jeudi, 25 février 2010
Techniques informatiques et mises à jours : propos décousus, poils au c... !
Aïe, mes aïeux !
Quelle aventure épique !
Une carte mère qui me fait une grossesse nerveuse, un ordinateur qui se plante avec toutes ses données que je ne retrouverai jamais, l'achat obligatoire d'un nouvel ordinateur avec Windows 7 qui se plante irrémédiablement lors du chargement d'un de mes anciens logiciels, des tas d'emmerdements informatiques ; la panoplie totale du looser de l'informatique !
Bref, comment dire ? De nos jours, il faut se révèler un sacré technicien pour bloguer ! Comme je regrette mon vieil XP !
Et pourtant, je suis plutôt un geek honorable mais sacrebleu, pourquoi nous présente t-on sans cesse des logiciels censés nous faciliter la vie alors qu'ls deviennent de plus en plus nébuleux ? Comment se fait il que la version logicielle de l'antivirus x ver 4.1.4598 est inférieure et de loin à la version 2.1.456 ?
Dites moi les NRV, comment se fait-il, qu'en informatique, 90 % des applications particulières ajoutées au fur et à mesure des soit-disant améliorations d'un logiciel n'apportent strictement rien à son fonctionnement ?
Pourquoi cette incessante fuite en avant de mises à jours, de rectifications, d'améliorations hypothétiques et superflues ? Pour faire du fric ? Pour faire travailler des ingénieurs qui s'emmerdent ? Pour donner l'impression d'être dynamique ?
Qu'apporte donc Windows 7 par rapport à XP (et je ne parle pas de cette merde de Vista !) ? Autant vous répondre tout de suite : RIEN en ce qui me concerne. Ni rapidité, ni confort, ni simplicité. NADA, NUNDA, QUE DALLE !
Alors à quoi sert Windows 7 ? À faire de la thune, du blé, de l'oseille pour Microsoft, mais le consommateur final ne s'y retrouve pas vraiment.
Ainsi va notre monde où les innovations annoncées sont attendues avec impatience par un petit nombre d'amateurs en rupture de frime. Le iPhone, restera toujours un téléphone, même si on peut écouter des Mp3, regarder la télévision (dans quelles conditions lamentables !) et communiquer sur Internet (avec l'aide d'une loupe !).
Cette course infernale au dernier cri en matière de hardware ne produit pourtant pas davantage de créativité mais simplement du contact superficiel, qui ne fait souvent que signaler le lien de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours, et qu'on appelle pompeusement "réseau social", et qui n'a autre fin que d'établir un carnet d'adresse bien fourni sans objectif particulier, si ce n'est celui de l'étaler aux yeux de tous comme un trophée démontrant son importance sociale.
Tout ceci pour en arriver là, les pote(sse)s ! Je ne suis pas sûr que les 400 € investis dans mon nouvel ordinateur justifient pareille prose merdique. Je suis bien con, j'aurais dû faire comme certains blogueurs, placer un bouton "dons" en haut à droite et attendre sagement derrière ma caisse enregistreuse mais voyez vous : je suis bien trop impatient...
Voilà donc un billet mal foutu, décousu, tordu, rempli de platitudes. Sûr que ce n'est pas lui qui va nous faire retrouver les sommets d'audience dont vous êtes si demandeurs.
À très bientôt, amis et surtout ennemis de Cui cui, pour un prochain épisode sur la politique.
PS : un grand merci à Agathe et à tous ceux qui ont montré que faute d'être nécessaire, je n'étais même pas indispensable.
Cui cui fit l'oiseau, billetiste néophyte
06:00 Publié dans Pensées, Scènes de la vie quotidienne, Science | Lien permanent | Commentaires (162) | Envoyer cette note | Tags : informatique, windows 7, techniques
lundi, 20 juillet 2009
La chronique sarkoziste de Thibault Nichon, défenseur de l'ordre et de la discipline.
Je me présente : Thibault Nichon, aîné, comme nous appelle notre Président, 67 ans, retraité, ancien cadre commercial, marié à Lucette Nichon, 7 enfants et 17 petits enfants. J'aime mon pays, mon président, notre glorieuse armée, le travail bien fait, la discipline, l'ordre, la liberté d'expression quand elle est modérée et maîtrisée, le Figaro, RTL, Europe 1, TF1, France 2, la police, France 5, Patrick Poivre d'Arvor, Claire Chazal, Christine Ockrent, Élise Lucet, David Pujadas, Léon Zitrone, Jean Claude Bourret, Michel Drucker, la Marseillaise, la politesse, la cuisine française et les traditions séculaires.
Je vais vous expliquer en deux phrases les raisons de ma présence sur ce blog prestigieux. Il y deux mois, Lucette m'a offert pour mon anniversaire, un ordinateur et un abonnement Internet. Morbleu ! Si vous aviez vu ma joie : à moi le contact direct avec les meilleurs journalistes chroniqueurs, ceux du Figaro bien évidemment, à moi les commentaires éclairés sur les blogs de RTL, "les auditeurs ont la paroles" et "Jean Michel Aphatie", à moi la lecture du site de l'UMP. Bref que du bonheur en perspective !
Et puis, 15 jours après, mon enthousiasme a fondu. J'ai traîné, surfé comme on dit et la Toile m'est apparue comme un repère de gauchistes, un nid de guêpes collectivistes, une fourmilière communiste. Tenez, par exemple, j'ai cru un instant que le Village des NRV, un nom qui fleure bon la France profonde, représentait un îlot de la défense des valeurs traditionnelles ! Foutaises ! On n'y trouve que des anarcho-révolutionnaires assoiffés de sang et dispensateurs de mauvais esprit !
Aussi ai-je écrit aux responsables du blog qui m'ont permis de m'exprimer librement. Je les en remercie chaleureusement.
Mes chers compatriotes,
Le regretté Coluche disait : le Président, il nous laisse des libertés, il est pas obligé, et s'il les reprenait, et bien personne pourrait rien dire : c'est tout ce que je pense de la liberté d'expression. Vous n'arrêtez pas d'embêter Nicolas Sarkozy quoiqu'il fasse mais vous oubliez qu'il a été élu démocratiquement pour 5 ans et que normalement il est comme Vercingétorix, un chef de tribu qui a la responsabilité de tout son peuple qui doit lui obéir aveuglément et lui doit respect et obéissance.
Si on lui met des bâtons dans les roues, il ne peut pas bien mener les affaires de la France et le pays s'affaiblit et comme dit si bien Monsieur Raffarin, "la route est droite mais la pente est rude". Aussi, je vous demande de vous arrêter comme disait si bien ce brave Monsieur Balladur !
Le suffrage universel a élu notre valeureux petit caporal, Nicolas Sarkozy à la tête de l'État, avec une confortable majorité, la loyauté et le fair play voudraient que chacun ici et ailleurs reconnaisse sa défaite et cesse de creuser des trous dans la coque du bateau "FRANCE". Vous obligez Monsieur le Président Sarkozy qui a déjà tant de mal à ramer à écoper pour éviter de sombrer ! Cela ralentit nos réformes et retarde notre pays comme diraient nos grands journalistes Étienne Mougeotte, Arlette Chabot de France 2 et Christian Malard de France 5 !
Messieurs les gauchistes, soyez beaux joueurs ! Nous les aînés, les séniors, les retraités, avons élu Nicolas pour qu'il remette les Français au travail, ramène l'ordre et la discipline dans les banlieues, rétablisse les vraies valeurs de la France éternelle. La tâche est difficile mais nous y parviendrons grâce à l'aide de nos élites qui ont compris le problème et s'attachent à le résoudre !
De toute manière, pour vous, les carottes sont cuites : le PS est mort comme dit le grand philosophe, époux d'Arièle Dombasle, la pin up quinquag
énaire !
Bien sûr, certains ici, comme cet Urbain, marxiste du musée Grévin et cette vipére anarcho gauchiste de Cui cui qui exercent leurs néfastes activités dans ce lieu de stupre et de luxure s'emploient à ridiculiser notre combat mais nous feront face, le manche du drapeau bien raide entre nos mains viriles !
Voilà mon message, mes chers compatriotes, nous vaincrons car nous sommes électoralement les plus forts. Nous gagnerons en 2012, 2017 ! Qu'on se le dise !
Alors tous ensembles, avec Nicolas Sarkozy, notre guide, bâtissons le grand chantier de la France de demain où tout sera possible !
PS : Avec Lucette, nous serons ce lundi 20 juillet 2009 à 6h du matin, très émus : le fait de me lire sur l'écran et de pouvoir être compris par des milliards de gens sur la planète comme si je passais à la Télévision Mondiale me met dans une fierté extraordinaire. Tous mes amis et les membres de ma famille seront au garde à vous devant leur ordinateur et leur Minitel à me lire. Je suis très attendri d'exhiber mon père, ce héros au sourire si doux et Lucette est particulièrement émoustillée de poser en buste...
Car ventrebleu ! Il n'y a pas que des poires chez les "Nichon" !
Thibault Nichon, Français et fier de l'être !
06:00 Publié dans humour, mauvais goût, Pensées, Politique, vécu | Lien permanent | Commentaires (123) | Envoyer cette note | Tags : france profonde, retraités, séniors, nicolas sarkozy, étienne mougeotte, droite, valeurs de la france, france, patriotes
mercredi, 08 juillet 2009
G8 : Le libéralisme vert est il l'avenir du capitalisme financier ?
Lecteurs assidus ! L'avenir ne sera pas noir comme on ne cesse de vous le seriner.
Il sera vert-de-gris avec un beau galon doré pour rappeler l'omniprésence de nos bienfaiteurs de Wall Street, de la City et des Bourses mondiales.
Las de prêcher une opposition stérile face à un système capitaliste qui a fait ses preuves, en tant qu’humble membre du village des Nouveaux Révolutionnaires Verts, l’idée m'est venue de créer un nouveau Think tank attaché à promouvoir les valeurs séculaires du profit, de l’exploitation humaine, de l’économie de marché, de la dérégulation et du développement durable.
Après avoir lu ici, que les politiques et le Marché, dans un souci écologique prôné par le rusé rosé-vert-jaune Daniel Cohn Bendit, allaient permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui en disposent en raison de la baisse de leurs émissions de carbone ; aussitôt, à l’intérieur de mon petit cerveau de piaf, une ampoule basse consommation s’est brusquement allumée !

