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vendredi, 02 avril 2010

le Rat est-il l'avenir de l'Homme ?

Humains,

Plongez dans votre inconscient ?

Vous ne voyez rien ?

Normal !

Et pourtant.

Remontez 65 millions d'années plus tôt. Vos ancêtres devaient être des sortes de petits mulots se nourrissant de déchets, de graines, de baies, d'insectes, tapis dans l'ombre, cachés dans les anfractuosités de rochers et dans des galeries souterraines pour se protéger de ces immenses dinosaures qui dominaient  la Terre de tout leur poids, leur cruauté et leur puissance... Les prédateurs vous guettaient, vous étiez aux abois.

rat.jpg

ON ne donnait pas cher de votre avenir...

Et puis.

Une collision entre notre planète et une météorite, semble t-il.

L'extinction brutale des dinosaures qui ont régné pendant plus de 160 millions d'années.

160 millions d'années !

Vous avez poursuivi votre évolution pendant 62 millions d'années. Après maintes transformations vous êtes devenus des hominidés. Puis des sapiens sapiens. Puis des Cro-magnons, vous avez construits des maisons en dur, des pyramides, des temples destinés à honorer des Dieux hypothétiques qui n'existent que dans votre imagination.

Enfin vous êtes devenus innombrables, scientifiques et démocrates, vous honorez toujours d'éventuelles divinités parce que vous savez que vous disparaîtrez fatalement comme les dinosaures. Vos croyances ne sont qu'une fuite en avant pour vous rassurer vers ce que vous appelez puérilement "paradis et enfer".

Vous craignez vos frères étrangers, la réalité, l'inconnu, l'univers.

Vous êtes la première et unique espèce à avoir peur de sa propre disparition. Votre solitude et votre fragilité dans cet univers chaotique sans commencement ni fin vous terrifie.

Vous savez que votre civilisation est mortelle. Qu'une pénultième génération de vos descendants vivra l'extinction de la race. Qu'il ne restera plus un humain.

 

Descendez xxx d'années plus tard. Ceux qui poursuivront leur quête civilisatrice devaient être les rats se nourrissant de déchets, de graines, d'insectes, tapis dans l'ombre, cachés dans les anfractuosités de rochers et dans des galeries souterraines  pour se protéger de ces terribles prédateurs qu'étaient les Hommes...

J'aime les rats. Pourtant honnis, vilipendés, chassés, stigmatisés.

Ils sont rusés, rebelles et résistants, ils ne croient en aucune idole : ils n'ont ni églises, ni mosquées, ni temples. Peut-être changeront-ils quand ils prendront conscience d'être mortels ?

Ô rats, bienvenue dans les décombres brûlantes de notre espèce cupide, arrogante, agressive, compulsive, cynique, désolidarisée, égoïste, inaboutie ; vous ne pouvez que bâtir un monde meilleur.

Vous êtes nos camarades, nos cousins, nos frères, nos fils, nos successeurs : vous êtes l'avenir de la Terre.

Vous méritez bien d'hériter du flambeau d'une nouvelle épopée pour peu que vous abandonniez ce comportement grégaire de hiérarchie sociale et de domination par caste ; essentiel en période de survie, il se révèle désastreux en phase de développement et d'évolution.

Good luck, peuple des Rats !

 

Ce billet rédigé dans la plus lourde "Allégresse" s'est révélé à l'occasion d'un bref instant de lucidité psychédélique mâtinée d'un misérable humour mal léché.

Ami lecteur, merci d'être parvenu jusqu'à cette ligne et à après !

 


Cui cui improbable plumaillon expert en poncifs et lieux communs, pompeux dingo ne bénéficiant pourtant d'aucune substance hallucinogène.

lundi, 28 décembre 2009

Le naufrage des experts : la décennie fatale ? (part 1)

Fans, de la série culte de TF1, passez votre chemin  : mon sujet est consacré à nos expert(e)s à nous : les "vrais", ceux qu'on lit, entend et voit partout.

Les véritables maillons faibles de la décennie ! Ceux qui nous expliquent doctement les tenants et les aboutissants d'une Société à laquelle, n'importe quel esprit un peu faible comme le mien se rend compte qu'ils en connaissent peut être quelques vagues tenants, et encore, mais en réalité, sont bien incapables de prévoir le moindre aboutissant !

Les grenouilles qui se font aussi grosses que le bœuf, les Nostradamus d’opérette, les « madames soleil » par temps de brouillard, les messieurs « je-sais-tout » pullulent partout, sur tous les médias, Internet compris !  Je ne veux pas trop citer de noms tellement ils sont nombreux et j’aurais surtout peur d’en oublier…

 

fd56.jpg

C'est pourquoi je profite de l'occasion pour les rappeler à l'humilité dont trop souvent, ils sont éminement dépourvus.

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais en cette fin d’année et de décennie, je ressens une extrême lassitude : la politique me fatigue, les philosophes m’ennuient, les blogs politiques me font chier, je ne parviens même plus à me relire sans cracher sur l'écran, les buzz ne m’amusent plus, je déteste cette France qui chie dans son froc, je trouve inadmissible de voir des gens souffrir de la faim et du froid au 21ème siècle, le sujet de l’identité nationale me dégoûte, l'islamophobie me révulse, l'antisémitisme me révolte, la burqa ? Dans mon job au sein du 9-3, j’en vois 2 ou 3 tous les jours et ça ne me dérange pas plus que ça,  les perpétuels donneurs de leçons sur les blogs me fatiguent, le nom de « Sarkozy » a provoqué chez moi une indigestion.


Bref, revenons à nos moutons ou plutôt à nos expert(e)s mais en réalité, s’agit-il bien du même sujet.

