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lundi, 24 août 2009

pie - wheel (big adventures)

 

 

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Non pas que ce soit particulièrement passionnant, mais c'est suffisamment cocasse pour être relaté. Par ailleurs, je ne vois vraiment pas bien à qui je pourrais en faire part, sans qu'on prenne un air éberlué ou qu'on me fasse la leçon... Je me répands donc ici ; en m'excusant par avance auprès des provinciaux qui pourraient se sentir exclus. 

Hum... j'en reviens à mon histoire de Vélibs (cf. épisode précédent - "égare - avoue"). Eh oui : en-côôô-re !!! Mais, comme disait l'autre : "Attends ! attends ! tu vas encorrre te marrrrrer" :-D

C'est que j'avais parqué le Vélib', rue B., sans l'avoir utilisé pendant une dizaine de jours. C'est alors qu'un beau matin, je l'ai retrouvé... les pneus crevés ! Oui-da, vous avez bien lu ! Non pas : "le pneu avant" ou "le pneu arrière" dégonflé, mais bien les deux ! Bien sûr, on pourra toujours trouver des raisons scientifiques : des causes météorologiques, des petits rongeurs, des galopins, etc. Je vous avouerais que je n'ai même pas cherché à savoir...

Mais bon, je ne m'en suis pas formalisé, et l'ai laissé attaché dans cette fameuse rue B. Ironie du sort, quelques jours plus tard, comme je traînais dans le coin, je tombe sur un autre qui se trouvait au beau milieu du trottoir ! Un autre Vélib' donc ; pas attaché ! Et personne pour le surveiller. Considérant qu'il est abandonné - puisque personne ne vient protester -, je l'enfourche ; et fais un petit tour avec.

Immédiatement, je songe à récupérer mon antivol qui ne sert plus à rien sur l'autre. Oui, mais pas question de m'afficher à côté des deux engins en même temps. Ainsi, je me range à une cinquantaine de mètres, et reviendrais le reprendre une fois la chaîne dans mon sac. Je retourne donc dans la rue B. pour détacher le Vélib' crevé, et reviens sur mes pas. La chose faite, j'effectue mon trajet pour rentrer. A destination, j'attache ce nouveau Vélib' dans la rue D. Comme je n'en ai aucun besoin pressant, je l'y laisse un bon petit moment...

Or, l'autre jour, au moment où je voulais l'utiliser, je le retrouve, certes, à sa place, mais avec la chaîne... sectionnée ! Pas entièrement, car le matériel est solide. Bien sûr, on pourra toujours me rétorquer que c'est l'usure, ou tout ce qu'on voudra... N'empêche que l'antivol était pratiquement neuf ! Et, l'incise est trop nette : la personne n'avait donc pas eu le temps de finir son ouvrage. Probablement un "jeune de banlieue", assez perturbé mentalement, puisque, même pour se dégourdir, il n'avait rien trouvé de plus malin à faire que de vouloir subtiliser un Vélib'... trouvé ?!!! Il y a vraiment des fêlés, non ? Non-non...

Mais, bon, je détache l'engin, comme si de rien était. Puis, en roulant quelques mètres, je m'aperçois à présent que le pneu arrière est quasi déglonflé ?! Mais, il en faut un peu plus pour me décourager. Je continue alors mon chemin. Le trajet terminé, je l'attache pour une éventuelle utilisation ultérieure, dans la rue V. Quelques instants après, alors que je traînais avant de rentrer à domicile, à une centaine de mètres de là, dans la rue A., je trouve à nouveau un AUTRE Vélib'... qui n'est pas attaché ! Véridique : je le jure !

Bah, vous commencez à connaître la musique... J'essaie voir s'il est en meilleur état que le précédent. Ce qui est le cas. Mais, comme les deux véhicules sont trop proches l'un de l'autre pour que je fasse la substitution, je me range non loin de là, etc., etc. En tournant dans le quartier, je trouve une rue où j'aperçois au loin un Vélib' près d'un poteau de signalisation. Je décide de mettre celui que je viens tout juste de trouver à côté. En m'approchant du poteau... bingo ! je constate que celui-ci est également disponible ! Nan mais, je rêve : il y a une distribution gratuite, ou bien ?!!!