Tenez vous bien : une bourse aux points verts spéculatifs de droits à polluer pourrait être mis en route : quelle avancée économique, les amis ! Merci Arthus Bertrand, merci DCB, merci Nicolas Hulot ! Enfin une nouvelle méthode de se faire un peu de flouze, de faire sauter l’oseille ! Quel bonheur ! Adieu les placements pourris chez les fabricants de pneus ou de voitures qui asphyxient la planète !
Alléluia ! L'écologie politique est notre Déesse ; Nicolas Hulot et Daniel Cohn Bendit sont ses prophètes !
Et puis mon cerveau inventif, inspirateur du Think Tank NRV (Nouveaux Révolutionnaires Verts – en novlangage - ), a imaginé, dans un superbe orgasme intellectuel provoqué par un surplus d’alcools forts , les points verts spéculatifs retraites ©, les points verts spéculatifs vacances ©, les points verts spéculatifs santé © !
Je vous sens enthousiastes, non ? Attendez que je vous explique.
Désormais, finis les calculs compliqués des retraites par années : chaque trimestre, vous recevrez un certain nombre de "points retraites" en fonction de votre salaire, de votre métier, compétence, fayotage et j’en passe. Au bout de 12457 points vous aurez ainsi droit à votre retraite. Pas joli ça ? C’est à dire que votre retraite sera complète à 67 ans comme elle pourrait l’être à 86 ans : tout dépendra de vos cotisations, du temps travaillé et de la valeur du point !

