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mercredi, 13 janvier 2010

French gag : un grand patron de presse renonce par conviction aux subventions gouvernementales !

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Monsieur Serge Lassault lance

un vibrant appel pour que les

patrons de la presse libérale

refusent des subventions

d'essence collectiviste

 

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Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte,  rédacteur en Chef.

Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.

Interview menée par Étienne Courgeotte.


É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos  - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...

On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration  d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous allons montrer notre joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? C'est que lorsque les journalistes du Figaro, du Monde, de Libération vous serinent leur morale  et leur idéologie, dîtes vous bien qu'ils sont partiellement payés grâce aux fonds publics et donc par nous mêmes, contribuables. Ce qui restreint grandement et symboliquement la portée de leurs prêches ultra-libéraux !

Gentils lecteurs du Village des NRV, décidément cette année 2010 parait bien mal entamée ! Que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.

Amis de cui cui, à après si vous condescendez à nous aider un peu en rédigeant quelques billets...

 

Cui cui, l'oiseau imaginateur solitaire

lundi, 28 décembre 2009

Le naufrage des experts : la décennie fatale ? (part 1)

Fans, de la série culte de TF1, passez votre chemin  : mon sujet est consacré à nos expert(e)s à nous : les "vrais", ceux qu'on lit, entend et voit partout.

Les véritables maillons faibles de la décennie ! Ceux qui nous expliquent doctement les tenants et les aboutissants d'une Société à laquelle, n'importe quel esprit un peu faible comme le mien se rend compte qu'ils en connaissent peut être quelques vagues tenants, et encore, mais en réalité, sont bien incapables de prévoir le moindre aboutissant !

Les grenouilles qui se font aussi grosses que le bœuf, les Nostradamus d’opérette, les « madames soleil » par temps de brouillard, les messieurs « je-sais-tout » pullulent partout, sur tous les médias, Internet compris !  Je ne veux pas trop citer de noms tellement ils sont nombreux et j’aurais surtout peur d’en oublier…

 

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C'est pourquoi je profite de l'occasion pour les rappeler à l'humilité dont trop souvent, ils sont éminement dépourvus.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais en cette fin d’année et de décennie, je ressens une extrême lassitude : la politique me fatigue, les philosophes m’ennuient, les blogs politiques me font chier, je ne parviens même plus à me relire sans cracher sur l'écran, les buzz ne m’amusent plus, je déteste cette France qui chie dans son froc, je trouve inadmissible de voir des gens souffrir de la faim et du froid au 21ème siècle, le sujet de l’identité nationale me dégoûte, l'islamophobie me révulse, l'antisémitisme me révolte, la burqa ? Dans mon job au sein du 9-3, j’en vois 2 ou 3 tous les jours et ça ne me dérange pas plus que ça,  les perpétuels donneurs de leçons sur les blogs me fatiguent, le nom de « Sarkozy » a provoqué chez moi une indigestion.


Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos expert(e)s mais en réalité, s’agit-il bien du même sujet.

J'ai ironiquement décidé de procéder à un classement décroissant des catégories d'expert(e)s qui ont prouvé leur incurie et leur totale incompétence :

- Incontestablement premiers avec les félicitations du jury :

Les expert(e)s et responsables économiques avec mention spéciale à celle dont le parcours calamiteux a été le plus chaotique depuis l'avènement de la 5ème république : Christine Lagarde herself, ministre de l’économie, dont la  seule qualité est de parler parfaitement anglais. Elle a créé 19 taxes en 2 ans et demi, les Collectivités locales croulent sous les suppléments de charges, le taux de chômage a gagné 25 % en un an et la dette de notre pays est devenue abyssale !

Toutefois.

Malgré de telles performances, elle serait considérée par les Français, tenez vous bien, comme la Ministre la plus compétente du gouvernement par l'intermédiaire de sondages dont on peut se demander si les résultats n'ont pas été joué au 421 !

Imaginez sans rire, les amis, le bilan du Ministre le moins efficace quand on observe les performances de la meilleure !

À la fois hilarant et terrifiant !

"J'exige la culture du résultat",  proclamait en trépignant notre chef de gare !

Pour ses concitoyens certes, aucun doute n'est permis, mais pour lui et son équipe, quel désastre ! Mon titre de gloire, hurle t-il à la foule des brebis médusée est d'avoir sauvé notre pays de la faillite : mais dites, cette banqueroute soit disant évitée a-t-elle seulement frappé un seul pays ? Billevesées !

Autrement, comment ne pas mentionner Jacques Marseille, honorable fonctionnaire qui aime tant fustiger les fonctionnaires tout en l'étant : l'homme qui se trompe plus vite que son ombre, chantre du libéralisme économique quand celui-ci filait un mauvais coton, émule du Bushisme économique transversal : en résumé, le genre de personnage à éviter d'embaucher dans toute entreprise privée pour éviter la faillite ! Invité partout.

Pourquoi ne pas nommer Élie Cohen, Guy Sorman, Nicolas Baverez qui ont brutalement dit le contraire de ce qu'ils défendaient quelques mois auparavant, sans oublier les dérisoires journalistes influents (surtout par leurs salaires) que je ne signalerais pas par pudeur et charité chrétienne. Et puis pour être honnête comment ne point citer Paul Jorion (que j'aime bien et apprécie pourtant) mais qui nous prédisait en début d'année pis que pendre de l'année 2009 ? Prévisions toujours excessives ! Et  Frédéric Lordon ? Que sont devenues ses prédictions apocalyptiques ? Il est tellement facile de prévoir le pire, on finira toujours par avoir raison, mais quand ?  Un jour ou l'autre, notre planète disparaîtra, fatalement.

