, Monsieur Étienne Courgeotte, attaqué de toutes parts par la lie du journalisme. En ces temps difficiles où le bolchevisme triomphant lance une offensive sauvage et cruelle contre les malheureux qui ont la malchance de posséder quelques biens à l'étranger, il est rassurant de noter que Monsieur Courgeotte, notre valeureux directeur, résiste opiniâtrement, avec une objectivité et un courage qui l'honorent, aux coups de boutoirs d'une populace jalouse assoiffée du sang de ces pauvres riches.
Que Monsieur Serge Dassault et Dieu le bénissent.
Ivon Roufiole.
Ennemis et amis lecteurs du Village des NRV, je vous salue
À après !
Cui cui fit l'oiseau, le volatile pervers qui se décarcasse pour pas un rond.
06:00 Publié dans Humour, caricatures, mauvais goût, Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : david pujadas, nicolas sarkozy, le jivaro, ivan rioufol, le figaro, étienne mougeotte, rapport de l'igf, inspection générale des finances, éric woerth, affaire woerth-bettencourt, humour, pastiche
vendredi, 09 juillet 2010
Éric Woerth et Paul le poulpe ou la pieuvre par neuf (cerveaux). [Dérision]
Humour.
Le Village des NRV, soucieux d'apporter sa pierre à l'édifice de l'enquête sur "l'affaire Woerth-Bettencourt" et particulièrement admiratif du travail des journalistes de Médiapart, a souhaité aller encore plus loin dans la recherche de la Vérité.
Ayant entendu parler d'un Poulpe allemand prénommé Paul, doté d'un sens divinatoire exceptionnel et capable de prédire avec certitude les victoires et les défaites, au score près, des équipes de football, le Village des NRV a aussitôt envoyé un correspondant à l'aquarium d'Oberhausen pour tenter de faire avancer notre enquête et de poser quelques questions judicieuses à Paul..

Ainsi, selon le protocole classique, avons-nous posé dans deux cubes étanches les photographies de deux hommes politiques dont l'intégrité ne saurait être mise en doute, Messieurs Patrick Balkany et Éric Woerth, puis nous avons placé à côté, une photographie de Madame Liliane Bettencourt et celle d'une liasse de billets de banque.

À peine lâché, notre ami Paul le poulpe s'est dirigé sans hésitation sur le cube contenant le portrait de Monsieur Woerth posant négligemment un tentacule nonchalant sur le cube de Monsieur Balkany...
Désormais plus besoin de comptes rendus de journalistes, d'enquête de fonctionnaires de police, de jugements de tribunaux ruineux pour déterminer la culpabilité d'un suspect. Paul le poulpe, tel la résurrection du roi Saint Louis sous son chêne, rendra la Justice dans son aquarium pour quelques crevettes OGM décortiquées !
Grâce au génie d'un mollusque, la gestion de notre société a fait un bond considérable à l'aune des premiers fondements de la démocratie dans la Grèce antique.
Amis lecteurs, croyez moi : l'avenir de l'Homme n'est plus le rat avec ses petites pattes et sa subtile organisation sociale, mais le poulpe avec ses longs tentacules, ses 9 cerveaux disponibles parfaitement irrigués (NDLR : 3 de plus que le Chef de l'État) et ses dons divinatoires...
Qu'on se le dise.
Trêve de plaisanteries.
Déshonneur.
Avez vous remarqué, dans toutes les affaires récentes, combien, même la main prise dans le pot de confiture, les accusés arguent, souvent avec une mauvaise foi confondante, de leur totale innocence ?
Ainsi, nuls remords, pas une excuse de la part de Messieurs Alain Joyandet et Christian Blanc entre autres, pourtant pris la main dans le sac. Nier tout en bloc, se poser en victime expiatoire, proclamer son intégrité, hurler sa qualité d'honnête homme, chanter les mérites de sa merveilleuse famille, exhiber ses yeux et son visage d'honnête homme (comme si la canaillerie se portait sur la physionomie !), deviennent la stratégie commune à toutes les personnalités
coupables ou soupçonnées de fautes.
L'Honneur est devenu une vertu caduque en ces temps sordides dominés par la cupidité servile, la course effrénée aux avantages du pouvoir et de la notoriété, les petits arrangements entre personnes du même monde, les cooptations entre collègues des grandes écoles !
