mercredi, 04 août 2010
C'est l'interlude final. Refrain.
Histoire sans parole
HISTOIRES SANS PAROLES
envoyé par gotti57. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
06:03 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (198) | Envoyer cette note | Tags : humour, histoire sans parole, le village des nrv, vacances du pouvoir
lundi, 02 août 2010
L'interlude des classes.
Pour patienter en attendant un miracle :
Le Petit Train Rébus - Ortf
envoyé par teppazandco. - Regardez plus de clips, en HD !
06:00 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : village des nrv, vacances du pouvoir, interlude
vendredi, 30 juillet 2010
jequittelevillagedesnrv.COM
Avertissement : aujourd'hui, pas d'actualité, rien que de la cuisine interne avec des huiles de vidange.
Amis, le bonheur absolu existe : je l'ai rencontré.
Ici.
Au Village des NRV.
Parfaitement.

Entouré de tout une bande de copains, tous de gauche et même plus si affinités, des amis dont les convictions sociales : générosité, bonté, partage, justice, franchise, loyauté, don de soi, sens du Collectif m'ont prouvées à quel point je ne les méritais point !
Leurs combats pour la veuve et l'orphelin, pour les sans papiers, les prisonniers, les pauvres, Haîti, les travailleurs clandestins ; leurs billets émouvants sur les misères du monde, les injustices, les méchancetés rejaillissaient, il faut bien le reconnaître sur leurs comportements avec leurs proches dont je m'enorgueillissais de faire partie ! Le monde idyllique du Village des NRV m'avait ouvert les yeux sur la vision enchanteresse de la lutte sociale et de la fraternité.
Ne riez pas.
Vous n'imaginiez pas l'enrichissement personnel que représentait un tel honneur ! Côtoyer des saintes et des saints laïcs depuis plus de deux ans et demi m'avait transfiguré à un point que vous n'imaginiez pas.
Mais.
Il était écrit que j'étais indigne de figurer au sein de ce Panthéon féérique consacré à la bienfaisance !
Hélas !
Il a bien fallu admettre que, par la faute d'un caractère ombrageux, d'un comportement un peu passionné et d'une vision sociale et politique un peu moins dogmatique que beaucoup, j'ai fini par en incommoder plus d'un !
Il a bien fallu s'y résoudre : je possède un mauvais fond.
Une mentalité détestable, peut-être due à un environnement professionnel trop agressif. Pensez, je travaille tous les jours avec des gitans et les types barbus des cités du 9-3. Comment rester serein dans de telles conditions ? Je vous le demande.
Peu à peu, j'ai senti que cet univers ouaté nimbé de rose bonbon, ce royaume de Bisounours 1er, me rejetait. Mes billets attiraient probablement la lie du Net. Je devenais suspect car trop lu. Et chez ces intellectuels, amis lecteurs, n'oubliez jamais qu'un léger succès vous rend suspect sinon coupable, en tout cas populiste ou pire, poujadiste... La description ubuesque de la substantifique connerie de certains intellos traditionnels de gauche est à graver sur le marbre.
J'ai pris, début juillet, les commandes du blog que je partageais avec une administratrice qui partait en vacances. Après des embrouilles avec une nouvelle contributrice - fallait pas l'inviter comme dirait Zgur - ma joyeuse complice m'a bravement envoyé un mail (pourquoi pas un SMS ?) m'annonçant son abandon pour des motifs qui m'ont échappés. Arf ! Le dialogue, la solidarité, la fidélité et la franchise de certains apôtres de la générosité militante et épistolaire ! Mes amis, je ne vous raconte pas !
Bref !
Je me retrouvai seul à gérer le Village. Matériellement, il m'est impossible de gérer un Collectif tout seul.
J'ai décidé de partir avec discrétion et humilité, de remettre à l'ouvrage mon plaisir d'écrire sur un blog personnel plus confidentiel.
Je ne compte pas retrouver le succès du Village des NRV, oh non ! 260.000 visiteurs du 1er août 2009 au 31 juillet 2010 - 800.000 pages lues. 36.000 commentaires depuis 2 ans et demi sera un objectif impossible à atteindre...
Avec toute la talentueuse équipe de contributeurs et de commentateurs, j'espère avoir modestement contribué à ce succès je quitte donc ce blog avec la fierté du devoir accompli...
À celles et ceux qui ont apprécié, aimé et lu mes billets : merci et à bientôt ici (clic clic clic)
À celles et ceux qui m'ont encouragé, montré leur intérêt, commenté : vous avez toute mon affection.
À celles et ceux qui m'ont calomnié, jalousé, lâché, trahi, bafoué : leur consacrer un mot serait déjà leur accorder trop d'importance...
Enfin un petit clin d'œil à l'ami Guy sans lequel je n'aurais sûrement jamais blogué et Serval pour avoir lancé l'idée de ce Collectif finalement réussi.