En fait, les économistes ne sont en rien des prospecteurs, ces gens ont légitimement des difficultés terribles à anticiper, leurs hypothèses manquent souvent de recul et de précautions : ce sont des sortes d'historiens tout justes capables d'expliquer et d'analyser une situation quand elle a eu lieu ; et encore !

C'est bien peu, mais ceci, n'importe quel imbécile comme moi sait le faire !

Car, ventrebleu, la pratique de la modestie, l'usage de réserves et de mise en garde, et partant, de l'emploi du conditionnel serait plus que jamais nécessaires à l'expression de nos spécialistes afin que les citoyens leur gardent un minimum de confiance !

Amis lecteurs, Je vous parlerai la prochaine fois de la joyeuse cacophonie observée chez les expert(e)s et pitres écologiques et les expert(e)s et clowns spécialisés dans l'analyse des théâtres de guerre...

Marrade assurée. Réservez dès maintenant vos places.

Sans faire de mauvais esprit, il me semble avéré que les expert(e)s et professionnels de l'économie se sont bien montrés les plus pathétiques humoristes involontaires de la dernière décennie ! Qu'ils reposent désormais en paix au Panthéon des comiques.

Amen !

À après et bonnes fêtes !

Merci à tous nos lecteurs pour leur confiance envers ce blog collectif qui battra pour le seul mois de décembre 2009 son record mensuel  d'audience avec 35.000 visites, 82.000 pages vues, même si la moyenne oscille entre 17.000 et 22.000 visites/mois. Seulement 3 billets sont publiés par semaine.

31.000 commentaires remarquables ont été déposés depuis 2 ans.

Merci à notre hébergeur 20 minutes qui nous soutient cordialement, aux blogs qui nous ont mis en lien, aux auteurs de billets et aux commentateurs qui animent cet endroit si agité, si passionné et parfois si extravagant. Une immense et chaleureuse bise à Nef et Agathe, formidablement consensuelles, tolérantes et amicales sans qui cet espace n'existerait probablement plus.

Restons nous mêmes, demeurons humbles.

Bonne année à tous !

 

cui cui fit l'oiseau, volatile gracile, méfiant et grincheux.

 

vendredi, 27 novembre 2009

Bye bye Dubaï ou requiem pour une défunte bulle !

Aïe !

Les p’tits loups, ça se passe mal pour Dub !

Figurez vous que le temple chic du capitalisme bling bling avec hôtels pour ultras riches, circuit automobile de F1 superflu, tours géantes ostentatoires, îles artificielles en forme de palmiers, bref, le siège kitsch du nirvana du fric à gogo pour gogos plein d’oseille est en très mauvaise posture…

burj_dubai.jpgJe cite le Figaro : " Mercredi, l'une des holdings les plus importantes de l'émirat, Dubaï World, propriétaire via ses filiales immobilières, du gigantesque complexe hôtelier construit sur une île artificielle en forme de palmier, a demandé à ses créanciers un sursis pour renégocier l'intégralité de ses dettes, soit 59 milliards de dollars ! ". Dont 5 milliards à des banques européennes, telles HSBC, UBS, la Deutsche Bank, la BNP et le Crédit agricole dont on ne célèbrera jamais assez l'extraordinaire clairvoyance.

Rien que ça, mes agneaux ! Les Dubaiotes n'ont pas fait dans le détail !

Quelle pagaille à Dub !

Et comme l’émirat est un des états le moins solvable de la planète vu qu’il ne possède pratiquement pas de pétrole dans ses sous-sols et qu’il ne compte que sur son grand frère d’Abou Dabi, la faillite semble proche, menaçant évidemment les créanciers de ce fol état pas très mature !

Pour les bourses mondiales, Dub est devenu un épouvantail car si l'économie défaille, autant appeler les samours pour qu'ils tranchent une fois pour toutes la tête de tous les spéculateurs fous du globe ! Et Dieu sait s'ils sont nombreux !

Une bulle spéculative de plus me direz vous ? Certes.

la-palm_1200863109.jpgParce chers villageois(es), parmi les dirigeants économiques financiers mondiaux qui jouent aux apprentis sorciers et qui ne changeront jamais de comportement, devant la naïveté et l’incompétence technique puérile des politiques mondiaux du niveau des Brown, Obama, Sarkozy, Merkel ou Strauss Kahn qui n’ont jamais très bien évalué ou même voulu comprendre la puissance des réseaux financiers et leur folle course vers la catastrophe, devant la multiplication d'une économie basée sur du vent chacun sait bien qu'à force de pétiller dans des bulles de gaz spéculatifs, la machine économique risque d'engendrer un gigantesque pet foireux qui dégonflera salutairement une machine devenue démente mais laissera probablement sur le carreau des tas de victimes.

Attendez vous dès les prochains jours à une nouvelle crise boursière qui atténuera un peu plus l'activité économique et accélèrera la croissance trop importante du chômage en France (+52.200 au mois d'octobre).

Aussi, camarades révolutionnaires et amis de gauche et de droite, avides d'une économie plus juste et plus solidaire, puis-je me permettre de vous prodiguer avec humour un conseil : plus besoin de combattre par la violence un système économique vacillant, soyez patients, le système finira bien par se détruire tout seul et tomber comme un fruit mûr bien plus vite que vous ne le pensez !

dubai.jpgTôt ou tard, il y aura LA bulle de trop et tout pétera !

Devant l'indigence de nos gouvernants, incapables de se faire respecter par les élites financières qui les ont tellement aidées, il faudra bien qu'un jour,  nous fassions entendre nos voix. Qu'ils le veuillent ou non.

Cela dit, un doute m'assaille, mon raisonnement comporterait il une faille ?

