lundi, 26 juillet 2010
2017 ou la fantastique épopée de l'Hadopi 5.0 !
Ce billet est une rediffusion réactualisée d'un billet ancien. Le sujet toujours d'actualité m'a semblé intéressant. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles.
Lundi 26 juillet 2017
BILLET D’HUMEUR
Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 5.0 !
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Mentions légales obligatoires (loi du 25 mai 2017)
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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".
- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse pour cheveux - colori queue de renard - de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *
- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 1er juin 2017.
- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 autorisée le 29 mai 2017 pour 6 mois par le Collectif des NRV.
- Auteur : Dominique Susini
- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau
- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)
- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 9 juin 2017) valable jusqu'au 28 décembre 2017 pour l'auteur du billet.
- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 2 juin 2017)
- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann
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Salut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2010 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.
Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 juin 2017) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.
Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue V, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.
Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...
Que Dieu et le Président vous gardent !
Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !
* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.
Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°5, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 5.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Hadopi étendue n°5 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.
Son Excellence Éric Woerth, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
06:00 Publié dans humour, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : loi hadopi, anticipation, humour, censure, internet, régulation
mercredi, 21 juillet 2010
" Le Monde " à l'envers ou la dégringolade d'un titre de Presse prestigieux.
Amis d'Internet, j'ai beaucoup ri !
Hier, le Monde.fr titrait glorieusement :
"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"
Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !
Après tout, pourquoi pas ?
En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !
Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.
1er élément.
L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.
Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française, on tempère : "Cela dépend du type de forêt et de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.
Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ? Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !
Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.
Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste continue joyeusement sa plaidoirie...
2ème élément.
"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."
Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas :
Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat." "C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.
Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre, Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?
Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !
Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...
Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?
NON, NON et NON !
Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !
Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.
Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.
Au Village des NRV, on manque cruellement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !
Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."
Moi aussi.
Travailleuses, travailleurs, je vous propose une suggestion : partez donc voyager par procuration avec Céleste.
À après !
Cui cui fit l'oiseau, pseudo journa-liste rouge, le temps d'une chanson.
06:00 Publié dans HURLEMENTS, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : le monde, quotidien, propagande, Éric woerth, manipulation de l'information, philippe marini, hippodrome de compiègne, pouvoir, presse partiale
vendredi, 16 juillet 2010
Monsieur Éric Woerth, à dada sur son bidet, prout prout cadet ! [humour jaune]
Cet humble texte est une défense en règle de l'Honneur perdu d'Éric Woerth.

Au nom de tous les membres altiers du Village des NRV scandalisés par l'odieuse campagne de dénigrement et de calomnies menée à l'encontre du Ministre du Travail, notre brave et valeureux Monsieur Éric Woerth.
Au nom d'une certaine idée de la France irréprochable dont le président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy est l'étendard sans gland .
Au nom de l'intégrité des élites de la Nation, de l'honnêteté de ses dirigeants, de l'Honneur de notre Pays aux yeux du Monde.
Parce que M. Éric Woerth porte la probité sur son visage comme Monsieur Patrice de Maîstre porte sa légion d'honneur au revers de son veston.
Parce que Madame et Monsieur Woerth sont particulièrement représentatifs des couples de Français moyens.
Parce qu'un ménage qui aime tant les bêtes et notamment les chevaux ne peut être malfaisant.
Pour toutes ces raisons, il est de notre devoir de défendre pied à pied ces époux irréprochables, en démontant tous les arguments spécieux mis au point par de mystérieuses officines probablement financées par Al Qaeda l'hydre islamiste et Médiapart, le siège trouble du trotsko-fascisme.
Je m'en vais donc démanteler, une par une, toutes les accusations ignominieuses dont certains ont accablé le ministre préféré de notre petit caporal chef, Nicolas Sarkozy !
1er argument fallacieux : Madame Woerth travaillait dans l'entreprise de Monsieur de Maîstre qui gérait la fortune de Madame Bettencourt.
Réponse : quelle honte y avait il pour Florence Woerth, d'arrondir les fins de mois difficiles du couple et de faire des ménages dans l'entreprise Clymène ? Je trouve son courage et son goût du travail plutôt réconfortants !
2ème argument tronqué : Monsieur de Maîstre aurait reçu la Légion d'Honneur des mains même de Monsieur Woerth.
Réponse : le patron de l'épouse du Ministre s'occupait de l'argent FRANÇAIS de Mme Bettencourt pour conquérir des marchés en Suisse et augmenter le patrimoine colonial des îles de l'océan indien. Ils portait donc très haut les couleurs de notre pays. Rien de plus normal que d'en être récompensé !
3ème argument de mauvaise foi : Monsieur Woerth recevait des enveloppes contenant de l'argent liquide.
Réponse : il venait simplement chercher auprès de Mme Bettencourt le salaire de "femme de ménage" de son épouse ! Quoi de plus normal ? D'autre part Mme Bettencourt adorait les animaux domestiques et versait un peu d'argent pour acheter du foin aux pauvres carnes en fin de vie dont s'occupait Florence.
4ème argument diffamatoire : Florence détiendrait une écurie de course.
Réponse : À force de sacrifices, les mains usées par les lessives et les produits ménagers caustiques, Forence est parvenue à mettre un petit pécule de côté. Avec 3 ou 4 copines de peine, elles se sont offertes une petite écurie composée de quelques rossinantes en fin de carrière, promises à une euthanasie fatale. Le terme "écurie de course" est largement exagéré ! J'appellerais plutôt ce lieu "clinique pour chevaux en fin de vie"
5ème argument vicieux : Selon le Canard Enchaîné, le ministre aurait bradé le patrimoine de l'hippodrome de Compiègne à des copains.