J'ai ironiquement décidé de procéder à un classement décroissant des catégories d'expert(e)s qui ont prouvé leur incurie et leur totale incompétence :

- Incontestablement premiers avec les félicitations du jury :

Les expert(e)s et responsables économiques avec mention spéciale à celle dont le parcours calamiteux a été le plus chaotique depuis l'avènement de la 5ème république : Christine Lagarde herself, ministre de l’économie, dont la  seule qualité est de parler parfaitement anglais. Elle a créé 19 taxes en 2 ans et demi, les Collectivités locales croulent sous les suppléments de charges, le taux de chômage a gagné 25 % en un an et la dette de notre pays est devenue abyssale !

Toutefois.

Malgré de telles performances, elle serait considérée par les Français, tenez vous bien, comme la Ministre la plus compétente du gouvernement par l'intermédiaire de sondages dont on peut se demander si les résultats n'ont pas été joué au 421 !

Imaginez sans rire, les amis, le bilan du Ministre le moins efficace quand on observe les performances de la meilleure !

À la fois hilarant et terrifiant !

"J'exige la culture du résultat",  proclamait en trépignant notre chef de gare !

Pour ses concitoyens certes, aucun doute n'est permis, mais pour lui et son équipe, quel désastre ! Mon titre de gloire, hurle t-il à la foule des brebis médusée est d'avoir sauvé notre pays de la faillite : mais dites, cette banqueroute soit disant évitée a-t-elle seulement frappé un seul pays ? Billevesées !

Autrement, comment ne pas mentionner Jacques Marseille, honorable fonctionnaire qui aime tant fustiger les fonctionnaires tout en l'étant : l'homme qui se trompe plus vite que son ombre, chantre du libéralisme économique quand celui-ci filait un mauvais coton, émule du Bushisme économique transversal : en résumé, le genre de personnage à éviter d'embaucher dans toute entreprise privée pour éviter la faillite ! Invité partout.

Pourquoi ne pas nommer Élie Cohen, Guy Sorman, Nicolas Baverez qui ont brutalement dit le contraire de ce qu'ils défendaient quelques mois auparavant, sans oublier les dérisoires journalistes influents (surtout par leurs salaires) que je ne signalerais pas par pudeur et charité chrétienne. Et puis pour être honnête comment ne point citer Paul Jorion (que j'aime bien et apprécie pourtant) mais qui nous prédisait en début d'année pis que pendre de l'année 2009 ? Prévisions toujours excessives ! Et  Frédéric Lordon ? Que sont devenues ses prédictions apocalyptiques ? Il est tellement facile de prévoir le pire, on finira toujours par avoir raison, mais quand ?  Un jour ou l'autre, notre planète disparaîtra, fatalement.

En fait, les économistes ne sont en rien des prospecteurs, ces gens ont légitimement des difficultés terribles à anticiper, leurs hypothèses manquent souvent de recul et de précautions : ce sont des sortes d'historiens tout justes capables d'expliquer et d'analyser une situation quand elle a eu lieu ; et encore !

C'est bien peu, mais ceci, n'importe quel imbécile comme moi sait le faire !

Car, ventrebleu, la pratique de la modestie, l'usage de réserves et de mise en garde, et partant, de l'emploi du conditionnel serait plus que jamais nécessaires à l'expression de nos spécialistes afin que les citoyens leur gardent un minimum de confiance !

Amis lecteurs, Je vous parlerai la prochaine fois de la joyeuse cacophonie observée chez les expert(e)s et pitres écologiques et les expert(e)s et clowns spécialisés dans l'analyse des théâtres de guerre...

Marrade assurée. Réservez dès maintenant vos places.

Sans faire de mauvais esprit, il me semble avéré que les expert(e)s et professionnels de l'économie se sont bien montrés les plus pathétiques humoristes involontaires de la dernière décennie ! Qu'ils reposent désormais en paix au Panthéon des comiques.

Amen !

À après et bonnes fêtes !

Merci à tous nos lecteurs pour leur confiance envers ce blog collectif qui battra pour le seul mois de décembre 2009 son record mensuel  d'audience avec 35.000 visites, 82.000 pages vues, même si la moyenne oscille entre 17.000 et 22.000 visites/mois. Seulement 3 billets sont publiés par semaine.

31.000 commentaires remarquables ont été déposés depuis 2 ans.

Merci à notre hébergeur 20 minutes qui nous soutient cordialement, aux blogs qui nous ont mis en lien, aux auteurs de billets et aux commentateurs qui animent cet endroit si agité, si passionné et parfois si extravagant. Une immense et chaleureuse bise à Nef et Agathe, formidablement consensuelles, tolérantes et amicales sans qui cet espace n'existerait probablement plus.

Restons nous mêmes, demeurons humbles.

Bonne année à tous !

 

cui cui fit l'oiseau, volatile gracile, méfiant et grincheux.

 

mercredi, 09 septembre 2009

La résistance des vignes

 

 

Mercury_fig_leaf.jpg

 

 

« […] Chaque progrès de l'agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l'art d'exploiter le travailleur, mais encore dans l'art de dépouiller le sol; chaque progrès dans l'art d'accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité. Plus un pays, les Etats-Unis du Nord de l'Amérique, par exemple, se développe sur la base de la grande industrie, plus ce processus de destruction s'accomplit rapidement, la production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du processus de production sociale qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit la richesse : la terre et le travailleur. » Karl Marx, Le Capital, Livre Premier, Chapitre XV

 

 

François Morel raconte le vin au naturel aux Editions du Vin « LeRouge&leBlanc » (2008). Il illustre par cette citation de Marx, le mal fait aux vignes, aux sols et au métier de la viticulture.

 

Le vin, devenu produit a été saccagé à partir du moment où l'industrie agro-alimentaire a pris son essor, ce qui ne date pas d'hier, François Morel remonte aux Trente Glorieuses, rendement maximal et économies au programme. Les appellations AOC normalisent, le développement de l'œnologie dirige les goûts. Ainsi, le pinot noir bourguignon se doit de goûter la griotte alors que le cabernet franc tourangeau « exhale » le poivron.

 

Je ne veux pas dérouler ici cette passionnante histoire du vin naturel parfaitement expliquée par son narrateur.