Et cerise sur le gâteau, tenez vous bien, les amis ! Vous pourrez spéculer avec vos points retraites, car ils pourront être côtés dans une bourse de valeurs !
Oui. Ça vous épate, hein ?
Par exemple, si vous possédez 6000 points à 150 € et que vous les revendez à 180 €, vous gagnez 30 % de votre retraite soit sur le montant soit sur la durée ! Formidable progrès ! Et merci qui ? Merci Think Tank NRV !
Attention aux risques, il est possible que vous travailliez jusqu’à votre décès, toutefois avec une bonne propagande médiatique comme nos communicants en ont le secret et avec l'appui des gouvernements, nous pensons vaincre certaines réticences à la nouveauté. La réforme est indubitablement au bout du pouvoir médiatique.
On pourrait appliquer le même système aux vacances, aux dépenses de santé et à plein d’autres domaines : finies les solidarités pesantes, effacé l’État omniprésent. Adieu les déficits chroniques (Aphatie pourra enfin parler d’autres sujets), écrasées les dettes gigantesques !
Vive la spéculation verte, moteur du libéralisme conquérant et du développement durable ! Et voilà comment on sauve à la fois les deux mamelles du capitalisme moderne : j'ai nommé la finance internationale et l'écologie caviar avide de faire payer au petit peuple ses consommations néfastes et polluantes (vieux véhicules, énergies fossiles trop bon marché, nourriture pas assez bio, habitations pas assez isolées, etc).
Amis du Village, je vous le dis droit dans les yeux : vous avez bien de la chance de jouir des conseils illuminés d'un grand penseur. Je mériterais largement de figurer en bonne place dans des blogs autrement influents, c'est moi qui vous le dit.
Ah ! Si vous saviez comme il est à la fois écrasant pour mes frêles épaules et exaltant, ma modestie dût-elle en souffrir, de préparer des lendemains qui chantent pour le bien-être de l'Humanité...
Ami de cui cui, à vos fusils !
Vous avez souri en lisant ce modeste billet ? Vous ne tarderez pas à pleurer en vous apercevant que ce qu'il décrit se réalisera bien plus tôt que vous l'imaginez...
À après.
Nota bene : Les "points verts spéculatifs retraites"©, "points verts spéculatifs vacances"© et "points verts spéculatifs santé"© sont une propriété intellectuelle de Think Tank NRV ®
Cui cui, le moineau givré ®.
06:00 Publié dans Ecologie, Economie, humour, mauvais goût, Pensées, Societé | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : écologie politique, verts, spéculations, énergie renouvelable, retraites, dépenses santé, congés payés
mercredi, 04 février 2009
La droite de l'Homme

Evidemment, tout cela se fait dans le cadre imparti, en recourant à la loi, en contournant quelques pratiques. C'est doucereux même si ça claque en coulisses.
Vague inventaire de ce qui se passe, aujourd'hui, pas loin :
Fichiers à tout va, STIC, Edvige II etc.
Sécurisation des lieux de déplacement du chef sous peine, dans le cas de réceptions houleuses par quelques manifestants, de sanctions directes, sans passer par les procédures disciplinaires en vigueur.
Emprisonnement arbitraire de l'ultra gauche (qui déraille, dixit Libération), agitation de la menace terroriste.
Nomination du PDG de la télévision publique, de la radio publique, par le chef.
Régime présidentiel exacerbé avec limitation des pouvoirs de "l'opposition".
Sanctions à l'encontre de "journalistes" ayant "fauté" (Gosset, Genestar etc.)
Suppression du juge d'instruction.
Conflits d'intérêt divers et variés.
(A compléter par le lecteur, la petite Histoire, la surenchère ambiante...)
El Assad affirme : "Il faut parler avec tout le monde."