Réponse : Éric héritait d'un choix cornélien, soit il bradait le champ de course à un vrai bon Français qu'il connaissait suffisamment pour qu'il reste aux mains de notre bonne vieille bourgeoisie provinciale , soit cette perle hippique tombait entre les mains d'investisseurs étrangers sans scrupules ! Patriote fanatique, notre héros n'a pas hésité : les intérêts de la Nation devaient passer avant tout, même si cela coûtait beaucoup au Pays !
6ème argument abject : Selon l'AFP, en 2009 Florence aurait professionnellement fait acte de candidature auprès de banques suisses.
Réponse : Connue internationalement pour son expertise dans la propreté et l'hygiène, de par son expérience du ménage chez Liliane Bettencourt, Florence aurait postulé un emploi auprès du Crédit Suisse, toujours très à cheval sur la netteté méticuleuse de ses locaux. Sa réputation d'agent d'entretien avait fait le tour de l'Europe. Il semble que son mari, un peu fatigué d'aller chercher si loin les enveloppes contenant son salaire lui ait demandé de renoncer.
Si Ricky, surnommé ainsi par les jeunes supporters UMP de la bourgeoisie de sa ville, la crème de Chantilly, recevait une valise de billets de Liliane B., en direct devant une douzaine de caméras de télévision, il nierait probablement ; toutefois il se trouverait, tant il est victime d'un véritable acharnement médiatique, des journalistes sans foi ni loi pour l'accuser de malversation !
La cabale insidieuse dont il est l'objet est proprement ignoble et scandaleuse.
Nul doute que la Justice française, lourdement armée de son glaive en vermeil et soutenue par l'exemplaire moralité du Chef de l'État, rendra à ce brave homme discrédité de toutes parts, une virginité morale qu'il n'aurait jamais dû perdre...
Quant à votre modeste serviteur, citoyennes et citoyens, ne comptez pas sur lui pour hurler avec les loups !
Lectrices et lecteurs, je reste persuadé que vous avez été convaincus par mes argument qui, ajoutés à ceux du Président de la République, au moins aussi percutants, montrent que vos dirigeants, loin de penser à leurs intérêts personnels ont conscience de leurs charges éprouvantes consacrées au bien être de la Collectivité nationale.
Plus personnellement, je me tiens à votre entière disposition, pour élaborer une défense efficace et rigoureuse en temps qu'avocat lors d'un éventuel procès vous concernant. Laissez un mail au Village des NRV qui transmettra...
Maître Éolas n'a qu'à bien se tenir.
Amis, bonnes vacances à ceux qui partent et à après !
cui cui fit l'oiseau, défenseur de la veuve et de l'orphelin, cherche officine désespérément.
06:00 Publié dans Humour, mauvais goût, caricature, Médias, pipôlitique, Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : Éric woerth, florence woerth, scandale, liliane bettencourt, patrice de maîstre, suisse, île d'arros, écurie de course, compiègne, chantilly, humour, avocat, malversations
mercredi, 19 mai 2010
Rire jaune, burqa bleue et obsession noire.
Pastiche trash sur la presse à sensations. Émotifs s'abstenir.

Encore un succès pour Brice Hortefeux
: un gang d'intégristes musulmanes
en burqa arrêté en flagrant délit
de tentative d'assassinat !

En exclusivité, la photo des 2 assaillantes en pleine action.
Reportage réalisée par Cédric Le Boucher des Ardennes.
Le RAID, glorieux fer de lance de la police nationale, a réalisé un magnifique exploit en intervenant au 5ème étage d'un bâtiment, dans une salle de torture spécialement aménagée, pour sauver une jeune femme dont les bourreaux, 2 terroristes en burqa traditionnelle bleue, commençaient à exciser un sein, pour probablement tirer des aveux à cette pauvre innocente..
En effet, un appel anonyme avait alerté le Ministère de l'intérieur : un crime épouvantable risquait de se perpétrer sur une jeune femme enlevée la veille. En quelques heures, les brigades avaient mis au point une cellule d'attaque dirigée par le Ministre de l'Intérieur, Monsieur Brice Hortefeux en personne dont on ne compte plus les succès contre le terrorisme international !
Le commando du RAID, dirigé par le colonel ProutÔ, homme de fer doté d'un sang froid de squale, a déboulé brusquement sur les assaillantes qui hurlaient que la victime risquait sa vie sans une assistance médicale. Clouées au sol, puis assommées, les 2 extrémistes furent baillonnées et garrotées sans ménagement.
Le colonel ProutÔ, en homme d'action prompt et déterminé, rechercha aussitôt des secours en s'enquérant à la clinique la plus proche, en l'occurence le lieu du forfait, auprès du personnel médical de secours pour stopper l'hémorragie de la victime dont la moitié du sein pendait dans des ruissellements et des geysers de sang. Il lui fut répondu que les chirurgiens plastiques étaient en salle d'opération et qu'on ne parvenait pas à les joindre.
Deux heures après, les chirurgiens réclamés n'étaient toujours pas arrivés. Certaines rumeurs font état d'un mouvement de grève touchant les services de santé. France poire s'associe à la familles de la victime qui, prise en otages par les pré-supposés grévistes , ont eu, en fin de compte, la douleur de perdre un être cher, tragiquement exsangue.
Une cérémonie en mémoire de la malheureuse victime, présidée par le Président de la République et le Ministère de l'Intérieur aura lieu aux Invalides en présence de la famille de la martyre dont le sein aura été recousu par un médecin légiste.
Une cellule de soutien psychologique a été dépêchée auprès des membres de la famille sinistrée, un bon d'achat de cinq prothèses de sein en silicone et leur pose chirurgicale gratuite a été gracieusement offert en échange d'une discrétion de bon aloi par la clinique Saint Robert, lieu de cet attentat terroriste déjoué...
