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mercredi, 02 novembre 2011

Timeo danaos et dona ferentes

referendum, dette, grèce, papandreou

Papandreou en Laoocon renégat, voilà le dernier des effets étonnants de la crisis .

La stupeur est aussitôt suivie de la haine unanime que Virgile déjà dénotait dans la doxa aveugle.

On demeure surtout frappés que dans l’entre-soi des démocrates européens avancés , et quelques soient les motifs  et les ruses des Ulysses post-modernes , le recours au peuple pour décider de son destin passe désormais pour le crime ultime.

Les mêmes démocrates de marché qui hier saluaient d’enthousiasme les tartarinades lybiennes ramenant la charia à grands coups de bombe sur la gueule des peuples , sont ceux qui désormais crient haro sur le baudet grec. Tant il est vrai que comme le rappelait fort justement ce bon Karl :

« Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l'incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnable . »

Au pays de naissance de la tragédie on ne doit pourtant pas s’étonner que le « caprice des dieux », « l’esprit » dirait Hegel, « l’infrastructure » dirait ensuite Marx, les « faits têtus » conclurait Lenine, subsume la volonté des humains.

Il reste qu’au monde merveilleux de la concurrence libre et non-faussée, le péché contre le saint-Esprit libéral est désormais clairement désigné : c’est l’idée insensée que les peuples puissent contester les  combines de leurs ploutocrates au motif de la justice, de l’égalité et de la dignité, bref du bonheur possible et partagé .

Plus que jamais saluons le discernement de celui qui sut informer notre jugement sur l'être social et son devenir :

« À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n'en est que l'expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s'étaient mues jusqu'alors. De formes de développement des forces productives qu'ils étaient ces rapports en deviennent des entraves.

Alors s'ouvre une époque de révolution sociale.

Le changement dans la base économique bouleverse plus ou moins rapidement toute l'énorme superstructure. Lorsqu'on considère de tels bouleversements, il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel - qu'on peut constater d'une manière scientifiquement rigoureuse - des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu'au bout. »

Oui , Karl … jusqu'au bout. 

referendum, grèce, crise, dette, papandreou

lundi, 19 juillet 2010

Vendons la Corse pour résorber le déficit de la France ! [ humour méditerranéen ]

Salut à vous, Ô lectrices et lecteurs fidèles !

Figurez vous que pas plus tard qu'hier, je réfléchissais dans mon sordide réservoir à pensées, mon lit en l'occurrence, (mon think tank individuel) aux solutions pour restaurer l'économie.

Je pensais avec nostalgie à mon île. Oui, je suis Corse, et puis soudain un cri guttural jaillit de ma gorge, un de ces hurlements dont les chèvres de nos montagnes, lorsqu"elles l'entendent, se précipitent vite fait à la bergerie sous peine de cruels sévices !

Corse1.jpg

EURÉKA !

Mais oui, les enfants !

J'avais découvert la solution pour résorber le déficit abyssal de notre Nation sarkoziste, pensez : une dette de 1500 milliards, ce n'est pas rien !

La France devrait vendre la Corse, peut être l'Alsace et même pourquoi pas, la Bretagne au plus offrant !

Pour l'Alsace, je pense que l'Allemagne serait preneuse, pour la Bretagne, l'Angleterre ne rechignerait pas. Quant à la Corse, gageons que les éventuels clients ne se bousculeraient pas au portillon...

Vous savez quoi ? L'île de beauté est un superbe pays mais son problème, ce sont les gens qui y vivent... Vendre la Corse avec les Corses, ce serait un peu comme fourguer un Palais féérique avec 10.000 nids de scorpions dans tous les recoins...

Après mûres réflexions, mon esprit fertile, un bref instant désappointé, a trouvé enfin une autre solution : et si on privatisait la Corse ? On en fait une société anonyme qui s'appellerait par exemple Corsica limited Corporation, on l'introduit en Bourse et hop, on ramasse le pactole et on rembourse notre dette !

Génial, non ?

On dit : merci qui ?

Aïe ! Un détail m'avait échappé : les Corses deviendront donc les salariés de l'entreprise Corsica limited Corporation...

Merde ! Je plains le PDG... Quelle entreprise se hasarderait à acheter des titres ? La politique salariale risque de susciter de gros problèmes vu que cette île abrite plus d'armes lourdes qu'une dizaine de porte-avions nucléaires américains !

Vous imaginez, vous, une entreprise avec des salariés qui se baladeraient avec des colts à la ceinture ? Vous concevez la dégaine des cadres ? Vous vous représentez l'attitude du DRH ?

Après le sourire, voici l'angoisse...

 

Dans les démocraties occidentales, au fur et à mesure  des années, les  déficits publics  ne cessent de grimper. La richesse de l'État diminue considérablement pendant que les profits  privés augmentent en proportion. Pour endiguer leur chute les États vendent peu à peu leur patrimoine et les Biens de la Collectivité. L'immobilier, les terrains et bâtiments, les œuvres d'art, les concessions, les infrastructures, l'énergie, l'eau, les médias, les transports et même la défense nationale sont bradés au privé pour presque rien. Jusqu'où ira t-on ? Soldera t-on des régions entières aux entreprises privées, les Nations cèderont elles leur population avec  leurs territoires ? La civilisation occidentale appartiendra t-elle, à terme, à des financiers ?

La question reste posée parce que, à l'allure ou nous allons et devant l'idéologie libérale dominante qui a pris le pouvoir depuis plus de 40 ans aux USA comme en Europe, le Bien privé est favorisé au détriment du Bien public. La plupart des dirigeants, s'ils ne sont pas corrompus, à droite comme à gauche favorisent TOUJOURS, par la prégnance de l'idéologie dominante , le "marché" au détriment de l'intérêt collectif, entraînant systématiquement le glissement des richesses publiques vers les intérêts privés. Faisant basculer la Puissance Collective vers une omnipotence des ploutocrates en formation.

Il y a péril en la demeure, les amis ! L'Europe, telle qu'elle est conçue actuellement est un réservoir rempli de poison où chaque membre qui s'y baigne, perd peu à peu ce qui faisait son identité au profit de gnomes issus du monde de la finance, pas vraiment  identifiés, détenteurs et de l'argent et de son corollaire : la puissance politique.

Les affaires récentes prouvent bien l'extrême importance de l'argent dans la conquête du pouvoir. De même que l'audience façonne l'opinion, l'argent fait généralement élire ceux qui ont les plus gros budgets...

