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vendredi, 18 juin 2010

Femme dévoilée, femme libérée?

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C'est la simplification qu'offre le monde occidental.
C'est également la manifestation de son arrogance vis-à-vis des pays du sud. Notre mode de vie, nos styles vestimentaires, nos principes et nos lois ne peuvent être que des modèles pour les autres qui vivraient de façon, au mieux, exotique, au pire, archaïque et barbare.
Mais ce monde occidental a-t-il un jour favorisé l'épanouissement et la liberté des populations dans les pays pour lesquels il dénonçait la tyrannie? Mais ce monde occidental a-t-il favorisé l'épanouissement des populations sur la planète et sur son propre territoire?
Et ce monde occidental a-t-il un jour favorisé les Lumières contre toute la tyrannie?
Quand on voit le désastre écologique qu'il a généré partout avec le dieu de la consommation, quand on voit qu'il a engendré des poches de pauvreté sordides, quand on voit que les critères vestimentaires, les habitudes alimentaires et autres, sont imposés par une caste de prédateurs nantis qui produisent toujours plus pour faire dépenser plus, quand on voit qu'il est à l'origine, directement ou indirectement, de l'anéantissement de pays entiers, QUI peut penser que nous sommes vraiment un modèle pour les autres?

C'est, hélas, ce que pensent la majorité des Occidentaux de tous bords, qui s'appuient hypocritement sur des principes qu'ils n'appliquent pas à eux-mêmes ou qui se laissent aveugler par la propagande et les paillettes vendues par des camelots de plus en plus cyniques.

Enquête sur l’hystérie déclenchée par le voile islamique en France

Laila Lalami, The Nation. 24 novembre 2007

La polémique soulevée par la question du voile islamique et de la politique de l’identité dans la France contemporaine est le sujet d’un nouveau livre : "La Politique du voile".
"
Une sorte d’agression", "le successeur du mur de Berlin", " un levier dans la longue épreuve de force entre les valeurs démocratiques et le fondamentalisme", "une insulte à l’éducation", "un acte terroriste".
Ces descriptions données par l’ancien président J. Chirac, l'économiste Jacques Attali, et les philosophes Bernard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et André Glucksmann ne s’appliquent pas à la prochaine grande menace qui plane sur la civilisation humaine mais au foulard que portent les musulmanes, recouvrant la tête et le cou, ou, comme on l’appelle en France, le «
foulard islamique ».

Dans son livre bien documenté, “La politique du voile”, l’historienne Joan Wallach Scott se livre à une analyse de cette obsession particulière qu'ont les Français pour le foulard, et qui a atteint son point culminant en mars 2004 avec l’adoption d’une loi interdisant aux élèves de porter des signes religieux ostensibles.
La loi précise qu'est interdit le port du foulard islamique, de la kippa juive et des grandes croix mais que sont autorisés les "
petites croix, les médailles, les étoiles de David, les mains de fatma et les corans miniature".
Malgré les contorsions multiconfessionnelles, il est clair, évidemment, que cette loi s’adressait principalement aux jeunes écolières musulmanes.

Cette polémique sur le foulard qui a duré une dizaine d'années a été marquée par trois conflits bien spécifiques.
Le premier a débuté en octobre 1989 quand Ernest Chénière, le principal d’un collège de Creil, au nord de Paris, a expulsé trois élèves, Samira Saidani and Leila and Fatima Achaboun. La raison de cette expulsion, d’après Chénière, était qu’il devait faire appliquer le principe de «
laïcité » (en français dans le texte) à l’école. La polémique nationale qui s’en est suivie a eu lieu dans le contexte de la fatwa lancée contre Salman Rushdie et de la confrontation de l’occident avec l’Iran, d’une part, et de la célébration du bicentenaire de la République, de l’autre. Au moment où l'attention des Français était focalisée sur trois élèves qui portaient le foulard, le pays comptait plus de 3 millions de musulmans.
Leïla Sebbar, auteure franco-algérienne, avait écrit dans le Monde que cette polémique était "grotesque". En fin de compte, le socialiste Lionel Jospin, qui était à l’époque ministre de l’Education, avait préféré laisser la justice trancher. Le Conseil d'État décrétait en définitive que les élèves ne pouvaient pas se voir refuser l’accès à l’école simplement parce qu’elles portaient un foulard, mais donnait également la possibilité aux professeurs et aux chefs d'établissements de décider, au cas par cas, s'ils acceptaient ces signes religieux en cours.

La deuxième polémique sur le foulard était déclenchée en 1994 par le même Ernest Chénière.
Il n’était plus principal de collège, mais profitant de la notoriété qu'il avait acquise précédemment, il s'était fait élire député du département de l'Oise sous l’étiquette RPR. Et, en sa qualité de député, il proposait un projet de loi pour interdire tout signe religieux « ostentatoire » à l’école.
On avait encore droit aux mêmes arguments qu’en 1989, mais cette fois, le contexte politique était la guerre civile en Algérie. Pour Chénière et ses partisans, nombreux et divers, la lutte contre le fondamentalisme islamique en Algérie et ailleurs passait par un renforcement de l’état laïc en France.