Une médaille d'Honneur sera remise par le Ministre de tutelle au colonel ProutÔ pour son immense courage et sa lucidité exemplaire. Il a été recommandé à nos concitoyens, par les autorités de l'État de maintenir une vigilance sans failles.
Dernière minute : il se murmure dans les milieux autorisés qu'un plaisantin, auteur intempestif, du coup de fil anonyme, aurait été mis en garde à vue et écroué par le juge anti-terroriste Gruyère pour "diffusion de plaisanteries ayant entrainé la mort sans intention de la donner".
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Billet inspiré par ces pitoyables évènements là.
Bonnes lectures dans la joie et la bonne humeur !
Pour terminer, un salut ému à un blog militant qui nous aime bien, à ceux dont on apprécie les textes et aux anciens toujours fidèles.
À après !
Cui cui fit l'oiseau, synthèse improbable entre un coucou fin et un loup phoque.
06:00 Publié dans Humour, mauvais goût, caricature, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : brice hortefeux, presse à sensations, journalisme racoleur, humour, raid, gign, rire, loufoque, terrorisme, dérision, bavures, burqa, stigmatisation
vendredi, 14 mai 2010
DSK : j'ai décidé de me présenter en 2011 aux primaires de l'UMP. [gag ?]
Ce pastiche se doit d'être consommé frais avec 3 volumes d'eau, accompagné d'un bon cigare et de deux Lexomil ®.

Une interview exclusive de Dominique Strauss
Kahn : "J'ai décidé de me présenter en 2011
aux primaires de l'UMP pour l'accession
à la candidature suprême."

Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview réalisée par Yves Tétard, journaliste émérite de la section Dassault n°1
Y T : Bonjour Monsieur Strauss-Kahn, certains aigris considèrent que vous n'êtes pas un socialiste sincère, que leur répondez vous ?
DSK : Bonjour Monsieur Tétard. D'abord je voudrais répondre que tous ceux qui m'accusent d'un tel péché ne sont pas tous socialistes et que mon engagement politique est chevillé au corps. Je suis un socialiste de la veine des Mitterrand, Blair, Zapatero et tous autres pragmatiques qui ont su faire passer leur ambition de réformer le monde avant leurs convictions. Je suis mortifié d'observer, en lisant les sondages, que mes partisans sont plutôt des électeurs de droite ! J'en déduis que si je me présentais aux primaires du PS, je n'aurais quasiment aucune chance : j'ai donc convoqué mon staff pour trouver une solution pragmatique à la mise en route de ma candidature à la Présidence de la République en 2012.
Y T : Et qu'est ce qu'il en est sorti ?
DSK : Après diverses études, nous avons découvert que j'avais davantage de chances de me faire élire comme candidat issu des primaires de l'UMP que de sortir vainqueur des primaires socialistes ! J'ai donc élaboré une nouvelle et subtile stratégie pour parvenir à mes fins : je vais me présenter aux primaires de l'UMP comme candidat social libéral contre le président sortant Nicolas Sarkozy. Mon bilan comme directeur du FMI est conséquent : j'ai sauvé la Grèce, l'Europe et l'euro du gouffre, je conserve la confiance du monde financier, les spéculateurs sont dans ma poche, je suis la coqueluche de la gent féminine, je tutoie Obama, Angela, Poutine, Medvedev, Silvio, David, Lula.
Je suis le plus grand socialiste néo-libéral de tous les temps ! Quel candidat plus idéal pour la Présidence de la République française ? Un banquier socialiste désigné par l'UMP, n'est ce point la panacée ? Le comble de l'ouverture ?
Pensez, je suis un TOUT et son contraire ! Comment mieux se positionner ? Non vraiment, Nicolas ne fait pas le poids... Et je ne parle pas de cette pauvre Martine, ersatz social-démocrate pas vraiment sociale, quant à Ségolène, laissons la fricoter avec ses lutins et ses farfadets du marais poitevin !
Y T : Ne craignez vous pas que les électeurs socialistes, rebutés par votre proximité avec la nomenklatura capitaliste et financière vous rejettent ?
DSK : Les Français, et on le voit dans les sondages, sont un peuple prudent qui aime mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Je suis persuadé que les électeurs préfèreront un financier éprouvé de gauche proposé par la droite à une socialiste en peau de lapin rose située à la droite de la gauche ou à un politicien fanfaron, piètre économiste à la lisière de l'extrême droite comme le président actuel ! Monsieur Tétard, si vous deviez vous marier : entre entre une jeune femme, belle, intelligente, en bonne santé, riche et une moche, stupide, malade, pauvre, laquelle choisiriez vous ? [rires]
Y T : Mais disposez vous, Monsieur le Diecteur du FMI, de soutiens solides dans la classe politique française ?
DSK : Et que faites vous de Pierre Moscovici, immense personnalité, que les hiérarques du monde entier et de tous bords politiques nous envient, de l'éminent Jean-Christophe Cambadélis dont la valeur et la renommée ont franchi les frontières, sans oublier que je dispose du côté des médias, d'un nombre incalculable d'amis sûrs dont je préfère taire les noms ? De toutes manières au parti socialiste comme dans la classe politique en général, des personnalités désintéressées comme Alain Minc ou Jean-Marie Colombani afflueront toujours, attirées par le gigantesque challenge qui les attend : porter secours à leur pays en faisant don de leur intelligence, de leur altruisme et de leur dévouement à la Nation sera une source de fierté prodigieuse et irrésistible ! J'en sais quelque chose !
Y T : Mais les socialistes ne vous laisseront jamais faire !
