mardi, 06 décembre 2011
Gaza est proche
Les 6 millions de lecteurs d' "Indignez vous", auront noté que la deuxième partie du fascicule de Stéphane Hessel, est intitulée : "Mon indignation à propos de la Palestine" (page 17 ) .
Pas plus que le reste les motifs de l'indignation de Christiane et Stéphane Hessel en rapport avec Gaza et la Palestine n'ont cessé d'être d'une brûlante actualité .
Il y a quelques jours Christiane Hessel et son mari se sont vu interdire l'accès à Gaza, ce qui ne les empèchera pas de témoigner de leurs précédents sejours en Palestine et de ce qu'ils y ont vu et fait.
Après qu'en Irak et en Lybie, la démocratie de marché ait fait la démonstration de sa véritable nature humanitaire et de sa remarquable efficace pour rétablir le lien social à coup de bombes, et avant que ne vienne le tour de la Syrie et de l'Iran . Au moment où les bruits de botte atlantistes se font entendre de nouveau au proche orient , dans le contexte de crise généralisée qui désormais ne peut plus guère être occulté, un salutaire rappel du "déjà là" ( et de longue date ) de l'injustice et de l'oppression , et du courage de ceux qui ne se découragent pas :
12:04 Publié dans Politique, Histoire, Société, Politique, société, vécu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : hessel, gaza, palestine, christiane hessel, stéphane hessel
mercredi, 02 novembre 2011
Timeo danaos et dona ferentes

Papandreou en Laoocon renégat, voilà le dernier des effets étonnants de la crisis .
La stupeur est aussitôt suivie de la haine unanime que Virgile déjà dénotait dans la doxa aveugle.
On demeure surtout frappés que dans l’entre-soi des démocrates européens avancés , et quelques soient les motifs et les ruses des Ulysses post-modernes , le recours au peuple pour décider de son destin passe désormais pour le crime ultime.
Les mêmes démocrates de marché qui hier saluaient d’enthousiasme les tartarinades lybiennes ramenant la charia à grands coups de bombe sur la gueule des peuples , sont ceux qui désormais crient haro sur le baudet grec. Tant il est vrai que comme le rappelait fort justement ce bon Karl :
« Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l'incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnable . »
Au pays de naissance de la tragédie on ne doit pourtant pas s’étonner que le « caprice des dieux », « l’esprit » dirait Hegel, « l’infrastructure » dirait ensuite Marx, les « faits têtus » conclurait Lenine, subsume la volonté des humains.
Il reste qu’au monde merveilleux de la concurrence libre et non-faussée, le péché contre le saint-Esprit libéral est désormais clairement désigné : c’est l’idée insensée que les peuples puissent contester les combines de leurs ploutocrates au motif de la justice, de l’égalité et de la dignité, bref du bonheur possible et partagé .
Plus que jamais saluons le discernement de celui qui sut informer notre jugement sur l'être social et son devenir :
« À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves.
Alors s'ouvre une époque de révolution sociale.
Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout. »
Oui , Karl … jusqu'au bout.

dimanche, 16 octobre 2011
Flamby au dessert
La droite de gauche

C’est donc le menu de la droite de gauche qui a été plébiscité par les « sympathisants » du PS.
Ils auront du Flamby au dessert.
Paraît que ça permet de mieux digérer l’austérité du plat de résistance . Les sympathisants de gauche morale ont décidément des goûts changeants mais sans jamais sortir des préconisations de l’élite médiacratique : de la bravitude à la nullitude il n’y avait qu’une subtile nuance, mais quand même un sorte de hiatus. La contradiction est maintenant dépassée par un nouveau concept qui a un bel avenir parmi les bataillons panurgiques de la gauche de droite ( et réciproquement ) : la mollitude désormais incarnée par un « type normal » .
Le genre clerc de notaire ou pharmacien de père en fils , cher à nos vieux radicaux socialistes de jadis, dont l’insignifiance rassurante les garantit que la classe moyenne sera préservée de tout pénible bouleversement. Que la ronronnante reproduction des charges et privilèges pourra encore quelques temps rythmer la ronde tranquille des cumulards et des ronds de cuirs d’appareil.