Notre vieille aristocratie française dont on pouvait moquer la morgue, le mépris du peuple et l'orgueil mal placé possédait t-elle au moins le sens de l'honneur qui manque si cruellement à une petite partie -ne généralisons pas- de cette minable bourgeoisie issue des fonds baptismaux de la fonction publique, de l'inspection des finances, de l'ENA, de Polytechnique et des grandes écoles de la République qui enseignent tout, sauf la dignité, la noblesse des comportements et le sens de l'État au service de la Collectivité...
En tout cas, toutes ces affaires auront conduit, à une rupture définitive entre les supposées "élites" et le peuple. Les Français, dans leur immense majorité, n'accordant que leur mépris à cette caste dirigeante arrogante, vénale, donneuse de leçons, jouisseuse et incapable de montrer l'exemple en ces temps difficiles.
Applaudissements.
Merci pour eux.
Pour punir les mauvais élèves, le Village des NRV, a créé, en remplacement du bonnet d'âne, accessoire trop désuet, un bonnet de poulpe qu'il décernera à tous les politiques qui aurons failli. Nous félicitons les 2 premiers lauréats, Messieurs Joyandet et Blanc, heureux récipiendaires d'un trophée appelé à un énorme succès !
Amis lecteurs, à après !
Billet rédigé le 06/07/2010.
Une pensée émue pour mon espiègle compagnon de joie et d'infortune, Oxford.
cui cui fit l'oiseau, sur un blog perché tenait en son bec un couteau...
06:10 Publié dans humour, mauvais goût, Politique | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : paul le poulpe, bonnet de poulpe, Éric woerth, honneur, alain joyandet, christian blanc, affaire bettencourt, florence woerth, trafic d'influence, humour, dérision
mercredi, 02 juin 2010
Tiens ! Et si on nationalisait la Commission européenne ?
Mes bien chers amis,
vous lisez là, le texte d'un pauvre citoyen au bord du désespoir.
OUI. Le dogmatisme idéologique a encore frappé : Non contents d'avoir imposé la privatisation de La Poste, EDF, GDF, et tutti quanti ne voilà t-il pas que les membres de la Commission européenne exigent pour le simple motif d'une supposée distorsion de concurrence, que la SNCF se transforme en société anonyme !

Lundi, le gouvernement français a juré, comme d'habitude, la main gauche posée sur la Bible racontée aux Nuls, qu'il ne modifierait jamais le statut public de la SNCF !
Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a même annoncé que Paris allait saisir la Cour de Justice de l'Union européenne.
Et ces délicieux politiques français, la main droite sur le cœur, de défendre, les larmes aux yeux la SNCF, le fleuron des transports ferroviaires qui irrigue notre belle Nation depuis plus de 100 ans comme le sang "impur" abreuve nos sillons !
En les écoutant, lecteurs bien-aimés, j'ai sangloté d'émotion : mettre tant d'application à défendre nos braves cheminots, protéger une infrastructure représentant un des vecteurs principaux du désenclavement et du développement de notre pays et sauvegarder des milliers d'emplois menacés * m'a rappelé que nous étions décidément défendus par de saints hommes...
Et tellement sincères, avec ça !
Trêve d'humour. Place à la colère.
Je ne sais si vous éprouvez les mêmes sentiments que moi, mais le dogmatisme idéologique de Bruxelles commence sérieusement à me taper sur le système, voire plus vulgairement, à me courir sur le haricot. Les contraintes dogmatiques me paraissent bien trop lourdes. J'ai l'impression de vivre sous une dictature religieuse dont "le Traité de Lisbonne" est le bréviaire et ses principes un catéchisme inquisitorial absolu et irréfragable.
Libéralisme économique à tout crin, loi favorisant la sacro-sainte "giga" entreprise, privatisations, concentration des pouvoirs économiques et politiques, établissement de normes avantageant les grands groupes, lobbying extrême...
Bref ! La mise en place d'un bloc monolithique technocratique où le citoyen ordinaire est dépossédé de toute initiative et considéré comme un populiste irresponsable m'est insupportable.