DSK : Ah ah ah ! Existe il la moindre anfactuosité idéologique ente les socialistes de 2010 et l'UMP ? Quelle différence entre un Hollande ou une Aubry, pour donner un exemple, et un Borloo ou un Fillon ? Laissez moi rire ! De nos jours, l'étiquette politique n'a plus aucun sens ! Depuis 30 ans, les médias, l'enseignement supérieur, les politiques ont parachevé leur œuvre de structuration des masses : il ne reste plus qu'une seule manière de concevoir l'économie, les canons du marché dérégulé ont gagné pour longtemps ! Toute personne ne surfant pas sur la vague libérale a perdu d'avance ! Les autres partis de gauche sont bien trop minoritaires pour espérer quelque succès que ce soit.
Le financement des campagnes électorales est un des fondements de la victoire des partis de droite en Europe : ses candidats sont les plus aidés médiatiquement et financièrement. Évidemment, les dés sont pipés et chacun le sait bien, peut-être, exceptionnellement un parti vaguement de gauche mais toujours défenseur de l'économie de marché pourra sortir du lot mais il s'agira là, d'un fait assez rare. On ne trouve plus l'argent sous les sabots d'un cheval, Monsieur Tétard ! Ah ah ah ! Goldman Sachs n'est pas une écurie, que je sache ! Il faut bien que je m'adapte comme l'ont fait Mitterrand, Blair et Zapatero avant moi...
Y T : Si vous étiez élu, quelles seraient vos trois premières mesures, Monsieur Strauss-Kahn ?
DSK : Je tiens à préciser avant tout que je suis un pragmatique. D'abord, j'alignerais mon salaire sur celui du FMI soit 460.000 $ /an car j'estime que mes futures responsabilités le valent bien, puis je demanderais solennellement aux Français, au nom de l'intérêt collectif de toute la communauté nationale, banques comprises, de se sacrifier pour les générations futures à l'instar des Grecs, et enfin je ferais rentrer des femmes dans mon gouvernement, beaucoup de femmes. En cela, je me sens très proche de Silvio (NDLR Berlusconi), nous sommes proches, très proche dans ce domaine car n'oublions pas les sublimes paroles de Louis Aragon, marxiste accompli, dans le fou d'Elsa, il écrit : "Je suis l'ennemi de ce règne de l'homme qui n'est pas encore terminé. Pour moi, la femme est l'avenir de l'homme, au sens où Marx disait que l'homme est l'avenir de l'homme".
Y T : Merci Monsieur le Ministre, en vous écoutant avec une émotion non dissimulée, je perçois parfaitement l'essence de votre subtil engagement de gauche lié à ce réalisme non partisan de bon sens et de lucidité économique qui vous honore. Qui ne parvient à pressentir en vous l'homme d'État, sublime synthèse patriotique de deux courants de pensée jusqu'ici irréconciliables ?
DSK : Votre portrait sans concession me sied à merveille, Monsieur Tétard ! Saluez Monsieur Serge Dassault de ma part et rappelez lui notre souper du 16 avec Bernard Arnault, Henri de Castries, Alain Minc, Tony et Gordon qui a enfin trouvé du temps libre.
Y T : Je n'y manquerai pas, Monsieur le Président, mes hommages à Madame Sinclair, notre illustrissime et non moins talentissime consœur.
DSK : Merci mon ami, je saurais me souvenir de vous.
Amis des NRV, bonne fin de semaine, à après si vous le voulez bien et bonne lecture !
Cui cui fit l'oiseau, ennemi intime des bonimenteurs.
06:00 Publié dans humour, Médias, pipôlitique, Politique | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : dsk, dominique strauss-kahn, le figaro, le jivaro, yves thréard, alain minc, colombani, libéralisme fmi, 2012, présidentielles, pastiche, humour
vendredi, 30 avril 2010
Quelques timides observations de la part d'un pauvre bougre à l'endroit des crèmes médiatiques, populistes et politiques qui déversent des tombereaux de conneries sur les banlieues du 9-3 et du 9-5... [épisode 1]
Salut les aminches !
J'habite le 9-3 ou la Seine Saint Denis, si vous préférez..
Les "NRV" me connaissent.
Les nouveaux lecteurs, non. Aussi vais-je rapidement me présenter pour planter le décor.
Je fais partie de ces semi-clochards qui proposent légalement leur camelote sur les marchés populaires et miséreux situés aux cœurs des cités du 9-3 et du 9-5 et accessoirement du 77, 94 et du versant sauvage du 92 (Colombes, Nanterre, Asnières...). Chacun connait ces gueux dépenaillés qui vendent des colifichets à bas prix pour survivre et dont l'État et les Communes se moquent éperdument. D'ailleurs ne nous y trompons pas, les hommes politiques fréquentent très peu leurs marchés, si ce n'est lors des campagnes électorales, et encore !
Maghrébins, Gitans, Africains, Afghans, Pakistanais, Indiens, Gens du Voyage y prolifèrent pour ramener un peu d'argent à la maison et tenter de se débrouiller dans cette société cruelle. On peut dire sans exagérer que dans ces départements, nous sommes la lie sociale des travailleurs légaux...

Bref !
J'écume donc les marchés les plus trashes, à ce qu'on dit, de la banlieue parisienne depuis plus de 15 ans. Les cités de Sarcelles, Montfermeil, Argenteuil, Saint Denis, Aubervilliers, Gennevilliers, Montreuil, le Val Fourré, Clichy, Sevran, La Courneuve, Bondy, Aulnay sous bois n'ont plus de secrets pour moi. Je parcours inlassablement ces marchés fréquentés par les catégories les plus pauvres et les plus déshéritées. On trouve dans ces halles, en plus de gens extrêmement modestes de toutes origines, des soldeurs qui proposent des denrées à la limite de la date de péremption vendues infiniment moins chères, des légumes à la limite de fraîcheur mais aussi des épices exotiques destinées à parfumer ces cuisines du monde...