 

Mon propos est de souligner l'activisme d'une poignée de vignerons bien avant la mode écologiste et l'inondation de produits bio dans nos supermarchés découlant de la demande. La mode biologique ne renoue pas avec les saveurs. C'est juste une façon de se rassurer sur une qualité de réalisation.

 

Des vignerons initiés (entre autres) par les travaux et les conseils de Jules Chauvet sont entrés en résistance et réalisent des vins non chaptalisés, non sufiltés, non levurés. Le vin redevient une matière vivante. Depuis les années 80, ces vignerons retravaillent les vignes, le sol, activités abandonnées avec la machinerie productiviste et son utilisation de pesticides et de désherbants. Ils produisent du vin naturel. Du goût.

 

La majorité se contente de marquer « vin de table » sur leurs bouteilles car les appellations leur sont refusées.  Le soutien de quelques cavistes et restaurateurs a aidé les pionniers. L'ajout du cépage sur les étiquettes vient  juste d'être accordé, quand la demande est là ...

 

Déguster du vin naturel est assez déroutant, les gammes de couleur sont inhabituelles, il peut être clair, opaque ...  et perlant, vif en bouche ou même pétillant. Il faut se débarrasser des habitudes gustatives imposées par la grande distribution.

 

Une leçon à tirer, une poignée d'hommes a pris le risque de travailler hors système.

 

Le vin naturel existe à nouveau grâce à eux.

 

Quelques noms par régions :

 

http://www.lesvinsnaturels.org/rubrique.php3?id_rubrique=17

 

 

 

 

 

 

Agathe

vendredi, 04 septembre 2009

La complainte de Supercrado, anti-écologiste par nécessité.

Attention ! Ce billet, par la crudité de ses propos, est susceptible de choquer les âmes sensibles, les enfants, les électeurs d'Europe écologie,  certains  bobos, les groupies de Nicolas Hulot et les fans de Daniel Cohn Bendit, les électeurs de Nicolas Sarkozy, les socialistes et les centristes…


Amis du Web, je me présente : Monsieur Supercrado ; Français désespérément moyen mais de plus en plus attiré vers la France d'en bas ; désormais catalogué comme  mauvais citoyen !

Pensez !

Je fais pipi dans les WC, gaspillant des centaines de litres d’eau ; je pète et rote comme une vache, contribuant ainsi à amincir la couche d’ozone ; je prends des bains dans ma baignoire ; je roule dans une voiture de plus de 15 ans parce que je n’ai pas les moyens de m’en racheter une, véhicule qui par ailleurs, pollue comme une bombe au napalm ; je ne récupère pas mes étrons quotidiens pour en faire de l’engrais ; je déteste les droites UMP et PS qui veulent nous asphyxier financièrement avec leur taxe carbone ; j'utilise les masques destinés à nous protéger du FondRD1.JPGvirus H1N1 comme string...

Inutile de vous préciser que l'écologie n'est pas ma préoccupation majeure : tenter de subsister décemment me concerne davantage.

Et pourtant, tenez, regardez Nicolas Hulot ( @si payant) : il va nous abreuver jusqu’à satiété de la promotion de son prochain film  "Le syndrome du Titanic" qui sortira en octobre, long métrage dans la lignée de « Home » de Yann d’Arthus-Bertrand. À la télévision et dans tous les médias, attendez vous à déguster du "Hulot", matin, midi et soir. De quoi provoquer  une indigestion  d’écologie, de politiquement correct, de green fashion, de terrorisme du bien-se-comporter ; bref on risque d'assister à un  immense festival du conformisme béat de médias moutonniers et sans imagination. Quelle misère, mes aïeux !

Nonobstant, moi, Supercrado, j’en ai un peu marre qu’on me fasse la morale à tout bout de champ. Fais pas ci, fais pas ça, c’est pas bien, attention, c’est interdit, la planète, les ours polaires, les bébés phoques, les oiseaux, les  éléphants, le développement durable, les rivières, les gaz à effet de serre, l’ozone, les déchets, l'eau, l'hygiène, l'air. Et pendant ce temps on flingue, on bombarde tout ce qui bouge au Moyen Orient et en Orient, les Américains continuent à polluer la planète à tout berzingue et au moins 923 millions de Terriens souffrent de malnutrition...

Un peu de cohérence, ventrebleu !

Certes ! On est bien décidé à préserver la nature, les mecs, mais quid du milliard d’humains qui crèvent la dalle, quid des sommes monstrueuses (des centaines de milliards)  gaspillées par les complexes militaro-industriels pour faire les guerres ? Ne croyez vous pas, bande de nazes , que si on débloquait 50 % des budgets de la défense et d’armements des grands pays occidentaux , les problèmes écologiques seraient vite résolus ? Et celui, essentiel, de la famine dans le monde ? Il suffirait de 30 milliards pour enrayer ce fléau...

Que Sarkozy, Brown et Obama fassent sortir leurs  ruineuses forces armées d’Afghanistan et d’Irak pour les USA, et qu’ils allouent les sommes économisées à l’écologie !  Là, on pourra vérifier leur réelle volonté politique de lutter pour sauver la planète. Alors avant de nous faire raquer toujours plus de taxes, élites de ce monde, tâchez de nous montrer l’exemple d'en haut !

Coût de la guerre en Afghanistan : US $ 226 milliards - Coût de la guerre en Irak : US $ 679 milliards

Coût total des guerres : US $ 905 milliards !

IMAGINEZ les répercussions de l'insufflation de 900 milliards de $ dans l'économie mondiale pour  promouvoir  de nouvelles énergies et éradiquer la misère ?

Le jour où le Président de la République nous dira : "Voilà, j'ai décidé d'enlever nos militaires d'Afghanistan, je réduis le budget militaire de 30 % et je consacre ces crédits économisés à l'élaboration d'un plan destiné à  concevoir des énergies peu polluantes et favoriser une économie qui ne massacre pas notre environnement : ALORS OUI, LES AMIS, JE CROIRAIS À LA SINCÉRITÉ DE NOS POLITIQUES ET J'ADHÉRERAIS SANS RÉSERVE !