Les eurocrates, missionnaires fanatiques du politiquement correct, inquisiteurs illuminés de la doctrine libérale sont parvenus à rendre le citoyen français, fervent européen s'il en était, eurosceptique voire carrément hostile...
Parce que ces gens là, mes bons amis, préfèreront toujours nous conduire au désastre plutôt d'avouer qu'ils se sont trompés. Leur morgue, leur mépris pour le peuple nous rappelle trop certaines époques historiques pour que ce petit jeu ne se termine mal.
Cette Europe du fric et du grand marché, entité politique fantomatique même pas contre-balancée par une diplomatie cohérente ou une volonté d'aide au développement sérieuse ne mène à rien de bon. Cette Europe des gnomes de Bruxelles se fait contre nous, pour asservir ses enfants, certainement pas pour assurer leur épanouissement.
Ces couilles molles étant incapables de s'attaquer au problème palestinien qui se trouve pourtant à nos portes. Incapables d'imposer à un Israël excessivement dominateur et trop sûr de lui, une solution acceptable sur la création de deux États dont les frontières seraient garanties par la Communauté. Les Palestiniens ayant bien trop souffert depuis plus de 60 ans.
J'espère de tout mon cœur que l'opinion publique européenne, très mobilisée, influencera ses dirigeants pour qu'on puisse au moins , trouver une solution pour briser l'embargo de la bande de Gaza. Chacun de nous ayant un rôle à jouer selon ses possibilités mais souvenons nous que la haine est la pire des conseillères...
Autrefois à la mort du Roi, on célébrait aussitôt son successeur puisque la Monarchie ne restait jamais vacante sauf en cas de Régence. On disait : "Le Roi est mort, vive le Roi (le successeur)"
Dans le même esprit, je crie : " Vite, que crève l'Europe, vive l'Europe !"
Amis, ennemis, indifférents, à après !
* Au mois d'avril, le chômage a atteint 10,1 % dans la zone euro. C'est évidemment un minimum sachant que toutes les statistiques d'emplois dans la totalité des pays sont archi tripatouillées.
Cui cui fit l'oiseau, cynique connement utopique.
06:00 Publié dans Economie, International, Politique | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : europe, commission européenne, bruxelles, sncf, privatisation, la poste, dogmatisme, idéologie néolibérale
vendredi, 28 mai 2010
L'Homme est une fourmi comme les autres ! Qu'ils nous martèlent !
Vous savez quoi, les amis ?
Je crois qu'on nous mène en bateau.
Moi, le fainéant, le paresseux, le cossard, me voilà forcé de travailler comme un dératé pour un temps indéterminé jusqu'à ce que la "faucheuse", vienne me cisailler comme un épi de blé trop mûr qui aurait perdu tous ses grains !
Parce qu'en fin de compte, ce n'est pas tant l'âge de la retraite qui comptera mais la durée d'activité pour obtenir cette retraite ! Si vous parvenez à atteindre les 41,5 ans de boulot à l'âge de 74 ans, chômage oblige, vous pourrez vous estimer heureux ! Quant à prendre sa retraite à 63 ans avec une pension diminuée de 60 %, je vous souhaite bon courage !...
Il se peut même que je supplie qu'on m'euthanasie pour échapper aux travaux forcés à perpétuité. Les économistes libéraux ont inventé la double peine pour les citoyens : mourir de plus en plus tard pour travailler de plus en plus longtemps ! Crever dans d'atroces souffrances consécutives aux maladies et à l'impotence pour pouvoir se payer une retraite forcément de plus en plus courte dont on ne profitera que très peu est une perspective terriblement enthousiasmante, n'est ce pas ?.

Bientôt viendra le jour béni pour les investisseurs où les fonds de retraites rapporteront de l'argent, tellement l'espérance de vie sera brève après la période d'activité !
Ah ! Cette réforme des retraites, quelle gageure : il faut vraiment avoir fait l'ENA et de très Grandes Écoles pour trouver un sens à ce postulat : exiger que les citoyens travaillent toujours plus, plus longtemps alors qu'on se trouve en pénurie de travail !
Pensez ! C'est comme si on vous demandait de consommer davantage de poissons alors que les océans se révèlent de moins en moins prolifique...