Maintenant que le tableau est posé, je souhaite revenir sur toutes les inexactitudes que j'entends, regarde, écoute et lis y compris sur des blogs, depuis bien trop longtemps à mon goût.
Or doncque, à travers mes longues pérégrinations à travers ces supposés champs de batailles, lieux faméliques et endroits anarchiques vérolés par les trafics, la violence et l'illégalité, banlieues décrites avec tant d'exagération par les médias traditionnels qu'on comprend immédiatement que pas un de leurs plumitifs ou reporters flanqués de quelques gardes du corps payés au prix fort n'y a mis les pieds plus de quelques heures, il est utile de rectifier quelques énormes âneries véhiculées et autres lieux communs repris en cœur.
Une certaine Presse manipulatrice et manipulés par les politiques qui lancent leurs informations comme on lance des os à sa meute de caniches nains faméliques et dont elle repaît avec une délectation morbide, finit par contaminer la société toute entière et la rendre réceptive à l'intolérance et l'agressivité. La manœuvre politique est grossière mais hélas toujours efficace !
Quelle pitié de voir certains médias se précipiter sur ce ridicule et peu représentatif fait divers, médiocre histoire de niqab et ce grotesque "fondamentaliste", polygame bidon, fier comme Artaban, étalé, hilare, à la Une de l'actualité française et considéré comme l'archétype barbichu de l'intégrisme musulman hexagonal et représentant du Mal ! Autant vous dire que si la démocratie française n'avait que de pareils ennemis, elle pourrait dormir sur ses deux oreilles !
Beaucoup d'organes de Presse deviennent des instruments du pouvoir, tout juste bons à recopier les ramdams dictés par le gouvernement pour vendre et flirter avec les thèses du Front. La déroute qu'ils subissent depuis plusieurs années est plus que méritée : quel citoyen peut faire confiance à une actualité "sensationnaliste" si peu pertinente ?
Lorsqu'on s'aperçoit que le tempo des références sur l'Islam et les banlieues est dicté par un type, omniprésent dans les médias officiels, Éric Zemmour dont la seule expérience -ne riez pas- est d'avoir vécu dans sa jeunesse à Montreuil sous Bois (93100) durant les années 1960-70, comment ne pas sourire ? Ce titre de gloire qu'il trimballe avec ostentation en traînant bruyamment sa quincaillerie de médailles de banlieusard comme un vieux maréchal de Staline exhibait ses centaines de décorations tintinnabulantes en bronze me fait taper le cul par terre d'exultation. Dommage que le ridicule ne tue pas, sinon, notre Zemmour national serait déjà placé à la droite (forcément) de Saint Pierre !
Le pire étant que des citoyens sincères le prennent au sérieux, alors qu'en ce qui concerne les banlieues dites difficiles, le sieur parle visiblement d'un monde inconnu qu'il analyse à l'aide de lieux communs péchés dans les bistrots ou qu'il fréquente vraisemblablement par l'intermédiaire de ouï-dires ou encore à travers des évènements relatés par la presse ! Peut-être, est ce moi qui embellit cet univers qui est certes loin d'être le monde enchanteur d'Alice au Pays des merveilles mais qui ne ressemble pas non plus à celui de Mad Max ou aux faubourgs de Kaboul ?
Mais il y a des gens qui ont intérêt à provoquer des affrontements pour gagner les prochaines présidentielles. On sent bien que la campagne est lancée pour mettre de l'huile sur le feu et attiser les tensions entre les communautés, quitte à jouer avec la paix civile... Il y a vraiment de quoi être inquiet.
Car chacun sait bien qu'aux fins fonds de nos campagnes tricolores, coins perdus s'il en est, à travers les infos à la fois terrorisantes et niaises de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, on meurt de trouille d'être égorgé par un barbu en djellaba. Je connais des villages du nord au sud de la France jamais fréquentés par des musulmans dont les habitants tremblent de peur, rien qu'à l'évocation d'un mouvement dans les cités du 9-3 ! Une certaine France vieillie et rancie se recroqueville comme une momie desséchée, se méfie de tout, se tétanise et se mobilise tragiquement autour des Le Pen ou des Sarkozy, habiles joueurs de flûtiau, seuls susceptibles à leurs yeux de la sauver d'un coup de baguette magique, du naufrage fantasmé de la France profonde comme "dans le bon vieux temps"...
Dans mon second épisode, je vous parlerai de l'évolution que j'ai pu entrevoir depuis quinze ans vis à vis des phénomènes du niqab et autres hidjabs, des foulards, de l'évolution de quelques intégristes que j'ai connus et la surestimation bien trop excessive et dangereuse de leurs pouvoirs sur la communauté islamique, de la venue en nombre de Pakistanais, de la tolérance entre toutes les origines dans les lieux ouverts, de l'agressivité d'une extrême minorité, de la peur de la police, du nombre de sans papiers, de l'architecture pourrie de certains quartiers transformés en ghettos (Le Luth, Aulnay 3000, Le Chêne pointu à Clichy sous Bois, Les Bosquets à Montfermeil), de la surpopulation, du fatalisme résigné des musulmans face aux stigmatisations politiques incessantes à l'égard de leur religion, de la stupide et volontaire identification entre les mouvements extrémistes et des croyants de plus en plus méfiants, de l'absence de conscience politique et du dégoût pour les partis politiques institutionnels, des quêteurs de mosquées qui prolifèrent en se chamaillant et enfin de l'extrême diversité de la société musulmane et de l'intégration beaucoup plus profonde qu'on veut bien nous la décrire de la très grande majorité de la jeunesse de ces quartiers.
