lundi, 04 avril 2011
des branches – toux [1/2]

- La Mort d'Empédocle, là, c'est trop raide pour moi ! J'ai rrrien com-pris ! C'est trop raide, trop difficile !
- Ah ?
- Mais, je le savais ! J'ai eu une longue journée - je reviens du boulot - et là, j'ai pas tenu !
- T'as roupillé ?
- Au début, un peu, oui. Quelques minutes, peut-être - pas longtemps, en tout cas. Mais, il suffit d'en rater un petit bout, pour ne plus pouvoir suivre le reste !
- Ah, ça ! En plus, il y a beaucoup de passages qui ne sont - et ce, volontairement - pas traduits ! Mais, quand on connaît un peu la langue, un peu les mots importants de l'allemand, on peut arriver à suivre - euh, surtout quand on le revoit ! Mais, au moins, est-ce que tu as senti qu'il y avait quelque chose de fort ?
- Oui - sinon, je ne serai pas resté !
- Euh, je le vois pour la troisième fois. Et je connais assez bien ses autres films !
- Tu en as l'habitude ! Mais, je sais que c'est un film que je vais être amené à revoir plus tard. Il y a ce côté marmoréen, hiératique des personnages, qui m'a gêné.
- Euh, ce n'est pas aussi figé que cela ! C'est une impression qu'on peut avoir - l'immobilité - la première fois. Mais, c'est toujours en mouvement - euh, je ne parle pas des mouvements de caméra, et encore moins des acrobaties de scénario, hein ! A le revoir, tout est très fluide.
- Il filme le mouvement de la parole.
- Pas seulement.
- Ce qu'il filme alors, je dirais - même si c'est idiot - c'est le mouvement... du rythme.
- ?!!
- ...le mouvement poétique, alors.
- Tout à l'heure, tu disais te sentir porté à faire un cinéma comme celui-là... Désolé, je n'y crois pas trop !
- Mais si ! Sur le principe, oui. Pour le minimalisme. Mais là, comme celui qu'on vient de voir, non.
- Je ne l'ai pas dit tout à l'heure, mais il y a un autre mot qui caractérise son cinéma, autre que « épure », « essentiel » ou « élémentaire » - et sur un autre registre - c'est « baroque ».
- Pourquoi dis-tu que c'est baroque ?
- Parce qu'on est dans la saturation des formes classiques, et aussi entre le mouvement et le figé. Là, il y a un genre, le péplum, où tout est excessif. En même temps, on est dans le classicisme du traitement, tout en retenue. Alors, on dira que c'est entre le classique et le baroque ; là où d'autres avanceront que ça, c'est « moderne ».
- Avec lui, il faudrait avoir lu les textes avant, pour comprendre.
- Oui, pour comprendre ; mais, non, si on veut recevoir le film comme expérience inédite, une expérience de l'art : il faut arriver vierge de toute connaissance. Non, mieux : de toute méconnaissance ! « Lire les textes avant, pour comprendre », comme tu dis, c'est déjà une déformation culturelle. Arriver vierge de tout, c'est accepter de recevoir le film en pleine figure, de recevoir un « choc esthétique », comme on dit un peu bêtement. Si tu arrives avec un peu de préparation, tu viens en non-dupe, en petit malin, en type qui dit par avance : « Bah, moi, je ne vais pas me faire avoir ! » C'est le début de l'attitude cynique. Alors que quand tu reçois violemment un film comme celui-là, ça t'oblige à reconsidérer, sinon intégralement, au moins partiellement ta conception des choses : du cinéma, des films que tu as l'habitude de voir, et du monde - ton rapport aux choses et aux autres. Mais pour cela, il aura fallu que tu ressentes au moins un « frémissement », qu'il y ait eu quelque chose de « fort », même si tu n'y auras entravé que dalle ! Ce sont des films qui t'obligent à te remettre en question.
Tout le truc du cinéma dominant, c'est justement le contraire de ça. C'est une routine, qui te conforte dans tes habitudes de spectateur, dans la sécurité de ce que tu vas voir : il y a des conventions, qu'on contourne plus ou moins quand on a affaire à des gens habiles, mais ça ne va pas au-delà, et à la limite, c'est voulu : c'est fait pour satisfaire ta « malice ». Il y a des signes de reconnaissance, des clins d'œil pour que tu te dises que tu n'es pas complètement idiot, mais ce n'est pas fait pour renverser ton système d'appréhension du monde.
Bien sûr, avec Straub, tu peux rester sur tes acquis, et considérer que tous ses films sont définitivement mauvais - ce que font la plupart des spectateurs « enculturés ». Mais le problème, c'est que ses films ne le sont pas - disons, « objectivement ». Au contraire, ils gagnent en excellence. Donc, de les rejeter parce qu'ils sont « chiants » ou « incompréhensibles », c'est soit une preuve de paresse, soit de la connerie pure et simple.
- De la paresse, oui, car c'est sûr qu'ils obligent à un effort.
- Tu vois, les films du circuit dominant, eux, justement, ils ne demandent aucun effort au spectateur- ils ne le font pas travailler ! Ça ne veut pas dire que ce soit toujours mauvais ! Il y a quelque chose de très personnel, de très propre dans ce cinéma-là. « Propre », c'est un bon mot pour le définir encore ; ou hygiénique.
- Moi, j'ai toujours un problème avec le théâtre : pour suivre, j'ai toujours besoin de connaître le texte avant.
- Je ne te suis pas. Tu veux dire : toutes les pièces ? même en français ?! même les classiques ?!
- Oui. Je n'arrive pas à suivre, même en français.
- Mais alors, ça vient de la versification ? ou bien, même quand c'est en prose ?
- Les deux ! Oui, même quand c'est en prose, j'ai du mal à suivre.
par Albin Didon