Enfin nous voilà entrés (vautrés?) de plein pied dans l’Europe : nous avons notre Barroso !
Nul doute qu’il a l’étoffe pour reproduire avec une belle constance l’insignifiante veulerie de son modèle Bruxellois et, à notre échelle hexagonale, parfaitement rassurer les marchés .
Elections , piège à cons.
Bonus ( pour ceux qui n'ont pas encore compris ce que c'était que l' "être de gauche" ), un peu de théologie négative : l'habitus de la "famille hollande" :
Pierre Bourdieu 1999 Gauche/Droite par scalp85
« Hegel remarque quelque part que tous les grands faits et les grands personnages de l’histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. »
Karl Marx, Le dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte
Mutatis mutandis, et sur un mode très dégradé, en regard de la grandeur des personnages et des faits : bienvenu en Mollande ...
lundi, 19 septembre 2011
l'identité plutôt que l'égalité
La "question du genre" comme celle "post-coloniale" et les "études" qu'elles suscitent encore (en dépit du délabrement concret auquel elles ont abouti ), comme toute problématique, n'ont de sens et d'existence que pour et par des gens qui attribuent une importance déterminante à ces "questions" .
Dans l'ordre "social" et politique il est symptomatique et très révélateur de constater que ces gens qui se "partagent" ces questions comme "primordiales" , se répartissent eux-mêmes assez équitablement entre des groupes de personnes rassemblées,
d'une part autour de positions racistes, xénophobes et réactionnaires , dites "de droite" ou "d'extrême droite",
d'autre part et de manière réputée antithétique, autour de positions communautaristes, multiculturalistes, écologistes , féministes et/ou gays/lesbiens, etc., toutes positions réputées "de gauche" voire "d'extrême gauche".
Ce que révèle d'abord et essentiellement ce symptôme c'est ce que ces diverses communautés de pensée (apparemment opposées et hétérogènes) partagent spontanément et profondément, ce qui "résout" la dialectique sous-jacente, et lui donne un sens .
Ce que pointe le livre de jean-Loup Amselle c'est que "ce qu'elles partagent" et son sens sont contingents et immanents au "terrain" qu’elles occupent et se disputent.
Ce "terrain" est essentiellement celui que délimite le rejet des catégories progressistes du débat politique (de Rousseau à Marx).
Rejet manifesté et caractérisé par le bannissement de "l'archaïque" problématique sociale et historique : celle de la lutte des classes, du travail, de l'aliénation , de l'exploitation , de l'extorsion , de l'injustice , des inégalités , du système de domination qui les construit et les pérennise, avec le projet de s'en émanciper ... collectivement.
En bref : le rejet de tout ce qui s'appuie sur une intelligibilité partagée de l'histoire de la praxis sociale et du travail humain.
De ce "terrain" là sont explicitement bannis : l'universalisme "ancien" et son "humanisme de grand-papa" *.
Ces principes ( sur lesquels sont fondés notre état depuis qu’il est républicain, et sa constitution ) , en même temps que ceux de laïcité et d’égalité ( et plus encore de fraternité ) sont symétriquement récusés par les deux groupes de pensée qui occupent le terrain « ethnique » et se le disputent, au profit d'une revendication commune ( qui est celle sur laquelle précisément ils prétendent s'opposer) : celle du primat d'une "identité" comminatoire et assignée.
Et cette "identité" sociétale ou naturelle , qu'il s'agisse de l'acquérir ou de la préserver, de la défendre ou de l'établir, est au fondement des concepts d'ethnie, race, "genre" et communauté qu'ils convoquent et promeuvent conjointement, sur des modes opposés et intrinsèquement contradictoires.
Cette problématique et les groupes qu'elle associe ( dans une compétition rhétorique) ont une histoire, dans laquelle ils s'inscrivent.