C'est la fin de mes rimes en "ail".

Amis de cui cui, devant votre gentillesse et votre fidélité mon cœur tressaille ; je pars au travail et je vous dis : bye bye et distrayez vous bien !

 

cui cui rimailleur miteux des bazars.

 

vendredi, 23 octobre 2009

Les 'Nobel', belles, belles comme l'humour !

  • 2009 Oliver Williamson et Elinor Ostrom (USA),
  • 2008: Paul Krugman (USA),
  • 2007: Leonid Hurwicz, Eric Maskin et Roger Myerson (USA),
  • 2006: Edmund Phelps (USA),
  • 2005: Robert Aumann (Israël) et Thomas Schelling (USA),
  • 2004: Finn Kydland (Norvège) et Edward Prescott (USA),
  • 2003: Robert Engle (USA) et Clive Granger (GB),
  • 2002: Daniel Kahneman (USA) et Vernon Smith (USA),
  • 2001: George Akerlof, Michael Spence et Joseph Stiglitz (USA),
  • 2000: James Heckman et Daniel McFadden (USA),
  • 1999: Robert Mundell (Canada),
  • 1998: Amartya Sen (Inde),
  • nobel-4a.jpg

  • 1997: Robert Merton et Myron Scholes (USA),
  • 1996: James Mirrlees (GB) et William Vickrey (USA),
  • 1995: Robert Lucas Jr (USA),
  • 1994: John Harsanyi et John Nash (USA), et Reinhard Selten (Allemagne),
  • 1993: Robert Fogel et Douglas North (USA),
  • 1992: Gary Becker (USA),
  • 1991: Ronald Coase (GB),
  • 1990: Harry Markowitz, William Sharpe et Merton Miller (USA),
  • 1989: Trygve Haavelmo (Norvège),
  • 1988: Maurice Allais (France),
  • 1987: Robert Solow (USA),
  • 1986: James Buchanan Jr (USA),
  • 1985: Franco Modigliani (USA),
  • 1984: Richard Stone (GB),
  • 1983: Gerard Debreu (USA),
  • 1982: George Stigler (USA),
  • 1981: James Tobin (USA),
  • 1980: Lawrence Klein (USA),

Tels sont les 47 lauréats du prix Nobel d'économie depuis 29 ans... 36 Américains, 4 Anglais, 1 Canadien, 2 Norvégiens, 1 Allemand, 1 Israélien, 1 Indien et 1 Français. C'est à dire que selon les pantins des jurys du Prix Nobel, 85 % des économistes mondiaux seraient donc américains !

Ne riez pas tout de suite !

Observez auparavant le résultat sur le terrain de l'économie américaine et les résultats désastreux malgré une troncature plus ou moins habile des statistiques pour éviter l'affolement !

Vous vous esclaffez ? Normal !

L'économie des États Unis, malgré cette formidable élite pré-citée, subit une récession considérable consécutive à la crise des sub-primes et à des distributions sans discernement de crédits.

Je ne parle même pas de la Grande Bretagne, hâvre économique paradisiaque et modèle pour la France  selon l'auteur de "l'économie faite par les nuls", j'ai nommé le célèbre journaliste et chroniqueur que les médias s'arrachent et que le monde entier nous envie, Sa Suffisante Excellence , professeur "Honoris Causa" du Grand Journal et des Guignols, de Canal +,  Jean-Michel Aphatie !

Aussi ne vous raconté-je pas la désespérance vécue dans les chaumières : si on ne peut plus se fier à des experts, vers quel type de civilisation se dirige t-on ? Si l'État américain et les sociétés privées payent des études, des laboratoires, des équipements hors de prix aux Universités prestigieuses des States, les meilleures du monde, vantent sans rire les organismes bidons de notations universitaires aussi pertinentes que leurs homologues financières corrompues jusqu'à la moëlle, pourquoi édifier des campus dorés où quotidiennement des chercheurs en économie se plantent  irrémédiablement et quelles solutions nous reste t-il ?

Alors, sans sombrer dans le populisme ( concept ressassé par quelques misérables  exégètes de la pensée  centriste molle qui fourmillent sur Internet en lançant doctement quelques poncifs éculés,  et notion politique inepte à mes yeux puisqu'ielle mène historiquement  à l'homme providentiel et au pouvoir personnel ) , une question  m'interpelle : Mais bon sang, à quoi servent donc tous ces experts économiques qui ratiocinent, dissèquent, se contredisent, déclament, affirment, condamnent, prévoient, se disputent, triturent les chiffres, sortent des formules alambiquées ?

Dites moi, mes bons amis, n'avez vous pas remarqué que lorsqu'on assiste à leurs joutes, on a parfois l'impression d'assister à un congrès de druides gaulois amateurs de cervoise devisant bruyamment sur les vertus thérapeutiques des boules de gui cueillies par une nuit sans lune, au cri du loup et au hullulement de la chouette ?

Ils sont grotesques, pédants, manquent de distance, en une phrase : ils se discréditent chaque jour davantage !

En fait, je vais vous faire une confidence : bien qu'ils en sachent techniquement bien plus que nous, je crains qu'ils ne soient  aussi  démunis que nous sur les solutions à apporter ou tout simplement complètement perdus sur le déroulement des crises successives qui nous attendent !

Alors, je me permets d'adresser une supplique à nos amis journalistes et pseudos experts économistes : de grâce relativisez, parlez au conditionnel et surtout restez humbles !

J'en terminerais par une pirouette humoristique : pourquoi ne pas proposer au jury des "Nobel" d'économie, nos illustres incompétents  et précieux ridicules tels que Nicolas Baverez ou Jacques Marseille, auxquels nous adjoindrions pour les Nobel de Littérature, nos pitoyables génies caquetants et emplumés des basse-cours médiatiques André Glucksmann, Bernard-Henri Lévy ou Alain Finkielkraut ?