Premier réflexe, le tester pour voir s'il n'est pas de meilleure qualité, et tout le toutim. Mais, là, manque de bol : en le faisant rouler sur deux mètres, le vélo branle du "guidon", si je puis dire. On ne peut pas gagner à tous les coups :-D Je le remets à sa place, et change de coin pour ranger celui que j'utilise, en me rendant dans la rue G. Puis, je retourne à la rue V. pour récupérer - deux points pour ceux qui suivent - pour récupérer... hein ? hein ?!!! non, tout le monde est largué ? mon antivol... endommagé, bien sûr ! Ceci fait, je décide quand même (et je n'étais pas particulièrement obligé ; nan, passequeu il y en a pour dire que je suis légèrement cynique) de mettre le Vélib'-au-pneu-arrière-dégonflé à la place de celui que je venais de trouver à une centaine de mètres, dans la rue A. Il me restait plus qu'à attacher le petit dernier... Voili-voilà.

 

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par Albin Didon.

jeudi, 27 mars 2008

À Perpignan, c’est chaud, c’est sette, c’est chaussette…

 

3891cd2cd8610b2e8d1c01534944a13a.jpgLe dimanche 16 mars, j’étais dans un bureau de vote, à Perpignan, à attendre les résultats de l’une des candidates en lice pour les cantonales. J’entendais en fond sonore s’égrainer les noms d’Alduy (UMP) ou d’Amiel-Donat (PS) depuis le bureau voisin.

bceb1d119661ff2a0d653c54ef6e345f.jpg« Ma » candidate a soufflé le canton au gazier IOUÈMPI.

Les Municipales, quant à elles, ont basculé, dans un drôle de coup de théâtre…70295a4a9eb01d8bae1b2747d5d36ef3.jpg

Le dimanche 16 mars, j’étais bien loin d’imaginer la folle semaine qui allait s’ensuivre, après que fut mis en garde à vue Georges Garcia, dit « l’homme aux chaussettes sales ».
 

d7af75a00593abc043fe17c9bd630779.jpgManifestations, tous les soirs, à 18H00, devant la Mairie, puis la Préfecture (le Préfet ayant validé cette élection municipale – en représentant de l’État, que pouvait-il bien faire d’autre ?), conférence de presse, recherches nuit et jour sur la base des listes d’émargements, témoins du flagrant délit dans le bureau 4 (sur 66) à écouter, les membres de la liste dite d’opposition ont eu fort à faire pendant ces derniers jours. Le recours en invalidation de cette élection a été déposé vendredi 21 mars en fin de journée.959e71e7f7ff36f5a5e2f42e2c6518e7.jpg

Les médias locaux et nationaux n’ont eu de cesse de relayer les événements et/ou de venir sur place à la recherche de quelqu’un qui serait assez courageux pour dire ce qui n’avait pas encore été dit.

8f8d8fe60187a4301fd8ab5ad91bdd87.jpgLe plus étrange dans cette histoire, c’est le fait que personne n’ait remis en doute que la tricherie avait eu lieu en « faveur » d’Alduy. Comme une évidence. Même lui n’a pas remis en cause cette affirmation. Comme une évidence. Aujourd’hui, il a quitté la ville pour quelques jours, en vacances dit-on… Soit. Grand bien lui fasse.0e91b63323f9da1c9437a9b97f484621.jpg

Après avoir défrayé la chronique en 2005, au mois de mai précisément, avec les émeutes qui avaient secoué la cité, la ville de Perpignan a désormais pour symbole une chaussette. D’ordinaire, ça tient chaud une chaussette, ça peut même être jolie… Hélas, celle-ci dégage une odeur nauséabonde, une odeur qui laisse apparaître en transparence les dysfonctionnements de notre Démocratie, les manœuvres – plus ou moins réglementaires - de ceux que l’on appelle les élus afin de conserver cette chose qui tue tout : le POUVOIR (the POWER en angliche).