Une petite pensée émue pour mon pote Falcon et toute sa famille qui viennent d'éprouver un profond chagrin.
Je remets mes clefs entre les mains de Nef, la 3ème administratrice du Village des NRV, garde un œil éveillé sur ce blog pour éviter sa pollution par des spams ou des trolls, m'occupe un certain temps de gérer les affaires courantes (twitter, mails, etc) en attendant que quelqu'un me remplace.
Bonne chance à ceux qui reprendront peut-être les rênes !
Ami lecteurs, merci infiniment pour votre fidélité et pour l'immense honneur dont vous nous avez gratifié en choisissant de nous lire.
Émotion.
Je ne saurais mieux m'exprimer...
Cui cui sans son Rantanplan, poor lonesome blogueur.
06:01 Publié dans humour, vécu | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : village des nrv, adieux, cui cui fit l'oiseau, blog, blogueurs
mercredi, 28 juillet 2010
Chef, mode d'emploi.
Ce billet est une rediffusion actualisée d'un billet du Village datant du 22 août 2008. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles. Je remercie nos lecteurs dont le nombre ne cesse de croître, provoquant la grande surprise de cette fin de mois de juillet. Profitez en !
Vendredi 30, un billet original sera publié.
Dîtes ! Je viens d’avoir une idée flamboyante : étant horriblement jaloux du succès de la Collection de librairie consacrée aux Nuls, à laquelle je pensais depuis fort longtemps, étant moi-même l’empereur des Nuls, j’ai décidé de créer une nouvelle Collection consacrée aux enfants indisciplinés, agités, illettrés, sournois, farceurs, mauvais élèves, redoublants , cancres qu’on appellera pudiquement " enfants difficiles "…
Voici donc mon premier sujet : la géopolitique racontée aux enfants difficiles : aujourd’hui, l'occupation de l'Afghanistan par les États Unis et une coalition d'états…
Mes petits chéris, donc, je vais vous conter une jolie fable… Vous me suivez ? Ouuuuuiiiiiiiiii !
Très bien . Il était une fois le chef de la tribu des aigles, Obama il s’appelle...
- Oui Adrien ? Tu as une question à me poser ?
- C’est quoi un chef ? Très bonne question ! Tu as bien fait de me la poser, Adrien, un chef c’est quelqu’un qui commande un pays, un groupe, un bureau, une religion, une armée. Le chef est souvent élu, mais quelquefois il est aidé par l’armée ou par des milliardaires pour arriver chef… Ma réponse te convient ? Par exemple, aujourd’hui, je suis votre chef parce que vous avez décidé d’écouter mes leçons. Vos parents m’ont confié votre éducation car je suis un chef très très gentil qui sait beaucoup de choses et qui a été choisi par vos papas et vos mamants parce que je suis pétri de qualités, tout particulièrement le calme, la pondération et la pédagogie. Un véritable chef doit toujours se comporter d'une manière juste grâce à un ordre juste...
- Oui, Louis ? Tu voudrais être chef ? Peut être plus tard, mais à condition d’écouter mes cours !
- Où en étais je donc ? Ah oui ! Donc le chef des aigles, Obama, a envoyé ses aigles les plus féroces attaquer les moustiques du chef des moustiques, Ben Laden, qui avait lui même aidé des milices à occuper le pays du chef des fourmis qu'on appellera Afghanistan, lui-même anciennement occupé par les ours du chef des ours nommé Brejnev. Le chef des moustiques étant, à l'époque, l'allié des aigles qui étaient les ennemis des ours alors que maintenant les ours et les aigles sont amis contre les moustiques alors que le théâtre des combats se déroule au pays des fourmis… C'est clair non ? Je me demande si j'ai choisi un bon exemple...
- Oui Laurent ? pourquoi les chefs ne se battent pas entre eux comme à l’école ? Très bonne question ! Ben oui… Les chefs envoient leurs armées et ne se battent pas parce que… Euuuuhhhhhh…. Parce que les chefs dirigent les armées et si il n’y a plus de chef, il n’y a plus de cerveau qui commande l’armée ! Voilà !
- Oui Moussa ? Pourquoi les chefs ne sont presque jamais tués ? Arffff… Parce que leur armée et leur peuple les protègent : un pays sans chef est comme une banane sans peau… Aaaaaaahhhhhh ! Merci pour vos félicitations, mes enfants !
- Guy, une question ? Pourquoi les chefs ont de jolies femmes ? Hummm… Parce que les chefs sont beaux et ont cinq ou six cerveaux parfaitement irrigués !
- Quoi Aziz ? Ça n’existe que dans les films d’extras terrestres des hommes avec cinq ou six cerveaux ? Bien sûr ! Je plaisantais, mon lapin ! Mais non ! N'aie pas peur, ne pleure pas voyons !...