Au niveau actuel des Prix Nobel, ils le valent bien : notre considération envers le mérite des prix Nobel étant passée du stade de la dynamite à celui du pétard mouillé.

Rajoût de dernière minute : lire l'opinion de Paul Jorion sur les prix Nobel d'économie cet après midi même sur son intervention vidéo dans les dernières minutes : le constat est édifiant !

 

Amis et ennemis, à après et bonne fin de semaine !

 

Cui cui fit l'oiseau, gibier à viser sans modération.

 

vendredi, 11 septembre 2009

LE REPENTI 2 : une série B interprétée par le sosie de Johnny.

- « Allo, Ministère des Finances, service des régularisations fiscales, j’écoute » fit une voix féminine affable.

- Bonjour Madame, euh… J’avais mis en dépôt  quelques économies en Suisse et euh… Je viens de m’apercevoir euh… Que c’était illégal…Et euh... 

- Je vous passe le service, mon cher Monsieur, ne quittez surtout pas. Une attente bercée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : l'automne...

 


jean-philippe1.jpg


- Allo, bonjour Monsieur, bienvenue au service amiable des redressements fiscaux. Dit une voix féminine enveloppante et voluptueuse.

- Euh... J’ai entendu dire que vous disposiez  d’une liste de 3000 braves contribuables comme moi  et que vous leur laissiez une petite chance de rédemption s'ils avouaient leur faute…

- Tout à fait, Monsieur, fit la voix envoutante , puis je prendre connaissance de votre nom ?

- Ah que oui !  Jean-Philippe Semette et mon transfert concerne la Suisse...

- Ah ? Gros silence au bout de la ligne. Des chuchotements, 20 secondes de blanc pour atteindre un autre poste…

 

- Allo, oui, Monsieur Eric Woerth, Ministre du budget à l’appareil,  bonjour Monsieur S'mette, je peux vous appeler Johnny ?

- Si vous y tenez mais je ne saisis pas très bien pourquoi ?

- Arf ! Toujours aussi modeste ! Vous saviez que ma maman est fan de vous ?

- Ah bon, je ne me souviens pas l'avoir rencontrée ? En fait, je vous appelais pour…

- Ne vous inquiétez pas !  Je vous passe ma supérieure. Une attente bercée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : le printemps...


- Allo, Bonjour ! Ici Madame Christine Lagarde, Ministre de l’économie et des finances, vous me voyez honorée cher ami, de vous entremettre ! Auriez vous l’obligeance et la bonté de m’envoyer une photo dédicacée pour mes nièces. Ne vous inquiétez surtout pas, nous allons classer votre dossier avec diligence ! Ne quittez pas…

- Mais je ne viendrai pas à Paris en diligence, Madame… Une attente bercée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : l'été...


- Allo, ici François Fillon, Premier Ministre, bonjour Monsieur Halliday, pour Noël vous pensez à notre concert prévu à Matignon, je compte sur vous ! Je vous passe illico, Nicolas, ne quittez pas .

- Nicolas illico, qui est ce ? Pas de réponse. Une attente bercée par un morceau de musique baroque...

 

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- Allo Johnny ! Ici Nicolas, ah ! Quel plaisir de t’entendre ! Quel bon vent t’amène ? Il paraît que tu as  téléphoné à Bercy ? Mais tu es fou ! Il fallait m’appeler sur ma ligne directe : tu sais bien que tes problèmes d’impôts, on les résout beaucoup plus rapidement à l’Élysée qu’à Bercy ! Depuis, que cet andouille de Woerth a lancé son canular sur la supposée liste  des 3000 réfugiés bancaires en Suisse, figure toi que tous les invités du 6 mai 2007 au Fouquet’s , des centaines de sportifs et de people ainsi  qu'une bonne partie de membres du Medef  n’ont pas cessé de m’appeler sur ma ligne directe !  Il y avait bien longtemps que Carla et moi n'avions autant rigolé et puis ça me fera des soutiens à bon compte pour mai 2012, hein ? Sinon comment va Lætitia ? Et Jade ?

- Mais… Euh … Pardonnez moi, Monsieur le Président, je ne suis pas Johnny Halliday, balbutiai-je, je m’appelle Jean-Philippe Semette : S-E-M-E-2T-E, épelai-je, comme SEMEUSE et FUMETTE. Silence gêné puis une interjection : « Ah les cons ! ». Pause lourde.


Attente ponctuée par un extrait musical des 4 saisons de Vivaldi : l'hiver... Un long moment de solitude glacée…


- « Allo, Ministère des Finances, service des redressements fiscaux, je vous écoute Monsieur Semette, reprenons tout à zéro : donc, vous avez gravement fraudé l'État... » fit une voix féminine ; revêche…

 

 

Allez tchin tchin à tout le monde, bonnes lectures, découvrez de nouveaux sites et bon dernier vrai week end d'été !


NB : pour ceux, nés pas plus tard qu'hier, le véritable patronyme de Johnny Halliday est Jean-Philippe Smet...


By cui cui, plumitif troupier, enquêteur fantoche, scénariste raté.

lundi, 31 août 2009

La spéculation : le dopage du capitalisme ?

Dites les amis ?

L’autre jour, je regardais nonchalamment à la télévision la finale du 100 mètres hommes lors du Championnat du monde d’athlétisme et observait dubitatif ces gros bébés bodybuildés et musclés comme des statues grecques gonflées à l’hélium qui se sont élancés sous les hourras béats de journalistes conquis d’avance.