Sinon ? Pipeaux, fifrelins et billevesées ! Qu'ils aillent tous au diable !

Écolos de façade, Mamèriens professionnels de la politique, Cohn Benditois opportunistes, Duflotards geignards,  Hulotistes  calculateurs, osez donc poser les VRAIES QUESTIONS, CELLES QUI FÂCHENT à ceux qui détiennent les rênes du pouvoir !

marionettiste1.jpg On verra ainsi, si vous méritez vraiment la médaille d'or de la défense de la nature et le sceptre en vermeil de l'écologie politique que vous vous êtes si généreusement octroyés !

Parce qu'entre nous,  braves lecteurs dubitatifs, la panoplie du parfait petit écologiste coûte terriblement cher, entre sa voiture propre, son énergie renouvelable, sa maison isolée, son alimentation bio, ses vêtements recyclables, devenir un véritable écolo certifié 100 % vert, doit bien vous demander un revenu substantiel  de 4000 € par mois, non ?

Mais me direz vous, le moins étrange de cette affaire est que les partisans de cette taxe inique sont pour la plupart des gens dont les revenus sont largement supérieurs à la moyenne !

Baste, il est tellement plus facile d'être écolo quand on se retrouve dans la tranche des plus aisés ! Quoi de plus élégant que de s'exhiber "green addict" ?

Sur ce, amis de Cui cui l'illusoire prophète de malheur et mauvais esprit s'il en est, faîtes bien gaffe  à certains écologistes de salons si peu francs du collier qui souhaitent vous faire prendre des vessies pleines pour des lampes à huile bio !

Cui cui fit l'oiseau, volontiers écologiste lorsqu'il possèdera le train de vie confortable et nécessaire pour le devenir...

mercredi, 08 juillet 2009

G8 : Le libéralisme vert est il l'avenir du capitalisme financier ?

Lecteurs assidus ! L'avenir ne sera pas noir comme on ne cesse de vous le seriner.

Il sera vert-de-gris avec un beau galon doré pour rappeler l'omniprésence de nos bienfaiteurs de Wall Street, de la City et des Bourses mondiales.

Las de prêcher une opposition stérile face à un système capitaliste qui a fait ses preuves, en tant qu’humble membre du village des Nouveaux Révolutionnaires Verts, l’idée m'est venue de créer un nouveau Think tank attaché à promouvoir les valeurs séculaires du profit, de l’exploitation humaine, de l’économie de marché, de la dérégulation et du développement durable.

Après avoir lu ici, que les politiques et le Marché, dans un souci écologique prôné par le rusé rosé-vert-jaune Daniel Cohn Bendit, allaient permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui en disposent en raison de la baisse de leurs émissions de carbone ; aussitôt, à l’intérieur de mon petit cerveau de piaf, une ampoule basse consommation s’est brusquement allumée !

points2.jpg

Tenez vous bien : une bourse aux points verts spéculatifs de droits à polluer pourrait être mis en route : quelle avancée économique, les amis ! Merci Arthus Bertrand, merci DCB, merci Nicolas Hulot ! Enfin une nouvelle méthode de se faire un peu de flouze, de faire sauter l’oseille ! Quel bonheur ! Adieu les placements pourris chez les fabricants de pneus ou de voitures qui asphyxient la planète !

Alléluia ! L'écologie politique est notre Déesse ; Nicolas Hulot et Daniel Cohn Bendit  sont ses prophètes !

Et puis mon cerveau inventif, inspirateur du Think Tank NRV (Nouveaux Révolutionnaires Verts – en novlangage - ), a imaginé, dans un superbe orgasme intellectuel provoqué par un surplus d’alcools forts , les points verts spéculatifs retraites ©, les points verts spéculatifs vacances ©, les points verts spéculatifs santé © !

Je vous sens enthousiastes, non ? Attendez que je vous explique.

Désormais, finis les calculs compliqués des retraites par années : chaque trimestre, vous recevrez un certain nombre de "points retraites" en fonction de votre salaire, de votre métier, compétence, fayotage et j’en passe. Au bout de 12457 points vous aurez ainsi droit à votre retraite. Pas joli ça ? C’est à dire que votre retraite sera complète à 67 ans comme elle pourrait l’être à 86 ans : tout dépendra de vos cotisations, du temps travaillé et de la valeur du point !

Action1.jpg

Et cerise sur le gâteau, tenez vous bien, les amis ! Vous pourrez spéculer avec vos points retraites, car ils pourront être côtés dans une bourse de valeurs !

Oui. Ça vous épate, hein ?

Par exemple, si vous possédez 6000 points à 150 € et que vous les revendez à 180 €, vous gagnez 30 % de votre retraite soit sur le montant soit sur la durée ! Formidable progrès ! Et merci qui ? Merci Think Tank NRV !

Attention aux risques, il est possible que vous travailliez jusqu’à votre décès, toutefois avec une bonne propagande médiatique comme nos communicants en ont le secret et avec l'appui des gouvernements, nous pensons vaincre certaines réticences à la nouveauté. La réforme est indubitablement au bout du pouvoir médiatique.

On pourrait appliquer le même système aux vacances, aux dépenses de santé et à plein d’autres domaines : finies les solidarités pesantes, effacé l’État omniprésent. Adieu les déficits chroniques (Aphatie pourra enfin parler d’autres sujets), écrasées les dettes gigantesques !

Vive la spéculation verte, moteur du libéralisme conquérant et du développement durable ! Et voilà comment on sauve à la fois les deux mamelles du capitalisme moderne : j'ai nommé la finance internationale et l'écologie caviar avide de faire payer au petit peuple ses consommations néfastes et polluantes (vieux véhicules, énergies fossiles trop bon marché, nourriture pas assez bio, habitations pas assez isolées, etc).

Amis du Village, je vous le dis droit dans les yeux : vous avez bien de la chance de  jouir  des conseils illuminés d'un grand penseur. Je mériterais largement de figurer en bonne place dans des blogs autrement influents, c'est moi qui vous le dit.