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06:00 Publié dans Pensées, Politique, société | Lien permanent | Commentaires (112) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, droits de l'homme, badiou, autoritarisme
mardi, 30 décembre 2008
Marre de l’année 2008… Vivement l'onirique et taciturne 2009 !

Nous conduit invariablement à la précarité

Et inexorablement à l'affrontement

Ne sommes nous pas ?
Découragés de voir des gens crever de faim en 2008, épuisés de travailler toujours davantage pour vivre de moins en moins bien, excédés de voir les oligarchies financières, administratives et politique s'accrocher désespérément à leurs privilèges exorbitants, las de constater que les inégalités dans notre pays se creusent, lassés d'avoir à supporter chaque jour plus de devoirs et de bénéficier de moins en moins de droits, usés par cette Europe dogmatique qu'on nous impose aux forceps. Dégoûtés par les discours des fanatiques religieux et idéologiques, abattus par cette guerre au Proche Orient qui porte en elle tous les germes des conflits mondiaux et qui déclenche une telle passion dévastatrice et irrationnelle dans les sociétés qu'il participe de plus en plus à la construction de communautarismes agressifs et renfermés sur eux même.
Désolés, nous petits citoyens, de nous sentir si impuissants !
Doute devant les restrictions permanentes des libertés publiques. Désarroi devant le comportement des démocraties occidentales : drôle de conception qui consiste désormais à voter quatre jours (2 pour les présidentielles, 2 pour les législatives en 5 ans) et à fermer sa gueule pendant les 1822 jours suivants. Balourdise des experts auto-proclamés, des économistes pédants et des cuistres philosophes. Absence d'empathie, de cohésion et de chaleur humaine entre les groupes sociaux. Détresse devant le manque d'autocritique et la déresponsabilisation des cadres de la Nation. Désespoir devant le manque absolu d'honneur, de courage et d'exemplarité de beaucoup de dirigeants politiques, administratifs et économiques...
Que dire d'autre ?
Marre de 2008…
Que souhaiter pour l'année 2009 ?
Que 2009 soit à l'instar de ce que fut l'année 1989 pour le communisme totalitaire : le début de la déchéance progressive de l'ultra-libéralisme doctrinaire qui est en train de réduire nos sociétés et nos civilisations en une bouillie molle et aseptisée, sous l'emprise du mode marchand et matérialiste américain.
Qu'un homme, Barack Obama, qui a réveillé les espérances de centaines de millions d'individus, s'attaque sans tabous aux causes d'un monde instable : les problèmes économiques, la crise du Proche Orient. Il est le seul à pouvoir peser mais en a t-il la volonté ou la capacité ? Nous le saurons très vite...
Obama ? Espoir véritable ou produit marketing placebo ? Réponse cette année !
Le souhait que l'effondrement d'un monde dépourvu d'issues débouche sans déchaînements ni soubresauts trop violents vers la raison et qu'un changement profond dans les priorités économiques laisse un espace aux hommes de bonne volonté.
Que l'économie soit enfin au service de l'Homme et non le contraire.
Qu'enfin les problèmes de famines qui réclament des sommes dérisoires à l'échelle du monde financier soient définitivement résolus.
Que l'anti-sémitisme, la haine de l'Islam, la détestation des Américains cessent leurs ravages. Les généralisations stupides sont les outils de la propagande d'exclusion, du communautarisme frileux et une des plaies de l'Histoire.
Que l'art, la créativité et les nouveaux moyens de communication trouvent des ressources nouvelles pour transcender cette crise et surtout lutter contre ces tyrannies politiques et ces empires périclitants qui risquent à cause de leur cynisme et leur avidité de mettre la planète à feu et à sang....
Autant demander la lune, n'est ce pas ? Alors forçons nos dirigeants à rêver avec nous !
Que la providence veille sur vous pour l’année à venir !
2009 : année maudite, tragique, sombre,
poétique ?
Augmentez le volume de vos haut-parleurs et appréciez les vibrations du silence qui clotureront à la fois le superbe billet précédent d'Agathe, ce texte dérisoire et cette année 2008 dont les évènements ont enfin posé les vraies questions. Quelle meilleure fin pour exprimer nos espoirs, nos incertitudes et nos réponses ?
Pardon à tous d'avoir été un peu trop grave et peut être pompeux.
Pour une fois.
Musique Maestros !
Cui cui, le verbeux errant, burlesque pathétique…
06:00 Publié dans Billet d'humeur, humour, Pensées, Societé | Lien permanent | Commentaires (250) | Envoyer cette note | Tags : année 2009, année 2008, monde, voeux
lundi, 06 octobre 2008
DÉCONOMIE (2) : La danse de Saint Blé ou la Multiplication du Rien
"Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? ».Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient."
Jean 6, 5-11