Et cette histoire a des déterminations idéologiques , sociales et économiques qui l'animent et l'expliquent.
C'est une Histoire de classe , principalement celle de la classe dite "moyenne", confrontée aux affres du déclin .
Naturellement ce qui décline dans cette histoire ça n'est pas cette "classe" mais son concept et son ... identification .
L'histoire de ce concept et de son "déclin" nous apprend qu'initialement commise à l'opération de disparition du vieux prolétariat , frappé d’obsolescence par "l'hypostase" de classe ( selon le jargon post-moderne) qu'elle avait fonction de construire, la classe moyenne, naguère proliférante est aujourd'hui confrontée à l'angoissante perspective de son atrophie par les effets du "déclassement" .
Cette histoire a des expressions périodiques (des "événements" comme dirait Badiou) qui en attestent phénoménologiquement et permettent de borner et mesurer le "chemin parcouru" : des "grandes grèves de 68" aux "gay pride" ou "apéros géants fesse bouc" d'aujourd'hui on peut assez clairement prendre la mesure et l'orientation de ce "chemin".
Ce chemin, sur lequel se sont rejoint dès les années 70 les bataillons en berne du "pétainisme transcendantal" et les cohortes diversifiées des "libéraux-libertaires", est celui que leur a tracé la contingence économique du libéralisme . Chemin d'autant plus dégagé que parfaitement adapté aux "temps nouveaux" du capitalisme "décomplexé" et "financier" qui émergeait alors.
Sur sa "gauche", cette voie royale avait été opportunément ouverte par le combat opiniâtre et efficace des libéraux-libertaires contre le marxisme et le rationalisme universaliste, avec le résultat que l'on connaît : disparition du débat politique de toutes les catégories sociales et politiques ( classes, histoire, travail, domination, exploitation, émancipation, organisation collective, etc.) au profit du "sociétal" ( et finalement du triple A des"marchés" comme du triple MOI de ses zélotes et/ou consommateurs ) .
Autre symptôme frappant : dans cet univers politique sociétal et au monde merveilleux du "jouir sans entraves" et de la "concurrence libre et non-faussée", c'est jusqu'au pouvoir ou la politique même qui deviennent "bio" : bio-pouvoir, bio-politique, bio-diversité.
Chassez le naturel , il revient au galop ?
Pratiquement on peut résumer le résultat de cette « révolution sociétale » à un corps social atomisé en identités hostiles et conflictuelles. Des atomes sociétaux rendus incapables de toute action collective contre les inégalités sans précédent qui construisent la séparation de ces « nouvelles classes » relookées au sein de la vaste matrice de la classe moyenne (réputée abolir la notion même de classe et donc disqualifier toute idée de « lutte »).
Et pour finir ces atomes sociétaux, lorsque l’indignation les saisit face au réel que leur impose le matérialisme démocratique de leur économie libérale décomplexée, se découvrent totalement privés de toute expression publique de leur protestation.
L'action, la vie politique, celle de la gestion collective des rapports sociaux et singulièrement de l'économie, des rapports de production et de la sociabilité commune, tout cela ils mesurent à quel point ils "en sont dépourvus ... quand la bise est venue".
Actant la division sociétale en "tranches verticales" de communautés essentialistes autocentrées, leur représentation politique s'est calcifiée une nouvelle classe politique ad hoc . Une classe politique , elle-même communautaire et autonomisée, avec ses intérêts de classe surdéterminés par une seule détermination commune : être (ré)élu. Une oligarchie servile et parasitaire , impotente et dépourvue de toute idée ou projet (sinon celui de son autopromotion) et dont la finalité politique se résume à un mantra unanime : "rassurer les marchés".
Politiquement ça donne "Les verts (ou le pen) plutôt que le front populaire" et son pendant sociétal : "l'identité plutôt que l'égalité" .
Urbain
* car il existe une variante post-moderne de l'humanisme , la variante "structurale" celle que saluait et consacrait bouffon imperator dans son éloge guanesque de Levi-Strauss : "ce grand humaniste" (sic) .
