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mercredi, 21 juillet 2010

" Le Monde " à l'envers ou la dégringolade d'un titre de Presse prestigieux.

Amis d'Internet, j'ai beaucoup ri !

Hier, le Monde.fr titrait glorieusement :

"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"

Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !

Après tout, pourquoi pas ?

En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par  la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !

 

 

Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.

 

1er élément.

L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.

 

Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française, on tempère : "Cela dépend du type de forêt et de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.

Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ? Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !

Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.

Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste  continue joyeusement sa plaidoirie...

 

2ème élément.

"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."

Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas  :

Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat." "C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.

Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre,  Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent  dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?

Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !

 

Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...

Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?

NON, NON et NON !

 

Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !

Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.

Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques  disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.

Au Village des NRV, on manque cruellement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !

Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."

Moi aussi.

 

Travailleuses, travailleurs, je vous propose une suggestion : partez donc voyager par procuration avec Céleste.

 

À après !

 

Cui cui fit l'oiseau, pseudo journa-liste rouge, le temps d'une chanson.

 

 

vendredi, 25 juin 2010

La France des dynasties ou les femmes de... [2/3 Florence Woerth]

Ben oui ! J'avais écrit le mardi 15 juin ce passage :

"Le prochain billet parlera de Madame Florence Woerth, sainte laïque, féministe implacable et membre récent du Conseil de surveillance de l'entreprise Hermès, épouse de Monsieur Éric Woerth, à la fois trésorier de l'UMP,  accessoirement Ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique et maire de la modeste commune de Chantilly. Un couple bien sympathique, gourmand et particulièrement désintéressé qui fait honneur à la République."

Et là, mes amis, bingo ! Le lendemain, Le Point et Médiapart sortaient le scandale Bettencourt dans lequel Florence Woerth et son digne époux semblent avoir joué un rôle de premier plan.

Quelle heureuse coïncidence, n'est ce pas ? Du coup, devant l'afflux de billets de blogs sur le sujet "Woerth", je me suis retrouvé fort dépourvu : j'étais parti en tête et me voici relégué en queue de peloton... Tant pis.

 

Je ne reviendrais pas sur cette sinistre et malsaine affaire où Le trésorier d'un parti politique détenant le pouvoir, qui cumule les emplois de Ministre et de maire d'une grande ville, par ailleurs, époux d'une femme, employée dans une société, Clymène, gestionnaire des affaires des grosses fortunes et des patrimoines dont celui de la fameuse Mme Bettencourt.

N'étant pas journaliste, je laisse avec humilité les professionnels faire leur boulot et la Justice nous démontrer son indépendance.

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Loin de mettre en cause le couple à propos de malversations, je désirais parler de Madame Florence Woerth, qu'on découvre avec ravissement dans tous les endroits subtilement embaumés par la douceâtre odeur du  fric. Sa nomination récente au conseil d'administration de la société Hermès, les actionnaires ayant approuvé à 92 % le 7 juin dernier la nomination pour trois ans de notre héroïne, icelle n'ayant auparavant jamais occupé aucune fonction dans cette société, n'a suscité pratiquement aucune réaction.

Et pourtant, ce fait s'ajoutant à une longue litanie de soupçons sur l'affaire Bettencourt, ne trouvez vous pas que ce mélange douteux entre le politique et l'affairisme sente particulièrement mauvais ?

Les coïncidences me semblent nombreuses. Trop abondantes pour n'être dues qu'au hasard mais je ne suis probablement qu'une mauvaise langue...

Et comme une bonne nouvelle ne vient pas toute seule, l'enveloppe du conseil d'administration a miraculeusement gonflé, passant de 242 000 euros en 2008 à 282 000 en 2009, puis à 400 000 euros soit une progression pour cette année de 43%.

Formidable ! Le Village des NRV félicite chaleureusement Florence et applaudit la féminisation et la démocratisation accélérée des conseils de surveillance des entreprises françaises du CAC 40 !

AU FAIT ! Au nom de quels principes, la femme d'un Ministre peut elle se voir proposer une fonction presque honorifique mais particulièrement bien rémunérée par de substantiels jetons de présence ? Que pourrait justifier une telle nomination ? La compétence ? Mais ma chère Flo n'a jamais travaillé avec Hermès ! J'ai beau chercher : je ne trouve pas.

 

La collusion, la connivence scandaleuse voire  le trafic d'influence entre les instances politiques et les pouvoirs économiques, n'évoquent t-elles pas la marche à pas forcés vers une ploutocratie, régime qui s'éloigne gravement d'une véritable démocratie républicaine ?

Amis de tous horizons politiques, ne croyez vous pas qu'il est temps de lutter contre la lente désagrégation de l'État et de faire la chasse à ces rapaces qui gangrènent l'idéal républicain ?

Notre pays, depuis l'instauration de la République n'a jamais été gouverné par une clique aussi cupide. Il devient insupportable, quand on demande au peuple sacrifices sur sacrifices, de se sentir dirigés par cette bande de copains et de coquins qui se cooptent, se mélangent, se choisissent pour toucher leurs dividendes et se gaver en toute impunité.