23:41 Publié dans Arts, culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 21 mai 2010
Sa Majesté l'Algorithme, roi de la Phynance et du Monde.
- L'Homme a créé la propriété.
- Le propriétaire a suscité le producteur et le commerçant.
- Le producteur et le commerçant ont forgé le capitalisme.
- Le capitaliste a engendré la banque.
- Le banquier a conçu la bourse.
- L'opérateur de bourse a imaginé la spéculation.
- Le spéculateur a inventé les algorithmes financiers informatiques.
- Les algorithmes ont provoqué le chaos.
- Que sortira t-il du chaos ?
Entre 60 et 80 % des transactions boursières auraient pour base un algorithme sans intervention humaine directe.

Cronos dévorant ses enfants - Goya - 1815
Non, les blogs ne sont pas morts : il suffit simplement de faire preuve d'un peu de recherche, d'originalité et surtout d'éviter de feuilleter les sempiternels catalogues d'adresses ; jaunis par le temps, le conformisme, le copinage et la routine...
Salut les "NRV", bon week-end. Hasardez vous à exalter la face sombre et perverse de votre personnalité tourmentée et à après, si toutefois vous reveniez indemne de ce voyage dans l'au-delà de l'intelligibilité !
Cui cui fit l'oiseau, Goyavore glouton.
06:00 Publié dans Arts, culture, Economie, humour, politique, société | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note | Tags : crise, banque, spéculation, capitalisme, bourse, goya, cronos, saturne
vendredi, 09 avril 2010
Converser - dans la facilité ? [1/2]