La troisième et la plus récente polémique sur le foulard est survenue en 2003, quand deux sœurs, Alma et Lila Lévy, deux adolescentes, ont été expulsées de leur lycée de la banlieue parisienne d’Aubervilliers pour avoir refusé d’ôter les foulards qu'elles portaient. Les sœurs Lévy sont les filles d’un avocat qui se considère « juif sans Dieu » et une mère professeur kabyle baptisée catholique pendant la guerre d’Algérie. Les jeunes filles s’étaient converties à l’Islam après la séparation de leurs parents adoptant, entre autres, le port du foulard.
Dans une interview dans le Monde, le père avait déclaré : «
je ne suis pas pour le foulard, mais je défends le droit à l'éducation de mes filles. Au cours de cette affaire, j’ai découvert la folie hystérique de certains ayatollahs de la laïcité, qui avaient soudain perdu tout sens des réalités".

Cette année-là, une commission présidée par l’ancien ministre Bernard Stasi et créée pour mener une réflexion sur la nécessité ou non de faire une loi interdisant le port de signes religieux, avait auditionné divers experts.
Cette commission publiait ensuite un rapport qui réaffirmait l’importance de la laïcité pour la République et suggérait l’adoption d’une loi prohibant les signes "
ostensibles" d'appartenance religieuse, tout en préconisant la reconnaissance de la pluralité des religions en France. (par ex, la commission suggérait que Yom Kippour et l’Aid-el-Kébir deviennent des jours fériés).
J. Chirac ne retiendrait de ses travaux que la proposition de loi sur le foulard.

Wallach Scott écrit: “Il n'était plus question des concessions qui avaient été accordées les années passées (foulards sur les épaules, foulards "allégés, bandanas), la loi était conçue pour supprimer les frictions qu'avaient fait naître ces compromis".
La loi était adoptée en mars 2004 et mise en application en octobre de la même année. Sans l'effet édulcorant des autres recommandations de la commission, l'interdiction du port du foulard était devenue une décision sans appel: il n'y aurait plus ni compromis ni conciliation - c’était soit l’islam, soit la République.
Afin de comprendre pourquoi un bout de tissu est devenu une obsession nationale (assimilé, par des philosophes - excusez du peu, à du
terrorisme), il faut revenir au passé de la France, à un certain nombre d'années en arrière, à la période pour laquelle l’actuel chef d’Etat, NS , a demandé à ses compatriotes de cesser de se repentir : la colonisation.

En effet, explique Wallach, il est impossible de comprendre l'attitude actuelle en France vis-à-vis du foulard sans se plonger dans l’histoire du racisme de ce pays, parce que le foulard a "joué un rôle important en tant que signe pérenne de la différence irréductible entre l’islam et la France" et qu’il est perçu comme l’expression "non seulement d’incompatibilités en terme de religion, mais également en termes éthnico-culturels".

Quand le gouvernement français a envahi l’Algérie, en 1830, il s'est lancé dans une vaste campagne de "pacification" militaire, imposant dans la foulée la législation française, jugée nécessaire pour la réussite de la mission de civilisation.
Les femmes étaient le pivot de cette opération.
Dans les articles de presse, les chroniques et les romans de l’époque, les femmes algériennes étaient décrites systématiquement comme des opprimées, et donc, expliquait-on, si on voulait que la civilisation s'implante véritablement en Algérie, les femmes devaient ôter leurs voiles.
Le général Bugeaud, qui était chargé d’administrer le territoire dans les années 1840, déclarait (approx.): «
Les Arabes nous échappent parce qu’ils nous empêchent de porter les yeux sur leurs femmes ».
Parallèlement, les hommes en Algérie, étaient considérés comme des prédateurs sexuels qui ne pouvaient pas contrôler leurs pulsions si leurs femmes n’étaient pas recouvertes de voiles. La colonisation résoudrait cela en apportant la lumière de la civilisation européenne aux hommes arabes, qui, après quelques générations sous la loi française apprendraient à contrôler leurs pulsions.
Le gouverneur général d’Algérie disait en 1898: "
la physiologie de l'arabe, du juif et de la femme arabe, ainsi que la tolérance vis-à-vis de la pédérastie, et des traditions orientales spécifiques de procréation et de la relation aux autres, sont si différentes de l’homme européen qu’il est nécessaire de prendre des mesures appropriées".
Encore en 1958, les épouses des officiers français, qui cherchaient par tous les moyens à faire cesser le soutien au FLN, fer de lance de la guerre de libération contre la France, organisaient un « enlèvement symbolique des voiles » de femmes algériennes à une manifestation en faveur de la France à Alger, la capitale de l'Algérie.

Des dizaines d'années plus tard, des millions de citoyens français issus d'Afrique du Nord entendent à peu près le même discours: pour être français, ils doivent s'"intégrer" en abandonnant ce qui les rend différents, l'islam.
Cette religion, cependant, n'est pas considérée comme un ensemble de dogmes que les adeptes peuvent adapter aux exigences de leurs vies quotidiennes, mais plutôt comme une caractéristique intrinsèque et infranchissable. Il est facile de comprendre comment le racisme peut s'ancrer dans un tel contexte.