 

Assez cogité. Je retourne dans mon réservoir à idées, le mal du pays me rend raide dingue. La chaleur australe de la région parisienne me travaille trop les neurones. Et puis pourquoi tant vouloir éviter la rétrogradation de notre note AAA, après tout, je m'en balance grave.

Comme on dit chez nous : "Fattu l'ovu, a ghjallina scaccaneghja", après avoir pondu, la poule caquette...

C'est ce que je vais m'empresser de faire.

Les amis, à après la sieste si entre temps un projectile mal intentionné ne vient pas fracasser mon crâne de piaf !

 

Cui cui fit l'oiseau, Corse atypique adhérent du think tank y a de la vie y a de l'espoir.


mercredi, 30 juin 2010

2021, l'odyssée des retraites selon Éric Woerth

Suite à des problèmes techniques, nous avons été obligés de publier un texte profondément remanié et actualisé, issu d'une production antérieure. Nous vous prions de nous en excuser. Merci par avance de votre compréhension.

 

Bonjour.

Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le mercredi 30 juin 2021 J'ai  eu l'immense honneur d'offrir à mes collègues d'entreprise, mon pot de départ à la retraite.

Mon patron depuis 47 ans, Monsieur Guy, m'a offert comme cadeau de fin de carrière un superbe déambulateur  à roulettes, profilé et customisé, avec freins à disques et mini caddie intégré qui servira à me déplacer tout en faisant mes courses, mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic, séjour consacré au soulagement des douleurs dues à l'arthrose et à la rééducation pulmonaire...

Quelle émotion, mes amis ! Quel bonheur ! Quelle joie ! Quelle journée merveilleuse !

refuges Woerth 1.jpg

Mais ce ne fut pas tout !

Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés s'était personnellement déplacé pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 55 ans ! Sans oublier la visite surprise de  Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière,  m'apportant généreusement au nom des membres du bureau de ma section UMP de Vélizy, 3 bonnes bouteilles de "vieux pape", mon vin préféré !

Vous imaginez ma joie et ma fierté.

Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !

J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse.

Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Guy, un patron au grand cœur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'avait pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément, sans oublier la fabrication sur mesure d'un harnais pour faciliter le transport des sacs de plâtre et du carrelage. Ce geste simple et désintéressé m'avait profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant.

 

refuges woerth2.jpg

Puis j'ai évoqué M. Éric Woerth, l'actuel ministre de la Justice, homme intègre s'il en est, instigateur généreux de la réforme des retraites. J'ai par ailleurs chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy et Copé, notre actuel président, ont su prendre à bras le corps le problème crucial. de la réforme des retraites.. À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets de collègues de gauche et autres mauvais esprits toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible mais royal comme le président Copé, j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.

Soudain je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai été secoué par une quinte de toux qui m'a terrassée 2 bonnes minutes. [Mon  médecin, un gauchiste du mouvement écologique contre le réchauffement climatique international (le M.E.R.C.I.), m'avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge plongée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues aux soudures par chalumeau. Mais Monsieur Guy, m'avait persuadé du contraire]. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de chuter, victime d'un léger malaise.

Je me réveillai 5 minutes plus tard, pour poursuivre  courageusement mon discours sous les odieux ricanements  de la racaille bolchevique, conforté par l'admiration bruyante de Messieurs Guy et Gérard et soutenu par les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki.  À ce moment, confondu par tant de jalousie malsaine, j'avoue avoir eu mal à la France. Des tremblements incoercibles agitant mes mains m'obligérent à abréger mon speech.

Et ce fut couché sur une civière, les yeux noyés de larmes, que je reçus cette médaille tant convoitée des mains du délégué du Ministère du Travail des Aînés.DEAMBULATEUR.jpg

Ce fut le plus beau jour de ma vie.


Ce fut aussi son dernier.

Après avoir écrit ces quelques lignes, Benoît s'est éteint, fier du devoir accompli  pour l'Économie nationale reconnaissante. Ce héros anonyme a crânement œuvré pour que notre Pays garde son rang parmi  les Nations les plus compétitives, destin, reconnaissons le, essentiel pour notre avenir et celui des générations futures.

Ne riez pas trop fort.


Amis du Village des NRV, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien des "marchés" et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine.

Enfin, c'est ce que nous disent avec assurance nos dirigeants, nos élites médiatiques et nos patrons...

Vous n'êtes toutefois pas obligés de les croire.

En promulguant prochainement cette Loi inique sur les retraites, Messieurs Sarkozy, Fillon et Woerth feront d'une pierre deux coups, non seulement le financement des retraites sera résolu, mais de plus, admirez le travail des artistes, le déficit de la sécurité sociale se verra aboli du fait de la mortalité prématurée des travailleurs.

Nos grands dirigeants ont de surcroît réglé un 3ème problème philosophique et moral  particulièrement délicat : pratiquer discrètement l'euthanasie par le travail.

Grâce leur soit rendue.


Économisez vous tout de même, bon courage et à après !


Cui cui fit l'oiseau, trop lucide pour être honnête...

mercredi, 16 juin 2010

La France des dynasties ou les femmes de... [1/3 Bernadette Chirac]

Français,

Le Grand Dessein libérateur qu'entreprend notre glorieux gouvernement emprunte désormais une voie royale. Après la réforme des retraites, celle promise de la réduction des congés payés, voici un grand projet fédérateur et moderne : la féminisation des Conseils de surveillance des grands groupes français qui font la fierté de notre pays.

Ainsi, Bernadette Chirac, modeste représentante de la France rurale, conseillère générale du canton de Sarran en Corrèze a été choisie par Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH, pour ses compétences sur l'élevage bovin, et sa perspicacité concernant l'abondance de l'herbe grasse des  prairies corréziennes.

 

bernadette_chirac4.jpg


Je cite partiellement le quotidien Libération du mardi 15 juin 2010 : "Le nom de l'épouse de l'ancien président de la République, 77 ans, a été approuvé par les actionnaires qui l'ont élue à 82% en remplacement de celui d'Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, qui devait initialement faire son entrée au conseil, mais a renoncé «pour des raisons personnelles»."