Ah ! Si vous saviez comme il est à la fois écrasant pour mes frêles épaules et exaltant, ma modestie  dût-elle en souffrir, de préparer des lendemains qui chantent pour le bien-être de l'Humanité...

Ami de cui cui, à vos fusils !

Vous avez souri en lisant ce modeste billet ? Vous ne tarderez pas à pleurer en vous apercevant que ce qu'il décrit se réalisera bien plus tôt que vous l'imaginez...

À après.

Nota bene : Les "points verts spéculatifs retraites"©, "points verts spéculatifs vacances"© et "points verts spéculatifs santé"© sont une propriété intellectuelle de Think Tank NRV ®

Cui cui, le moineau givré ®.

vendredi, 13 mars 2009

"La stratégie du marcassin" ou comment ébranler les certitudes d'hier.

Ami(e)s, bonsoir...

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les anecdotes de nos misérables existences influencent ma compréhension du monde. Non pas que je prétende que le sage qui observe est plus avisé que celui qui étudie car je recevrais une volée de bois vert mais disons qu'une conjonction raisonnable des deux postures me parait judicieuse.

Assez péroré !

marc.JPGJe vais vous narrer une situation qui m'est réellement arrivée lors de mes dernières pérégrinations pastorales et comment vous avez failli retrouver une cui cui l'oiselle ou pire : perdre corps et biens, un des meilleurs éléments du village dans des circonstances ridicules qui en auraient réjoui plus d'un (il s'agit là d'humour, je le précise avant  la sévère mais juste séance de flagellation qui m'est administrée lors des commentaires après chaque billet).

Nous avions enfermé un petit métis mi-sanglier mi-goret dans une bétaillère, ce petit animal d’une quinzaine de kilogrammes, une fois engraissé, présentait la qualité primordiale aux horribles yeux des consommateurs effrénés que nous étions, de produire une viande succulente qui partageait à la cuisson les effluves musqués du sauvage  sanglier avec la chair rebondie, dodue et savoureuse du cochon : je m’en délectais par avance. Ces petites bêtes en général cumulaient dans leur attitude, la vivacité et la hargne du papa sanglier ainsi que la rouerie et l'effronterie de la truie.

Je demandais donc à mon équipier de m’enfermer dans le fourgon afin d’attraper notre innocente et future victime.

Elle était tapie dans un coin, tremblante, ses yeux affolés clignaient dans tous les sens. On la sentait prête à défaillir.

Je savourai sadiquement ma position de force et tendis ma main vers ses petites pattes postérieures. Le gibier m’échappa grâce à une ruade et se réfugia dans le coin opposé. Cette manœuvre se répéta trois ou quatre fois et la sueur commença à me monter au frMa joie.jpgont.

La cinquième fois, le marcassin en glissant tenta de me mordre la jambe et m’écorcha en dessous du genou… Et là mes amis, je sentis mon destin d’homme puissant et arrogant m’échapper : insensiblement, ce n’était plus le petit animal qui m’évitait mais désormais, c’était moi qui évitait la charge de ce petit fauve, Les attaques se faisaient de plus en plus précises et ses bonds plus précis et vigoureux. Il tentait d’attraper avec sa mâchoire mes parties génitales !

J’étais tapi dans un coin, tremblant, mes yeux affolés clignaient dans tous les sens, et je me sentais prêt à défaillir, les petits yeux cruels du monstre me jaugeaient avec férocité du haut de leurs 35 cms.

J’avais beau tambouriner contre la porte qui se fermait de l’extérieur, mon collègue s’était éloigné et cette satanée bête qui ne cessait ses attaques... J’étais quasiment perdu, dévoré par un marcassin, j'imaginais déjà les titres ridicules dans la presse, je me représentais ma mort lente dans d'atroces souffrances, émasculé par un porcelet. Un décès absurde dans la honte et le ridicule !

- Pitié ! Hurlai je au bord de l'apoplexie !

La porte du fourgon s’ouvrit miraculeusement. Je soupçonnais mon collègue hilare d'avoir un peu traîné mais ma joie fit plaisir à voir.

Je n'ai évidemment pas raconté cette histoire un peu niaise sur un blog politique avidement  dévoré par les élites de notre pays sans qu'une conclusion  s'impose à mes yeux.

Toute ceci sans pédanterie ni prétention : comment ne pas constater que l'obstination, la ténacité, l'insolence et la patience du petit marcassin contre une puissance infiniment supérieure a fait basculer les rapports de force.

Maintenant fermez les yeux et imaginez qu'Internet soit le marcassin et les médias audiovisuels traditionnels privés  acquis contre vents et marées au dogmatisme ultra libéral (je ne parle pas de la Presse écrite), la brute et que les blogueurs ajoutent aux qualités de notre petite mascotte délicieusement mijotée, la liberté de ton, l'absence de dogme, l'imagination et la créativité. La confrontation, lentement, tournera à notre avantage et la puissante médiacratie, éternelle chantre du capitalisme le plus dérégulé, s'essoufflera faute de vigueur intellectuelle, de nouveautés et entravée par une complaisance pitoyable mâtinée d'absence de sens critique..

Souvenez vous de "la stratégie du marcassin", les potes, et gardez cette petite parabole dans un coin de votre cerveau : il vous servira à nouveau. Mais surtout ne désespérez jamais : assurément, nous vaincrons !

Ami(e) de cui cui, bonne nuit !

Je dédie ce modeste billet à Etrun qui tient tout seul le DEL 3, et qui trouve les ressources et le courage de continuer avec opiniâtreté.

Cui cui l'oiseau complètement chtarbé et déchiré grave.

lundi, 18 août 2008

Que la lumière soit

Chronique des hautes sphères du Divin marché

Car la Vie n'est pas un long fleuve tranquille dans l'Olympie libérale.