Lors des controverses sur le foulard, il était futile, semble-t-il, de prendre en compte que 95% des musulmans français n'allaient pas à la mosquée, que plus de 80% des femmes musulmanes en France ne portaient pas de foulard ou même que les lycéennes qui en portaient un n'étaient pas plus de quelques centaines. La notion raciste de l'existence de différences fondamentales entre les citoyens français d'origine nord-africaine et ceux d'origine européenne délimitait le débat. Par exemple, les sœurs Lévy étaient parfois appelées dans la presse Alma et Lila Lévy-Omari, afin que le lecteur puisse bien faire le lien avec leurs origines d'Afrique du Nord (du côté de leur mère).

Mais si c'était, dit Wallach Scott, le racisme qui sous-tendait le débat sur le voile, c'est au nom de la laïcité qu'on s'exprimait.
Les partisans de l'interdiction du foulard prétendaient que la laïcité n'était pas seulement ce qui s'opposait au religieux mais que c'était une notion universelle qui était aussi typiquement française. Ils appelaient cela une
singularité française (en français dans le texte).

Quand on y regardait de plus près, cependant, cette notion particulière semblait fort complaisante pour les catholiques et intransigeante pour les autres. Par exemple, la loi de 1905 qui sépare l'Eglise et l'Etat permettait aux écoliers d'être libres le dimanche pour assister à la messe et leur accordait un second jour dans la semaine pour aller au catéchisme.
Le gouvernement français contribue actuellement de 10% au budget des écoles privées catholiques religieuses. Le calendrier scolaire n'observe que les fêtes religieuses catholiques.
Et pourtant, malgré les différences d'application de la laïcité dans les écoles, ceux qui s'opposaient farouchement au port du foulard revendiquaient leur attachement à la laïcité et à la nécessité de préserver la République.
La laïcité, c'était ce qui faisait la spécificité même de la France.
Et donc, défendre la liberté des jeunes filles de s'habiller comme elles l'entendent, cela signifiait faire l'apologie de l'oppression des femmes et être un ennemi de la laïcité, car, si on défendait la laïcité, on ne pouvait être que favorable à l'interdiction du voile.

Au plus fort de la polémique, tout le monde semblait avoir un avis sur cette loi. Plus de soixante personnalités (dont les actrices Emmanuelle Béart et Isabelle Adjani, la philosophe Élisabeth Badinter, les anciennes ministres Corinne Lepage et Yvette Roudy, et la militante Fadela Amara) signaient un appel dans les pages du magazine Elle pour demander à Chirac de faire voter une loi pour l'interdiction du foulard.

Peu de voix se faisaient entendre pour défendre la laïcité et le droit des jeunes musulmanes à l'instruction.
Parmi elles, l'auteure de BD, Marjane Satrapi écrivait dans le
Guardian qu'interdire aux jeunes musulmanes de porter le voile était aussi répressif que de les forcer à en porter un, et le philosophe Pierre Tévanian qui expliquait que la laïcité s'appliquait aux institutions, pas aux individus.

Dans "la Politique du voile", Wallach Scott montre bien l'hystérie qui a entouré le débat sur le foulard en France, même si le livre aurait parfois mérité plus de rigueur.
Ainsi, Ernest Chénière, le principal de collège qui a déclenché la controverse en 1989, a été rebaptisé "
Eugène Chénière".
D'autre part, Wallach Scott omet de citer un événement important qui a suivi ces affaires de foulards: l'enlèvement en août 2004 de Georges Malbrunot et de Christian Chesnot, des journalistes français, par un obscur groupe islamiste en Iraq qui exigeait l'abrogation de la loi. (Les citoyens français, les musulmans et les autres, ont condamné cette intrusion dans leurs affaires internes).

Mais le travail de recherche, vaste et exhaustif, de Wallach Scott dresse un portrait vivifiant des débats.
Outre le racisme dominant et l'interprétation rigide de la laïcité, il y a une troisième raison à cette obsession pour le foulard: une conception étriquée de l'individualisme.
Wallach Scott démontre que les jeunes musulmanes françaises, qui étaient les premières concernées par la loi, étaient "
étonnamment absentes des débats".
La commission Stasi n'a entendu que quelques jeunes filles, en huis clos, ce qui fait que leurs voix et leurs opinions n'ont jamais fait partie du débat public.
Tout en reconnaissant que certaines d'entre elles portaient peut-être le foulard pour d'autres raisons que la pression familiale de leurs frères ou de leurs pères, les observateurs ne voulaient y voir que le symbole de "
l'aliénation de la femme".
Malgré les déclarations des jeunes filles et de ceux qui s'opposaient à cette loi, disant que le foulard était l'"
expression d'une conviction individuelle", l’État et les partisans de la loi déclaraient que cela ne pouvait pas "être le cas en toute logique" puisque le foulard sous-tendait obligatoirement "l'abandon de l'individualité et une démonstration d'allégeance fondamentale aux normes et aux obligations collectives".
Afin d'être véritablement françaises, donc, les jeunes musulmanes ont dû renoncer au port du foulard, puisque dans cette optique-là, il était le signe qu'elles n'étaient pas loyales envers la France et qu'elles n'étaient pas des individus à part entière capables de penser par elles mêmes.

La dernière raison, et peut-être la plus dérangeante, de cet acharnement contre le foulard, c'est sa connotation sexuelle.
Ses détracteurs opposaient souvent la tradition musulmane, qui préconise le port du foulard pour limiter la "sexualité dangereuse" des femmes, et la culture française qui "célèbre le sexe et la sexualité comme des notions dénuées de risque social et politique".