Je ne suis pas journaliste car j'assume ma subjectivité, je ne suis qu'un spectateur curieux, placé par hasard dans un creuset sensible de la société française. Au bas de l'échelle sociale, je ne détiens aucune vérité et ne me prends pas au sérieux, ne recherche ni désir de notoriété ni ne cours après une ambition personnelle (d'où mon anonymat rigolard) , sinon celle d'observer et de dépeindre mon humble milieu de travail, de m'amuser à rédiger de médiocres textes destinés à être lus ou bien de franchement déconner...
Amis du Village, merci de m'avoir suivi jusqu'au bout. Je vous donne rendez-vous pour un 2ème épisode plus vivant.
Et pour terminer, ce week end, allez donc rendre une petite visite de proximité à l'ami Zgur et à notre petit meuble du coin pour vous refaire une santé...
Cui cui fit l'oiseau, de la France d'en dessous....
06:00 Publié dans Médias, Scènes de la vie quotidienne, Societé, vécu | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : marchés, banlieues, 93, 95, seine saint denis, val d'oise, neuf-trois, neuf cinq, intégrisme musulman, réalité, médias, zemmour, burqas
vendredi, 23 avril 2010
Hortefeux les pompiers, y a la maison qui brûle !
Ce pastiche est à consommer frappé.

Selon un sondage "Opinion NRV", 83% des
Français estiment qu'il existe un Auvergnat
incompétent de trop au Ministère de l'Intérieur.

Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Reportage réalisé par Anne Fulca, journaliste de la section Dassault n°1 et accessoirement ex d'un futur ex...
C'est au pas de charge que notre petit mais fringant Guide Présidentiel a entamé son périple en Seine Saint Denis, suivi de son fidèle Auvergnat, Brice Hortefeux, la truffe frétillante ; tous deux escortés par 647 CRS suréquipés.
Pour la 78ème fois, il a réaffirmé son engagement contre la racaille et sa détermination à en finir avec l'insécurité devant un parterre de journalistes hilares et goguenards.
Il a déclaré, par ailleurs, vouloir mener, je cite, "une action en profondeur" sous les quolibets de quelques habitants de quartiers maintenus à distance respectable. Pour la 113ème fois, il a assuré que "la République ne reculera pas d'un millimètre" devant une assistance franchement rigolarde.
En effet, le cœur, n'y était plus et la répétition insensée de rodomontades, d'annonces de matamore et de tartarinades ne semblait plus produire ses effets si ce n'est quelques sourires condescendants, voire pour certains un rire gêné.
Monsieur Brice Hortefeux a été chargé par le Président de mener à bien cette bataille contre la criminalité et les incivilités . Cette mission est d'autant plus difficile que le Ministre de l'Intérieur ne jouit pas auprès des Français, selon notre sondage "Opinion NRV *" d'une estime à toute épreuve.
Des mesures phares ont été annoncées : désormais, l'absentéisme scolaire entraînera de la part de l'État une suppression des allocations familiales aux parents, le stationnement dans les halls d'immeubles sera sévèrement puni et le port de la burqa prohibé.
Un individu en burqa ou portant une cagoule, fumant un pétard, habitant Franconville, stationnant dans les halls d'immeubles pendant les heures de classe risquera probablement la réclusion criminelle à perpétuité selon les nouveaux canons législatifs.
"Le Jivaro", quotidien patriote ne peut que se réjouir de mesures aussi fermes et coercitives destinées à remettre un peu d'Ordre et de Discipline dans un pays infecté par le gauchisme, l'incivilité, le laxisme, une Liberté mal utilisée et la contestation systématique sur Internet du Pouvoir établi.
D'après un sondage confidentiel réalisé auprès de nos lecteurs, 72 % verraient bien Madame Marine Le Pen accéder au Ministère de l'Intérieur en remplacement de Monsieur Brice Hortefeux. Selon des sources autorisées, Le Président envisagerait l'hypothèse avec des préjugés favorables juste avant d'entamer sa campagne présidentielle de 2012.
* Organisme fantaisiste à ne pas confondre avec la référence planétaire en la matière, "Opinion way", le fameux institut dont les résultats indiscutables impressionnent tant le monde du sondage et de la politique.
Pcc Anne Fulca, ex.
Amis du Village, bon week end, un salut ému à ceux qui quittent la scène des blogs et n'oubliez pas de fréquenter les bons endroits qui persistent opiniâtrement !
Cui cui, le bla(o)gueur qui ne se prend pas au sérieux.
06:00 Publié dans humour, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (51) | Envoyer cette note | Tags : "le jivaro", "le figaro", dérision, humour, banlieues, répression, effets d'annonce
vendredi, 09 avril 2010
Converser - dans la facilité ? [1/2]

La voix hésitante, mon interlocuteur – C. F., un habitué de la Cinémathèque – engage la discussion : « Sur le ciné-club, le lundi, il y a de la part de Douchet, une tendance à revenir trop souvent sur le sujet, à être superficiel, et finalement, à ne plus parler de cinéma… » Je réponds :
- C’est l’oralité – et ce n’est pas tout à fait vrai non plus.
- Ce qui je lui reproche, c’est de rester trop longuement sur le sujet, d’être trop superficiel. Pour des spectateurs qui viennent de voir le film – et qui viennent peu souvent –, de l’entendre répéter ce qu’ils viennent tout juste de voir, c’est gênant : il y a une redondance… inutile. C’est dommage. Il me déçoit.