- José, oui ? Les chefs épousent ils toujours des chanteuses ? J’en sais rien moi ! Vous commencez à m’agacer avec vos questions idiotes ! Mince alors !
- Laetitia ? Enfin une fille qui s'intéresse à mon cours ! Est ce que les femmes peuvent devenir chef ? grummmphhhh... Oui, mais c'est très difficile, les hommes aiment trop jouer aux chefs et ne leur laissent pas beaucoup de place ! Pourquoi ? Parce que c'est comme ça ! Voilà ! Qui est le chef de famille dans ta maison ? C'est papa ? Et bien tu vois, ça commence déjà là !
- Quoi Touria ? La femme d'un chef devient elle chef ? Non, mais tout le monde l'aime et veut lui faire plaisir à la télévision et dans les journaux, ainsi vend elle plein de CD de chansons et son mari lui offre des tas de bijoux et de robes ! grrrrrr....
- Que veux tu Urbain ? Le chef possède t-il une dialectique particulière lacanienne ? bahhh... Euh... Hem.. Tu devrais dormir la nuit au lieu de lire des livres qui contiennent des textes qui font peur aux enfants ! Hein ?! Regarde comme tes yeux sont rouges... Je vais rédiger un mot pour tes parents.
- Vous commencez à me saoûler avec vos questions tarasbicotées, hein ?!!!
- Ahmed ? C'est la dernière question !!! Les poules ont elles des chefs ? OUI ! Les poules les lapins, les religieux, les policiers les juges, les éléphants, les partis politiques, les tigres, les arbres ont des supérieurs. Parfois on appelle les chefs des "dominants"...
- Simon, tu dis que c'est parce que y a trop de chefs que le monde est toujours en pleine bagarre ? Ben... C'est pas faux. Bon ! Maintenant ça suffit !
- Où en étais je ? Ah oui ! Au chef des moustiques…
- Ouuuuuiiiiii Adrien ? Non ! Le chef des moustiques est un moustique, il est gros comme un moustique, il a une barbe de moustique mais ce doit être le plus malin des moustiques, voilà pourquoi il est chef !
- Vous voulez tous être chefs ? Mais c’est impossible ! Il faut être TRÈS intelligent pour devenir chef ! Notre chef à nous s’appelle le Président de la République et il est chef parce que… Parce que… Parce que il est le plus intelligent de notre pays… Et que vos parents l’ont élu pour qu’il résolve tous les problèmes de la France, na !
- Oui Michel ? La France va mieux depuis qu’il est à sa tête ? Pas vraiment, mais lui il est content d’être chef et nous, on est content qu'il soit content !
- Alexandre une dernière question… Vous commencez à m’énerver, à la fin, avec vos questions ! Petits chenapans, je vous vois arriver avec vos gros sabots, vous êtes en train de me faire tourner en bourrique, vous cherchez à déstabiliser votre chef ! Et ça je ne permettrai jamais ! Alexandre tu me copieras cent lignes pour demain, hein ! Et pas sur Word ! Tu n’as rien dit ? Hemm, c’est vrai… Mais tu allais parler : c’est l’intention qui compte !
- Le prochain qui l’ouvre, je le colle sur le porte manteau et je lui taille les oreilles en pointe ! Je veux entendre un moustique voler ! J'en ai assez !
- Parce que ici, c’est moi le chef ! Le seul chef, celui qu’on n'interrompt jamais ! Le chef qu’on respecte ! Le chef qui dit toujours la vérité ! On ne conteste jamais un chef, sacrebleu !
- Donc où en étions nous ? Au chef des moustiques ?
Déjà la sonnerie ? Comme le temps passe !
- Bon ! rendez vous la semaine prochaine, pour enfin vous parler de notre sujet initial : l'occupation américaine de l'Afghanistan sous la forme d’une fable…
- Dîtes moi les amis, je ne sais pas si j'ai bien fait de me lancer dans cette Collection avec un tel auditoire... J'ai des doutes !
Ce petit texte est dédié aux lecteurs et blogueurs qui m'ont apprécié, soutenu et encouragé jusqu'au bout.
À après.
cui cui, l'oiseau nostalgique qui opine du chef en ce demandant d'où il a sorti ses cogitations fumeuses...
06:00 Publié dans humour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chef, enfant humour, obama, ben laden, afghanistan, classe
lundi, 26 juillet 2010
2017 ou la fantastique épopée de l'Hadopi 5.0 !
Ce billet est une rediffusion réactualisée d'un billet ancien. Le sujet toujours d'actualité m'a semblé intéressant. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles.
Lundi 26 juillet 2017
BILLET D’HUMEUR
Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 5.0 !
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Mentions légales obligatoires (loi du 25 mai 2017)
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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".
- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse pour cheveux - colori queue de renard - de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *
- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 1er juin 2017.
- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 autorisée le 29 mai 2017 pour 6 mois par le Collectif des NRV.
- Auteur : Dominique Susini
- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau
- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)
- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 9 juin 2017) valable jusqu'au 28 décembre 2017 pour l'auteur du billet.
- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 2 juin 2017)
- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann
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Salut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2010 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.
Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 juin 2017) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.
Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue V, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.
Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...
Que Dieu et le Président vous gardent !
Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !
* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.
Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°5, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 5.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Hadopi étendue n°5 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.
Son Excellence Éric Woerth, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.
06:00 Publié dans humour, Médias, Politique, Societé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : loi hadopi, anticipation, humour, censure, internet, régulation
vendredi, 23 juillet 2010
L'aventure moderne du geek ou quand l'addiction devient salée.
Avertissement : toute ressemblance avec des personnages ou des évènements réels est fortuite.
Chers Internautes, je vais vous raconter une histoire vécue effrayante !
Éloignez les enfants et les vieillards de votre écran, fermez portes et fenêtres. épongez votre front nimbé de sueur, essuyez vos mains moites et accrochez vous à votre siège...

Figurez vous que l'autre jeudi, alors que j'avais passé une nuit médiocre puis vécu un réveil glauque, je partis au travail de très bonne heure comme mon job l'exige. Je connaissais parfaitement le trajet du marché que je devais atteindre... Jusqu'ici tout se déroulait parfaitement.
Machinalement je posai ma main sur ma poche et c'est à ce moment que la pire frayeur de ma vie se manifesta : horreur et damnation ! J'avais oublié mon téléphone portable !
Je sentis la sueur ruisseler entre mes omoplates.
Pensez : se retrouver coupé de son clan, de ses amis, de son entourage, de secours éventuels ! Se retrouver ISOLÉ, dans ce monde grouillant et effrayant où la solitude est considérée comme un péché ou une marque d'extrême faiblesse !
Hagard, encore sous le choc, je jetai un coup d'œil sur mon tableau de bord : bon Dieu ! Mon GPS, j'avais oublié mon GPS ! Cet accessoire indispensable, dont la voix métallique et synthètique berçait mon trajet même si je connaissais le chemin et les emplacements de radars par cœur.
Ce même GPS qui me conseillait sur une voie unique d'autoroute, toujours au même endroit, systématiquement, de faire demi-tour avec prudence.
Mes amis, l'émotion qui m'étreignit, provoqua une embardée qui faillit m'envoyer ad patres !
Vous concevez, un homme moderne délesté de son téléphone portable et de son système de géolocalisation, vous ? C'est une sensation terrifiante que je ne souhaite pas à mon pire ennemi, et Dieu sait si j'en ai !
Vous imaginez John Wayne ou Errol Flynn en mission en territoire apache, sans colt ni Winchester, chevauchant sur un vieux canasson aveugle ?

Vous dire que je me sentais nu est un doux euphémisme.
Non.
Pire.
J'étais devenu un orphelin, un bernard-l'hermite sans sa coquille protectrice, une tortue sans carapace, une Bettencourt sans François-Marie Banier !
Je ne vous décrirai pas ma matinée, toujours sur le qui vive, inquiet, mal à l'aise, angoissé, quasiment en manque.
Fort heureusement, aucun évènement malencontreux ne vint perturber ma longue demie journée : de retour à la maison je me précipitai sur ces deux accessoires essentiels, je me mis à les étreindre, les embrasser, les caresser, les cajoler tant ils faisaient partie de ce que j'avais de plus cher au monde ! Je leur promis de ne plus jamais les abandonner.
Je suis sûr que malgré le fait qu'ils fûssent inanimés, ils possédent une âme et qu'au fond de leurs petites puces sensibles, délicates et sophistiquées, ils ne pouvaient s'empêcher de m'aimer. N'en déplaise aux intellectuels ou autres bigots !
Lecteurs, l'aliénation quotidienne liée aux techniques modernes nous métamorphose en parfaits cinglés. Chaque nouveau progrès nous rend chaque fois un peu plus addict, la sophistication technique, au lieu de nous émanciper, nous enserre toujours plus dans une camisole étroite. Le portable devient un instrument de dépendance sociale : ainsi sommes-nous presque toujours à la merci d'un coup de fil de nos proches ou de notre hiérarchie. Les outils de communication deviennent des colliers et des laisses qui vous attachent toujours davantage alors que vous vous imaginez de plus en plus libres.
Et comme tout animal en captivité, dès qu'on coupe le cordon qui le maintient prisonnier, ce dernier , chassé de sa cage sociale, erre comme une âme en peine, nostalgique du poids de ses chaînes.
Humains, pauvres animaux sociaux, nous sommes bien mal barrés.