 

Vous pensez bien, ma chère, que si j'avais pu me douter qu'on utiliserait mes travaux sur l'atome à des fins militaires, j'aurais fait de la broderie plutôt que de la recherche, gémissait Robert Oppenheimer.
Et qu'est-ce qu'il croyait le bougre? Que l'énergie nucléaire c'était seulement destiné à éclairer les salles de bains?
Le fait est que le 6 août 1945 à 6 heures du matin, il faisait clair dans les baignoires, à Hiroshima.

Pierre DESPROGES

 

Il y a quelques mois, je voulais réaliser une chronique du Divin Marché sur le nucléaire civil. A l'époque, la documentation était fort limitée – Les conditions de l'approvisionnement de l'uranium en Afrique, les sous-traitances laxistes d'Areva au privé, les incidents de niveaux 1 voire 2, pourtant et coutumiers dans les centrales et autres infrastructures, le retraitement souvent folklorique des déchets civils et nucléaires ne faisait l'objet que de publications partisanes des lobbys pro-nucléaires d'un côté et des anti-nucléaires de l'autre. Une fuite dans une centrale en Slovénie ne franchissait pas les barrières de confinement des brèves. Les ouvriers africains qui travaillaient sans la moindre protection dans les mines d'uranium ne déclenchaient pas la réactivité de la radio ni de la télé. Les maladies des sous-traitants d'Areva ne semblaient pas être le combustible propre à chauffer les crayons de nos scribards nationaux.

815779495.jpgDepuis quelques semaines, monprojet s'est vu soumis à un fort enrichissement de sa matière première médiatique. Sur les ondes radios et télévisuelles, dans la presse écrite, nos journaleux se sont précipités sur le moindre poil de cul soupçonné d'irradiation. Une revendication intempestive et urgente de transparence, soutenue par les médias et par un ministre, a balayé la vitrification pluriannuelle de l'information sur le nucléaire.

Mais qu'est-ce qui a pu provoquer cette soudaine réaction en chaîne de nos médias nationaux ?

C'était une fois de plus le divin marché qui allait me permettre de faire toute la lumière sur ce miracle citoyen.

C'est bien dans la chronologie économique occulte que se trouve la clef de cette prise de « conscience » (je rigole) surprenante de la part de nos médias et de nos dirigeants sur la soudaine nécessité d'une transparence en matière de nucléaire. Les forums de traders, dont je vous conseille la lecture quotidienne dès le petit déjeuner, étaient déjà au jus dès avril 2007. Nos jeunes loups commençaient, dans leur langage frais et imagé, à baver devant d'éventuelles transactions mystérieuses. Des noms revenaient sans cesse : lauvergeon, Kron, ALO, Areva, Bouygues et un nouveau patron à partir du 7 mai 2007. Une enquête s'avérait nécessaire pour percer le code de ces messages cryptés « Alo est confiant pour le 7 mai » « Anne va se faire virer par le patron » et le superbe « Kron, Lauvergeon échangistes ? ».kron-lauvergeon.jpg

Une dizaine de clics plus tard, la vérité m'apparaissait en pleine lumière...

 

 

 

Prochainement, Et la lumière fut, le deuxième épisode de votre grande saga de l'été, avec Anne L., Atomic Anne, Patrick K., le corbeau, Nicolas S. le patron, Martin B, le parrain, Angela M., la Kokuhe.

 

Nef-tor Burma, détective publique

 

mercredi, 16 avril 2008

Roselyne Bachelot, la « Bianca Castafiore » des contre réformes.

Roselyne Bachelot est la Ministre du gouvernement Fillon, chargée de débroussailler, d’éradiquer et de vider inexorablement de sa substance le maximum de prestations de la Sécurité sociale afin de conduire, à pas léger, notre système vers une protection analogue à celle des USA, et où progressivement et en catimini, la part des remboursements des frais de maladie, dévolue aux mutuelles, va finir par dépasser la quote-part de la Sécurité sociale…

On parviendra donc discrètement d’ici à quelques années à une privatisation de l’Assurance Maladie qui ne veut pas dire son nom et où les gens modestes et moyens, de plus en plus nombreux, ne pourront plus payer les 100 à 150 € mensuels qu'il faudra débourser, consacrés aux Mutuelles devenues des Assurances santé, minimum nécessaire à une couverture maladie correcte.

9d2181cc14bbd93d479d519a14127f88.jpgRécemment mise en vedette avec une outrancière flagornerie par l’inamovible thuriféraire Michel Drucker, dit " langue de velours " dans l’émission " Vivement Dimanche " sur France 2 , puis interviewée par un terre-plein de journalistes assez complaisants, dimanche dernier sur RTL, lors du " grand jury ", les médias n’arrêtent plus d’admirer notre nouveau rouge-gorge angevin, accessoirement Ministre de la santé et feue Ministre de l’écologie.

Roselyne Narquin, épouse Bachelot, élue dans la 1ère circonscription du Maine et Loire a succédé à son papa, Jean Narquin, nivernais d’origine, politiquement parachuté en 1958 par De Gaulle en Anjou ; cette famille Narquin tenant les rênes de cette circonscription depuis exactement 50 ans. Cette région de droite, berceau des derniers défenseurs de la monarchie absolue, et où, même les radis sont honnis à cause de leur couleur rouge, est donc représentée par notre héroïne qui, n’eût probablement comme principale difficulté dans sa vie, que celle de naître.

À la recherche effrénée d’une singularité insatiable, jusqu’à se vêtir d’habits aux couleurs criardes et d’un goût exécrable pour attirer l’attention sur elle, on peut dire qu’elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour se faire remarquer du paysage médiatique français et de l'opinon publique.