- Vous savez, de grands textes sur le cinéma, il y en a un paquet – dont certains dont il est l’auteur ! Il a écrit quelques ouvrages – que beaucoup n’ont pas lu ! Mais, c’est vrai qu’il pourrait être « meilleur ». Pourtant, déjà ce qu’il fait là, peu de gens sont capables de le faire ! Et puis, il y a plusieurs types de spectateurs ; c’est un échange avec l’ensemble de l’auditoire : des connaisseurs, et des non-spécialistes. Ceux qui découvrent le film, ceux qui le voient pour la troisième ou cinquième fois, ceux qui n’ont pas l’habitude du ciné-club, ou encore ceux qui n’ont pas été très attentifs. Vous ne pouvez pas lui reprocher de s’adresser à tout le monde : du plus calé aux moins habitués. C’est un problème d’interlocuteurs.
- Oui, c’est un problème d’interlocuteurs. Mais, parfois, il y a de bons interlocuteurs, à qui il…
- Mais, aussi, de très mauvais ! Sans compter ceux qui font, je le dirais comme ça : du « sabotage » – qui savent qu’ils ne vont rien dire, mais qui sont là uniquement pour prendre le micro, pour se donner l’impression d’exister !
- Non, il n’y en a pas…
- Je vous assure que si ! Et donc, il tient aussi compte de ce type d’interlocuteurs.
- Il est superficiel, et il a tendance à trop s’écouter parler. Il est mondain…
- L’autre fois, sur le « Hou Hsiao-hsien » – Three times
– je vous ai entendu dire, je crois, qu’il aurait pu remercier l’intervenant vietnamien ou quoi, qui avait apporté des précisions culturelles sur Taïwan et le film…
- Oui. Cet intervenant chinois, ou autre…
- Disons, asiatique…
- …il a mieux parlé du film, que lui ne l’a fait, et il ne l’a pas remercié !
- Au moins là, vous ne pouvez pas lui reprocher de faire des politesses !
- Pourtant, j’ai eu l’occasion de l’entendre dans des émissions à la radio – et c’était plutôt bien : c’était écrit, et beaucoup plus préparé ! A chaque séance, il pourrait venir au moins avec une introduction…
- C’est ce que je vous dis, on est dans l’oralité ! C’est un exercice extrêmement difficile : parler d’un film, à un auditoire hétérogène, et d’une façon totalement improvisée. Très peu sont capables de le faire. Prenez tous les critiques sur le marché, et vous verrez que très peu tiennent la distance ; pour ne pas dire « la route ». Même des gens que j’aime bien, évitent l’exercice, ou ne s’en sortent pas toujours très bien. Quelqu’un comme Tesson – que j’apprécie beaucoup –, il est bon à l’écrit, mais il n’excelle pas à l’oral. Et il n’excelle pas toujours à l’écrit, mais, c’est encore autre chose. Vous-même, avec tous vos reproches – qui ne sont pas totalement infondées –, je ne suis pas sûr que vous le puissiez…
- Moi ? Euh, non ! Ce n’est pas ma spécialité… la mienne, ce sont les sciences sociales.
- C’est bien ce que je disais. Mais, allons plus loin. Vous connaissez Trafic ?
- Non…
- La revue Trafic ?
- Euh, j’en ai entendu parler, mais je ne l’ai jamais vraiment lue…
- Bon. C’est intéressant. Je vous entends formuler ces reproches, alors que vous ne lisez pas cette revue…
- C’est de la théorie, je crois…
- Oui, mais peu importe.
- On pourrait un jour reprendre les articles un à un, et les confronter – ce serait quelque chose à faire…
- Dans cette revue-là, il y a au bas mot une bonne cinquantaine de contributeurs réguliers. Et je crois qu’aucun d’entre eux n’est capable de se sortir aussi avantageusement de cet exercice.
- A l’époque, il y avait Christian Metz, qui développait ses théories sur le cinéma. Dans les années 70, on pouvait théoriser sur les films. Là, dans ce ciné-club, on ne peut pas.
- Ce n’est pas l’endroit. Douchet n’est pas un théoricien. Du moins, stricto sensu, il ne l’est pas – ce qui ne veut pas dire qu’il ne théorise pas les films ou le cinéma. Il fait de la critique ; et s’en tient à ce rôle.
- Oui, mais il finit par manquer d’audace et d’invention.
- Mais, vous savez, il n’a plus grand-chose à prouver. Il a écrit de grands livres sur le cinéma, et il est reconnu partout dans le monde, donc il n’a plus besoin de cet « audace », dont vous parlez. L’ « audace », c’est pour la jeunesse – ceux qui arrivent ! Moi, par exemple !
- Vous savez, j’ai été un temps, aussi, critique pictural. Et, lorsque je décrivais un tableau, je me permettais très peu de reprendre le sujet, de n’aborder que les thèmes. Je lui reproche de ne pas aller plus profond dans le film, de ne pas délivrer aux spectateurs sa compréhension du film.

Fin de la 1ère partie
Albin Didon
06:00 Publié dans Arts, culture, Cinéma, Médias | Lien permanent | Commentaires (93) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, cinémathèque, douchet, critique
lundi, 25 janvier 2010
Ce lundi soir, sur TF1, le 12éme épisode du téléfilm, "Le tricheur".
Avertissement préalable : dans cette fiction, toute ressemblance ou toute allusion à des faits réels ne serait que pure coïncidence.
Mes chers amis,
On savait que TF1 avait la fâcheuse propension à se moquer de nous autres, fidèles téléspectateurs, mais j'avoue que cette fois, notre chaîne préférée a poussé le bouchon un peu loin !
Nous infliger un 12ème épisode de ce feuilleton branlant, une série C dont le réalisme est si incertain et les caricatures si sommaires qu'ils me poussent, en temps que téléspectateur moyen, à vous inciter fortement à l'abstention.
Aussi dans un geste inouï de révolte, je m'en vais vous narrer les maigres péripéties de cet épisode, que je me suis secrètement procuré, afin que vous vous consacriez à une autre chaîne où d'excellents films seront diffusés.