Amis lecteurs, osez la liberté, émancipez vous.
À après !
La charge fantastique bande-annonce
envoyé par 110laurent. - Les dernières bandes annonces en ligne.
Cui cui fit l'oiseau, travailleur estival, solitaire et abandonné.
06:00 Publié dans humour, Scènes de la vie quotidienne, Science, Societé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : iphone, addiction, aliénation, geek, communication, humour, dérision, john wayne, ipad, twitter, portable, gps
lundi, 19 juillet 2010
Vendons la Corse pour résorber le déficit de la France ! [ humour méditerranéen ]
Salut à vous, Ô lectrices et lecteurs fidèles !
Figurez vous que pas plus tard qu'hier, je réfléchissais dans mon sordide réservoir à pensées, mon lit en l'occurrence, (mon think tank individuel) aux solutions pour restaurer l'économie.
Je pensais avec nostalgie à mon île. Oui, je suis Corse, et puis soudain un cri guttural jaillit de ma gorge, un de ces hurlements dont les chèvres de nos montagnes, lorsqu"elles l'entendent, se précipitent vite fait à la bergerie sous peine de cruels sévices !

EURÉKA !
Mais oui, les enfants !
J'avais découvert la solution pour résorber le déficit abyssal de notre Nation sarkoziste, pensez : une dette de 1500 milliards, ce n'est pas rien !
La France devrait vendre la Corse, peut être l'Alsace et même pourquoi pas, la Bretagne au plus offrant !
Pour l'Alsace, je pense que l'Allemagne serait preneuse, pour la Bretagne, l'Angleterre ne rechignerait pas. Quant à la Corse, gageons que les éventuels clients ne se bousculeraient pas au portillon...
Vous savez quoi ? L'île de beauté est un superbe pays mais son problème, ce sont les gens qui y vivent... Vendre la Corse avec les Corses, ce serait un peu comme fourguer un Palais féérique avec 10.000 nids de scorpions dans tous les recoins...
Après mûres réflexions, mon esprit fertile, un bref instant désappointé, a trouvé enfin une autre solution : et si on privatisait la Corse ? On en fait une société anonyme qui s'appellerait par exemple Corsica limited Corporation, on l'introduit en Bourse et hop, on ramasse le pactole et on rembourse notre dette !
Génial, non ?
On dit : merci qui ?
Aïe ! Un détail m'avait échappé : les Corses deviendront donc les salariés de l'entreprise Corsica limited Corporation...
Merde ! Je plains le PDG... Quelle entreprise se hasarderait à acheter des titres ? La politique salariale risque de susciter de gros problèmes vu que cette île abrite plus d'armes lourdes qu'une dizaine de porte-avions nucléaires américains !
Vous imaginez, vous, une entreprise avec des salariés qui se baladeraient avec des colts à la ceinture ? Vous concevez la dégaine des cadres ? Vous vous représentez l'attitude du DRH ?
Après le sourire, voici l'angoisse...
Dans les démocraties occidentales, au fur et à mesure des années, les déficits publics ne cessent de grimper. La richesse de l'État diminue considérablement pendant que les profits privés augmentent en proportion. Pour endiguer leur chute les États vendent peu à peu leur patrimoine et les Biens de la Collectivité. L'immobilier, les terrains et bâtiments, les œuvres d'art, les concessions, les infrastructures, l'énergie, l'eau, les médias, les transports et même la défense nationale sont bradés au privé pour presque rien. Jusqu'où ira t-on ? Soldera t-on des régions entières aux entreprises privées, les Nations cèderont elles leur population avec leurs territoires ? La civilisation occidentale appartiendra t-elle, à terme, à des financiers ?
La question reste posée parce que, à l'allure ou nous allons et devant l'idéologie libérale dominante qui a pris le pouvoir depuis plus de 40 ans aux USA comme en Europe, le Bien privé est favorisé au détriment du Bien public. La plupart des dirigeants, s'ils ne sont pas corrompus, à droite comme à gauche favorisent TOUJOURS, par la prégnance de l'idéologie dominante , le "marché" au détriment de l'intérêt collectif, entraînant systématiquement le glissement des richesses publiques vers les intérêts privés. Faisant basculer la Puissance Collective vers une omnipotence des ploutocrates en formation.
Il y a péril en la demeure, les amis ! L'Europe, telle qu'elle est conçue actuellement est un réservoir rempli de poison où chaque membre qui s'y baigne, perd peu à peu ce qui faisait son identité au profit de gnomes issus du monde de la finance, pas vraiment identifiés, détenteurs et de l'argent et de son corollaire : la puissance politique.
Les affaires récentes prouvent bien l'extrême importance de l'argent dans la conquête du pouvoir. De même que l'audience façonne l'opinion, l'argent fait généralement élire ceux qui ont les plus gros budgets...