Naguère, elle utilisa une certaine spontanéité et une ingénuité provoquées pour se distinguer de sesc836ebf70a3e3374e34f2f61695a911e.jpg rares consœurs députées ; le seul véritable fait de guerre à mettre à son crédit fut sa défense de la PACS à l’intérieur de son propre parti. C’est la médaille qu’elle traîne depuis lors en n’omettant jamais de la faire bruyamment cliqueter partout et en toutes circonstances car Madame est très bouffie d’elle même, est il besoin de le préciser ? Et les occasions de se glorifier ne sont hélas pas si nombreuses…

Puis vint la nomination de notre rossignol du Maine et Loire, au poste de Ministre de l’Écologie. À ce moment les choses se gâtèrent car l’allure primesautière cachait mal un manque de connaissance des dossiers et son désintérêt de cette fonction ; quand on la compare à Nathalie Kosciusko-Morizet, les différences de compétences et d’efficacité sautent aux yeux !

Les Guignols de Canal + en firent d’ailleurs une figure de proue ridicule et assez représentative de l’image qu’elle dégageait. Dans l’ordre des oiseaux de proie, elle se rapprochait alors davantage de la buse que de l’aigle. Son orgueil en  fut mortifié et elle décida de changer son fusil d’épaule pour abattre la buse qu’il y avait en elle  et pour enfin faire apparaître l’aigle qu'elle s'imaginait être…

c7c51469240474b1e444c031670e76fc.jpgMalheureusement, avec la maladresse qui la caractérise, elle abattit les deux rapaces à la fois et à la place il resta la paonne qu’elle cachait secrètement au fin fond de sa personnalité et qu'elle n'avait jamais cessé d'être ! La voici nommée Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative du gouvernement Fillon et là surprise ! On découvrit une pédante, parlant d'une voix de gorge, avec un vocabulaire chatié et la componction et l'affectation d'une aristocrate du 18ème siècle faisant la morale avec une morgue sans pareille à un philosophe égaré préconisant les Lumières !

Se prenant tellement au sérieux qu'elle en devient ridicule ; d'une vanité inouïe, chaque mot qu'elle prononce désormais semble pesé, façonné , édulcoré ; ses manières de châtelaine de Moulinsart et son affèterie insupportable m'évoquent la Castafiore guettant son reflet dans le miroir au grand dam d'un  Capitaine Haddock grincheux que je suis devenu...

Les seules privautés qu'elle se permet pour faire "peuple" et soigner son image sont désormais, les rencontres sportives où elle adore se pavaner aux côtés du Président, affublée, d'un maillot de l'équipe de France qui lui sied comme un sac de pommes de terre et d'un drapeau ! Que ne ferait elle pour se faire remarquer et impressionner les pellicules des photographes de Presse ! Dieu merci, le ridicule ne tue plus de nos jours, bien au contraire, il a plutôt tendance à rendre autrui sympathique...

Pour terminer ce portrait et lorsque je pense que ce sont ces gens là qui sont chargés de "réformer" le système de santé, permettez moi d'avoir des doutes, sur leur efficacité, leur crédibilité et sur leur empathie à l'égard des humbles pour effectuer de vraies réformes utiles et justes. Mais ce que j'en dis, pauvre oiseau dont les plumes et la peau sont rongées par les parasites et qui crèvera faute de soins en remerciant Roselyne de son action, n'a évidemment aucune espèce d'importance...

cui cui, oiseau de mauvais augure.

samedi, 12 avril 2008

La famine dans le monde en 2008 : une catastrophe annoncée sans précédent.

Un collègue de travail, de nationalité égyptienne et vendeur de fruits et légumes sur les marchés de la banlieue parisienne, s’est épanché sur un phénomène auquel son pays n’avait pas été confronté depuis fort longtemps (1977) et que lui même n’imaginait plus subir…

Figurez-vous que la pénurie alimentaire et l'inflation des prix de l'alimentaire commencent à s’installer dans un pays comme l’Égypte qui n’est tout de même pas le pays le plus pauvre du monde ! La FAO tire la sonnette d’alarme sur cette hausse des prix dramatique.

Je viens de lire deux articles de RUE 89 ici et … Je vous conseille de les dévorer car ils vous concernent tous de plein fouet, vous et vos enfants, et je prédis même à moyen et long terme de terribles cataclysmes humains, génocides et tragédies inédits et d’une violence inouïe !

5de48feb28c9d718f268453bd65c5076.jpegJe ne veux pas commenter les articles (ils sont suffisamment explicites) mais il est souhaitable de mettre quelques chiffres en exergue… Dans certains pays d’Afrique, 70 % des revenus sont consacrés à l’alimentation contre seulement 15 % dans les pays occidentaux… Les céréales et le riz, base de l’alimentation asiatique, ont augmenté de 50 %. L’inflation atteint des niveaux incroyables et des soulèvements populaires éclosent dans plusieurs dizaines de pays. Quelques autres chiffres en vrac : 64% des céréales récoltées sont dédiées à l’alimentation animale, elle-même destinée aux pays développés… Aux U.S.A., 18% des cultures sont destinées à la transformation pour le bioéthanol…

À quoi donc est due cette inflation sur les produits alimentaires et les céréales en particulier ? D’abord aux conditions climatiques, puis à l’accroissement de la population mondiale (6,8 milliards), l’urbanisation échevelée, qui gagne sur les terres cultivables et sur l’extension de cette connerie magistrale qu’on appelle le bioéthanol, substitut du pétrole et qui diminue d’autant la surface de cultures vivrières.

Au-delà de l’aspect économique froid, impersonnel et dogmatique, croyez-vous que ces pauvres gens touchés par la pénurie alimentaire vont se laisser mourir ? Sûrement pas ! Une bonne partie n’aura d’autre solution que la migration vers d’autres lieux bien plus hospitaliers malgré tous les risques inhérents, car pour les familles qui fuiront la famine, entre mourir chez eux ou vivre mal en Occident, que croyez vous qu’ils choisiront ? Que feriez vous à leur place ?

Peut-on laisser crever des millions de gens sous prétexte de rouler avec de l’énergie propre ? Peut-on 35d5f6ae74e3f7f3996fb4cb4a19499b.jpegencore laisser les marchés spéculer sur des denrées vitales ? N’est-il pas temps d’attribuer enfin les crédits destinés aux armements et aux conflits inutiles, au bénéfice de l’alimentation des populations nécessiteuses ? N’est-il pas temps de rogner un peu les profits pharaoniques des entreprises pour la mise en valeur agricole des pays d’Afrique ? Je sais que certains me taxeront d'utopiste bêlant mais le jour où des cohortes de gens misérables, au paroxysme du désespoir se trouveront à nos portes, il sera trop tard...