On parle même de réduire la durée des vacances, ce fut le titre du journal de France 2 ce lundi 24 mai, qui a mis en lumière un mystérieux expert américain, contempteur cruel de la durée excessive des RTT français !
Ainsi l'offensive générale contre le mode de vie à l'européenne est-elle lancée .
Les voies de l'oligarchie technocratique, admiratrice du grand frère chinois, sont implacables.
Ce capitalisme mondialisé, modèle productiviste et inhumain s'il en est, me rappelle de plus en plus le feu communisme soviétique des années du stakhanovisme triomphant : le travail y est célébré comme une valeur fondamentale, l'effort collectif y est loué, l'État est de plus en plus policier, les structures de la société sont de plus en plus hiérarchisées, aucune alternative sociale ou politique n'est envisagée.
Les libertés individuelles sont restreintes au bénéfice de l'intérêt de l'économie, les interdits et la coercition y sont permanents, les Lois limitatives foisonnent, la surveillance et le contrôle de l'individu sont renforcés au nom de la sécurité intérieure et de la pseudo lutte contre le terrorisme, les oligarchies sont concentrées en peu de mains, la cooptation y est constante et les réseaux d'influence restreints, les dogmes économiques et politiques rigides et indiscutables, l'absence radicale de vraie participation populaire au pouvoir y est patente.
Seule deux différences subsistent entre le feu communisme de l'Union Soviétique, celui, plus sémillant de la Chine et l'économie mondialisée occidentale: l'oligarchie est issue du sérail politique ; chez nous, elle est d'essence financière, industrielle ET accessoirement politique. La répression était féroce en URSS et l'est toujours en Chine, alors qu'elle est beaucoup plus subtile dans les pays occidentaux du fait des sommes immenses mises à la disposition de la propagande, de la normalisation de l'éducation doctrinale sous-jacente des étudiants et de l'efficacité des techniques de surveillance.
Lorsque j'observe amusé, la sarabande des anti communistes patentés, pourfendeurs du "totalitarisme collectiviste", venir nous louer les vertus du libéralisme mondialisé dont ils ne tarissent pas d'éloge alors que cette idéologie n'est que la version jumelle à peine plus souple de l'ennemi honni, un ricanement satanique secoue ma poitrine douloureuse et mon corps délabré par le travail !
Réveillez vous, bordel !
Diantre !
Tout ceci pour vous dire, amis de droite comme de gauche, qu"il ne faut guère vous leurrer : le modèle que cherchent à nous faire digérer illico les élites occidentales consiste en une sorte de salmigondis libéral autoritaire basé sur la transposition édulcorée du libéral-communisme chinois, accompagnée d'une vague sauce démocratique élitiste européenne bien éloignée du peuple.
Un régime politique autoritaire, rigoureux et intransigeant, ennemi de la libre parole et d'Internet, allié à une économie productiviste de bas salaires et de flexibilité sociale d'une brutalité inouïe. La cure d'austérité qu'on nous promet en Europe est la première phase d'une mise en condition par les gnomes de Bruxelles. La seconde étape sera la récession et son corollaire : la précarisation de l'emploi et l'élimination des derniers avantages sociaux, y compris les plus solidement ancrés dans l'inconscient collectif français.
Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !
Vous me direz, villageois(es), que je ne prends pas beaucoup de risques ! L'enfer ou la retraite selon Sarkozy : ces deux fins épouvantables se valant !
Bon.
Trêve de balivernes. Personne n'est obligé de croire de tels augures, mais les signaux alarmants que vous percevez devraient pourtant vous alerter.

Ainsi, les fourmis humaines, prototypes idylliques que beaucoup de dirigeants économiques et politiques, rêvent de diriger dans nos contrées, risquent de se trouver fort dépourvues...
À moins qu'elles deviennent enragées.
Amis lecteurs, ne prenez pas cet insignifiant billet pour argent comptant, après tout, je ne suis qu'un des obscurs membres d'un collectif, petit blogueur au pseudonyme grotesque, non influent, vaguement populiste et relativement inculte comme on les déteste dans certaines sphères. Ce ne sont pas nos deux ou trois dizaines de milliers de visiteurs chaque mois, qui bouleverseront l'équilibre du pays. Seuls, les médias traditionnels, avec, quotidiennement leurs millions de spectateurs, lecteurs ou auditeurs, possèdent la faculté de faire basculer l'opinion.