Assez cogité. Je retourne dans mon réservoir à idées, le mal du pays me rend raide dingue. La chaleur australe de la région parisienne me travaille trop les neurones. Et puis pourquoi tant vouloir éviter la rétrogradation de notre note AAA, après tout, je m'en balance grave.
Comme on dit chez nous : "Fattu l'ovu, a ghjallina scaccaneghja", après avoir pondu, la poule caquette...
C'est ce que je vais m'empresser de faire.
Les amis, à après la sieste si entre temps un projectile mal intentionné ne vient pas fracasser mon crâne de piaf !
Cui cui fit l'oiseau, Corse atypique adhérent du think tank y a de la vie y a de l'espoir.
06:00 Publié dans Economie, humour, Politique, Voyage | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : corse, privatisation, alsace, perte de souveraineté, dettes, marchés financiers
vendredi, 09 juillet 2010
Éric Woerth et Paul le poulpe ou la pieuvre par neuf (cerveaux). [Dérision]
Humour.
Le Village des NRV, soucieux d'apporter sa pierre à l'édifice de l'enquête sur "l'affaire Woerth-Bettencourt" et particulièrement admiratif du travail des journalistes de Médiapart, a souhaité aller encore plus loin dans la recherche de la Vérité.
Ayant entendu parler d'un Poulpe allemand prénommé Paul, doté d'un sens divinatoire exceptionnel et capable de prédire avec certitude les victoires et les défaites, au score près, des équipes de football, le Village des NRV a aussitôt envoyé un correspondant à l'aquarium d'Oberhausen pour tenter de faire avancer notre enquête et de poser quelques questions judicieuses à Paul..

Ainsi, selon le protocole classique, avons-nous posé dans deux cubes étanches les photographies de deux hommes politiques dont l'intégrité ne saurait être mise en doute, Messieurs Patrick Balkany et Éric Woerth, puis nous avons placé à côté, une photographie de Madame Liliane Bettencourt et celle d'une liasse de billets de banque.

À peine lâché, notre ami Paul le poulpe s'est dirigé sans hésitation sur le cube contenant le portrait de Monsieur Woerth posant négligemment un tentacule nonchalant sur le cube de Monsieur Balkany...
Désormais plus besoin de comptes rendus de journalistes, d'enquête de fonctionnaires de police, de jugements de tribunaux ruineux pour déterminer la culpabilité d'un suspect. Paul le poulpe, tel la résurrection du roi Saint Louis sous son chêne, rendra la Justice dans son aquarium pour quelques crevettes OGM décortiquées !
Grâce au génie d'un mollusque, la gestion de notre société a fait un bond considérable à l'aune des premiers fondements de la démocratie dans la Grèce antique.
Amis lecteurs, croyez moi : l'avenir de l'Homme n'est plus le rat avec ses petites pattes et sa subtile organisation sociale, mais le poulpe avec ses longs tentacules, ses 9 cerveaux disponibles parfaitement irrigués (NDLR : 3 de plus que le Chef de l'État) et ses dons divinatoires...
Qu'on se le dise.
Trêve de plaisanteries.
Déshonneur.
Avez vous remarqué, dans toutes les affaires récentes, combien, même la main prise dans le pot de confiture, les accusés arguent, souvent avec une mauvaise foi confondante, de leur totale innocence ?
Ainsi, nuls remords, pas une excuse de la part de Messieurs Alain Joyandet et Christian Blanc entre autres, pourtant pris la main dans le sac. Nier tout en bloc, se poser en victime expiatoire, proclamer son intégrité, hurler sa qualité d'honnête homme, chanter les mérites de sa merveilleuse famille, exhiber ses yeux et son visage d'honnête homme (comme si la canaillerie se portait sur la physionomie !), deviennent la stratégie commune à toutes les personnalités
coupables ou soupçonnées de fautes.
L'Honneur est devenu une vertu caduque en ces temps sordides dominés par la cupidité servile, la course effrénée aux avantages du pouvoir et de la notoriété, les petits arrangements entre personnes du même monde, les cooptations entre collègues des grandes écoles !
Notre vieille aristocratie française dont on pouvait moquer la morgue, le mépris du peuple et l'orgueil mal placé possédait t-elle au moins le sens de l'honneur qui manque si cruellement à une petite partie -ne généralisons pas- de cette minable bourgeoisie issue des fonds baptismaux de la fonction publique, de l'inspection des finances, de l'ENA, de Polytechnique et des grandes écoles de la République qui enseignent tout, sauf la dignité, la noblesse des comportements et le sens de l'État au service de la Collectivité...
En tout cas, toutes ces affaires auront conduit, à une rupture définitive entre les supposées "élites" et le peuple. Les Français, dans leur immense majorité, n'accordant que leur mépris à cette caste dirigeante arrogante, vénale, donneuse de leçons, jouisseuse et incapable de montrer l'exemple en ces temps difficiles.