À l’annonce de la pulvérisation du record du monde (9’’ 58), les commentateurs sportifs, en transes, ont salué la performance d'Usain Bolt, avec moult glorifications, rejetant par avance avec dédain la suspicion de dopage qui, je cite, pourrait casser les rêves de chacun !

Mais le mauvais esprit, que je suis, pisse-froid s’il en est, n’a pas été très convaincu par la « guépardisation » naturelle de l'espèce humaine … Des exploits toujours plus surnaturels, une fuite en avant incessante vers la surpuissance musculaire, des produits dopants de plus en plus performants, toujours autant de gens contrôlés positifs. Bref, tout ceci me met un peu mal à l’aise. Jusqu’où iront ils ?

Et puis samedi, en parcourant des yeux les kiosques des journaux je suis tombé sur cette Une du Figaro  : une caricature de titre que je n'aurais même pas osé présenter sur mon pastiche du "Jivaro" tant elle est d'une connerie monumentale ! Imaginez ? L'optimisme retrouvé alors que tous les économistes sérieux appuyent comme des damnés sur le signal d'alarme...

Comment, par la barbichette de la momie de Lénine, peut on être en même temps un homme avisé, informé et un lecteur du Figaro ?

fig.jpgEt brutalement la révélation, que dis je, la grâce a touché ma gracile tête de linotte en faisant le rapprochement entre le niveau des journalistes du Figaro et celui des commentateurs sportifs du championnat du monde d'athlétisme !


Amis, ne voyez vous pas la concordance entre les deux vices que sont le dopage et la spéculation, maux qui minent cette société de l’illusion et du mensonge ?

 

  • Avec le dopage, vous obtenez toujours plus de performances et de gain ; avec la spéculation, plus de performances  et de gain en un minimum de temps !

  • Avec le dopage, les limites sont vite outrepassées et  l’issue peut être fatale ; avec la spéculation lorsque les limites sont franchies vous mettez  l’économie en péril !

  • Avec le dopage, si un seul compétiteur triche, il rafle tout et les autres sont forcés de recourir à des produits identiques pour accéder au même niveau : avec la spéculation, si une seule banque la pratique ou un seul pays l’autorise,  tous les autres sont obligés de suivre pour survivre !

  • Avec le dopage, le fric est le moteur principal des participants et des sponsors sans mentionner les problèmes futurs de santé des sportifs, avec la spéculation, le fric facile est l’unique carburant des actionnaires, banquiers sans tenir compte de l'intérêt de la population, des salariés et de la clientèle !

  • Le dopage comme la spéculation sont tellement rentrés dans les mœurs des élites sportives et économiques qu'on n'imagine difficilement une société cohérente abandonnant ces sinistres préceptes. Inéluctablement, la spirale infernale enclenchée ne pourra se boucler que par des bouleversements vitaux pour la santé des sportifs et par de réelles catastrophes sociales et humanitaires tant  les conservatismes dogmatiques ultra-libéraux, injectés depuis 30 ans dans des cerveaux peu critiques et formatés par l'enseignement,  sont tenaces !

  • Enfin dernier point commun et non le moindre, avec le dopage, l’idéal du sport, des valeurs humaines, de l’honnêteté et de l’intégrité sont bafoués ; avec la spéculation, ce sont les valeurs du travail, du progrès humain, de la cohésion sociale et de la compétence qui sont foulés aux pieds !


Malgré les cris et les appels de beaucoup, nos gouvernants et ceux qui pèsent font la sourde oreille.

Jusqu’à quand ? Faudra t-il encore créer de nouvelles taxes pour sauver les oligarchies financières ?

Faudra t-il que nous tombions tous dans le gouffre sans fin de la récession pour qu’ils comprennent ?

Il y a de quoi se désespérer.

Citoyens mortifiés par tant de médiocrité et d'égoïsme, croyez moi, vos élites ne vous méritent pas !

Alors, me direz vous ? La spéculation est elle la dope du capitalisme ultra-libéral ? Imaginez qu'on supprime brutalement chez un drogué dépendant, sa dose quotidienne ? À coup sûr, il risquerait un malaise sinon l'embolie ! Et voir le capitalisme financier s'écrouler, terrassé par une crise fatale, amis, vous l'avez bien compris, serait un spectacle bien trop épouvantable pour nos yeux...

C'est pour cette raison que contrairement aux vœux de certains économistes et de beaucoup de citoyens qui souhaiteraient un traitement rapide, la spéculation a encore quelques belles années devant elle, jusqu'à ce qu'une overdose fatale abrège enfin la lente agonie d'un système devenu incohérent et dévastateur  !

À après !


Cui cui, la linotte sans influence

mercredi, 26 août 2009

Petit précis de bourrage de mou à l'intention des dirigeants du G 20.

Hier, comme vous le savez probablement, M. Nicolas Sarkozy, président de la République française a sévèrement admonesté, pour la septième fois, les patrons des banques françaises pour leur attitude exécrable concernant leurs rémunérations sarkozy_banques-m.jpgexorbitantes et les bonus extravagants de leurs traders. Posture qui démoralise les salariés ordinaires et pourrait créer les ferments d'une possible révolte sociale.

Les dirigeants bancaires ont fait, pour la septième fois consécutive, amende honorable et ont promis la main sur le cœur, juré, craché, en tout bien, tout honneur - croix de bois, croix de fer, si on ment on va en enfer - de corriger les excès.

Il semble qu'ils aient convaincu, pour la septième fois de suite, le président et une bonne partie de la Presse.

Ce que les médias n'ont pas relevé, c'est que le président français avait reçu de ma main, ce petit résumé dont je vous livre quelques extraits ci-dessous et dont j'ose espérer que vous garderez le caractère de confidentialité indispensable, réservé aux seuls lecteurs privilégiés du Village des NRV.