865e5c4bd63c39b7a2482fff0d8d9030.jpgJe ne fustige pas ici seulement les représentants de l’UMP, ce serait trop simple… Je crains que ces dysfonctionnements n’existent à bâbord comme à tribord. Tout le monde le sait et, pourtant, nous continuons toutes et tous… Oui, nous continuons notre route, malgré nos cris, nos paroles, nos écrits qui disent combien nous condamnons le mensonge, la magouille, les faux-semblants…

J’espère juste que le bruit que nous faisons, chacun dans son coin ou ensemble, fera suffisamment trembler les murs de la citadelle pour que les fissures s’élargissent et qu’un jour, la lumière puisse s’y frayer un chemin et ragaillardir la mine de la République, bien pâlote depuis de trop nombreuses années…

 

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Laflote

 

Merci à Dydem pour son illustration originale. Clic sur Dydem pour découvrir son blog et Mr Mr. clic aussi sur Mr Chaussette.

 

lundi, 17 mars 2008

Le paysage politique après les municipales et cantonales

free music
                                              
55a9e854cc38b22768c1cf45bbbad61d.jpgAu lendemain des élections « locales », l’incertitude semble avoir en partie changé de camp. Une droite fragilisée, une gauche ragaillardie qui fait mieux que combler le retard pris sur la droite en 2001. Un Modem mis au pied du mur de ses contradictions internes. A ne pas vouloir choisir entre la droite et la gauche, il a donné une image de lui d’un détestable opportunisme le conduisant à des alliances au cas par cas. Un parti patchwork dont on voit mal quelle ligne cohérente pourra se dégager de cet amalgame de sensibilités différentes, sauf à ce que les clivages partisans disparaissent du paysage politique français au profit d’embrassades sans fin entre les tenants de diverses familles politiques allant ensemble aux élections, gouvernant ensemble par la suite. Un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres. Un peu à l’instar de la bizarrerie que pourrait recéler le mot d’ordre : «patrons, salariés tous unis pour un même combat».

Au-delà des jeux partisans, cette poussée de la gauche permettant un rééquilibrage entre deux majorités légitimes, l’une à l’échelle centrale, l’autre à l’échelle des collectivités territoriales, mais toutes deux nationales, est une vraie chance pour une réforme concrète de nos institutions. Une réforme qui ne soit pas issue de la volonté d’un seul et concoctée par un comité d’experts, mais une réforme qui soit la conséquence directe de la volonté du corps électoral. Une volonté dont on peut trouver l’expression peut-être contradictoire, mais néanmoins dont nul ne peut contester la souveraineté.

Cette chance n’est autre que la possibilité pour la majorité de gauche dans les territoires de faire entendre le pouvoir des institutions locales de mener une politique qui soit conforme aux engagements pris par ses candidats, sur la base d’une plateforme commune, et qui a reçu l’aval des citoyens. Une politique qui certes, n’a pas pour objet de mettre systématiquement en échec le pouvoir central, mais qui néanmoins, entend ne pas effacer ses propres priorités, choisies par les électeurs, derrière les réformes voulues par le pouvoir central et l’Assemblée Nationale, dépourvue d’autonomie par rapport à celui-ci. En somme, les collectivités territoriales sont en mesure de jouer le rôle auquel le Parlement a renoncé depuis bien longtemps.

Mais, spécificité des institutions locales, ce rôle ne peut être pleinement vécu que si une authentique démocratie locale est mise en place, qui associera plus étroitement les citoyens au processus de concertation et de décision sur les affaires les concernant. On le voit, cette contrainte structurelle indispensable au renouvellement du jeu politique local, inscrivant des décisions locales dans une logique plus large, ouverte sur les enjeux nationaux qui sont déclinés à l’échelle locale (logement, emploi, environnement, santé…) et sur les opinions, les suggestions, les évaluations des citoyens, est une opportunité de redynamiser la vie politique dans son ensemble et le rapport des citoyens à la politique.
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Au sens où des citoyens écoutés, appelés à se prononcer sur les mesures envisagées en son nom par des élus locaux, dans un cadre de proximité, peuvent jouer le rôle de boîtes à idées, mais également de co-pilotes du développement local et de l’aménagement du territoire. Cette implication des citoyens dans la gestion de leurs affaires est une occasion de casser la pratique qui consiste à ne s’adresser qu’aux experts et à tenir en lisière ces foules inquiétantes et désordonnés que sont les « particuliers » censés n’avoir d’yeux précisément que pour leurs seuls intérêts privés. En même temps, c’est une façon de faire comprendre aux citoyens les contraintes des politiques, et aux politiques d’écouter l’expertise prosaïque des citoyens, dont la mobilisation compétente dans le cadre des enquêtes publiques, par exemple, a montré le degré de savoir et de savoir faire dont ses membres peuvent disposer sur des sujets précis.