Auparavant, Bernard Arnault, PDG de LVMH, avait précisé que «les critères qui président au choix d'une femme pour un conseil d'administration comme celui de LVMH, sont ceux d'une personnalité qui puisse apporter [au conseil, ndlr] par son expérience, sa connaissance du monde de l'agriculture, son expertise des mares insalubres, sa culture sur le lisier de porc et son savoir concernant le nettoyage des fossés du canton ; un oeil féminin». «Il nous faut des personnalités qui enrichissent le travail du conseil d’administration», a-t-il conclu, martial.

Rendons donc hommage à Madame Bernadette Chirac, personnalité particulièrement désintéressée qui donne beaucoup de son énergie et de son précieux temps à la promotion de nos prestigieuses entreprises hexagonales, fleurons du bon goût et de l'art de vivre à la Française !

Elle est l'exemple type de ces illustres aînées, qui, malgré leur âge, montrent à la Nation, qu'une retraite, même à 77 ans, ne se prend pas mais se mérite !

Dans un magnifique élan d'héroïsme social, elle a estimé qu'elle n'était pas encore assez digne de vivre sur le dos de la Collectivité nationale et de creuser toujours plus profond le déficit abyssal de nos caisses de retraite.

Nous espérons tous que cette grand-mère vertueuse, dotée d'une humilité exemplaire et d'un contact chaleureux, se verra prochainement récompensée, en plus de ses substantiels jetons de présence,  par la remise d'une médaille honorifique des mains du Premier Ministre.

Soulignons, que par ailleurs, la nomination de Madame Bernadette Chodron de Courcel épouse Chirac, femme française représentative s'il en est, au sommet d'un des groupes les plus puissants de la Bourse de Paris participe au maintien aristocratique et bourgeois d'une caste de vrais Français décidés à sauver, contre vents et marées, nos traditions millénaires contre une mondialisation galopante.

L'argent français n'a qu'une odeur et une figure : le parfum Dior et le visage de l'oligarchie politico-économique qui détient tous les leviers du pouvoir. Pour cette élite cupide, ni privations ni économies, mais une conséquente répartition des bénéfices engrangés entre gens du sérail.

Quant au peuple qui se plaint sans cesse de manquer de moyens : il n'a qu'à se parfumer et boire du champagne.

 

À chaque jour, son scandale et son injustice : La République  des copains et des coquins aura bien du mal à survivre à 2012 !


Le prochain billet parlera de Madame Florence Woerth, sainte laïque, féministe implacable et membre récent du Conseil de surveillance de l'entreprise Hermès, épouse de Monsieur Éric Woerth, à la fois trésorier de l'UMP,  accessoirement Ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique et maire de la modeste commune de Chantilly. Un couple bien sympathique, gourmand et particulièrement désintéressé qui fait honneur à la République.

Amis du Village, lecteurs fidèles, je vous embrasse.

Et Banzaï !

À après.

 

cui cui fit l'oiseau, futur rédacteur du magazine Point de vue, images du monde.

 

mercredi, 02 juin 2010

Tiens ! Et si on nationalisait la Commission européenne ?

Mes bien chers amis,

vous lisez là, le texte d'un pauvre citoyen au bord du désespoir.

OUI. Le dogmatisme idéologique a encore frappé : Non contents d'avoir imposé la privatisation  de La Poste, EDF, GDF, et tutti quanti ne voilà t-il pas que les membres de la Commission européenne exigent pour le simple motif d'une supposée distorsion de concurrence, que la SNCF se transforme en société anonyme !

european inquisition1.jpg

Lundi, le gouvernement français a juré, comme d'habitude, la main gauche posée sur la Bible racontée aux Nuls,  qu'il ne modifierait jamais le statut public de la SNCF !

Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a même  annoncé que Paris allait saisir la Cour de Justice de l'Union européenne.

Et ces délicieux politiques français, la main droite sur le cœur, de défendre, les larmes aux yeux la SNCF, le fleuron des transports ferroviaires qui irrigue notre belle Nation depuis plus de 100 ans comme le sang "impur" abreuve nos sillons !

En les écoutant, lecteurs bien-aimés, j'ai sangloté d'émotion : mettre tant d'application à défendre nos braves cheminots,  protéger une infrastructure représentant un des vecteurs principaux du désenclavement et du développement de notre pays et sauvegarder des milliers d'emplois  menacés * m'a rappelé que nous étions décidément défendus par de saints hommes...

Et tellement sincères, avec ça !

 

bible_pour_nuls.jpgTrêve d'humour. Place à la colère.

Je ne sais si vous éprouvez les mêmes sentiments que moi, mais le dogmatisme idéologique de Bruxelles commence sérieusement à me taper sur le système, voire plus vulgairement, à me courir sur le haricot. Les contraintes dogmatiques me paraissent bien trop lourdes. J'ai l'impression de vivre sous une dictature religieuse dont "le Traité de Lisbonne" est le bréviaire et ses principes un catéchisme inquisitorial absolu et irréfragable.

Libéralisme économique à tout crin, loi favorisant la sacro-sainte "giga" entreprise, privatisations, concentration des pouvoirs économiques et politiques, établissement de normes avantageant les grands groupes, lobbying extrême...

Bref ! La mise en place d'un bloc monolithique technocratique où le citoyen ordinaire est dépossédé de toute initiative et considéré comme un populiste irresponsable  m'est insupportable.

Les eurocrates, missionnaires fanatiques du politiquement correct, inquisiteurs illuminés de la doctrine libérale sont parvenus à rendre le citoyen français, fervent européen s'il en était,  eurosceptique voire carrément hostile...

Parce que ces gens là, mes bons amis, préfèreront toujours nous conduire au désastre plutôt d'avouer qu'ils se sont trompés. Leur morgue, leur mépris pour le peuple nous rappelle trop certaines époques historiques pour que ce petit jeu ne se termine mal.

Cette Europe du fric et du grand marché, entité politique fantomatique même pas contre-balancée par une diplomatie cohérente ou une volonté d'aide au développement sérieuse ne mène à rien de bon. Cette Europe des gnomes de Bruxelles se fait contre nous, pour asservir ses enfants, certainement pas pour assurer leur épanouissement.

Ces couilles molles étant incapables de s'attaquer au problème palestinien qui se trouve pourtant à nos portes. Incapables d'imposer à un Israël excessivement dominateur et trop sûr de lui, une solution acceptable sur la création de deux États dont les frontières seraient garanties par la Communauté. Les Palestiniens ayant bien trop souffert depuis plus de 60 ans.