En réalité, à la fois la charia et la laïcité stricte ont engendré des systèmes qui privaient essentiellement les femmes de disposer librement de leur corps.
En effet, dans la tradition de l'islam, les femmes sont incitées à être discrètes et à se tenir loin du "tabaruj" (mot arabe, venant du verbe "baraja" qui signifie "afficher", parader et dont le nom pourrait se traduire par "affectation", "ostentation"). (…)
De la même façon, la loi française, s'appuyant sur la laïcité stricte, parlait d'étalage de signes religieux "
ostentatoires". En bref, la lutte entre ces deux modes de pensée se livrait sur le corps des femmes.


L'argument sexuel contre le foulard était courant en France en 2003, même si, à cette époque, le terme de "foulard" avait disparu du discours public pour être remplacé par "voile", qui recouvre tout le visage sauf les yeux. C'était faux, mais pas entièrement innocent, bien entendu, parce qu'il donnait la possibilité aux détracteurs de parler en termes de stéréotypes plus généraux de femmes musulmanes comme au Yemen, où le port du voile est prédominant, contrairement à ce qui se passe dans la banlieue parisienne.
Plus récemment, dans une interview à un journal anglais, Bernard-Henri Lévy est allé jusqu'à dire: "
le voile est une invitation au viol".


Insinuer qu'une femme invite au viol par la façon dont elle s'habille, c'est pervers, mais Lévy est prêt à toutes les outrances pour préserver l'idée d'une identité homogène de la femme européenne. Dans cette optique, une Européenne n'est pas couverte de voiles, ce qui implique à la fois qu'elle se livre aux regards masculins et qu'elle est libérée.


Il est intéressant également de constater que Lévy exige pour lui-même ce qu'il n'est pas prêt à concéder à d'autres.


En 2004, il a demandé à Andrée Putman, décoratrice-architecte de rénover sa résidence secondaire à Tanger. Cette résidence se trouve à côté du célèbre café Hafa, qui comptait autrefois parmi ses habitués des écrivains comme Paul Bowles Tennessee Williams ou Jean Genet et qui offre une vue incomparable sur la Méditerranée.
Désormais, les clients du café ont la vue sur la baie en partie obstruée par le mur en parpaings érigé autour de la terrasse de Lévy lors de la rénovation de sa maison où sa femme, l'actrice et chanteuse Arielle Dombasle aime se faire bronzer.
Lévy, aurait déclaré qu'il voulait ainsi la protéger du regard des hommes installés au café Hafa. Dévoiler son corps ne marche, apparemment, que dans un sens.

Il y a en France actuellement une vaste hypocrisie qui consiste à invoquer la liberté d'expression quand des dessinateurs de Ch*rl*e H ou de Fr*nce S*ir offensent les sensibilités des musulmans mais à rester obstinément silencieux quand on refuse le droit à une femme de religion musulmane de disposer librement de son corps.
Cela relève de la même hypocrisie quand le champion de foot Zidane est simplement qualifié de "citoyen français" alors que Zacarias Moussaoui est présenté comme "citoyen français d'origine marocaine".
Cela relève de la même hypocrisie quand se constituent des comités de soutien aux professeurs de Flers qui refusent d'enseigner à des jeunes filles qui portent le foulard alors que parallèlement le fait que 40% des jeunes Français (dont beaucoup sont d'origine nord africaine) des quartiers pauvres ne trouvent pas de travail semble complètement occulté.
Cela relève de la même hypocrisie quand on célèbre l'engagement des soldats nord-africains dans la seconde guerre mondiale contre les nazis mais qu'on ne leur verse pas, jusqu'à l'an dernier, la même retraite qu'à leurs homologues français.
Cela relève de la même hypocrisie quand l'humoriste Dieudonné est condamné pour ses remarques ignoblement racistes sur les juifs, alors qu'on absout l'ancien rédacteur en chef du Point, Claude Imbert, quand il déclare: "
Moi, je suis un peu islamophobe. Cela ne me gêne pas de le dire".


Enfin, cela relève de la même hypocrisie quand on mobilise une énergie intellectuelle démesurée et des ressources publiques énormes pour une poignée d'élèves qui portent un foulard alors qu'on ne fait pratiquement rien pour garantir à ces jeunes filles (dont la plupart sont confinées dans des écoles défavorisées, appelées ZEPs - zones d'éducation prioritaires), les mêmes chances en matière d'éducation et d'emploi que leurs compatriotes de "souche européenne".
Et en fin de compte, les polémiques successives en France ont servi à détourner l'attention sur les vrais problèmes et ont apporté de l'eau au moulin aux fondamentalistes de l'islam, qui recrutent les jeunes en leur disant que la France ne veut pas d'eux. Le foulard en France n'est rien de plus qu'une feuille de vigne: quel que soit le temps qu'on passe à la regarder, on finira par avoir à affronter la crudité du racisme et de la discrimination. Le racisme nu et cru.
Pour paraphraser un autre philosophe français, je ne suis pas d'accord avec le port du foulard, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que les femmes aient le droit de le porter.