Applaudissements.
Merci pour eux.
Pour punir les mauvais élèves, le Village des NRV, a créé, en remplacement du bonnet d'âne, accessoire trop désuet, un bonnet de poulpe qu'il décernera à tous les politiques qui aurons failli. Nous félicitons les 2 premiers lauréats, Messieurs Joyandet et Blanc, heureux récipiendaires d'un trophée appelé à un énorme succès !
Amis lecteurs, à après !
Billet rédigé le 06/07/2010.
Une pensée émue pour mon espiègle compagnon de joie et d'infortune, Oxford.
cui cui fit l'oiseau, sur un blog perché tenait en son bec un couteau...
06:10 Publié dans humour, mauvais goût, Politique | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : paul le poulpe, bonnet de poulpe, Éric woerth, honneur, alain joyandet, christian blanc, affaire bettencourt, florence woerth, trafic d'influence, humour, dérision
mercredi, 30 juin 2010
2021, l'odyssée des retraites selon Éric Woerth
Suite à des problèmes techniques, nous avons été obligés de publier un texte profondément remanié et actualisé, issu d'une production antérieure. Nous vous prions de nous en excuser. Merci par avance de votre compréhension.
Bonjour.
Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le mercredi 30 juin 2021 J'ai eu l'immense honneur d'offrir à mes collègues d'entreprise, mon pot de départ à la retraite.
Mon patron depuis 47 ans, Monsieur Guy, m'a offert comme cadeau de fin de carrière un superbe déambulateur à roulettes, profilé et customisé, avec freins à disques et mini caddie intégré qui servira à me déplacer tout en faisant mes courses, mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic, séjour consacré au soulagement des douleurs dues à l'arthrose et à la rééducation pulmonaire...
Quelle émotion, mes amis ! Quel bonheur ! Quelle joie ! Quelle journée merveilleuse !

Mais ce ne fut pas tout !
Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés s'était personnellement déplacé pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 55 ans ! Sans oublier la visite surprise de Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière, m'apportant généreusement au nom des membres du bureau de ma section UMP de Vélizy, 3 bonnes bouteilles de "vieux pape", mon vin préféré !
Vous imaginez ma joie et ma fierté.
Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !
J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse.
Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Guy, un patron au grand cœur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'avait pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément, sans oublier la fabrication sur mesure d'un harnais pour faciliter le transport des sacs de plâtre et du carrelage. Ce geste simple et désintéressé m'avait profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant.

Puis j'ai évoqué M. Éric Woerth, l'actuel ministre de la Justice, homme intègre s'il en est, instigateur généreux de la réforme des retraites. J'ai par ailleurs chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy et Copé, notre actuel président, ont su prendre à bras le corps le problème crucial. de la réforme des retraites.. À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets de collègues de gauche et autres mauvais esprits toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible mais royal comme le président Copé, j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.
Soudain je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai été secoué par une quinte de toux qui m'a terrassée 2 bonnes minutes. [Mon médecin, un gauchiste du mouvement écologique contre le réchauffement climatique international (le M.E.R.C.I.), m'avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge plongée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues aux soudures par chalumeau. Mais Monsieur Guy, m'avait persuadé du contraire]. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de chuter, victime d'un léger malaise.
Je me réveillai 5 minutes plus tard, pour poursuivre courageusement mon discours sous les odieux ricanements de la racaille bolchevique, conforté par l'admiration bruyante de Messieurs Guy et Gérard et soutenu par les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki. À ce moment, confondu par tant de jalousie malsaine, j'avoue avoir eu mal à la France. Des tremblements incoercibles agitant mes mains m'obligérent à abréger mon speech.
Et ce fut couché sur une civière, les yeux noyés de larmes, que je reçus cette médaille tant convoitée des mains du délégué du Ministère du Travail des Aînés.
Ce fut le plus beau jour de ma vie.
Ce fut aussi son dernier.
Après avoir écrit ces quelques lignes, Benoît s'est éteint, fier du devoir accompli pour l'Économie nationale reconnaissante. Ce héros anonyme a crânement œuvré pour que notre Pays garde son rang parmi les Nations les plus compétitives, destin, reconnaissons le, essentiel pour notre avenir et celui des générations futures.
Ne riez pas trop fort.
Amis du Village des NRV, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien des "marchés" et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine.
Enfin, c'est ce que nous disent avec assurance nos dirigeants, nos élites médiatiques et nos patrons...
Vous n'êtes toutefois pas obligés de les croire.
En promulguant prochainement cette Loi inique sur les retraites, Messieurs Sarkozy, Fillon et Woerth feront d'une pierre deux coups, non seulement le financement des retraites sera résolu, mais de plus, admirez le travail des artistes, le déficit de la sécurité sociale se verra aboli du fait de la mortalité prématurée des travailleurs.