J'espère de tout mon cœur que l'opinion publique européenne, très mobilisée, influencera ses dirigeants pour qu'on puisse au moins , trouver une solution pour briser l'embargo de la bande de Gaza. Chacun de nous ayant un rôle à jouer selon ses possibilités mais souvenons nous que la haine est la pire des conseillères...

Autrefois à la mort du Roi, on célébrait aussitôt son successeur puisque la Monarchie ne restait jamais vacante sauf en cas de Régence. On disait  : "Le Roi est mort, vive le Roi (le successeur)"

Dans le même esprit, je crie  : " Vite, que crève l'Europe, vive l'Europe !"

 

Amis, ennemis, indifférents, à après !


* Au mois d'avril, le chômage a atteint 10,1 % dans la zone euro. C'est évidemment un minimum  sachant que toutes  les statistiques d'emplois dans la totalité des pays  sont archi tripatouillées.

 

Cui cui fit l'oiseau, cynique connement utopique.

 

vendredi, 28 mai 2010

L'Homme est une fourmi comme les autres ! Qu'ils nous martèlent !

Vous savez quoi, les amis ?

Je crois qu'on nous mène en bateau.

Moi, le fainéant, le paresseux, le cossard, me voilà forcé de travailler comme un dératé pour un temps indéterminé jusqu'à ce que la "faucheuse", vienne me cisailler comme un épi de blé trop mûr qui aurait perdu tous ses grains !

Parce qu'en fin de compte, ce n'est pas tant l'âge de la retraite qui comptera mais la durée d'activité pour obtenir cette retraite ! Si vous  parvenez à atteindre les 41,5 ans de boulot à l'âge de 74 ans, chômage oblige, vous pourrez vous estimer heureux ! Quant à prendre sa retraite à 63 ans avec une pension diminuée de 60 %, je vous souhaite bon courage !...

Il se peut même que je supplie qu'on m'euthanasie pour échapper aux travaux forcés à perpétuité. Les économistes libéraux ont inventé la double peine pour les citoyens : mourir de plus en plus tard pour travailler de plus en plus longtemps ! Crever dans d'atroces souffrances consécutives aux maladies et à l'impotence pour pouvoir se payer une retraite forcément de plus en plus courte dont on ne profitera que très peu est une perspective terriblement enthousiasmante, n'est ce pas ?.

humour-retraite-decideur.jpg

Bientôt viendra le jour béni pour les investisseurs où les fonds de retraites rapporteront de l'argent, tellement l'espérance de vie sera brève après la période d'activité  !

Ah ! Cette réforme des retraites, quelle gageure : il faut vraiment avoir fait l'ENA et de très Grandes Écoles pour  trouver un sens à ce postulat : exiger que les citoyens travaillent toujours plus, plus longtemps alors qu'on se trouve en pénurie de travail !

Pensez ! C'est comme si on vous demandait de consommer davantage de poissons alors que les océans se révèlent de moins en moins prolifique...

On parle même de réduire la durée des vacances, ce fut le titre du journal de France 2 ce lundi 24 mai, qui a mis en lumière un mystérieux expert américain, contempteur cruel de la durée excessive des RTT français !

Ainsi l'offensive générale contre le mode de vie à l'européenne est-elle lancée .

Les voies de l'oligarchie technocratique, admiratrice du grand frère chinois, sont implacables.

StakhanovL.jpgCe capitalisme mondialisé, modèle productiviste et inhumain s'il en est, me rappelle de plus en plus le feu communisme soviétique des années du stakhanovisme  triomphant : le travail y est célébré comme une valeur fondamentale, l'effort collectif y est loué, l'État est de plus en plus policier, les structures de la société sont de plus en plus hiérarchisées, aucune alternative sociale ou politique n'est envisagée.

Les libertés individuelles sont restreintes au bénéfice de l'intérêt de l'économie, les interdits et la coercition y sont permanents, les Lois limitatives foisonnent, la surveillance et le contrôle de l'individu sont renforcés au nom de la sécurité intérieure et de la pseudo lutte contre le terrorisme, les oligarchies sont concentrées en peu de mains, la cooptation y est constante et les réseaux d'influence restreints, les dogmes économiques et politiques rigides et indiscutables, l'absence radicale de vraie participation populaire au pouvoir y est patente.

Seule deux différences subsistent entre le feu communisme de l'Union Soviétique, celui, plus sémillant de la Chine et l'économie mondialisée occidentale: l'oligarchie est issue du sérail politique ; chez nous, elle est d'essence financière, industrielle ET accessoirement politique. La répression était féroce en URSS et l'est toujours en Chine, alors qu'elle est beaucoup plus subtile dans les pays occidentaux du fait des sommes immenses mises à la disposition de la propagande, de la normalisation de l'éducation doctrinale sous-jacente des étudiants et de l'efficacité des techniques de surveillance.

Lorsque j'observe amusé, la sarabande des anti communistes patentés, pourfendeurs du "totalitarisme collectiviste", venir nous louer les vertus du libéralisme mondialisé dont ils ne tarissent pas d'éloge alors que cette idéologie n'est que la version jumelle à peine  plus souple de l'ennemi honni, un ricanement satanique secoue ma poitrine douloureuse et mon corps délabré par le travail !

Réveillez vous, bordel !

Diantre !

Tout ceci pour vous dire, amis de droite comme de gauche, qu"il ne faut guère vous leurrer : le modèle que cherchent à nous faire digérer illico les élites occidentales consiste en une sorte de salmigondis libéral autoritaire basé sur la transposition édulcorée du libéral-communisme  chinois, accompagnée d'une vague sauce démocratique élitiste européenne bien éloignée du peuple.

Un régime politique autoritaire, rigoureux et intransigeant, ennemi de la libre parole et d'Internet, allié à une économie productiviste de bas salaires et de flexibilité sociale d'une brutalité inouïe. La cure d'austérité qu'on nous promet en Europe est la première phase d'une mise en condition par les gnomes de Bruxelles. La seconde étape sera la récession et son corollaire : la précarisation de l'emploi et l'élimination des derniers avantages sociaux, y compris les plus solidement ancrés dans l'inconscient collectif français.

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer !

Vous me direz, villageois(es), que je ne prends pas beaucoup de risques ! L'enfer ou la retraite selon Sarkozy : ces deux fins épouvantables se valant !

Bon.