C’est le défi qui se pose à la gauche de contribuer à faire naître une démocratie de concertation la plus ouverte possible aux intérêts variés qui peuvent se manifester sur des sujets d’intérêt général, y compris sur la forme que les mesures prises au niveau du pouvoir central doivent prendre pour s’adapter aux contraintes mais aussi aux exigences locales. Tant il est vrai qu’une loi a besoin d’être interprétée pour être appliquée. Et que cette interprétation n’est pas seulement technique, mais aussi bien politique. Il s’agit de faire des choix, de prendre en compte les contingences, les spécificités du terrain. Le tout ayant forcément des incidences locales mais également nationales.

7236cb6c53b396a7c5e3bbdce0b2e5da.jpgC’est une piste pour rapprocher la politique de ceux pour qui et au nom de qui elle est faite. Afin que les intéressés puissent être acteurs et non pas seulement observateurs passifs des choix de quelques-uns. A cet égard, l’inquiétant cavalier seul d’un Président de la république décidant de tout à la place de tout le monde, sans aucun contre-pouvoir et asphyxiant la vie politique nationale par sa seule dynamique a montré le risque réel que pouvait représenter le pouvoir central sur la vie politique nationale. Le résultat de ces élections a permis d’entamer une nouvelle page visant à corriger ces excès.

Souhaitons que les personnes investies d’une autorité publique par leurs concitoyens sauront être à la hauteur de cette nouvelle donne qui se profile pour le pays.

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vendredi, 14 mars 2008

Le désespoir des singes ¹.

free music

 

Je ne sais si vous ressentez la même chose que moi, mais le spectacle de ces municipales me laisse un arrière goût d’amertume… Je ne saurais expliquer ce malaise mais la multiplicité de comportements cent fois observés, des mêmes erreurs commises sans cesse, de résultats de quelques communes parfois si incohérents et inexplicables dus à l’habitude, au manque de courage et à la paresse intellectuelle, me navrent et montrent à l’envi que nous sommes devenus un vieux pays conservateur et peureux.

Mélancolie...

La communication sur les grands médias, n’évolue pas. Des journalistes si routiniers et conformistes qu’on pourrait enregistrer leurs questions convenues 10 ans à l’avance et les repasser lors de chaque débat post électoral sans que quiconque ne s’en aperçoive ! Les concours de langues de bois, les faux sourires " colgate ", même si on prend une raclée monumentale, les slogans mille fois répétés sur mille médias différents qu’on parcourt en boucle, discours minimalistes pondus par des conseillers en communication aussi stériles et peu imaginatifs que les Partis politiques actuels !

Désespérance...

bf6d835d298061e2952f5abd3e3009de.jpgBref tout ça pour dire, que la médiatisation de ces Municipales 2008 m’a gravement fait chier. Et ce n’est rien de le dire… Ce n’est pas qu’une impression car autour de moi, j’ai observé une indifférence à peine polie. Il suffit d’ailleurs d’observer le taux d’abstention pour le comprendre ainsi que la relative stabilité des équipes sortantes dans les petites et moyennes communes, résultat d’une impuissance apathique et routinière. On a parfois l’impression qu’une élection municipale tous les 30 ans suffirait, vu le manque de renouvellement des équipes ! Bien sûr, il ne faut pas généraliser, certains me diront qu’il y a eu quelques changements dans certaines villes moyennes, mais ce n’est tout compte fait, que l’arbre qui cache l’ours !

