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lundi, 25 janvier 2010

Ce lundi soir, sur TF1, le 12éme épisode du téléfilm, "Le tricheur".

Avertissement préalable : dans cette fiction, toute ressemblance ou toute allusion à des faits réels ne serait que pure coïncidence.

Mes chers amis,

On savait que TF1 avait la fâcheuse propension à se moquer de nous autres, fidèles téléspectateurs, mais j'avoue que cette fois, notre chaîne préférée a poussé le bouchon un peu loin !

Nous infliger un 12ème épisode de ce feuilleton branlant, une série C dont le réalisme est si incertain et les caricatures si sommaires qu'ils me poussent, en temps que téléspectateur moyen, à vous inciter fortement à l'abstention.

Aussi dans un geste inouï de révolte, je m'en vais vous narrer les maigres péripéties de cet épisode, que je me suis secrètement procuré, afin que vous vous consacriez à une autre chaîne où d'excellents films seront diffusés.

Je résume en quelques phrases les épisodes précédents des 11 précédents téléfilms : Sarkoko est un catcheur de 3ème catégorie au physique gracile. Grâce à de nombreuses relations douteuses et poussé par une presse subjuguée, ce personnage envoûtant doué d'une faconde prodigieuse,  bénéficiant de victoires incertaines lors de matchs truqués par des arbitres corrompus, est parvenu au faîte de la gloire dans l'univers malsain du catch.

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La 1ère séquence se déroule dans un bouge appartenant à une terrible organisation  "Team of Fuckers number one" Sarkoko rencontre Lolo Ferrara, blondinette zozotante à l'apparence "bon chic bon genre" et peu farouche envers le mâle dominant, une de ses anciennes "connaissances", barmaid de son état ; il se dit même dans le milieu que Sarkoko aurait insisté pour lui trouver cet emploi au grand dam de Claire Chasselas, la veuve joyeuse de Patrice Piment d'Amour, rivale qui possédait pourtant des râtiches qui cavalaient après la barbaque ; bref ! La douce et tendre complicité qui les unissait depuis toujours avait fait jaser le sérail du catch mais ces deux là avaient surtout en commun une ambition dévorante.

Sarkoko avait eu une idée mirobolante pour réactiver une carrière sur le déclin : lancer un défi à 10 catcheurs à la fois. Pour cela il lui fallait un arbitre de confiance et Lolo lui avait fourni le nom de Jules-Philippe Pernod, dit le Pastiche picard, passionné par les pipes en grès de Tréglamousse Mousteru et par les cure-dents en bois d'asperge de Cuise la Motte. Ce personnage louche et trouble au passé inquiétant, jouissant d'une confiance illimitée de la part du public était pourtant acquis depuis longtemps à la cause de Sarkoko et à la "Team of Fuckers number one" que nous appellerons pour simplifier TF1.

Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire dans le détail tant elle est convenue voire téléphonée. Cette absence d'imagination dans la construction du scénario me semble véritablement pathétique et montre chez nos auteurs un réel malaise existentiel !

Bien entendu, parmi les 10 adversaires opposés à Sarkoko, 5 sont des comparses admirateurs du "héros", les 3 autres ne sont pas des catcheurs professionnels mais sont choisis pour leur faiblesse et leur émotivité, autant dire qu'ils seront davantage terrassés par leur trac que par la souplesse de Sarkoko ! Les 2 derniers combattants un peu pugnaces, seront retenus par le slip, crochetés, frappés dans les côtes, mis à terre par de vicieux crocs-en-jambe, subissant à la sauvette de perverses torsions des parties génitales de la part du sournois "Pastiche picard" à la solde de Sarkoko : cet arbitre bidon se muera en complice à peine discret.

Fort évidemment, Sarkoko, à l'issue du téléfim, sera déclaré vainqueur et la presse aux ordre du "cartel de la honte" encensera notre héros pour la 12ème fois consécutive...

Et encore et toujours. Invariablement.

Je demande solennellement à Monsieur Paolini, PDG de TF1 que cette série soit arrêtée définitivement : elle a largement fait son temps. Nous autres, spectateurs acharnés et admirateurs échevelés, de Nikos Aliagas, Benjamin Castaldi, Jean-Luc Reichmann et autres mieux-disants culturels, réclamons, désirons, que dis-je, exigeons avant toutes choses, des fictions plus soignées et réalistes enfin adaptées à la ménagère de moins de 50 ans !