Merci à vous.

 

Amis dirigeants de la planète, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres et Chers collègues du G 20,


M'étant intronisé récemment coach internationnal, je me suis permis de rédiger modestement, pour votre staff de communication un solide argumentaire pour justifier auprès de l'opinion publique, l'immobilisme nécessaire à votre action face à la crise économique sans perdre votre précieuse position comme tout gouvernant qui a si durement gagné sa place et qui tient à la conserver contre vents et marées durant un minimum d'une dizaine d'années.

Les peuples, par l'intermédiaire d'Internet et d'une certaine presse n'arrêtent point de réclamer à cor et à cri des mesures pour réformer les établissements bancaires alors qu'il convient de reconnaître, nos plus grands experts ne cessant de le clamer,  qu'il est nécessaire de persister dans la voie tracée par nos glorieux ainés Ronald Reagan et Margaret Thatcher,  instigateurs géniaux de ce libéralisme qui a tant enrichi la planète,  cette petite crise ne devant surtout pas modifier le fondement de l'économie de marché auquel nous sommes tant attachés.

Que répondre à des demandes si pressantes ? L'argument imparable à ce genre d'exigence est le suivant : prétextez l'impossibilité de réformer en solitaire car si vous passiez outre, des structures entières, voire des pans de votre économie n'auraient de cesse de quitter un pays dont le gouvernement ingrat aurait eu le malheur de prendre de si funestes décisions ! Si chaque responsable de chaque Nation utilise le même argumentaire, vous obtiendrez la garantie d'une situation bloquée et donc calme pour un certain temps sans que votre responsabilité soit engagée.

Surtout n'hésitez jamais à incriminer et condamner vos pays frontaliers,  des territoires  antisociaux comme il va se soi, potentielles menaces, aux aguets, prêtes à recevoir en grande pompe les déserteurs de votre économie !

Utilisez le même argument pour l’Europe sociale, pour l’univers mondialisé des entreprises et des bas salaires !

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Permettez moi enfin de citer l'exemple de Madame Christine Lagardepiètre ministre de l'économie en France s'il en est ; elle utilise depuis longtemps ma méthode, et  ce, malgré une méconnaissance  totale du monde de la finance ; je vous laisse admirer les résultats : elle est toujours vaillante , le sourire aux lèvres, fière de son "action", bien calée à son poste malgré des résultats abracadabrantesquement désastreux tels qu'aucun ministre n'avait jamais connus depuis 50 ans ! Ce qui représente une sacrée performance de sa part et prouve avant tout  l'efficacité de ma technique !

Certains gauchistes argueront, avec leur légendaire mauvaise foi,  qu'il faut alors négocier avec ses homologues pendant le G 20 afin de prendre des décisions politiques internationales collectives et concrètes.

Surtout, ne vous démontez pas ! Souvenez vous qu'en général, la Presse est de votre côté. Faites vous prendre en photo, de préférence en train de rire ou de sourire avec vos collègues du G 20, embrassez vous, déguisez vous, déclenchez des séances de fous rires, et terminez par un communiqué plein de bonnes intentions, évitez sourtout les dates et les délais, les projets concrets et lors de votre conférence de Presse soulignez avec gravité les gigantesques avancées de ce sommet historique dont vous avez été la cheville ouvrière ! Après vous disposerez de 6 mois supplémentaires de pause pour vous détendre et profiter de vos avantages...

Voilà, Mesdames et Messieurs, deux petits conseils qui vous donneront envie, du moins  je l'espère, d'en connaître davantage sur ma méthode pour rendre vos populations plus modelables et plus aptes à franchir les difficiles caps économiques qui nous attendent.

Permettez moi enfin d'adresser mes sincères félicitations à vos communicants qui parviennent à faire passer un médiocre pour un génie, un immobiliste bavard et agité pour un activiste forcené et une démocratie élective moderne pour un système politique où chaque citoyen pèse...

Daignez recevoir, Vos Majestés, Sires, Mesdames et Messieurs les Présidents et Premiers Ministres, de l'infâme vermisseau qui s'est permis de vous apostropher, sa dévotion déférente et éternelle.

 

L'inénarrable Cui cui fit l'oiseau, inéluctable conseil en communication, à n'en point douter.


mercredi, 12 août 2009

Les traders sont ils les derniers glorieux poilus de l'ére moderne ? Par Yves Tétard.

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Cessons donc de stigmatiser

les traders, nos braves petits

poulbots du 21 ème siècle !

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Décor et photo inspirés par Étienne Courgeotte.

Par Yves Tétard, chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1

 

Le déferlement d'arguments de mauvaise foi, inspiré par la propagande collectiviste se répand sous nos yeux ébahis  tel un  long et tumultueux fleuve de fiel, emplissant nos oreilles de sonorités cacophoniques et insoutenables. Il n'est que d'observer les informations de TF1 et France 2, d'écouter RTL ou même le France Inter de notre ami Philippe Val ou pire, de consulter Internet pour s'en convaincre ! En effet, les médias n'ont de cesse de vilipender une corporation qui fait honneur à notre pays depuis des lustres : j'ai nommé la vénérable confrérie des traders.

Qui se souvient encore de nos glorieux poilus entre 1914 et 1918,  soldats héroïques défendant pied à pied notre belle terre de France abreuvée du sang de ses enfants contre les  barbares Uhlans déchaînés et ivres de sang ? Chacun de nous doit sa liberté à ces anonymes combattants qui ont sacrifié leur modeste existence, l'offrant à la Patrie reconnaissante afin que les forces de l'avenir dont nous sommes les fruits puissent bâtir un monde meilleur.