La Cène selon Greenspan : "Prenez ceci est leur sang"
" Le miracle est la patience avec laquelle les hommes et les femmes se sont de tout temps soumis aux fardeaux inutiles apportés par les gouvernements."
William H. BORAH
Souvenez vous… Pêcheurs et mécréants, en vérité, en vérité, Robert Th. HUMBLEY vous l'avait pourtant bien dit :
Le coût de Barre, Marx et ça repart !
Or, que voit-on à l'heure où s'effondrent, tels Babels de sable, les châteaux de cartes (de crédit) en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en USA (qui vient de Usure), au Luxembourg, MAIS PAS EN FRANCE !!!
Car, nous, en France, on a écouté Robert Th. HUMBLEY, grand déconomiste, visionnaire de l'implanifiable, et aussi CUI-CUI, oracle pure-plume, annonciateur de l'impensable… Et l'on a appliqué cette loi simple du Divin Marché : la richesse, quand il y en a, c'est pour quelques-uns, quand il n'y en a plus, c'est pour tout le monde.
Donc, tout devrait être simple et cette (soit-disant-juste-chez-les-autres) crise réglée depuis longtemps dans notre beau-et-vachement-protégé-quand-au-système-bancaire-mondial pays.
Sauf que, voilà, comme disait un autre brillant éconofumiste de chez nous, Auvergnat, inspecteur des Finances, taulier de la rue de Rivoli, puis président de la Dettepublique Française et qui osait appeler un chou un chou, j'ai nommé VGE : "Vous chavez, l'économie, ch'est compliqué!"
Eh oui, l'économie, c'est comme les bagnoles: Plus c'est compliqué, plus quand ça tombe en panne on est dans la merde parce qu'on peut plus reparer soi-même.
Oui, pauvres mortels, compliquées sont les voies détournées du Divin Marché pour faire votre bonheur malgré vous et la petitesse de votre cerveau.
Mais, encore une fois, Robert Th. HUMBLEY est là!
Sur le coup, à chaud, dans le tumulte des premiers ébranlements et lézardes du grand édifice-fric mondial, j'ai d'abord pensé vous parler de la danse de saint blé à laquelle se livraient nos fiers-à-bras aux couilles d'argile. Un pas en avant, une courbette en arrière, un menton relevé, une nuque courbée servilement, une danse de la pluie des taux autour du divin Trichet… bref… pas du joli joli, mais, finalement, je n'ai pas jugé cela utile. Quand la bombe d'Hiroshima a explosé, aurait-il été sérieux de se préoccuper d'abord de ce que devenaient les puces et les blattes ?
Élargissant donc mon champ de perception et d'étude, je me suis à nouveau tourné vers les textes les plus anciens… fondateurs, fédérateurs… jusqu'au plus ancien d'entr'eux : La Sainte Bible. Et, dans la multiplication des pains, j'ai vu toute la lumière de notre beau système financier mondial.
Les pains que Jésus a multiplié, c'etaient pas des vrais, sinon, les gens qui avaient faim, ils auraient plus eu faim et alors, ils auraient plus eu besoin de croire en DIEU pour espérer, un jour, ne plus être ceux qui ont toujours faim et entrer enfin dans la maison de DIEU où il y a toujours à manger pour tous.
Eh bien, l'argent, pour les Banquiers (et leurs copains/complices dirigeants politiques), c'est pareil. Il y a deux argents :
1- celui qui sert à circuler, comme les jeans à une seule jambe d'une blague juive (pas antisémite, M'sieur Val !) – "c'est pas des jeans pour porter, c'est des jeans pour acheter, pour vendre, pour acheter, pour vendre…"
2- et celui que les banquiers, les capitalistes et leurs factotums du pouvoir politique récupèrent au passage pour eux et qu'ils transforment vite en quelque chose de vrai : Mercédes, Yachts, Villas, Iles privées, or, bijoux, grands crus…
Et voila le miracle économique dans lequel on nous a un jour plongé la tête (et avant nous à nos parents, nos grand-parents…)
Pour continuer la pensée de notre ex-Grand Argentier et Président de la Detpublique Française (qui se bat aujourd'hui contre les moulins à vents du futur) : "pour que les Franchais comprennent bien, je crois qu'il faut leur exchpliquer avec des exjemples chimples".
C'est ce que fait un film remarquable (et qui commence à se faire remarquer) :
L'ARGENT DETTE (ou les BANKSTERS), de Paul Grignon.
(DELie tes liens et clic sur l'image)
Le monde tout entier vit aujourd'hui sur une grande "chaîne de l'argent" où ceux qui sont au départ de la chaîne sont peu et gagnent beaucoup et où, à l'arrivée, nombreux sont ceux qui, même si c'est pas beaucoup, perdront tout ce qu'ils ont.
"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés."
Comme le disait le poète psyché-économiste Robert Th. Humbley : "décidemment, on ne rêve pas en chiffres".
Signé : appelez-moi Bob
Dernière minute, tout s'arrange :