Trêve de balivernes. Personne n'est obligé de croire de tels augures, mais les signaux alarmants que vous percevez devraient pourtant vous alerter.

 

fourmi.gif

Ainsi, les fourmis humaines, prototypes idylliques que beaucoup de dirigeants économiques et politiques, rêvent de diriger dans nos contrées,  risquent de se trouver fort dépourvues...

À moins qu'elles deviennent enragées.

Amis lecteurs, ne prenez pas cet insignifiant billet pour argent comptant, après tout, je ne suis qu'un des obscurs membres d'un collectif, petit blogueur au pseudonyme grotesque, non influent, vaguement populiste et relativement inculte comme on les déteste dans certaines sphères. Ce ne sont pas nos deux ou trois dizaines de milliers de visiteurs chaque mois, qui bouleverseront l'équilibre du pays. Seuls, les médias traditionnels, avec, quotidiennement leurs millions de spectateurs, lecteurs ou auditeurs, possèdent la faculté de faire basculer l'opinion.

Tôt ou tard,  je pense que des barrières s'élèveront pour limiter la parole sur Internet. Des ballons d'essais sont sans cesse envoyés pour tester notre résistance.

On peut penser ce qu'on veut de ces gens au pouvoir, même s'ils déclarent tout et son contraire, même s'ils mentent comme des arracheurs de dents, mais on ne peut nier leur entêtement et leur ténacité : lisez donc ce billet étrangement prémonitoire écrit en juillet 2009 sur les retraites. Hortefeux était à la place de Woerth. Ils ont patienté un an et maintenant, ils passent en force et sont en  mesure de réussir... Ne les sous-estimez pas et surtout ne vous fiez pas à leurs déclarations !

Ne croyez surtout pas que la diversion exercée sur l'anonymat des blogueurs n'est que le fait d'un petit sénateur inconnu et incompétent. Non. Je reste persuadé que c'est l'étape d'une attaque concertée pour avoir notre peau. À la longue. Patiemment. Imperturbablement. Ils finiront bien par retourner l'opinion comme ils l'ont fait  pour les retraites...

Alors me direz vous, à quoi bon poursuivre ces minuscules grenouillettes de mare que sont les blogueurs ? Déplaceraient elles tant d'eau en plongeant ? Nos représentants politiques les imagineraient elles aussi dodues que des taureaux charolais du salon de l'agriculture.  Quelles sont donc les véritables motivations des législateurs ? Veulent ils par ce biais remettre le Net au pas ?  Nos tétards adolescents  jouiraient ils  de tant d'influence ? Pffiooouuuutttt !  Tout ceci est grotesque et disproportionné ! Quoiqu'en y réfléchissant je me pose des questions : si les griefs se multiplient à l'encontre d'Internet, c'est qu'il y a  probablement  un doute sur l'inefficacité claironnée de la Toile sur la population... Ne croyez vous pas ?

Messieurs les sénateurs : pour rester dans l'univers de La Fontaine, essayez de comprendre que nous autres, pauvres blogueurs ou commentateurs, ressemblons davantage à des mouches du coche qu'au terrible Lion, roi des animaux dont les rugissements faisaient trembler l'Olympe ! Pourquoi ce désir morbide de tuer une humble mouche avec un tromblon  ? Étrange... Tiens, j'ai dit étrange ? Comme c'est curieux !

L'expression libre est un luxe qui nous semble mesuré : toujours raccourcir la laisse semble devenir le leitmotiv de ceux qui nous gouvernent.  Toutefois, citoyens législateurs, ne comptez pas trop sur notre passivité pour nous laisser dépecer sans réactions !

Il semble que suite à l'agitation médiatique de l'épouvantail d'une "crise" qualifiée abusivement de cataclysme économique, ce projet sur les retraites entame en réalité la marche inexorable vers une profonde transformation des valeurs de notre société.

Le stakhanovisme chinois devient un modèle tentant pour la ploutocratie occidentale, les règles du sacro-saint "marché" sont des outils commodes pour atteindre une société productiviste à salaires réduits, sans avantages sociaux, sans trop de temps libre et sans lieux d'expression citoyenne, une société toute au service de la déesse "Économie", fille du dieu "Finances". Le facteur humain  se métamorphosant en une variable d'ajustement presque dérisoire au service d'une croissance obsessionnelle, intenable et mortifère...

Dites, les amis, n'éprouvez vous pas parfois, la lassitude d'être considérés comme un troupeau de fourmis immatriculées ?

Visiteurs bien aimés, merci d'avoir eu la patience et l'immense courage d'accéder à ces lignes. J'implore votre indulgence pour m'être montré bien trop confus, logorrhéique et pompeux.

Je ne le referai plus. Promis.

À après !

 

(Billet rédigé le 24/05/2010 - liens rajoutés par la suite)


cui cui fit l'oiseau, tribun anonyme de basse-cour, les pattes plongées dans le purin, la crête dans les nuages. Ou l'inverse...

 

mercredi, 12 mai 2010

"Vous vivez au dessus de vos moyens !" nous réprimandent ils !

Salut les gros loups !

Vous ne pouvez échapper, en ces moments délicats, sur quasiment tous les médias et supports français, à ce déluge de propagande de bien-pensance néo-libérale , à chaque jour passé de subir un blitzkrieg de bourrage de crâne pour inculquer les thèses du divin marché  à nos concitoyens obtus,   à chaque heure écoulée de supporter la violence d'un feu roulant d'endoctrinement pour justifier les prochaines mesures d'austérité et surtout d'insister particulièrement sur le fait que le petit peuple est responsable d'avoir vécu au dessus de ses moyens et que désormais il se doit de payer sévèrement ses excès passés !

Tragique ?

Comique ?

On ne sait plus !

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Vous comprenez l'importance de tenir les médias car même s'ils coûtent plus chers qu'une danseuse, ils restent une assurance inespérée pour faire passer politiquement la logique et les idées de l'establishment auprès des téléspectateurs de Lagaff de TF1 et du karaoké de Nagui, voire d'ébranler les certitudes des plus dubitatifs d'entre nous !

Et ça marche !