08:12 Publié dans Arts, culture & politique ..., Culture, société, LA RUBRIQUE D'URBAIN, Politique, Politique, Histoire, Société | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : race, xénophobie, genres, ethnicisation, post-coloniale, communautarisme, amselle
lundi, 19 janvier 2009
CHOC

Je souhaiterai approfondir ma connaissance des théories de Naomi Klein. Et je me suis dit que cela pouvait après tout en intéresser d'autres, étant de nature partageuse...
Pour cela, je vous propose le mode d'entrée suivant :
Merci pour tout, et au plaisir de faire votre connaissance (je viens de vous découvrir...) les NRV.....

06:00 Publié dans Politique, Histoire, Société | Lien permanent | Commentaires (123) | Envoyer cette note | Tags : n.klein, friedman, stratégie pourrie
lundi, 03 novembre 2008
Entre ici, Casimir !

Cours : Histoire.
Classe : maternelle.
Manuel officiel, visé par la commission Zemmour & Mattel.
Editions Merton & Scholes.
Il était une fois...
Non, il a toujours été, c’est comme ça, il n’y a jamais rien eu d’autre, c’est comme ça… Un vrai conte, les enfants, sans début ni fin.
Mais respectons les codes.
Il était une fois un géant débonnaire et très beau, le divin Marchos, qui vivait sur la terre avec tous ses enfants et sa femme, Historias. Mais la nature était hostile, les gueugueux fourmillaient sur le sol, se nourrissaient de pourriture, de vase, ils étaient sales et méchants et tout marrons, voire antisémites. Sans les gueugueux, c’est sûr, la terre était le paradis. Alors, Marchos portait tous ces enfants ; il fallait les sauver du danger. Alors, des enfants s’accrochaient à ses pieds, d’autres à ses jambes, d’autres à ses bras, d’autres grimpaient sur ses épaules, d’autres se posaient sur sa tête. Mais plus on était bas et plus c’était dangereux, les gueugueux étaient fourbes et les enfants de Marchos ne voulaient pas tomber ou être attrapés par ces vilaines choses assistées. Alors, Marchos avait dit : « montez plus hauts, les enfants, et vous serez sauvés ! » Alors, les enfants ne faisaient que cela, ils s’agrippaient aux jambes de Marchos, puis sur le ventre, sur la poitrine et sur les épaules, escaladaient le visage du géant, puis, parfois parvenaient au sommet du crâne, en sécurité. Des enfants tombaient quelquefois, ils n’avaient pas été assez forts pour grimper. C'est la vie...
Les enfants de Marchos s’appelaient Arlettechabos, qui n’avait jamais vu les gueugueux mais avait très peur tout de même et se cachait sous les aisselles de son papa ; Spéculos, qui chatouillait Marchos afin que celui-ci le hisse plus rapidement ; Georgesoros, sur la tête de son papa et qui disait que les gueugueux, après tout, ne sont peut-être pas si laids ; Fukuyamos, qui voulait tuer sa maman et épouser son papa ; Rioufolos, qui détestait les gueugueux et se cachait dans le slip – ne ris pas, Kevin, slip, ce n’est pas un gros mot ! – de son père ; Intellectuellos qui grattait le dos de son papa, ça le soulageait ; Dollaros, le plus malin, celui qui était passé par l’appareil digestif de Marchos pour atteindre les sommets… Il y avait beaucoup d’enfants sur Marchos.
La maman, Historias, marchait derrière. Elle suivait et regardait disparaître en pleurant ses enfants qui tombaient du corps de Marchos et étaient engloutis dans la fange gueugueu.
Marchos, en marchant, écrasait beaucoup de gueugueux, ces parasites, mais il y en avait toujours plus, alors les enfants avaient peur, un peu. Marchos, en bon père, disait : « n’ayez pas peur, Marchos est un peu brutal mais il marche. » Hé oui, c'est ça, l'Histoire en marche...