Ceci dit, maintenant que je vous ai raconté le canevas de cette historiette simpliste, est il bien utile de regarder TF1, ce sinistre lundi soir d'hiver ? N'êtes vous donc point lassés de voir, revoir, re-revoir toujours le même spectacle sans surprise ?

Le choix ne manque pourtant pas sur les autres chaînes, sans oublier la possibilité d'un petit surf régénérateur sur Internet, une lecture bienvenue ou l'écoute de musique !

Amis et lecteurs de Cui cui, merci d'avoir lu ce dérisoire petit billet et à après !

 

Cui cui l'oiseau tourmenté

samedi, 25 octobre 2008

Baise-Taser

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Re-montage des faits relatés dans le billet précédent par Agathe, et librement inspiré de :

www.liberation.fr/societe/0101164392-des-policiers-bientot-armes-de-cameras

Ecrit par : f | jeudi, 23 octobre 2008 21:58

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La scène héroïque suivante a été filmée par un citoyen ordinaire, membre assermenté d'un organisme agréé par la municipalité.

Il arrive que les services de sécurité publique aient recours à des méthodes efficaces pour appréhender des éléments dangereux pour la société.

Ainsi, à un croisement de rues, cette voiture banale grillant un feu rouge à vive allure pour intercepter un voleur de scooters, de nationalité étrangère.

Au péril de sa vie le chauffeur prend le risque de percuter le fuyard.

Le bandit est projeté en l'air sur dix mètres, détoriorant ainsi le véhicule - propriété publique : l'impact de son corps dessine immédiatement une toile d'araignée sur le pare-brise. L'homme tombe au sol : il est enfin immobilisé.

La voiture a freiné sèchement, afin de s'assurer que le suspect ne se relève et prenne à nouveau la fuite en courant.

Le passager de la voiture, qui supervisait l'opération, en descend. Le voleur, évidemment hors de danger, s'est relevé. Mais, il est possiblement armé.

"ça va... vous n'avez rien...". (Le ton est important, traduisons : "ouf, vous n'avez rien !!!")

A quelques mètres du lieu de l'arrestation, une hystérique s'écrie : "Non mais attendez ! je rêve ! ne vous excusez pas ! vous ne lui demandez même pas s'il est blessé !".

Le passager de l'automobile regarde son assistante qui conduisait le véhicule, et lui demande : "Voulez-vous sortir la trousse à pharmacie dans la boîte à gants ?".

Très vite, l'assistante pour s'exécuter, change de siège, mais après avoir longtemps farfouillé, ne trouve pas l'équipement qui lui est demandé. Quant au superviseur, par souci d'efficacité (pour gagner du temps et ne pas gêner la circulation), il range la voiture un peu plus loin sur le côté.

Une bande d'agitateurs, échappée d'une manifestation gauchiste pour les sans-papiers, s'incruste et vocifère à l'endroit de l'agent compétent, qui contrôlant la situation (il garde son sang-froid) ne se laisse pas déborder par les gêneurs.

Les pompiers, qui assistaient l'opération, soignent la victime sur place dans leur camion, et prennent la peine d'écouter les quelques protestations des passants comme toujours mal-informés.

Dans la voiture, l'assistante fatiguée par une journée exténuante, se repose.

Le superviseur et les pompiers se félicitent du succès de l'opération, qui a gagné la sympathie de la foule.

Comme les équipes de la municipalité sont soudées, une voiture de gendarmerie les rejoint.

Un homme en treillis en descend. Il s'approche de la voiture, la conductrice est descendue. Il la félicite, en lui serrant la main :

- Vous avez arrêté un danger public. Bravo.

L'officier militaire va saluer son collègue-superviseur.

Le commissaire du district, à la mise impeccable (en costume sombre et chemise blanche) est en pleine discussion sur l'accident avec la conductrice.

Il s'enquiert également du dangereux individu, qui s'est relevé et qui a peut-être un ou une complice parmi la foule.

Effectivement : une jeune femme connue des services de police pour ses antécédants rebelles.

Le commissaire monte le ton pour calmer les chahuteurs. Et, pour détendre l'atmosphère, un agent, fier de son bon mot, lance : "Eh, Taser, elle bat le beurre ?".

Un agent consciencieux a scrupuleusement tout noté sur un bloc.

Mission accomplie : la ville est entre des bonnes mains...

 
 
 

par Albin Didon.
 
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