"Français, vous vivez au-dessus de vos moyens !" vitupèrent avec une certaine impudeur les Aphatie et autres élites qui gagnent en 1 mois ma rémunération de 2 ans. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ces gens là ont ils une âme ? Sont ils si déconnectés du quotidien des Français ? Ou leur arrogance ne connaît elle plus de limites ? Cette inlassable ritournelle serinée par beaucoup de nos braves politiques, assénée par les sempiternels experts en économie ou philosophes en mal de reconnaissance dans des émissions dites culturelles comme celle de Taddéi sur France 3, voire celle de Calvi (C dans l'air) où on croise toujours les mêmes personnalités indigentes et usées jusqu'à la trame, nourrit intarissablement les mêmes discours convenus !

"Les Français sont paresseux ! Travaillez plus, encore plus, toujours plus, bandes de feignants" hurlent à l'unisson le Medef, l'UMP et les rédacteurs en chef et autres directeurs des magazines et quotidiens à l'intention de tous ceux qui tirent le diable par la queue depuis longtemps alors que le chômage continue de ravager la société française ! Et ces médiocres de vouloir prolonger l'âge de la retraite lorsque 2 citoyens sur 3 de plus de 55 ans sont sans emploi  ! Cherchez l'erreur !

"Les avantages, cela suffit : il faut rogner sur les dépenses de santé, limer les retraite, couper dans les prestations sociales" gémissent nos oligarques qui gagnent indécemment leur vie en pratiquant un boulot gratifiant.

joueurFlute.jpgParfois, le ton comminatoire utilisé par nos élites pour nous accuser, nous autres, petits citoyens,  d'être les principaux fautifs de la catastrophe financière, frôle l'accusation pure et simple du délit de vol, de trafic, de pratiques illicites, de parasitisme !

C'est un peu fort de café, non ?

Les cons !

Parce que les sacrifices consentis ne seront jamais les mêmes pour tous, n'est ce pas ?

Bien sûr, pour les plus riches, un mois ou deux en moins ne représentera pas un gros sacrifice. Passer d'une rémunération de 25.000  à 20.000 € /mois ou même de 5000 à 4200 € /mois n'éveille pas de compassion particulière ; mais passer de 1300 € à 1100 est autrement plus délicat !

Depuis 15 ans que la crise existe (la 1ère guerre du Golfe), et plus précisément depuis l'avènement de l'euro, je rame comme un naufragé, les dépenses de santé grimpent exponentiellement, les factures de gaz, d'électricité, d'assurances, d'alimentation, d'essence explosent,  : il manque un cran à ma ceinture pour la resserrer... Qui fait encore confiance aux indices INSEE du coût de la vie ?

Quand on pense que nos responsables politiques européens ont complètement abdiqué face aux structures des marchés alors que les dettes publiques et privées (notamment les crédits à la consommation irrécupérables) des pays de la zone euro sont infiniment moins lourdes que celles des USA, du Japon et de la Grande Bretagne : les arguments qu'on vous sert sur un plateau, chers Villageois(es), pour justifier une politique de rigueur ne tiennent pas vraiment la route... Y aurait il un complot anglo-saxon pour casser la croissance du continent européen ? On ne s'y prendrait pas autrement si on voulait nous mettre sur la touche... Parce que, l'austérité induira forcément une récession et une baisse de la consommation pour longtemps dont les classes les plus précarisées feront fatalement les frais.

Attention ! Cyclone social à l'horizon.

Quant à tous ceux qui nous accablent de reproches, de conseils et de récriminations : je les trouve bien mal placés pour nous donner des leçons. D'autant que pour la plupart, je ne suis pas convaincu que leurs gras émoluments correspondent à leurs capacités ni que leur activité soit excessive : le vendredi après midi, je m'amuse beaucoup de la désertification des beaux quartiers parisiens et de la banlieue ouest, hâvres douillets des "meilleurs d'entre nous"...

Cette ceinture que vous nous demandez de toujours plus sangler, prescripteurs insolents et arrogants, méfiez vous qu'elle ne finisse par servir à vous baillonner ou vous pendre !

Copains d'ailleurs, lecteurs habituels ou exceptionnels, merci d'avoir lu jusqu'au bout ce misérable brûlot populiste, torche-cul démagogique et piètre tract anarcho-poujadiste ; à la revoyure et "longue vie" à l'oligarchie des énarques, politiques et industriels cupides, celle-ci nous conduit glorieusement, sans état d'âme et sans partage, pour son seul profit depuis 50 ans, vers les affres du divin marché et nous propulse sans remords sous le joug et le couperet de la spéculation !

Il faudra bien, un jour que j'espère proche, rendre des comptes.

Vendredi, je vous proposerai un de ces grossiers et piteux pastiches à peine drôle sur une de mes idoles de gauche pour vous sortir péniblement de la morosité et la léthargie ambiante...

À bon chat, bon oiseau...

À après.

 

Cui cui fit l'oiseau,  french hell's bird and featherless populist chicken.

vendredi, 07 mai 2010

Responsabilités des élites, démocratie et spéculation.

Salut les vilains petits canards !

L'autre jour, j'entendais un représentant des libéraux déclarer que les Grecs, responsables de la déroute financière à cause de leur mauvaise gestion, de leur train de vie supposé et des mensonges éhontés livrés aux instances internationnales méritaient largement les mesures sacrificielles que l'Europe leur faisait subir.

Certes.

Ce même intervenant d'ajouter que le peuple était responsable par la délégation démocratique et les mandats électoraux qu'il avait accordés à ses hommes politiques pour gérer le pays.

Et là, amis du Village, mon sang de canari n'a fait qu'un tour ! Des dents acérées ont poussé en quelques secondes dans mon bec délicat!

Ainsi le vote des citoyens impliquerait-il une délégation du pouvoir économique à ceux qu'on met au pouvoir démocratiquement ? Cela parait logique.

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MAIS.

Lorsqu'on doit choisir entre un Strauss-Kahn et un Sarkozy ? Entre un social libéral et un libéral social ? Entre la blanche neige et la neige blanche ? Entre la peste et le choléra ? Existe t-il vraiment une alternative ? D'autant que les législations des pays sont faites pour éliminer les petits partis ! Sans oublier que pour parvenir au pouvoir, des fonds très importants sont nécessaires pour planifier une campagne électorale digne de ce nom et que seuls 2 ou 3 partis dans chaque pays démocratique peuvent légitimement prétendre à la victoire !

Et comme, ces "grands" partis sont financés par des lobbies ou des entreprises privées, ils évitent consciencieusement de remettre en cause le système.