Et justement, ce monde plus juste est enfin présent, sous nos regards ahuris et indignes grâce à ces nouveaux héros modernes, les traders, qui, par une abnégation inouïe, un désintéressement remarquables, ont su amener notre civilisation occidentale au faîte de la hiérarchie mondialisée et au sommet de la prospérité matérielle.

Capt-1801201.jpgChaque citoyen a t-il bien conscience de ce qu'il doit aux traders ? Hélas, permettez moi d'en douter ! Que de récriminations acerbes, de jalousies mesquines éveillent nos petits combattants modernes, défenseurs de l'Occident et de nos valeurs séculaires ! L'argent n'est-il pas toujours le nerf de la guerre ? Souhaitons nous perdre cette  impitoyable guerre économique  menée par des peuples fourbes et menaçants ?

J'en appelle, avec le Président Dassault, à la mobilisation du lectorat du JIVARO, toujours si expérimenté, réformiste et mature, pour préserver notre épargne, nos banques et le capitalisme financier, les trois mamelles de la grandeur et de la prospérité de notre Pays, dispensatrices du progrès social et du mieux-vivre individuel.

Bourgeois, Religieux, Aristocrates, Riches, Propriétaires, Aînés, Claudiquants, seriez vous prêts,  suite à l'appel du JIVARO, à venir  soutenir sur le parvis de la Bourse de Paris, nos braves petits poulbots, les traders, qui méritent amplement leurs rémunérations tant ils font gagner à la France, à notre Épargne et à nos Banques la difficile bataille de la spéculation ? Qu'importe votre équipage, venez avec vos domestiques, votre robe de bure et vos enfants de chœur, vos laquais, vos employés et vos locataires ! Séniors, Handicapés  peu nous chaud que vous vinssiez en canne, béquilles, déambulateurs ou fauteuils roulants.

L'essentiel n'est il point de sauver le soldat "trader" ?


Yves Tétard, médaille d'or de la pensée thatcherienne et chroniqueur d'élite à vie au Jivaro.

 

Nota bene : Bien sûr, il ne s'agit que d'un vulgaire pastiche. D'ailleurs il suffit de comparer avec la chronique originelle pour constater combien la philosophie de ce modeste billet est éloignée des idées de son inspirateur...

 

By cui cui, l'oiseau frondeur et déconneur.

mercredi, 08 juillet 2009

G8 : Le libéralisme vert est il l'avenir du capitalisme financier ?

Lecteurs assidus ! L'avenir ne sera pas noir comme on ne cesse de vous le seriner.

Il sera vert-de-gris avec un beau galon doré pour rappeler l'omniprésence de nos bienfaiteurs de Wall Street, de la City et des Bourses mondiales.

Las de prêcher une opposition stérile face à un système capitaliste qui a fait ses preuves, en tant qu’humble membre du village des Nouveaux Révolutionnaires Verts, l’idée m'est venue de créer un nouveau Think tank attaché à promouvoir les valeurs séculaires du profit, de l’exploitation humaine, de l’économie de marché, de la dérégulation et du développement durable.

Après avoir lu ici, que les politiques et le Marché, dans un souci écologique prôné par le rusé rosé-vert-jaune Daniel Cohn Bendit, allaient permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui en disposent en raison de la baisse de leurs émissions de carbone ; aussitôt, à l’intérieur de mon petit cerveau de piaf, une ampoule basse consommation s’est brusquement allumée !

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Tenez vous bien : une bourse aux points verts spéculatifs de droits à polluer pourrait être mis en route : quelle avancée économique, les amis ! Merci Arthus Bertrand, merci DCB, merci Nicolas Hulot ! Enfin une nouvelle méthode de se faire un peu de flouze, de faire sauter l’oseille ! Quel bonheur ! Adieu les placements pourris chez les fabricants de pneus ou de voitures qui asphyxient la planète !

Alléluia ! L'écologie politique est notre Déesse ; Nicolas Hulot et Daniel Cohn Bendit  sont ses prophètes !

Et puis mon cerveau inventif, inspirateur du Think Tank NRV (Nouveaux Révolutionnaires Verts – en novlangage - ), a imaginé, dans un superbe orgasme intellectuel provoqué par un surplus d’alcools forts , les points verts spéculatifs retraites ©, les points verts spéculatifs vacances ©, les points verts spéculatifs santé © !

Je vous sens enthousiastes, non ? Attendez que je vous explique.

Désormais, finis les calculs compliqués des retraites par années : chaque trimestre, vous recevrez un certain nombre de "points retraites" en fonction de votre salaire, de votre métier, compétence, fayotage et j’en passe. Au bout de 12457 points vous aurez ainsi droit à votre retraite. Pas joli ça ? C’est à dire que votre retraite sera complète à 67 ans comme elle pourrait l’être à 86 ans : tout dépendra de vos cotisations, du temps travaillé et de la valeur du point !

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Et cerise sur le gâteau, tenez vous bien, les amis ! Vous pourrez spéculer avec vos points retraites, car ils pourront être côtés dans une bourse de valeurs !

Oui. Ça vous épate, hein ?

Par exemple, si vous possédez 6000 points à 150 € et que vous les revendez à 180 €, vous gagnez 30 % de votre retraite soit sur le montant soit sur la durée ! Formidable progrès ! Et merci qui ? Merci Think Tank NRV !

Attention aux risques, il est possible que vous travailliez jusqu’à votre décès, toutefois avec une bonne propagande médiatique comme nos communicants en ont le secret et avec l'appui des gouvernements, nous pensons vaincre certaines réticences à la nouveauté. La réforme est indubitablement au bout du pouvoir médiatique.