Nos grands dirigeants ont de surcroît réglé un 3ème problème philosophique et moral particulièrement délicat : pratiquer discrètement l'euthanasie par le travail.
Grâce leur soit rendue.
Économisez vous tout de même, bon courage et à après !
Cui cui fit l'oiseau, trop lucide pour être honnête...
06:20 Publié dans Economie, humour, mauvais goût, Societé | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : retraites, woerth, réforme des retraites, humour, euthanasie, âge de la retraite, fatigue, épuisement
mercredi, 16 juin 2010
La France des dynasties ou les femmes de... [1/3 Bernadette Chirac]
Français,
Le Grand Dessein libérateur qu'entreprend notre glorieux gouvernement emprunte désormais une voie royale. Après la réforme des retraites, celle promise de la réduction des congés payés, voici un grand projet fédérateur et moderne : la féminisation des Conseils de surveillance des grands groupes français qui font la fierté de notre pays.
Ainsi, Bernadette Chirac, modeste représentante de la France rurale, conseillère générale du canton de Sarran en Corrèze a été choisie par Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, pour ses compétences sur l'élevage bovin, et sa perspicacité concernant l'abondance de l'herbe grasse des prairies corréziennes.

Je cite partiellement le quotidien Libération du mardi 15 juin 2010 : "Le nom de l'épouse de l'ancien président de la République, 77 ans, a été approuvé par les actionnaires qui l'ont élue à 82% en remplacement de celui d'Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, qui devait initialement faire son entrée au conseil, mais a renoncé «pour des raisons personnelles»."
Auparavant, Bernard Arnault, PDG de LVMH, avait précisé que «les critères qui président au choix d'une femme pour un conseil d'administration comme celui de LVMH, sont ceux d'une personnalité qui puisse apporter [au conseil, ndlr] par son expérience, sa connaissance du monde de l'agriculture, son expertise des mares insalubres, sa culture sur le lisier de porc et son savoir concernant le nettoyage des fossés du canton ; un oeil féminin». «Il nous faut des personnalités qui enrichissent le travail du conseil d’administration», a-t-il conclu, martial.
Rendons donc hommage à Madame Bernadette Chirac, personnalité particulièrement désintéressée qui donne beaucoup de son énergie et de son précieux temps à la promotion de nos prestigieuses entreprises hexagonales, fleurons du bon goût et de l'art de vivre à la Française !
Elle est l'exemple type de ces illustres aînées, qui, malgré leur âge, montrent à la Nation, qu'une retraite, même à 77 ans, ne se prend pas mais se mérite !
Dans un magnifique élan d'héroïsme social, elle a estimé qu'elle n'était pas encore assez digne de vivre sur le dos de la Collectivité nationale et de creuser toujours plus profond le déficit abyssal de nos caisses de retraite.
Nous espérons tous que cette grand-mère vertueuse, dotée d'une humilité exemplaire et d'un contact chaleureux, se verra prochainement récompensée, en plus de ses substantiels jetons de présence, par la remise d'une médaille honorifique des mains du Premier Ministre.
Soulignons, que par ailleurs, la nomination de Madame Bernadette Chodron de Courcel épouse Chirac, femme française représentative s'il en est, au sommet d'un des groupes les plus puissants de la Bourse de Paris participe au maintien aristocratique et bourgeois d'une caste de vrais Français décidés à sauver, contre vents et marées, nos traditions millénaires contre une mondialisation galopante.
L'argent français n'a qu'une odeur et une figure : le parfum Dior et le visage de l'oligarchie politico-économique qui détient tous les leviers du pouvoir. Pour cette élite cupide, ni privations ni économies, mais une conséquente répartition des bénéfices engrangés entre gens du sérail.
Quant au peuple qui se plaint sans cesse de manquer de moyens : il n'a qu'à se parfumer et boire du champagne.
À chaque jour, son scandale et son injustice : La République des copains et des coquins aura bien du mal à survivre à 2012 !
Le prochain billet parlera de Madame Florence Woerth, sainte laïque, féministe implacable et membre récent du Conseil de surveillance de l'entreprise Hermès, épouse de Monsieur Éric Woerth, à la fois trésorier de l'UMP, accessoirement Ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique et maire de la modeste commune de Chantilly. Un couple bien sympathique, gourmand et particulièrement désintéressé qui fait honneur à la République.
Amis du Village, lecteurs fidèles, je vous embrasse.
Et Banzaï !
À après.
cui cui fit l'oiseau, futur rédacteur du magazine Point de vue, images du monde.
06:00 Publié dans Economie, humour, République, Societé | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : bernadette chirac, lvmh, chodron de courcel, jetons de présence, emploi fictif, fonction de complaisance