Donc, votre choix se résume simplement à voter pour du blanc-bleu ciel ou du rose pâle ! Et à l'arrivée, vous tombez sur les mêmes politiques fades pratiquant les mêmes mesures, votant pour les mêmes lois. Juste,  changent le visage et l'allure des représentants et la plastique des épouses ; avouez que c'est bien peu !

Et quand ces gens font d'énormes bévues, c'est le peuple qui paye. Comme ces politiciens grecs inaptes et jouisseurs.

Dites, les amis, ce dualisme incolore ne vous rappelle pas un peu la situation 2010-05-05T121755Z_01_APAE6440Y5Y00_RTROPTP_2_OFRWR-GRECE-MANIFESTATIONS-MORTS-URGENT-20100505.JPGde notre beau Pays ?

À propos avez vous jamais entendu les autorités politiques européennes ou grecques, exiger une enquête et le passage en Justice des dirigeants politiques et banquiers responsables de cette faillite en Grèce ?

Les classe moyennes et modestes héllèniques se révèleraient donc les seules coupables de ce krach sous prétexte qu'elles auraient donné leurs suffrages à des incapables et des corrompus ? Mais le peuple grec avait-il d'autres possibilités de choix ?

Foutaises !

Il n'existe pratiquement plus d'alternative idéologique dans nos sociétés occidentales aseptisées. Dans le cas grec, les 2 partis successivement au pouvoir étaient aussi médiocres ou corrompus l'un que l'autre.

Vous, citoyens ordinaires, avez vous l"impression en mettant votre bulletin dans l'urne de vous engager à payer les pots cassés de ceux que vous allez élire ? Savez vous à l'avance s'ils seront honnêtes et compétents, s'ils respecteront leurs paroles ou s'ils ne vous conduiront pas vers une aventure hasardeuse ?

Et si à mi-mandat, si vous vous apercevez que vous avez été trompés par vos représentants, quels sont vos recours pour les pousser dehors ? Aucun, bien entendu : vous avez signé un contrat à durée déterminée de 5 ans minimum !

L'addition sera de toutes manières pour vous et dans ce cas on comprend mieux la colère justifiée du peuple grec impuissant !

Alors, on risque à coup sûr, tôt ou tard, l'émergence fatale de partis populistes, démagogiques et autoritaires d'extrême droite vers lesquels se rabattront les électeurs dégoutés et écœurés comme on en rencontre de plus en plus.

L'Europe se prépare des lendemains malsains...

Dans le monde actuel, plus vous grimpez les échelons, moins vous êtes responsables de vos fautes. Ce fait est désormais patent et hélas indiscutable : seuls les petits, salariés, fonctionnaires, cadres, artisans ou commerçants, professions libérales payent pour leurs erreurs. Au fur et à mesure de sa montée dans la hiérarchie sociale, non seulement la rémunération croît, mais les périls diminuent d'autant que les parachutes dorés ou les voies royales de garage atténuent la chute éventuelle et vous garantissent une rente confortable. L'oligarchie de connivences en cours actuellement dans tous les pays occidentaux est une assurance tous risques pour tous ceux qui ont la chance de bien naître ou d'y rentrer par relation. Sauf égarements gravissimes votre avenir est assuré envers et contre tous.

Le libéralisme économique et la spéculation financière, idéologies du risque pour les dirigeants économiques  ? Mon œil ! Un slogan médiatique de plus, oui !

Dès lors, les erreurs de nos élites politiques ou économiques seront toujours pardonnées mais leurs séquelles seront systématiquement mutualisées.

Le Peuple, fût il grec ou français, qu'il vote ou non,  sera toujours le dindon de la farce.

C'est la morale de cette sinistre tragédie grecque qui se déroule sous nos yeux.

Toutefois pour en terminer et relativiser, n'oublions jamais que presque un milliard d'individus sur notre planète souffrent de malnutrition, la crise monétaire accentue la volatilité des marchés et commence à attirer les capitaux des spéculateurs vers les marchés plus traditionnels des matières premières comme le riz, la farine et autres productions vivrières dont les pays les plus pauvres sont si dépendants...

La spéculation devient un véritable fléau, un nuage de sauterelles virtuelles, un fleuve boueux qu'il convient, pour les États, de maîtriser impérativement avant d'y finir engloutis. Mais je crains qu'avec un mollusque languide (pour parler poliment) de l'acabit de ce pauvre François Fillon, nous soyions bien mal barrés.

 

Amis du Village, bon courage et à bientôt et allez donc consulter ce superbe billet sur les pseudos modèles de la mondialisation et cet autre brillant exposé sur un tout autre sujet dramatique : la Palestine.

 

Il est 21h, j'ai rédigé mon billet depuis déjà quelques heures et je viens de parcourir le blog de l'excellent SuperNo. Lui aussi parle de la Grèce. Si nos propos sont différents, ils n'en vont pas moins dans le même sens. À lire absolument.

 

 

Cui cui fit l'oiseau, phénix déplumé de basse-cour.

mercredi, 13 janvier 2010

French gag : un grand patron de presse renonce par conviction aux subventions gouvernementales !

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Monsieur Serge Lassault lance

un vibrant appel pour que les

patrons de la presse libérale

refusent des subventions

d'essence collectiviste

 

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Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte,  rédacteur en Chef.

Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.

Interview menée par Étienne Courgeotte.


É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos  - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...

On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration  d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous allons montrer notre joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? C'est que lorsque les journalistes du Figaro, du Monde, de Libération vous serinent leur morale  et leur idéologie, dîtes vous bien qu'ils sont partiellement payés grâce aux fonds publics et donc par nous mêmes, contribuables. Ce qui restreint grandement et symboliquement la portée de leurs prêches ultra-libéraux !

Gentils lecteurs du Village des NRV, décidément cette année 2010 parait bien mal entamée ! Que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.

Amis de cui cui, à après si vous condescendez à nous aider un peu en rédigeant quelques billets...

 

Cui cui, l'oiseau imaginateur solitaire

lundi, 28 décembre 2009

Le naufrage des experts : la décennie fatale ? (part 1)

Fans, de la série culte de TF1, passez votre chemin  : mon sujet est consacré à nos expert(e)s à nous : les "vrais", ceux qu'on lit, entend et voit partout.