Je pense que nous arrivons à la croisée des chemins d’une conception économique qui prend l’eau de toutes parts. Nos experts économiques, toujours en retard d’une guerre, ont complètement éludé ce problème, persuadés que la famine grâce aux progrès scientifiques serait éradiquée. Contrairement aux exégètes du libéralisme mondialiste, l’évolution du mode de vie de la planète, du moins dans un premier temps, ne viendra pas forcément du manque d’énergie, des excès de pollutions, du réchauffement climatique mais bien du déséquilibre grandissant entre les pays les plus pauvres et les nations de moins en moins riches dirigés par une élite de plus en plus fortunée, accélérant une migration colossale et incontrôlable. L’Occident devenant une sorte de ligne Maginot facile à contourner, un fort Chabrol dérisoire et délabré…

Il est grand temps pour les gouvernements de tous les pays, de réfléchir, pendant qu’il est encore temps à un nouveau modèle économique mondial incluant une mobilisation opiniâtre ainsi qu'une solidarité effective entre toutes les nations. Les vieux dogmatismes tels les  théories ultra libérales et spéculatives qui fragilisent les structures sociales, qui enfoncent chaque jour un peu plus la planète dans des voies sans issues et laminent les plus faibles, la fuite en avant vers une croissance qui ne maîtrise plus les ressources limitées des matières premières, tous ces éléments font qu'on se dirige vers un gouffre insondable, chacun d'entre nous le pressent, la plupart en ont l'intime conviction mais un espoir infime subsiste : le pire n'est jamais sûr.

Peut être est il trop tard pour réagir ? Comment pourra t-on éviter  les catastrophes planétaires inéluctables et sanglantes qui se profilent à l'horizon ? Le plus grand danger est que notre destin se trouve entre les mains de quelques dirigeants du monde dont le moindre qu'on puisse dire est qu'il ne se montrent ni spécialement rassurants ni très clairvoyants ; si ces derniers faillissent ou se révèlent particulièrement incompétents, faibles ou égoïstes, nous sommes cuits, tous pays confondus, riches et pauvres.

Enfin deux questions lancinantes n’en finissent pas de me hanter, moi, humble et impuissant petit citoyen de troisième zone ? Comment en ce début du 21ème siècle, a t-on pu en arriver là ? Comment le système économique mondial a t-il fait pour laisser entrevoir tant d'incurie ?

Cui cui

mardi, 01 avril 2008

OGM… Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ? Pas du tout !

free music

Il y a quelques mois, alors que j’étais parti jouer à l’agriculteur au fin fond de la Corse profonde et que je trayais tranquillement les chèvres, ces petites bêtes bien moins pacifiques qu’on l'imagine, mon regard tomba sur une étiquette verte isolée au milieu des sacs d’aliments pour bétail, dont les caractères d’imprimerie étaient inscrits en minuscules de chez " Minuscule "…

Intrigué, je parcourus le texte et là, mes enfants, je crus tomber raide mort, quand j’y lus que dans ce sac de 25 kgs d’aliments destinés à l’alimentation de ces grandes chèvres poilues et typiques du terroir, fiertés de l’agriculture séculaire de notre île, se trouvait, tenez vous bien, 15 % de soja transgénique !

17051017f8f5c9d2e0c651e56ccd89b6.jpgOUI ! Vous avez bien lu ! Ces animaux dont on vante le lait naturel, le fromage de pays, étaient nourris par une alimentation génétiquement modifiée, et ce, à l’insu du propriétaire qui avait négligé de bien lire les notices détaillées (il y avait une notice pour 50 sacs de 25 kgs et encore exceptionnellement !). Encore sous le coup de l’émotion, j’appelai un de mes amis, éleveur de moutons ardéchois qui me confirma que la plupart des alimentations animales contenaient environ de 15 à 30 % d’ OGM !

Et là , permettez de vous dire, mes amis, que j’ai vraiment beaucoup ri ! Vraiment.

Jaune.

Quand je pense que les écolos de tous bords et certains citoyens regardants hurlent quand, dans des biscuits ou les produits finis, on trouve plus de 0,9 % d’OGM , alors qu’ils consomment à longueur de temps de la viande, du lait, des fromages, du beurre, des œufs, confits aux céréales génétiquement modifiées, je me dis qu’on vit une époque formidable !

Et là, Mesdames et Messieurs, en voiture s’il vous plait, pour visiter le parc où les producteurs hypocrites succèdent aux agriculteurs faux derches, où les marchands d'aliments pour bétail, sans remords et sans honte, où les politiques de tous bords, lâches et veules coincés par leurs impératifs électoralistes, où les industriels de l’agroalimentaire, complices bienveillants, où une multinationale américaine, avide de fric, tous unis par des intérêts convergents et peu avouables, font semblant de jouer un jeu archi tronqué d’avance  mais d’apparence démocratique qui leurre tous les pigeons transgéniques que nous sommes devenus !

À pleurer !

Personne n’étant dupe, hormis l’immense majorité des consommateurs moyens qui est incapable de distinguer un hêtre d’un chêne, une poule de six mois d’un poulet forcé d’un mois et demi… Bref, mes chers amis, les idées de Mrs Dufour et Salmon n’y feront rien si nous continuons à nous faire tondre la laine sur le dos comme les moutons que nous sommes devenus. Alors que faire ?

Bêler, n’est sûrement pas la solution…

Rugir ? Oui, rugir ! Mais pour ça, il faudrait être des lions… C'est malheureusement une espèce en voie de disparition.

cui cui

Références sur la discussion au Sénat de la loi OGM, ici et .

Nota bene : l'homme qui tient le cabri, ce n'est pas moi et il n'a rien à voir avec le sujet d'aujourd'hui...

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