Tôt ou tard, je pense que des barrières s'élèveront pour limiter la parole sur Internet. Des ballons d'essais sont sans cesse envoyés pour tester notre résistance.
On peut penser ce qu'on veut de ces gens au pouvoir, même s'ils déclarent tout et son contraire, même s'ils mentent comme des arracheurs de dents, mais on ne peut nier leur entêtement et leur ténacité : lisez donc ce billet étrangement prémonitoire écrit en juillet 2009 sur les retraites. Hortefeux était à la place de Woerth. Ils ont patienté un an et maintenant, ils passent en force et sont en mesure de réussir... Ne les sous-estimez pas et surtout ne vous fiez pas à leurs déclarations !
Ne croyez surtout pas que la diversion exercée sur l'anonymat des blogueurs n'est que le fait d'un petit sénateur inconnu et incompétent. Non. Je reste persuadé que c'est l'étape d'une attaque concertée pour avoir notre peau. À la longue. Patiemment. Imperturbablement. Ils finiront bien par retourner l'opinion comme ils l'ont fait pour les retraites...
Alors me direz vous, à quoi bon poursuivre ces minuscules grenouillettes de mare que sont les blogueurs ? Déplaceraient elles tant d'eau en plongeant ? Nos représentants politiques les imagineraient elles aussi dodues que des taureaux charolais du salon de l'agriculture. Quelles sont donc les véritables motivations des législateurs ? Veulent ils par ce biais remettre le Net au pas ? Nos tétards adolescents jouiraient ils de tant d'influence ? Pffiooouuuutttt ! Tout ceci est grotesque et disproportionné ! Quoiqu'en y réfléchissant je me pose des questions : si les griefs se multiplient à l'encontre d'Internet, c'est qu'il y a probablement un doute sur l'inefficacité claironnée de la Toile sur la population... Ne croyez vous pas ?
Messieurs les sénateurs : pour rester dans l'univers de La Fontaine, essayez de comprendre que nous autres, pauvres blogueurs ou commentateurs, ressemblons davantage à des mouches du coche qu'au terrible Lion, roi des animaux dont les rugissements faisaient trembler l'Olympe ! Pourquoi ce désir morbide de tuer une humble mouche avec un tromblon ? Étrange... Tiens, j'ai dit étrange ? Comme c'est curieux !
L'expression libre est un luxe qui nous semble mesuré : toujours raccourcir la laisse semble devenir le leitmotiv de ceux qui nous gouvernent. Toutefois, citoyens législateurs, ne comptez pas trop sur notre passivité pour nous laisser dépecer sans réactions !
Il semble que suite à l'agitation médiatique de l'épouvantail d'une "crise" qualifiée abusivement de cataclysme économique, ce projet sur les retraites entame en réalité la marche inexorable vers une profonde transformation des valeurs de notre société.
Le stakhanovisme chinois devient un modèle tentant pour la ploutocratie occidentale, les règles du sacro-saint "marché" sont des outils commodes pour atteindre une société productiviste à salaires réduits, sans avantages sociaux, sans trop de temps libre et sans lieux d'expression citoyenne, une société toute au service de la déesse "Économie", fille du dieu "Finances". Le facteur humain se métamorphosant en une variable d'ajustement presque dérisoire au service d'une croissance obsessionnelle, intenable et mortifère...
Dites, les amis, n'éprouvez vous pas parfois, la lassitude d'être considérés comme un troupeau de fourmis immatriculées ?
Visiteurs bien aimés, merci d'avoir eu la patience et l'immense courage d'accéder à ces lignes. J'implore votre indulgence pour m'être montré bien trop confus, logorrhéique et pompeux.
Je ne le referai plus. Promis.
À après !
(Billet rédigé le 24/05/2010 - liens rajoutés par la suite)
cui cui fit l'oiseau, tribun anonyme de basse-cour, les pattes plongées dans le purin, la crête dans les nuages. Ou l'inverse...
06:00 Publié dans Billet d'humeur, Economie, humour, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : communisme, chine, antisocial, fourmi, libéralisme, austérité, récession, restrictions, capitalisme, évolution de la mondialisation