Tenez, je vais vous soumettre le cas d’une élection municipale " dite démocratique " dans un petit village que je ne connais que trop bien… Le maire qui était complètement absent et inexistant depuis 3 ans, a trouvé le moyen de faire élire, avec 72 % minimum, son frère avec un groupe de conseillers municipaux dont la plupart sont domiciliés à 70, voire 1000 kms du village ! Comment ne pas voir une perversion de la démocratie. Et savez vous pourquoi cette équipe a réuni tant de suffrages ? Parce que ces édiles fort bien placés socialement, l’un dans une grande compagnie nationale d’énergie et l’autre dans la gestion d’un aéroport national, ont fourni entre 12 et 15 emplois à certaines grandes familles du bourg et ont donc obtenu les voix de nombreux électeurs. C’est la pure définition du clientélisme ! Ajoutez à ceci que 160 électeurs vivent toute l’année dans la commune et que 320 électeurs qui paient des taxes foncières habitent partout sauf au sein de leur village (à part pour les vacances, et encore…) mais sont inscrits sur les listes électorales : vous imaginez la haute portée démocratique d’un tel suffrage ! Tout ceci, bien entendu, dans la plus parfaite légalité…

Abattement...

Et je ne parlerai, ni des résultats, de Levallois, sans commentaires, du Languedoc avec l’effet Frèche, de Meaux avec Super Copé (maire, avocat, député, chef du groupe UMP à l’Assemblée, père de famille), de Marseille avec la 3ème république clientéliste, chenue et démagogique au pouvoir, de Toulouse où l'on ne sait plus qui est avec qui et qui est contre qui est avec qui, ni des atermoiements d’un nouveau parti girouette qui a la faculté inouïe d’indiquer quatre directions différentes de vent au même moment, ni les mêmes visages bredouillant les mêmes discours médiocres, éculés et hors du temps.f41e943be1ef77ed56133ed4bced8c8c.jpg

Je commence à détester l’immobilité de la société française qu’on sent se scléroser, se rigidifier de plus en plus au fur et à mesure que ses habitants prennent de l'âge et que ses vieilles élites médiatiques, politiques locales et culturelles s’accrochent désespérément aux branches…

Mélancolie et désespérance...

Jeunes, moins jeunes, femmes et hommes de bonne volonté, il est grand temps de se munir de scies ou de tronçonneuses pour élaguer les vieilles branches et permettre l’apparition de nouveaux bourgeons prometteurs ! Dépêchez vous, il ne vous reste qu’une journée avant longtemps… Y aurait il encore un souffle d'espoir ?

Post scriptum : Nous sommes jeudi et je viens de lire un article sur le "Canard enchaîné" qui ressemble légèrement à mon texte en ce qui concerne la prestation post-électorale des politiques UMP à la télévision... Je signale que j'ai écrit ma contribution le mardi, suite à un commentaire que j'avais fait le lundi à 13h 40... Il n'y a donc pas pompage puisque le "Canard" paraît le mercredi ; Si tout le monde voit le renard dévorer des poules dans la cour, il est évident que chacun va raconter la même version...

On apprends d'ailleurs sur cet hebdomadaire du mercredi que le chef d'orchestre et instigateur de cette mise en scène télévisuelle ratée du soir des élections n'est autre que M. Julien Vaulpré, conseiller opinion de M. Sarkozy et ancien de Coca Cola... On pourrait suggérer au Président de la République, après un pareil flop médiatique, de mettre le sieur Vaulpré au vert, s'il ne veut pas terminer son quinquennat au ras des pâquerettes, le nez dans le gazon...

¹) Merci à Gala et Nef pour le titre hautement symbolique dépeignant l'extrême conservatisme de toutes les strates sociales de notre pays.

 Cui cui

lundi, 10 mars 2008

Les municipales... Et après ?

De nombreuses réserves accompagnent le succès, ou demi-succès de la gauche institutionnelle au soir du premier tour des élections municipales et cantonales.