Certains appelleront ceci du "populisme".

Quand il ne s'agit que du réalisme dépité d'un fervent républicain.

Mais ces gens là ne connaissent même plus le sens des mots, préoccupés qu'ils sont par leur carrière, leur notoriété et leurs avantages pécuniaires.

Quant à l'intérêt général ? C'est une valeur disparue depuis longtemps de leurs consciences embrumées par les vapeurs énivrantes d'un pouvoir où tout est permis en toute impunité.

 

Je viens d'apprendre avec consternation que Monsieur Éric Woerth avait remis en personne, le 23 janvier 2008, la prestigieuse Légion d'Honneur à Monsieur Patrice Maîstre, l'ancien patron de sa femme. Chacun sait que cette médaille est décernée pour services rendus à notre pays : ce qui signifierait que les fonctions de gestionnaire de fortune et de conseiller fiscal, activités qui consistent à soustraire d'énormes quantités de fric à la Collectivité nationale, méritent la reconnaissance de la Nation.

Vous m'en voyez littéralement abasourdi ! Décidément, le ver est dans le fruit !

D'autant que si Mme Bettencourt a déclaré vouloir rapatrier ses avoirs, c'est qu'elle les avait auparavant expatriés. Cela s'appelle une évasion fiscale.

Que dire de plus ? Écœuré, je vous laisse conclure...


Lors de la prochaine étape, je parlerai de Madame Nicole Dassault, simple citoyenne, dont le patronyme prouve s'il en était besoin, que la féminisation et la distribution de l'oseille ne quitte pas une certaine élite politico-capitaliste peuplée de personnages empathiques dont les longues râtiches, en plus de rayer le parquet, cavalent après la barbaque fût-elle faisandée !


Lectrices et lecteurs du Village des NRV, restez vigilants, merci d'être parvenus jusqu'à ces lignes. Je vous embrasse.

 

À après !

 

Cui cui fit l'oiseau, fucking fire bird.


lundi, 21 juin 2010

Vanités burlesques et impuissance.

 

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Impuissance des hommes politiques face, aux crises économiques, à la montée des fanatismes religieux, aux crises sociales, aux catastrophes écologiques…

Impuissance des États devant, les marchés financiers, la ploutocratie, les leaders médiatiques et économiques.

Impuissance des militaires face, à ceux qui se rebellent et résistent, aux pays occupés qui les exècrent.

Impuissance de l’ONU, de l’Europe, des USA  face au problème israélo-palestinien

Impuissance des hommes de bonne volonté et des humanistes face, au racisme, à la montée des extrêmes en Europe et dans le monde.

Impuissance de l'UNICEF et de la Communauté internationale à résorber la famine dans le monde : pendant que des centaines de milliards sont fournis pour sauver les banques, il est impossible d'en trouver 30 pour sauver 1/7 de l'Humanité.

Impuissance des experts de tous poils, des prévisionnistes, des sociologues, des économistes qui ne voient jamais  rien venir et qui ne disposent d‘aucune solution.

Impuissance des journalistes face, au pouvoir, à Internet, à leur hiérarchie, aux propriétaires de leurs supports médiatiques, à la baisse des audiences de la Presse.

Impuissance des banques face, aux autres banques, à la spéculation aveugle et incontrôlée,  aux escrocs malins, aux mathématiques dont les algorithmes fous se télescopent jusqu’à provoquer des situations absurdes

Impuissance des oligarchies, de l’ordre et des pouvoirs établis devant, la violence, l’impertinence, la raillerie, la moquerie, la puissance d’Internet, la libre pensée, le bénévolat.

Impuissance des citoyens devant le chômage, les baisses du pouvoir d’achat,  les factures qui augmentent, les multiples lois et règlements,  les restrictions de libertés, la dictature des médias qui imposent toujours les mêmes têtes et la même idéologie.

Impuissance de l’Europe incapable de s‘unir, des USA en semi faillite empêtrés dans des conflits sans issue, et pris à leur propre piège de la mondialisation.

Impuissance des peuples devant les régressions sociales dans tous les pays qui s’alignent sur le moins-disant social.

Impuissance de la Chine, ce colosse aux pieds d’argile promis à de graves problèmes sociaux et de terribles troubles régionalistes.

Impuissance de la France tenue en laisse par Bruxelles, prise dans la nasse de la mondialisation. Prisonnière d’un système idéologique qui l’étrangle lentement.

Impuissance
des intellectuels, philosophes, sociologues dont les discours  critiques ne mènent à rien. Incapables de construire un projet cohérent, de s’adresser au peuple avec un vocabulaire familier, trop habitués à s'exprimer devant des cénacles réduits de vieux barbons éructant avec force satisfaction des termes incompréhensibles.

Impuissance
de la faune et de la flore à survivre aux pollutions humaines.