On pourrait appliquer le même système aux vacances, aux dépenses de santé et à plein d’autres domaines : finies les solidarités pesantes, effacé l’État omniprésent. Adieu les déficits chroniques (Aphatie pourra enfin parler d’autres sujets), écrasées les dettes gigantesques !

Vive la spéculation verte, moteur du libéralisme conquérant et du développement durable ! Et voilà comment on sauve à la fois les deux mamelles du capitalisme moderne : j'ai nommé la finance internationale et l'écologie caviar avide de faire payer au petit peuple ses consommations néfastes et polluantes (vieux véhicules, énergies fossiles trop bon marché, nourriture pas assez bio, habitations pas assez isolées, etc).

Amis du Village, je vous le dis droit dans les yeux : vous avez bien de la chance de  jouir  des conseils illuminés d'un grand penseur. Je mériterais largement de figurer en bonne place dans des blogs autrement influents, c'est moi qui vous le dit.

Ah ! Si vous saviez comme il est à la fois écrasant pour mes frêles épaules et exaltant, ma modestie  dût-elle en souffrir, de préparer des lendemains qui chantent pour le bien-être de l'Humanité...

Ami de cui cui, à vos fusils !

Vous avez souri en lisant ce modeste billet ? Vous ne tarderez pas à pleurer en vous apercevant que ce qu'il décrit se réalisera bien plus tôt que vous l'imaginez...

À après.

Nota bene : Les "points verts spéculatifs retraites"©, "points verts spéculatifs vacances"© et "points verts spéculatifs santé"© sont une propriété intellectuelle de Think Tank NRV ®

Cui cui, le moineau givré ®.

vendredi, 12 juin 2009

Politique et économie : plus ça change, moins ça change…

Dites les amis ? Ne nous prendrait on pas pour des billes par hasard ?

Voilà une dizaine de mois qu'est apparue la crise économique du siècle - nous disait on - les Présidents et Ministres de tous les pays occidentaux nous promettaient des réformes monstrueuses, un rééquilibrage des richesses dans le monde, un arrêt des pratiques financières scandaleuses, la fin de la spéculation, la mise au pas des banques, la suppression des paradis fiscaux, la mise au ban d’un capitalisme inégalitaire et inique.

Bref ! On nous promettait une révolution économique et structurelle, un bouleversement des mentalités, l’abolition du libéralisme financier sauvage et de ses pratiques indignes. Et j'en passe et des meilleures !

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Nicolas Sarkozy se situait à la pointe dans ce discours semi révolutionnaire. Lui  qui se vantait d’être le réformateur du capitalisme financier : et certains de le croire… Pauvres naïfs !

Puis on a découvert un premier magistrat qui allait sauver nos emplois partout ou la crise exerçait ses ravages : et certains d’espérer…. Pauvres niais !

Puis notre chef suprême nous a promis l’égalité des chances : et certains d’applaudir… Pauvres imbéciles !

Puis le chef de l’état qui déclare se saisir du problème des banlieues : et certains de s’enthousiasmer… Pauvres nigauds !

Désormais le Président se saisit de la question écologique : et certains de hurler de joie… Pauvres crédules !

Quel admirable comédien ! Capable d'enfiler toutes les casquettes, de promettre tout et son contraire, de grapiller des idées partout et de les lancer sous son label en sachant qu'elles ne seront jamais mises en chantier.

Une petite partie du peuple le suit, mobilisée et hypnotisée comme jamais, elle franchira le rubicon avec lui, quoi qu’il fasse et pourtant ce président est largement minoritaire dans notre pays si on fait le décompte précis des voix.

Indéniablement, c’est un bateleur exaltant : il me rappelle certains vendeurs démonstrateurs que je côtoie sur les marchés, ceux-ci vendent parfois des objets dont on ne saisit pas très bien l’utilité, mais qui grâce  à un bagout  décomplexé et à un argumentaire inouï , vous paraissent absolument nécessaires et indispensables. Forcément, vous vous laissez tenter malgré un prix un peu prohibitif et vous l’emmenez chez vous, pressé de l’essayer. Vous ouvrez la boîte, branchez l’appareil et bien sûr, celui ci tombe en panne trois jours plus tard.

Inutile de retourner au marché car le colporteur ne reviendra jamais. Et pour cause !

Journalistes.JPGMais dans notre cas, le bonimenteur Sarkozy reviendra en 2012. Il sera tellement convaincant, autocritique sur ses échecs, des trémolos dans la voix, les larmes aux yeux, promettant de faire mieux grâce à son expérience passée, qu’il parviendra à refourguer sa came pourrie aux mêmes qui l'ont cru il y a deux ans…

La naïveté, la crédulité et le sentimentalisme bêlant des citoyens sont incommensurables.

Décidément dans ce monde  fluctuant, plus les situations empirent, moins les doctrines et les hommes changent !

CQFD. Ce qu'il fallait démontrer.

Inutile de se voiler la face : les dirigeants occidentaux et les élites mondiales sont en train de rouler les populations dans la sciure. Y compris Obama et ses parlementaires pour le peuple américain  ! Les réformes annoncées n'auront jamais lieu, tout au plus quelques timides replâtrages ou maquillages capables de transformer un système vermoulu, rongé par les inégalités sociales et la corruption en un dispositif mu par les mêmes ressorts mais habillé d'une respectabilité juvénile louée par la propagande médiatique internationale.

Une chose est pourtant établie, amis de gauche et de droite épris de justice : malgré les déclarations fracassantes de certains philosophes et économistes, croyez moi, le Grand Soir n'est pas pour demain !

Poils aux mains.

À après.

Poils à la raie.

 

Cui cui, oiseau de mauvais augure.

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