06:00 Publié dans Economie, Pensées, Politique | Lien permanent | Commentaires (108) | Envoyer cette note | Tags : crise, banksters, banque, crédit
mercredi, 20 août 2008
Vacance dialectique
Or donc :« Bernard Crâne de Montgolfière, indique dans le Journal du Dimanche qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama le 20 août, mais qu'il "espère" toutefois le rencontrer lors de sa visite en France qui s'achève le 23 août. "Le 20, je ne peux pas", dit Monseigneur Bernard, ajoutant que la visite du dalaï lama est une "visite privée. Sans flonflons, ni trompettes". Dans le JDD, Mgr Crâne de Montgolfière fait savoir qu'il a appelé le dalaï lama "cette semaine au téléphone" ( sans doute après quelques SMS infructueux ), ajoutant : "Je vois mon ami le dalaï lama à chaque fois qu'il vient en France" »
Naturellement la portée planétaire ( pour ne pas dire cosmique) de ce non-événement virtuel justifie les larges et multiples colonnes qui lui sont consacrées dans la sphère médiatique, et ce avec d’autant plus de scrupuleuse rigueur journalistique que l’événement, dans son hypothétique non concrétisation, se situe actuellement dans l’état quasi limbique de la non survenue putative annoncée d’une rencontre sans objet ( ni flonflons , ni trompettes ) qui cependant , étant souhaitée, demeure espérée, pour en quelque sorte perpétuer une mondanité coutumière et qui ne peut avoir d’autre fonction ni résultat concret que, précisément, celui « d’annonce » de cette rencontre qui ..etc …
Car enfin, même si ça n’était pas dans la grotte sacrée, Ségolène Soubirous , elle, elle l’a rencontré le pote de crâne de montgo , et même que ça l’a toute retournée, vu qu’avec ses lunettes et sa coupe ultra rafraichie, il ne ressemblait pas du tout à la sainte vierge, du moins telle qu’elle se l’imaginait, bien qu’au fond le résultat fut à peu près le même. Elle a même failli en pondre un nouveau néologisme de son cru : la karmitude , mais sans doute l’émotion ou le thé au beurre de yack rance, bref ... c’est pas sorti ( ça n'est que partie remise).
Alors, bien sur, on sait tous qu’à l’instar des autres repentis du PS, Bernard alias Sa Boursouflure est un spécialiste , un genre de pointure dans sa branche, et notamment , comme qui dirait un docteur ès Tibet et dalaï lama réunis, vu qu’il a lu ( et forcément révisé dernièrement) « Tintin au Tibet », bien noté (en cours de soutien avec attali et yade ) les bévues ( du Capitaine) à ne pas reproduire, et qu’il se gardera donc bien de souffler dans la grande trompette, comme il sait qu’il ne faut surtout pas donner du « grand mogol » au monsieur ratiboisé à lunettes, toge romaine et sourire bienveillant , fut-il dépourvu ( en toute simplicité) de son grand bonnet en vrille et de son aéropage ( Mathieu Ricard ayant, depuis ses premiers signes de sciatique, renoncé à porter seul le palanquin) , et pour tout dire : qu’il sait quand même faire la différence entre le mandarom et le pape des chortens ( toujours les passer à gauche !) .
Eh bien la réponse est finalement assez décevante dans sa prosaïque simplicité : « C’est le boulot … » eh oui , le boulot : les cadences infernales du Quai d’Orsay … car voyez-vous , le 20 août , ça tombe mal, c’est pas possible, le carnet de rendez-vous est plein de ratures mais pas moyen de caser ce vieux pote de Tenzin Gyatso.
Malgré qu’il en ait Sa Boursouflure ne pourra pas prendre une chopine ( de thé au beurre de yack rance ) avec Sa Sainteté comme ils ont pourtant l’habitude le faire « Sans flonflons, ni trompettes » … depuis qu’il se connaissent .
Faut dire qu’en ce moment, pensum européen oblige, il rigole pas avec Bouffon : entre la cuisine chinoise ( comprennent rien à la fine diplomatie ceux-là !) et les salades russes à la sauce georgienne, pas moyen de se couler une petite semaine de vacances tranquilles . Sur qu’au Kossovo c’était peut-être pas le fort de Brégançon mais c’était plus coule.
Bon, abrégeons … pourquoi donc ce nième non évènement fumeux devrait-il retenir notre attention ? Eh bien précisément par ce qu’il in-carne un (possible) retour de la dialectique. Je le dis rapidement et je renvoie (les amateurs) pour plus de détails aux saines lectures sur la question, la négativité donc , par conséquent la dialectique, et en prime la production symbolique inhérente à tout ce qui peut faire sens.
Je laisse la conclusion au Capitaine, qui une fois encore parle d’or et trouve la meilleure réponse au problème( et au grand précieux)l.
Urbain
07:00 Publié dans International, Pensées, Politique | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : kouchner, dalaï lama, diplomatie, dialectique, art de la dialectique, capitaine haddock
dimanche, 13 juillet 2008
Le quoi ?