Un jour, le chef des gueugueux, le plus méchant d’entre eux, tout poilu, tout poisseux, Marxouille, dit : « das reicht ! (ça suffit !) » Il dit : « les gueugueux, on va se monter les uns sur les autres, chacun sera solidaire de l’autre, on va monter jusqu’au ciel et se débarrasser de ce Marchos qui nous écrase ! » Alors, les uns sur les autres, les gueugueux s’agglutinaient, beaucoup étouffaient, beaucoup mouraient, c’était horrible, mais ils s’empilaient, s’empilaient… Un marshmallov affreux, grouillant, dégoulinant grossissait à exploser : Bureaucratouille. Les gueugueux se mangeaient entre eux, mangeaient leurs enfants pour être encore plus gros, puis il n’y avait plus rien à manger.
Puis Bureaucratouille, mené par l’immonde Politburouille, commença à vouloir impressionner Marchos. Il envoya un ouafouaf puis un gueugueu dans l’espace. Il construisit des missiles très dangereux. Il faisait des dessins animés tout pourris et des films très longs et muets.
Mais, peu à peu, les gueugueux, qui avaient faim, qui ne connaissaient ni Gulli, ni les jeux vidéo, ni les hamburgers, ni la liberté d’entreprendre, ni Cocacolos, ni Polnareffos commencèrent à regarder les enfants de Marchos avec envie. Cet amour immense et partagé, ancestral et fondateur prodigué par un père... Alors, Marchos, d’un souffle puissant et suave fit tomber le Marshmallov de la honte. Les gueugueux se répandirent sur la terre et acclamèrent le bon géant. Plus de gueugueux, plus de guéguerrefroide, plus de cornofulgure… La grande unification du monde était enfin là. Marchos avait gagné le combat, car Marchos a toujours raison, et sa commisération était infinie.
Les ex-gueugueux, adoptés généreusement et devenus Chômos, Interimos, Consommatos, semblaient épanouis, leur silence était le signe de leur capacité d’adaptation. Ils allaient de l’avant, à pleines charrettes, savaient rebondir.
Mais, dans ce monde enfin apaisé, sans contrainte, Marchos commençait à s’ennuyer, ses propres enfants dépassaient les bornes, les valeurs étaient bafouées. Marchos était bien le mec for the job, mais sa progéniture, gavée de hedge fondants, de tagada toxiques, commençaient à plomber sa marche vers le soleil. Quelques gueugueux renégats, chantres de tous les immobilismes, de tous les conservatismes, regardaient vaciller avec délectation le géant de l'amour.
Enfin, un enfant de Marchos se leva ; il fallait remettre de l'ordre, sauver les enfants de la Terre, sauver papa. Refaire des gâteaux avec maman.
Sarkos commença ainsi : « Ma petite maman chérie, mes tout petits frères adorés,
mon petit papa aimé, Je vais refonder ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. » Il ne ménagea pas sa peine, il était sur tous les fronts, distribua 5 légumes et 5 fruits à chaque enfant, fit des bisous à Bankos et tança méchamment Kervielos, il endormit Socialos, il sautait sur les épaules de papa Marchos pour embrasser Merkelos puis rebondissait sur le ventre, double axel flip-flap tendu renversé, pour finir dans les bras transis de Baverezos, le rigolo. Quel spectacle, les enfants...
« Plus rien ne sera comme avant ! » dit-il...
« Coma vend ? J'achète !!! » blagua Warrenbuffetos.
Marchos, refondé, plus musclé, plus bronzé, se devait de repartir vers le progrès ; il n'y a pas d'autres chemins. Historias, abandonnant enfin son rôle de mère tendre et effacée, pouvait fonder son entreprise de services à la personne.
De cette histoire émouvante et universelle, Darcos serait le messager.
Prochaine leçon : « Les immigrés, des teletubbies pas comme les autres. »

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06:30 Publié dans Politique, Histoire, Société | Lien permanent | Commentaires (109) | Envoyer cette note | Tags : casimir, tagada, teletubbies, darcos