 

Par emcee

 

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http://blog.emceebeulogue.fr/

mercredi, 07 octobre 2009

Crise en thème


Voilà que l'Automne arrive et que l'on en est à la deuxième année de cette crise sans précédent depuis la dernière guerre mondiale. Heureusement, nous disent nos loyaux représentants politiques, le problème est en voie de règlement et de résorption. Pour le moment, seuls les financiers les croient, pour la bonne raison qu'ils sont à l'origine plus ou moins, de ces paroles de réconfort économique. Tout va bien, laissons les reprendre leur gavage de profits, désormais accompli sur fonds publics, ce qui creuse démesurément les dettes, ce qui entrainera inéluctablement des hausses d'impôts et la réduction des dépenses sociales, avec effet induit d'enfoncer encore un peu plus les catégories populaires et la consommation, donc d'aggraver la crise.


Mais pour qui veut bien prendre la peine de se renseigner, le regard se porte vite vers le large et abandonne les malheureux premiers noyés qu'a laissé la première vague du tsunami financier. Il s'avère en effet que la situation du système est encore pour le moins fragile et sujette à caution, pour euphémiser.


Non seulement les actifs toxiques sont toujours aussi opaques à toute recherche, dénombrement et traitement curatif, à tel point qu'on préfère les glisser sous le tapis en enjolivant les comptes à coup de changement de règles comptables, ou les ensevelir sous les liquidités accordées sans compter par les banques centrales, mais de l'autre côté du système, le chômage augmente implacablement, alimenté par les défaillances d'entreprises en hausse, alimentant l'insolvabilité qui pousse les banques à la faillite, fragilisant encore plus le monde de la finance. Le cercle vicieux se referme...

 

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Les USA, instigateurs et principal moteur du capitalisme financiarisé qui domine le monde depuis le milieu des années 70 n'ont jamais été aussi près de mettre les deux genoux à terre : leur dette publique est faramineuse, les chinois qui en possèdent une large part s'en désengagent doucement mais fermement ; la dette privée est également arrivée à un point maximal, conséquence logique d'un tassement continu des salaires qu'il a fallu compenser par le crédit pour nourrir la consommation, pilier du système. Le pays n'a quasiment plus de marge de manoeuvre et ne compte plus que sur ses affidés (c'est à dire la quasi totalité des pays occidentaux, qui perdraient autant que lui à sa chute) pour cacher du mieux possible la vérité. Lucide mais funeste pari, notamment pour l'Europe qui, si elle s'en donnait les moyens pourraient échapper à un déclin inéluctable, à condition de tourner le dos à une orthodoxie économique dont la créature ne survit plus que par acharnement thérapeutique. Malheureusement et loin s'en faut, l'Union n'en prend pas le chemin et la ratification par l'Irlande du traité de Lisbonne pourrait bien être la dernière victoire à la Phyrrus des européistes avant liquidation totale du projet par obstination idéologique (celle qui a attaché depuis les origines, le boulet du libéralisme économique à l'Europe)


D'aucuns comptent sur la Chine pour sauver la forme actuelle du capitalisme. Quand bien même arriverait-elle à créer véritablement un marché intérieur, elle ne ferait qu'accélérer la chute de l'occident, du moins de ses populations, les multi-nationales elles pouvant tranquillement migrer où bon leur semble, ce qu'elles ont déjà largement fait du reste. En tout cas, nul espoir pour les occidentaux de développer leurs exportations grâce à la Chine qui a maintenant les moyens d'alimenter elle-même son marché, grâce notamment aux nombreux transferts de technologie consentis par les entreprises de l'Ouest et par ses propres progrès scientifiques et techniques.


Il semble que la domination de l'Occident se termine mais peut-on penser raisonnablement que cela ira sans heurts ?

 

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Vouloir maintenir coûte que coûte le système est le pire des choix pour l'éviter alors que l'Occident a encore la force et les moyens en changeant de paradigme social et économique de peser sur un ordre mondial afin de l'équilibrer. Les propositions ne manquent pas afin de stabiliser le système financier depuis la nationalisation de certaines banques  (dépôt et crédit) jusqu'à rendre inattractives les opérations financières exigeant des retours sur investissement trop élevés pour ne pas fragiliser l'économie réelle (notamment le financement par levier mais aussi les rendements actionnariaux supérieurs à 8% par exemple. Une mesure comme le SLAM de Frédéric Lordon va dans ce sens, tout comme la proposition d'interdiction des paris sur les prix de Paul Jorion)


Malgré tout il est bien difficile d'être optimiste aujourd'hui tant les relais politiques qui pourraient se saisir des alternatives proposées, à savoir la gauche en général sont au mieux en pertes de repères ou chroniquement entravés par une parcellisation et mésentente coupable, quand ce n'est pas totalement corrompus par des renoncements complets voire des sympathies envers les idéologies les plus libérales. La débâcle de la social-démocratie dont le score piteux du SPD allemand vient encore d'apporter un témoignage parlant, n'est pas à chercher plus loin que dans sa dérive à droite et son acceptation d'un monde au moment où il s'écroule. La victoire apparente des droites elles, si l'on écarte le chiffre pourtant crucial des abstentions, souvent des classes populaires résignées, n'est due elle, qu'au classique recours quasi pavlovien au maintien de l'ordre, alors que celui-ci est pourtant déstabilisé par les politiques néolibérales menées par les droites et gauches de gouvernement depuis trente ans. La logique des votes n'a parfois rien à voir avec la logique...