Les véritables maillons faibles de la décennie ! Ceux qui nous expliquent doctement les tenants et les aboutissants d'une Société à laquelle, n'importe quel esprit un peu faible comme le mien se rend compte qu'ils en connaissent peut être quelques vagues tenants, et encore, mais en réalité, sont bien incapables de prévoir le moindre aboutissant !

Les grenouilles qui se font aussi grosses que le bœuf, les Nostradamus d’opérette, les « madames soleil » par temps de brouillard, les messieurs « je-sais-tout » pullulent partout, sur tous les médias, Internet compris !  Je ne veux pas trop citer de noms tellement ils sont nombreux et j’aurais surtout peur d’en oublier…

 

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C'est pourquoi je profite de l'occasion pour les rappeler à l'humilité dont trop souvent, ils sont éminement dépourvus.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais en cette fin d’année et de décennie, je ressens une extrême lassitude : la politique me fatigue, les philosophes m’ennuient, les blogs politiques me font chier, je ne parviens même plus à me relire sans cracher sur l'écran, les buzz ne m’amusent plus, je déteste cette France qui chie dans son froc, je trouve inadmissible de voir des gens souffrir de la faim et du froid au 21ème siècle, le sujet de l’identité nationale me dégoûte, l'islamophobie me révulse, l'antisémitisme me révolte, la burqa ? Dans mon job au sein du 9-3, j’en vois 2 ou 3 tous les jours et ça ne me dérange pas plus que ça,  les perpétuels donneurs de leçons sur les blogs me fatiguent, le nom de « Sarkozy » a provoqué chez moi une indigestion.


Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos expert(e)s mais en réalité, s’agit-il bien du même sujet.

J'ai ironiquement décidé de procéder à un classement décroissant des catégories d'expert(e)s qui ont prouvé leur incurie et leur totale incompétence :

- Incontestablement premiers avec les félicitations du jury :

Les expert(e)s et responsables économiques avec mention spéciale à celle dont le parcours calamiteux a été le plus chaotique depuis l'avènement de la 5ème république : Christine Lagarde herself, ministre de l’économie, dont la  seule qualité est de parler parfaitement anglais. Elle a créé 19 taxes en 2 ans et demi, les Collectivités locales croulent sous les suppléments de charges, le taux de chômage a gagné 25 % en un an et la dette de notre pays est devenue abyssale !

Toutefois.

Malgré de telles performances, elle serait considérée par les Français, tenez vous bien, comme la Ministre la plus compétente du gouvernement par l'intermédiaire de sondages dont on peut se demander si les résultats n'ont pas été joué au 421 !

Imaginez sans rire, les amis, le bilan du Ministre le moins efficace quand on observe les performances de la meilleure !

À la fois hilarant et terrifiant !

"J'exige la culture du résultat",  proclamait en trépignant notre chef de gare !

Pour ses concitoyens certes, aucun doute n'est permis, mais pour lui et son équipe, quel désastre ! Mon titre de gloire, hurle t-il à la foule des brebis médusée est d'avoir sauvé notre pays de la faillite : mais dites, cette banqueroute soit disant évitée a-t-elle seulement frappé un seul pays ? Billevesées !

Autrement, comment ne pas mentionner Jacques Marseille, honorable fonctionnaire qui aime tant fustiger les fonctionnaires tout en l'étant : l'homme qui se trompe plus vite que son ombre, chantre du libéralisme économique quand celui-ci filait un mauvais coton, émule du Bushisme économique transversal : en résumé, le genre de personnage à éviter d'embaucher dans toute entreprise privée pour éviter la faillite ! Invité partout.

Pourquoi ne pas nommer Élie Cohen, Guy Sorman, Nicolas Baverez qui ont brutalement dit le contraire de ce qu'ils défendaient quelques mois auparavant, sans oublier les dérisoires journalistes influents (surtout par leurs salaires) que je ne signalerais pas par pudeur et charité chrétienne. Et puis pour être honnête comment ne point citer Paul Jorion (que j'aime bien et apprécie pourtant) mais qui nous prédisait en début d'année pis que pendre de l'année 2009 ? Prévisions toujours excessives ! Et  Frédéric Lordon ? Que sont devenues ses prédictions apocalyptiques ? Il est tellement facile de prévoir le pire, on finira toujours par avoir raison, mais quand ?  Un jour ou l'autre, notre planète disparaîtra, fatalement.

En fait, les économistes ne sont en rien des prospecteurs, ces gens ont légitimement des difficultés terribles à anticiper, leurs hypothèses manquent souvent de recul et de précautions : ce sont des sortes d'historiens tout justes capables d'expliquer et d'analyser une situation quand elle a eu lieu ; et encore !

C'est bien peu, mais ceci, n'importe quel imbécile comme moi sait le faire !

Car, ventrebleu, la pratique de la modestie, l'usage de réserves et de mise en garde, et partant, de l'emploi du conditionnel serait plus que jamais nécessaires à l'expression de nos spécialistes afin que les citoyens leur gardent un minimum de confiance !

Amis lecteurs, Je vous parlerai la prochaine fois de la joyeuse cacophonie observée chez les expert(e)s et pitres écologiques et les expert(e)s et clowns spécialisés dans l'analyse des théâtres de guerre...

Marrade assurée. Réservez dès maintenant vos places.

Sans faire de mauvais esprit, il me semble avéré que les expert(e)s et professionnels de l'économie se sont bien montrés les plus pathétiques humoristes involontaires de la dernière décennie ! Qu'ils reposent désormais en paix au Panthéon des comiques.

Amen !

À après et bonnes fêtes !

Merci à tous nos lecteurs pour leur confiance envers ce blog collectif qui battra pour le seul mois de décembre 2009 son record mensuel  d'audience avec 35.000 visites, 82.000 pages vues, même si la moyenne oscille entre 17.000 et 22.000 visites/mois. Seulement 3 billets sont publiés par semaine.

31.000 commentaires remarquables ont été déposés depuis 2 ans.

Merci à notre hébergeur 20 minutes qui nous soutient cordialement, aux blogs qui nous ont mis en lien, aux auteurs de billets et aux commentateurs qui animent cet endroit si agité, si passionné et parfois si extravagant. Une immense et chaleureuse bise à Nef et Agathe, formidablement consensuelles, tolérantes et amicales sans qui cet espace n'existerait probablement plus.

Restons nous mêmes, demeurons humbles.

Bonne année à tous !

 

cui cui fit l'oiseau, volatile gracile, méfiant et grincheux.

 

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