Je résume en quelques phrases les épisodes précédents des 11 précédents téléfilms : Sarkoko est un catcheur de 3ème catégorie au physique gracile. Grâce à de nombreuses relations douteuses et poussé par une presse subjuguée, ce personnage envoûtant doué d'une faconde prodigieuse, bénéficiant de victoires incertaines lors de matchs truqués par des arbitres corrompus, est parvenu au faîte de la gloire dans l'univers malsain du catch.

La 1ère séquence se déroule dans un bouge appartenant à une terrible organisation "Team of Fuckers number one" Sarkoko rencontre Lolo Ferrara, blondinette zozotante à l'apparence "bon chic bon genre" et peu farouche envers le mâle dominant, une de ses anciennes "connaissances", barmaid de son état ; il se dit même dans le milieu que Sarkoko aurait insisté pour lui trouver cet emploi au grand dam de Claire Chasselas, la veuve joyeuse de Patrice Piment d'Amour, rivale qui possédait pourtant des râtiches qui cavalaient après la barbaque ; bref ! La douce et tendre complicité qui les unissait depuis toujours avait fait jaser le sérail du catch mais ces deux là avaient surtout en commun une ambition dévorante.
Sarkoko avait eu une idée mirobolante pour réactiver une carrière sur le déclin : lancer un défi à 10 catcheurs à la fois. Pour cela il lui fallait un arbitre de confiance et Lolo lui avait fourni le nom de Jules-Philippe Pernod, dit le Pastiche picard, passionné par les pipes en grès de Tréglamousse Mousteru et par les cure-dents en bois d'asperge de Cuise la Motte. Ce personnage louche et trouble au passé inquiétant, jouissant d'une confiance illimitée de la part du public était pourtant acquis depuis longtemps à la cause de Sarkoko et à la "Team of Fuckers number one" que nous appellerons pour simplifier TF1.
Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire dans le détail tant elle est convenue voire téléphonée. Cette absence d'imagination dans la construction du scénario me semble véritablement pathétique et montre chez nos auteurs un réel malaise existentiel !
Bien entendu, parmi les 10 adversaires opposés à Sarkoko, 5 sont des comparses admirateurs du "héros", les 3 autres ne sont pas des catcheurs professionnels mais sont choisis pour leur faiblesse et leur émotivité, autant dire qu'ils seront davantage terrassés par leur trac que par la souplesse de Sarkoko ! Les 2 derniers combattants un peu pugnaces, seront retenus par le slip, crochetés, frappés dans les côtes, mis à terre par de vicieux crocs-en-jambe, subissant à la sauvette de perverses torsions des parties génitales de la part du sournois "Pastiche picard" à la solde de Sarkoko : cet arbitre bidon se muera en complice à peine discret.
Fort évidemment, Sarkoko, à l'issue du téléfim, sera déclaré vainqueur et la presse aux ordre du "cartel de la honte" encensera notre héros pour la 12ème fois consécutive...
Et encore et toujours. Invariablement.
Je demande solennellement à Monsieur Paolini, PDG de TF1 que cette série soit arrêtée définitivement : elle a largement fait son temps. Nous autres, spectateurs acharnés et admirateurs échevelés, de Nikos Aliagas, Benjamin Castaldi, Jean-Luc Reichmann et autres mieux-disants culturels, réclamons, désirons, que dis-je, exigeons avant toutes choses, des fictions plus soignées et réalistes enfin adaptées à la ménagère de moins de 50 ans !
Ceci dit, maintenant que je vous ai raconté le canevas de cette historiette simpliste, est il bien utile de regarder TF1, ce sinistre lundi soir d'hiver ? N'êtes vous donc point lassés de voir, revoir, re-revoir toujours le même spectacle sans surprise ?
Le choix ne manque pourtant pas sur les autres chaînes, sans oublier la possibilité d'un petit surf régénérateur sur Internet, une lecture bienvenue ou l'écoute de musique !
Amis et lecteurs de Cui cui, merci d'avoir lu ce dérisoire petit billet et à après !
Cui cui l'oiseau tourmenté
06:00 Publié dans Film, humour, Médias, pipôlitique, Politique | Lien permanent | Commentaires (154) | Envoyer cette note | Tags : fiction, humour, tf1, sarkoko, dérision
mercredi, 13 janvier 2010
French gag : un grand patron de presse renonce par conviction aux subventions gouvernementales !
Monsieur Serge Lassault lance
un vibrant appel pour que les
patrons de la presse libérale
refusent des subventions
d'essence collectiviste

Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte, rédacteur en Chef.
Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.
Interview menée par Étienne Courgeotte.
É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?
S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !
É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...
S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?
Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.
É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos - euh - services ?
S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?
Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...
S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...
On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...
S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?
É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...
S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous allons montrer notre joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.
Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.
La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.
La morale de cette histoire ? C'est que lorsque les journalistes du Figaro, du Monde, de Libération vous serinent leur morale et leur idéologie, dîtes vous bien qu'ils sont partiellement payés grâce aux fonds publics et donc par nous mêmes, contribuables. Ce qui restreint grandement et symboliquement la portée de leurs prêches ultra-libéraux !
Gentils lecteurs du Village des NRV, décidément cette année 2010 parait bien mal entamée ! Que la providence vous garde !
Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.
Amis de cui cui, à après si vous condescendez à nous aider un peu en rédigeant quelques billets...
Cui cui, l'oiseau imaginateur solitaire
06:00 Publié dans Economie, humour, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (79) | Envoyer cette note | Tags : serge dassault, le figaro, subventions à la presse, déficit, presse libérale, collectivisme