Le mur se rapproche donc et les espoirs de l'éviter s'amenuisent. D'un côté il semble qu'un monde nouveau ne soit pas possible sans l'effondrement de l'ancien, de l'autre comment ne pas vouloir s'épargner un chaos dont personne ne peux prédire les effets dévastateurs avant que la création ne reprenne le dessus. Guerre, dictature, les deux ?


Y a t'il aujourd'hui des courants de pensée philosophiques résolument novateurs qui pourraient porter une contestation, une révolution ? D'aucuns voudraient réssusciter ou plutôt redéfinir le communisme, le vrai, celui de Marx, celui que prend pour hypothèse plausible un Alain Badiou. Je n'y crois pas, à la fois intuitivement et en raison de contradictions ontologiques dans ce discours : comment le communisme peut-il naître de l'individu, même sous la contingence de nouveaux rapports de production (c'est à dire différents de ceux du capitalisme qu'on suppose effondré) ? Or le communisme étatique a prouvé sa toxicité. Pour ma part je tiendrais beaucoup plus à une sorte de néo-jacobinisme structurant, porté par ses valeurs morales transcendantes, soucieux de réaliser un équilibre (forcément fragile, temporaire, donc à renouveler, et bien imparfait) entre liberté et égalité, étendu à l'échelle du continent. Mais force est de constater que nul intellectuel à ma connaissance ne porte ce message aujourd'hui, ne cherche à explorer à nouveau le chemin de la troisième voie. La France avait presque réussi à la trouver mais la social-démocratie, notamment grâce à ses éléments les plus cyniques, comme Tony Blair, probable futur président du conseil si le traité de Lisbonne est entériné, s'est ingéniée à la pervertir.


La seule quasi certitude qu'il nous reste à ce jour est que le système est touché à mort. J'anticipe sa disparition, en mettant la crise en thème, sans en porter le deuil...

 

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Quelques liens pour obtenir des informations et notamment des chiffres sur la poursuite de la crise (n'hésitez pas à lire les commentaires des articles, souvent très informatifs) :

 

Paul Jorion.com/blog/

Blog du Monde diplomatique.net/-La-pompe-a-phynance-

nouvellegauche.fr/blog/2009/09/29/comment-sortir-du-piege/

 


Nicks

mercredi, 02 septembre 2009

Mamadou ou le crédit prison


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SI si si, moi je dis qu’il est réconfortant de noter avec quelle conscience civique l’on sauvegarde le meilleur de nos traditions, l’on cultive certains aspects de notre patrimoine quasi génétique et, entre folklore et modernité, l’on affirme nos spécificités françaises sociales et culturelles.

Non je ne parle pas de ces nombreuses et grandioses fresques historico-pyrotechniques, où la France muséifiée, passéiste mais moderne, exhibe en figuration sa population chômeuse et bénévole à des touristes désoeuvrés devant des fours à pain magistralement mis en scène dans des sons et lumières empruntés à JM Jarre au moins.

Non, dans ce pays littéraire, où en chaque français sommeille un Victor Hugo potentiel, je parle de la conservation intacte de cette prédisposition  épistolière pour la lettre anonyme, avec ce je ne sais quoi nostalgique de parfum Maréchal, je parle de la conservation dans notre patrie éternelle et malgré le formatage mondialisé de nos valeurs intrinsèques et ancestrales.

Je parle de la pérennisation réjouissante de la délation par exemple.

En cela je félicite particulièrement la direction de l’agence LCL d’Aulnay sous bois, exemplaire et citoyenne, qui perpétue dans la plus pure tradition française, en dénonçant aux autorités policières un dangereux sans papier, le meilleur de nos talents nationaux.

Savoir que cette agence sur l’air entraînant de « Plus plus pour mon crédit mon crédit » a su, de sa propre initiative, monter un véritable  stratagème pour capturer et balancer courageusement un bon client certes mais outrageusement clandestin, ne peut que nous réconcilier avec le sentiment patriotique de nos concitoyens zélés.

Car dieu sait s’il en faut du courage pour balancer un esclave, un sous citoyen, un marginal sans droits, un mauvais français même pas français, et si ça se trouve, dans le plus grand des désintéressements, sans même toucher une com sur son compte, juste par devoir et conscience de l’intérêt national avec ce sentiment légitime qu’il est toujours sain et rassurant de haïr plus pauvre que soi.

Mamadou ne sachant trop, que demander de plus à son argent, LCL attentif, toujours à l’écoute du client à trouvé la réponse adaptée : le crédit prison. Un nouveau produit carceralo-financier montrant s’il en était nécessaire, l’incessante créativité de nos géniaux spéculateurs.

Que LCL soit ma banque, ne peut que me réjouir davantage, et mieux me faire relativiser les agios réglementaires de mon découvert abusif. Car par ce geste civique d’une grande élégance, la gente banquière nous révèle combien elle peut être au-dessus de toutes les infamies et turpitudes qu’on lui prête, proche des braves gens, honnêtes et légalistes, et mériter amplement pour les meilleurs d’entre eux, une juste récompense sous forme de bonus revigorants.

Décidément oui, les banquiers ont l’art de se rendre sympathiques et je comprends mieux la présidentielle indulgence envers ce corps de métier qui ne sait que faire pour être apprécié à sa juste valeur.


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photo : D.A


jeudi, 14 mai 2009

Corrigé du test – êtes vous gentilsémite ?