Impuissance
face à une surpopulation grandissante des grandes cités entraînant des comportements sociaux agressifs et la désertification dramatique des campagnes.


Impuissance
face, à la toute puissance de l’argent roi qui corrompt tout d’une manière plus ou moins subtile, à la cupidité, moteur vicieux et illusoire de l'économie d'aujourd'hui.

Impuissance des détenteurs des capitaux face aux idées, forces armées, religions, la violence, les principes de justice ancrés dans l'inconscient collectif, l'esprit de revanche.


Impuissance d’une partie vieillissante de la société française, repliée sur elle-même et terrorisée par tout ce qui bouge et ne lui ressemble pas.

Impuissance des mots pour exprimer sa colère, son indignation, sa souffrance et son désespoir devant des mesures sociales iniques et injustes.

Impuissance à comprendre un monde d'une complexité inouïe dont les innombrables interconnexions échappent à tous les vieux schémas simplistes existants.

 

L'Homme a construit un univers qu'il ne maîtrise plus et qui le dépasse.



Vanités burlesques pour les roués, les ambitieux ivres de notoriété qui imaginaient pouvoir changer notre monde en plus de jouir des privilèges inhérents à leur position…

 

"vanitas vanitatum, omnia vanitas" .

Vanité des vanités, tout est vanité disait le roi Salomon au crépuscule de sa vie dans l'Ecclésiaste.


Nous n'attendrons pas le jugement dernier pour leur faire payer ce qu'ils nous font subir.

 

À après, citoyens impuissants, gardez votre rancune bien au chaud ! Le temps viendra.

 

 

cui cui fit l'oiseau, charognard gourmand perché sur sa branche vermoulue, attendant avec impatience le prochain cataclysme.

mardi, 27 avril 2010

Voilà, voilà, que ça recommence

 

 

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Voilà, voilà, que ça recommence
Partout, partout et sur la douce France
Voilà, voilà, que ça recommence
Partout, partout, ils avancent


La leçon n'a pas suffit
Faut dire qu'à la mémoire on a choisi l'oubli
Partout, partout, les discours sont les mêmes
Etranger, tu es la cause de nos problèmes
Moi je croyais qu'c'était fini
Mais non, mais non, ce n'était qu'un répit

Voilà, voilà...

La leçon n'a pas suffit
Faut dire qu'à la mémoire on a choisi l'oubli
Dehors, dehors, les étrangers
C'est le remède des hommes civilisés
Prenons garde, ils prospèrent
Pendant que l'on regarde ailleurs
Prenons garde, ils prospèrent
Pendant que l'on regarde ailleurs

Voilà, voilà...

(Paroles : Rachid Taha – Abdel Kader)

 

 

 

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"La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures."
Noam Chomsky – Source : De la propagande – Entretiens avec David Barsamian.

 

Copié- collé d'Agathe

 

lundi, 19 avril 2010

Le malentendu

 

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Qu'est-ce que c'est, la solidarité ?


Du pataugeage avéré du gouvernement, des élus par des autorisations rentables sur les constructions en zones inondables ?


«La solidarité nationale est là pour aider» dit-il.

Les zones noires, très noires, vides d'humains, d'avenir, de vie, deviennent magiquement "de solidarité".
Solidarité de quoi vers quoi, de qui pour qui ?
Du néant, de la zone noire, terrifiante, de la mort, les "victimes" abordent enfin le monde mature de la juste rhétorique, du risque raisonnable et de la main sur le coeur.

La solidarité, c'est une variante molle (sociale, disent-ils) du cynisme.


La politique, c'est simple.


Le cynisme ; le(s) pouvoir(s) compile(nt) les grosses bévues coûteuses sachant compter sur la solidarité ponctionnée de fait sur tous les impôts incluant ceux des sinistrés à l'exception de ceux des abrités du bouclier.

Il était, d'ailleurs, question d'objectifs à tenir pour les Ministres, de qualifier, de quantifier leur travail.

Les promesses se noient comme les maisons.

La solidarité, grand mot contre tous les maux, exhibe un doigt accusateur vers les cheminots dans leur attitude gréviste face à la détresse «nationale» des voyageurs français.

"Comme une contribution des cheminots encore grévistes à l'effort de tous." dit-il.

La solidarité, ça emporte le morceau, c'est un joli mot, ce n'est pas un destin commun vers l'égalité, c'est une connivence entre un pouvoir et l'opinion.
"Amour" aussi est disponible.

Qui aurait le coeur à laisser des familles bloquées dans les couloirs des aéroports ?


Les cheminots ?


La solidarité nationale, l'esprit du grand Jaurès.


Le gouvernement est plus cohérent que les travailleurs du chemin de fer.

 

Son coeur est pur.



Alors, la solidarité, ce n'est pas les retraites.

Ni la santé.

Ni le travail.

Encore moins l'émancipation.


La solidarité, il faudrait la privatiser.

Agathe

 

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