La première d’entre elles étant l’équivoque qui depuis les présidentielles entoure le PS comme un nuage toxique attaquant ses lignes et désorientant ses troupes, laissant l’électeur déconcerté. Un nuage qualifié d’« ouverture » par ses partisans et de débauchage éhonté par ses détracteurs. L’ouverture est malsaine lorsqu’elle consiste à débaucher des gens du camp d’en face pour les faire travailler à la gloire du camp (provisoirement) victorieux. C’est un très mauvais coup porté à la cohésion des rangs, elle-même associée à une ligne politique claire et susceptible de recueillir l’assentiment du citoyen lambda mué en petit soldat des urnes.

Depuis les présidentielles, les sympathisants de gauche ont vécu cette vente à la découpe du noyau incompressible de l’identité de gauche, accomplie tant par les transfuges, que par la droite, que, et c’est le plus désolant, par les caciques du PS. Ces derniers s’entre-déchirant dans un concours de beauté où le plus libéral semblait devoir décrocher la timbale de la « modernisation » (autre mot piège) du PS et, pourquoi pas, de la gauche bien pensante. Une «rupture» qui se traduirait par un rapprochement des lignes du PS et de l’Ump sur un certain nombre de thèmes (sécurité ; valeur travail…). Perspective qui est, semble-t-il, plébiscitée par une partie de l’électorat, déboussolé de cette formation éclatée et dont la référence plus ou moins revendiquée à un libéralisme musclé tient lieu de ligne de rassemblement à ses dirigeants par ailleurs très hostiles les uns aux autres.

N’a-t-on pas été jusqu’à entendre la Maldonne des sondages réclamer une alliance nationale PS-Modem pour le second tour ? Ce qui augure d’une réforme du parti qui tire à droite. Pour tout ceci, les résultats de ce premier tour n’incitent pas à éprouver une joie sans nuage.

Et cependant, on doit tout de même admettre l’intérêt de cette remontée en puissance de la gauche, avec à côté d’elle l’arrivée encore timide d’une nouvelle force à sa gauche, quant à la symbolique de la reconquête possible qu’elle induit chez les citoyens de cette famille politique.
On peut sans doute y voir l’effet inverse de la lamentable période de basses eaux que les élections présidentielles et législatives ont pu provoquer au sein de cet électorat. A entendre les leaders du PS hier, on ne pouvait manquer d’être agréablement surpris par la reprise dans leurs propos de l’ensemble des thèmes d’actualité politique et sociale qui sont au cœur des préoccupations desFrançais, et surtout des plus modestes, et qui sont le fond de commerce un temps oublié par ses élus de la gauche dans sa globalité. C’était un peu comme si les responsables de la gauche institutionnelleavaient ouvert le journal avant-hier, pour la première fois de longs mois voire années, afin de prendre connaissance de la situation que vivaient leurs concitoyens. Et là, miracle. Ce parti sans idées trouvait devant lui un cadre tout prêt à l’emploi qui, le hasard faisant bien les choses, s’articulait comme tout naturellement avec ce qu’il est censé défendre : une société pour tous, une solidarité réelle, des institutions au service de l’intérêt général. Bref, tout ce que le pouvoir de droite avait passé par pertes et profits, profitant d’une intense préparation des esprits sous la gauche comme la droite, tendant à faire passer la solidarité pour de l’assistanat et les personnes en difficulté pour des profiteurs du système.

Maintenant, la question se pose de savoir si cette prise de conscience de ce grand amnésique qu’est le PS sera durable ou simplement éphémère ? Plus concrètement, la promesse, lancée par certains leaders de gauche, de faire des collectivités locales, plus qu’un simple contre-pouvoir, mais un véritable pouvoir initiant une politique qui soit en mesure de proposer une résistance voire une alternative – évidemment en tenant compte des moyens limités des collectivités territoriales – à la politique de casse de la droite, sera-t-elle davantage tenue que celle qui voulait faire des régions les laboratoires d’une politique de gauche ?

Nous avons quatre ans pour en juger. Espérons que quelques mois ne suffiront pas pour constater, une fois de plus, que cette perspective a été jetée aux oubliettes, comme les précédentes.
       
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