Maurice Szafran, dans la rubrique « notre opinion » du Marianne N°583, écrit : « Et s’y, à bien y réfléchir, le sarkozysme, c’était avant tout une manière de se comporter, d’exhiber et de s’exhiber, d’effacer les frontières, toutes les frontières, droite-gauche, privé-public, intérêts collectifs et individuels ? Dans ce contexte, l’intimité ne peut plus être une valeur en soi, puisque le mélange des genres vaut pour règle de vie. »
Voilà encore une analyse qui à trop vouloir, en quelques mots, circonscrire un sujet à sa part justement exhibée, escamote son contrepoint, ce qui le surplombe et l’initie.
Si l’exhibitionnisme est avéré, si la volonté de confusion des limites, des camps est évidente, elles ne sont que des os à ronger offerts aux médias qui ne travaillent que cela : ce que l’on voit, ce qui est donné à voir et ce qui leur permet de se (re)positionner. Plus que jamais, les médias s’attachent aux images, dans tous les sens du terme. Ils regardent les images fournies (par eux-même). Nulle surprise de voir l’attachement que le pouvoir montre à s’emparer (un peu plus encore) des organes qui montrent, qui sont censés montrer ce qu’il se passe.
Le sarkozysme ne serait finalement que confusion et effusion. Une explosion des catégories, une partouze.
On peut alors multiplier à l’envi les variations du même tonneau ; des analyses mode, des visions pop.
Le sarkozysme est une tendance fringues et attitude pour les temps modernes :
http://www.rue89.com/2008/06/
Le sarkozysme, c’est queer.
Le sarkozysme, c’est la déterritorialisation et la reterritorialisation.
Le sarkozysme est transgenre.
Le sarkozysme fait rhizome.
Le sarkozysme, c’est la vie.
C’est Psy-show, le Loft, Strip-tease… C’est le on et le off, le in et le out, le vrai et le faux, le corps et l’esprit, pile et face, champ et contre-champ, Belle et Sébastien…
Le sarkozysme est post-tout.
Si le sarkozysme est un exhibitionnisme, l’anti-sarkozysme n’est qu’un puritanisme. L’opposition n’aurait alors plus d’autre fonction que celle de s’émouvoir face à tant d’impudeur, de cet effacement des bourrelets, de se repaître (secrètement) de la vérité de ces corps enfin dévoilés… Et le journaliste ne fait finalement que son boulot de mateur expert.
Tout cela ne mène nulle part. Si ce n’est à l’idée imposée d’irréductibilité de la situation. Tout est là, nous dit-on, sous nos yeux ; il n’y a pas à relever, à penser puisque tout est visible, déployé.
C’est évidemment une construction. Le silence est toujours là, le mensonge ne s’est pas évaporé, la diversion prévaut plus que jamais. Il n’y a pas de mise à nu. La « politique » en action reste régressive ; elle exclut, rejette, cache, ment, cloisonne, corrompt. Elle vient de loin.
Quelque chose se passe encore dans les usines, dans l’entreprise, dans les écoles, dans les centres de rétention, aux frontières, dans les associations, dans le pouvoir en place, dans les rues, dans les commissariats, dans les banlieues, dans les ports, sur la Méditerranée, en Afghanistan, en Europe, en Afrique, en Chine, dans les prisons, dans les têtes, dans les corps, dans la théorie… Quelque chose qui n’est pas le « sarkozysme ». Tout ceci relève plutôt de l’assujettissement opéré par l’idéologie dominante, les dispositifs classiques de l’oppression et de leur occultation par le bourdonnement généralisé. Il y a là des tensions, des coupures, des réponses. Du mouvement…
La vérité est quelque part dans tout ça. Ce sont tous ces lieux qui doivent se réactiver et venir parasiter la marche monotone du pouvoir. C’est dans ce qui « n’existe pas » (car ni montré, ni vu, ni ressenti, ni même imaginé ; surtout pas) que se concentre ce qui peut être, ce qui doit jaillir. Le « sarkozysme » n’a rien à voir là dedans , il n’est ni une vérité, ni une audace ni une synthèse. Ce qui compte, ce n’est pas le sarkozysme ou l’anti-sarkozysme, deux illusions, mais c’est la machinerie qui soumet, qui se soumet et dont sarkozysme et anti-sarkozysme sont deux molles émanations spectaculaires.

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19:24 Publié dans Pensées, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (79) | Envoyer cette note | Tags : sarkozysme, szafran, spectacle, mode
jeudi, 26 juin 2008
Mais qu’est-ce qu’on attend ?

" Pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d'organisation du temps de travail en 4X8 et ses contreparties ? Oui ou non. "
Voilà bien une question intéressante.Question dans laquelle la réponse est contenue.
Nous pourrions décliner cette question sur les différents thèmes qui défrayent les chroniques médiatiques.Ainsi sur les retraites nous verrions bien : " Acceptez vous de cotiser plus longtemps en payant plus cher et en touchant des retraites moins élevées pour éviter de ne rien toucher du tout ? "
Sur l’assurance maladie : " Acceptez vous que les malades et les pauvres payent leurs médicaments plus chers et soient moins bien couverts tout en conservant le niveau de vie des médecins ou que la sécurité sociale fasse faillite ? "
Sur l’école : " Acceptez vous que nous réduisions les heures de cours et que nous supprimions des postes pour favoriser certains établissements au détriment d’autre par la destruction de la carte scolaire ou préférez vous un enseignement médiocre pour tout le monde ? "
Voilà bien la démocratie dans la bouche des puissants : " tu préfères crever à petit feu ou qu’on t’exécute tout de suite sale pauvre ? "
N'est il pas beau le choix libre offert aux citoyens de ce pays ? Car nous y sommes dans le chantage permanent pour justifier la destruction de notre civilisation et de notre modèle solidaire et fraternel.
La question : " Pour la sauvegarde de votre emploi, acceptez-vous le changement d'organisation du temps de travail en 4X8 et ses contreparties ? Oui ou non. " a été posé aux salariés de l’usine Goodyear d’Amiens.
Et pour ceux qui se posent la question " que faire ? " je signale que de courageux syndicalistes ont répondu.
Mercredi 18 juin 2008, une vingtaine de salariés de l'usine Goodyear d'Amiens dont des représentants syndicaux - ont fait irruption dans le bureau des ressources humaines de l'usine et se sont emparés des enveloppes et du matériel de vote qui devaient être expédiés dans la journée aux 1400 salariés, dans le cadre d'une consultation par correspondance sur l'organisation du travail. Les employés ont ensuite brûlé le matériel de vote sur le parking de l'usine.
Il ont foutu le feu à cette ignominie et ils ont eu raison de faire cela. Car le chantage à l’emploi et le mensonge doivent être combattus.
Et parlons aussi de l’incendie du centre de rétention de Vincennes. Foutre le feu pour purifier l’atmosphère nauséabonde qui nous empêche de respirer, les pauvres diable que l’on désigne sous le vocable atroce de " sans papiers " y ont également eu recours. Ils ont foutu le feu à leur centre de rétention ou l’ignominie ne connaît plus de limite et ou l’humanité des gens détenus est bafouée, évidemment bafouée, inéluctablement bafouée ! Vivresans papiers n’est ce pas être sans droits ? Il faut lire les témoignages des détenus pour comprendre que l’horreur est là sous nos yeux. Ici
Foutre le feu, foutre le feu cela ne vous rappelle rien ?
Moi je pense tout de suite au groupe NTM et à leur morceau " Mais qu’est ce qu’on attend ? " Et je ne peux résister à vous citer ce passage :
" Ouais ! Notre tour est venu, à nous de jeter les dés
Décider donc mentalement de s'équiper
Quoi t'es miro, tu vois pas, tu fais semblant, tu ne m'entends pas
Je crois plutôt que tu ne t'accordes pas vraiment le choix
Beaucoup sont déjà dans ce cas voilà pourquoi cela finira dans le désarroi
Désarroi déjà roi, le monde rural en est l'exemple
Désarroi déjà roi, vous subirez la même pente, l'agonie lente
C'est pourquoi j'en attente aux putains de politiques incompétentes
Ce qui a diminué la France
Donc l'heure n'est plus à l'indulgence
Mais aux faits, par le feu, ce qui à mes yeux semble être le mieux
Pour qu'on nous prenne un peu plus, un peu plus au sérieux "
Vous pourrez retrouver ce morceau et ses paroles ici
Que Dieu me pardonne.
ODM.
19:00 Publié dans Pensées, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (70) | Envoyer cette note | Tags : grèves, goodyear, sondages, centres de rétention, sans papiers, syndicats, révoltes
samedi, 07 juin 2008
ARYTHMIES

L'optimisme ou le besoin d'espoir de l'un balance le pessimisme ou le désespoir de l'autre.
La foule est galvanisée par la haine ou l'amour.
Croire.
Le temps de croire, le temps d'espèrer, le temps de réaliser, le temps de déchanter, le temps de croire à nouveau.
Un rythme.
Différent pour chacun d'entre nous, des interprétations, des visions, des attentes démultipliées par le nombre.
Le temps de la croyance se déroule, s'arrête, dégénère, se régénère.
Substituer Dieu ...
S'accrocher à ... du mieux pour les autres ou pour soi...
Chercher la main, l'esprit qui guide.
Un piège constant.
Comment croire en un seul homme ?
La soif d'immortalité étanche tous les hommes par l'élévation d'un seul.
Le seul se trompe, le nombre s'est déjà fourvoyé.
Et pourtant, l'enrichissement n'est-il pas lié au nombre, aux échanges ?
Les Hommes ont besoin les uns des autres.
Le temps d'y croire.

"La mutation du capitalisme qui vient d'avoir lieu nous oblige à repenser de fond en comble la question de la démocratie. Nous vivons le paradoxe d'un monde plus fluide, plus ouvert, plus libre, mais aussi plus divisé, plus inégalitaire, plus féroce qu'il ne l'a jamais été. Or, la plupart des paradigmes théoriques et critiques dont nous disposons ne rendent pas compte de cette double réalité.
Pour comprendre ce monde, il faut s'adosser à l'idée que le politique s'inscrit directement dans les corps, le langage et le social, qu'il en détermine les rythmes. On voit alors que les nouveaux modes de domination ne passent plus par des effets systémiques, ni par des disciplines, mais s'expriment plutôt à travers des techniques rythmiques fluides, qui affaiblissent les forces contestataires, diluent les résistances et démultiplient les formes de vie tout en les vidant de leur puissance d'agir et d'exister."
Pascal Michon
Faut-il comprendre la musique pour l'apprécier pleinement ?
A cette question, Olivier Messiaen aimait à répondre : « Il suffit d'écouter... Pour certaines de mes oeuvres, si l'on n'est pas croyant, pas ornithologue, si l'on aime pas la couleur et que l'on a pas le sens du rythme, il y a des choses qui échappent. Mais il y en a d'autres qu'on entend..."

07:00 Publié dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : pascal michon, messiaen, delaunay