 

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se reporter au test plus bas


1 – Il fallait naturellement cocher la case A (2pts) le nouveau super méchant, remplaçant officiel du moustachu Saddam et la case C (1Pt) même si ça commence à sentir le réchauffé. A proscrire absolument la réponse B (0 pt) puisqu’il est bien normal d’envoyer une bombe atomique sur les barbares de Gaza – la preuve ? même sa bien pensance BHL n’a pas réagi à cette sympathique proposition. C’est pas une preuve ça ?

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2 – Evidemment Réponse A (2pts) éventuellement C (1pt) pour faire plaisir à Pierre Lellouche – Certainement pas B (0pt) vu que la bombe israélienne est gentille, polie avec les victimes, et s’essuie toujours les pieds avant d’exploser ; un peu comme Tsahal.

3 – réponse A (2Pts) cela va de soi. (c’est déjà fait) Glucksmann qui voit de l’épuration ethnique partout sauf en Cisjordanie mérite naturellement son petit ruban rouge. Barbelivien C (c’est fait aussi) (1pt), En regrettant qu’il n’ait pas composé un admirable duo avec Carla. En aucun prix réponse B – Rony Brauman (0pt) « Ce traitre » selon Adler, qui porte en lui « la haine de soi » selon BHL. « Il faudrait inventer n’importe quoi pour le faire souffrir » comme le dit justement l’impayable prix Nobel de la paix, Elie Wiesel en parlant de Madoff chez qui, il faisait fructifier l’argent de sa fondation.

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4 – réponse A (2pts) bien évidemment – dénoncer Bernard Kouchner et ses petites distorsions à la déontologie ne peuvent être que de l’infamie antisémite ou reponse B (1pt) une tentative d’écorner son image humanitaro pleurnicheuse option Birmane. De la morale ? C (0pt) – Pas utile Rama Yade a déjà tout moralisé toute seule.

5 - Réponse B (2pts) mais les médias vous ont beaucoup facilité la tâche – Si vous croyez vous en sortir avec la réponse A (0Pt) c’est raté – en effet Karl Marx est l’auteur de « la question juive »  considéré comme un texte antisémite. En revanche Avigdor Lieberman C (0pt) ancien videur de boîte de nuit et ministre des affaires étrangères n’est pas méchant. Juste soupe au lait.

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6 – Réponse A (2pts) 10 manifestants pacifiques à Valls les Bains auraient conduit le méchant comique à annuler son spectacle hilarant et génial. Défendons la liberté d’expression, pour une des plus belles consciences du paf à cerveau disponible. Réponse C (1pt) acceptable car il serait dommage qu’après « chouchou » et « coco » ce brillant artiste discret ne puisse produire son prochain opus « coucouche » La réponse B est éliminatoire.

7 - En toute connivence avec l’intuitif libéral Delanoë c’est évidemment la réponse A (2 pts) éventuellement la réponse Soubirette C (1pt) En aucune manière la réponse B (0pt) Et d’ailleurs un palestinien a-t-il une âme, et si oui, peut il revendiquer sérieusement la nationalité française ?

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8 - Sans hésitation, il fallait cocher la réponse A (2pts) – d’ailleurs la tribu est déjà dissoute. (Pas dans l’acide mais on le déplore). Eventuellement mais ça n’a rien à faire là, on peut dissoudre aussi les petits chanteurs à la croix de bois, ça débarrasse toujours B (1pt) mais on conserve absolument le BETAR C, sinon comment poignarder des commissaires en toute impunité ? (0Pt)

9 - Là, sans problème on peut tout cocher ABC (2pts). Si en plus, vous avez acheté l’œuvre complète du Maître (le lire est facultatif) alors vous doublez vos points.

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10 - Réponse A bien sûr (2pts) – Pour une fois qu’on a un exemple de fine diplomatie dont n’oserait même pas rêver l’Iran, on ne va pas faire les chochottes. B (0pt) Si, dans un moment d’égarement, vous avez osez choisir cette option, les USA posent leur veto immédiatement ; vous êtes bien avancé. 

11 - A naturellement (2pts) puisque sa femme apprendrait brutalement qu’Arafat est mort du sida et qu’il marchait (comme tous les arabes) à voile et à vapeur – B (1pt) est admissible car de toute façon, Yasser n’était pas un interlocuteur fiable. C (0pt) le Mossad est déjà derrière votre porte.

12 - ABC (2pts) car tous les trois, sont, les plus grands philosophes français de tous les temps et si vous n’avez rien côché du tout, m’étonnerait pas que vous ayez déjà fait l’acquisition du dernier Alain Badiou, « l’hypothèse Communiste » Fort heureusement pour l’avenir de notre belle patrie, vos SMS bolcheviques sont déjà filtrés et surveillés par l’auxiliaire zélé et civique du pouvoir, la maison "Bouygues brother", abrutisseur charitable de père en fils.

13 - Les réponses A et C vous rapportent (2pts)
(dans le doute misez toujours sur Lefebvre vous êtes sûr d’être dans la pure doxa). Pour la réponse B (0pt) vous êtes aussi irrécupérable que Pascal Boniface qui, pour avoir eu l’outrecuidance de poser cette question dans un ouvrage, fut justement lynché médiatiquement en place publique.

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Plus de 20 points ?
bravo avec un peu de bol, et si, dans votre équipe,  vous trouvez un salaud d’antisémite qui, circonstances aggravantes, s’en prend carrément au dauphin, dénoncez le sans hésiter ! Avec quelques chroniques flagorneuses, un kit de citations de Spinoza et deux ou trois caricatures islamophobes tirées d’un journal d’extrême droite, vous devriez finir à la direction de France inter. Vous aurez alors la chance, de virer un ennemi antisémite/antisioniste (kif kif bourricot) à savoir, l’immonde crapule islamo fasciste : Daniel Mermet.

Entre 10 et 20 points ?
– un bon stage de remise à niveau avec sa suffisance boursouflée Adler vous fera le plus grand bien.

Moins de 10 points ? : vous êtes un dangereux rouge-vert-brun souffrant du syndrome munichois  à la solde des terroristes islamistes et autres Tarik Ramadan. Je parierais même que vous n’achetez pas Charlie Hebdo mais que vous êtes abonné à Siné Hebdo. C’est dire si vous êtes une belle ordure judéophobe.


tgb

mercredi, 13 mai 2009

test : êtes vous gentilsémite ?


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A l’heure où le représentant israélien de l’extrême droite, le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman vient serrer la pogne du droit-de-l’hommiste Kouchner, testez votre capacité au gentilsémitisme :

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1) quelle citation doit légitimement vous scandaliser ? :


A) - «…Ils (les alliés) ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée» Mahmoud Ahmadinejad

B) - Nous devons combattre le Hamas comme les Etats-Unis ont combattu les Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale" Avigdor Lieberman

C) - les chambres à gaz, un détail de l’histoire…Jean Marie Lepen

2) Quelle bombe atomique vous paraît absolument inadmissible ?

A) - la potentielle bombe iranienne ?
B) – l’officieuse bombe israélienne ?
C) - l’arme de destruction massive ?


3) A qui donneriez vous la légion d’honneur ?


A) - à André Glucksmann néocon à frange ?
B) - à Rony Brauman libre penseur ?
C) - à Didier Barbelivien non auteur non compositeur non interprète de non talent  ?


4) Considérez vous que dénoncer un ministre des affaires étrangères français qui utilise son rang pour s’enrichir en Afrique et promouvoir sa femme à la direction de RFI-France 24 est :

A) - de l’antisémitisme pur ?
B) - un affront à sa légitime popularité ?
C) - de la simple morale élémentaire ?


5) Quel barbu doit être nécessairement le nouveau méchant de service ? :

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B)

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C)
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6) Quel comique pas drôle est victime d’une odieuse censure médiatique ?

A) - le zigoteux Arthur ?
B) - le rigoleux Dieudonné ?
C) - leroidelapromeux Gad Elmaleh ?

7) Quelle personnalité, mérite, à votre avis, d’être fait citoyen d’honneur de la ville de Paris ? :

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A) le prisonnier de guerre franco israélien Gilad Shalit ?
B) le prisonnier politique franco palestinien Salah Amouri ?
C) l’ex otage hallucinée franco-colombienne Ingrid Betancourt ?


8) Au moment où le gouvernement français s’apprête à légiférer sur les « bandes », quel groupe radical doit être dissout en priorité ? :

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A) - la tribu ka de Kémi Seba (déjà dissout) ?
B) - les petits chanteurs à la croix de bois ?
C) - la ligue de défense juive ? (interdite partout sauf en France)

9) Vous trouvez particulièrement pertinent que BHL

A) fasse une leçon de morale enflammée à l’ambassadeur autrichien dont le gouvernement s’allie avec l’extrême droite de feu Haider ?
B) soit en vacances lorsque l’extrême droite israélienne co-dirige le gouvernement Netanyahou ?
C) Apprécie le président qui s’inspira de l’extrême droite française pour créer le « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » ?

10) - quel programme politique trouvez vous le plus  modéré  ? :

A)  Bombarder le barrage d'Assouan
- Utiliser l'arme nucléaire sur Téhéran et sur Gaza
-Expulser tous les Palestiniens d'Israël qui refuseraient de prêter un serment de loyauté à l'Etat juif,
- Noyer les prisonniers politiques palestiniens dans la Mer morte
- Exécuter les députés palestiniens à la Knesset qui ont des contacts avec le Hamas ou qui ont commémoré l'expulsion de 1948,
- « Echanger » la Galilée contre les implantations en Cisjordanie pour faire un Israël « ethniquement pur ». (Avigdor Lieberman)

B) Faire appliquer les résolutions de l’ONU sur le principe de la coexistence pacifique de deux états viables.

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11) Cinq ans après la mort d’Arafat on ne connaît toujours pas la cause du décès?

A) Par pudeur envers sa famille ?
B) Parce qu’on s’en fout ?
C) Parce qu’on n'a pas trouvé l’antidote  ?

12) Quel est pour vous le plus grand philosophe français de tous les temps ?

A)  BHL ?
B) Glucksmann ?
C) Fienkielkrault ?

13) Considérez vous  :

A) Que l’antisionisme est le faux nez de l’antisémitisme ? (Frederic Lefevbre)
B) que l’on peut critiquer Israël sans être antisémite ?
C) qu’un gentilsémite est forcément gentilsioniste ?


Réponse au test dans deux jours


tgb

 
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