La voix hésitante, mon interlocuteur – C. F., un habitué de la Cinémathèque – engage la discussion : « Sur le ciné-club, le lundi, il y a de la part de Douchet, une tendance à revenir trop souvent sur le sujet, à être superficiel, et finalement, à ne plus parler de cinéma… » Je réponds :
- C’est l’oralité – et ce n’est pas tout à fait vrai non plus.
- Ce qui je lui reproche, c’est de rester trop longuement sur le sujet, d’être trop superficiel. Pour des spectateurs qui viennent de voir le film – et qui viennent peu souvent –, de l’entendre répéter ce qu’ils viennent tout juste de voir, c’est gênant : il y a une redondance… inutile. C’est dommage. Il me déçoit.
- Vous savez, de grands textes sur le cinéma, il y en a un paquet – dont certains dont il est l’auteur ! Il a écrit quelques ouvrages – que beaucoup n’ont pas lu ! Mais, c’est vrai qu’il pourrait être « meilleur ». Pourtant, déjà ce qu’il fait là, peu de gens sont capables de le faire ! Et puis, il y a plusieurs types de spectateurs ; c’est un échange avec l’ensemble de l’auditoire : des connaisseurs, et des non-spécialistes. Ceux qui découvrent le film, ceux qui le voient pour la troisième ou cinquième fois, ceux qui n’ont pas l’habitude du ciné-club, ou encore ceux qui n’ont pas été très attentifs. Vous ne pouvez pas lui reprocher de s’adresser à tout le monde : du plus calé aux moins habitués. C’est un problème d’interlocuteurs.
- Oui, c’est un problème d’interlocuteurs. Mais, parfois, il y a de bons interlocuteurs, à qui il…
- Mais, aussi, de très mauvais ! Sans compter ceux qui font, je le dirais comme ça : du « sabotage » – qui savent qu’ils ne vont rien dire, mais qui sont là uniquement pour prendre le micro, pour se donner l’impression d’exister !
- Non, il n’y en a pas…
- Je vous assure que si ! Et donc, il tient aussi compte de ce type d’interlocuteurs.
- Il est superficiel, et il a tendance à trop s’écouter parler. Il est mondain…
- L’autre fois, sur le « Hou Hsiao-hsien » – Three times
– je vous ai entendu dire, je crois, qu’il aurait pu remercier l’intervenant vietnamien ou quoi, qui avait apporté des précisions culturelles sur Taïwan et le film…
- Oui. Cet intervenant chinois, ou autre…
- Disons, asiatique…
- …il a mieux parlé du film, que lui ne l’a fait, et il ne l’a pas remercié !
- Au moins là, vous ne pouvez pas lui reprocher de faire des politesses !
- Pourtant, j’ai eu l’occasion de l’entendre dans des émissions à la radio – et c’était plutôt bien : c’était écrit, et beaucoup plus préparé ! A chaque séance, il pourrait venir au moins avec une introduction…
- C’est ce que je vous dis, on est dans l’oralité ! C’est un exercice extrêmement difficile : parler d’un film, à un auditoire hétérogène, et d’une façon totalement improvisée. Très peu sont capables de le faire. Prenez tous les critiques sur le marché, et vous verrez que très peu tiennent la distance ; pour ne pas dire « la route ». Même des gens que j’aime bien, évitent l’exercice, ou ne s’en sortent pas toujours très bien. Quelqu’un comme Tesson – que j’apprécie beaucoup –, il est bon à l’écrit, mais il n’excelle pas à l’oral. Et il n’excelle pas toujours à l’écrit, mais, c’est encore autre chose. Vous-même, avec tous vos reproches – qui ne sont pas totalement infondées –, je ne suis pas sûr que vous le puissiez…
- Moi ? Euh, non ! Ce n’est pas ma spécialité… la mienne, ce sont les sciences sociales.
- C’est bien ce que je disais. Mais, allons plus loin. Vous connaissez Trafic ?
- Non…
- La revue Trafic ?
- Euh, j’en ai entendu parler, mais je ne l’ai jamais vraiment lue…
- Bon. C’est intéressant. Je vous entends formuler ces reproches, alors que vous ne lisez pas cette revue…
- C’est de la théorie, je crois…
- Oui, mais peu importe.
- On pourrait un jour reprendre les articles un à un, et les confronter – ce serait quelque chose à faire…
- Dans cette revue-là, il y a au bas mot une bonne cinquantaine de contributeurs réguliers. Et je crois qu’aucun d’entre eux n’est capable de se sortir aussi avantageusement de cet exercice.
- A l’époque, il y avait Christian Metz, qui développait ses théories sur le cinéma. Dans les années 70, on pouvait théoriser sur les films. Là, dans ce ciné-club, on ne peut pas.
- Ce n’est pas l’endroit. Douchet n’est pas un théoricien. Du moins, stricto sensu, il ne l’est pas – ce qui ne veut pas dire qu’il ne théorise pas les films ou le cinéma. Il fait de la critique ; et s’en tient à ce rôle.
- Oui, mais il finit par manquer d’audace et d’invention.
- Mais, vous savez, il n’a plus grand-chose à prouver. Il a écrit de grands livres sur le cinéma, et il est reconnu partout dans le monde, donc il n’a plus besoin de cet « audace », dont vous parlez. L’ « audace », c’est pour la jeunesse – ceux qui arrivent ! Moi, par exemple !
- Vous savez, j’ai été un temps, aussi, critique pictural. Et, lorsque je décrivais un tableau, je me permettais très peu de reprendre le sujet, de n’aborder que les thèmes. Je lui reproche de ne pas aller plus profond dans le film, de ne pas délivrer aux spectateurs sa compréhension du film.

Fin de la 1ère partie
Albin Didon
06:00 Publié dans Arts, culture, Cinéma, Médias | Lien permanent | Commentaires (93) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, cinémathèque, douchet, critique
mercredi, 14 octobre 2009
CASSANDRE
Cassandre/Horschamp sera au Salon de la Revue
le week-end du 17-18 octobre 2009
Espace d'animation des Blancs-Manteaux
48, rue Vieille-du-Temple - 75004 Paris - France
http://www.entrevues.org
Parution novembre 2009 - cliquez ici
Un rêve d'Afrique
Cet ouvrage inaugure une nouvelle série consacrée à l’exploration par Cassandre/Horschamp de ce que nous appelons «les armes de l’art». Cette revue culturelle qui se consacre à l'art en tant qu'outil de société, c'est-à-dire non seulement d'un point de vue esthétique, mais en prenant en compte ses implications anthropologiques, sociales et politiques — s'attarde sur quelques actions passionnantes menées aujourd'hui dans ce domaine.
Ce premier ouvrage est aussi un chemin personnel suivi par Nicolas Roméas sur les traces de Michel Leiris, poète et auteur qui suivit avec Marcel Griaule l'expédition Dakar-Djibouti de 1931, et dont la vie et l'œuvre ont fortement contribué à notre connaissance de nous-même et des autres.
Sur ce chemin, l'auteur a rencontré les travaux du grand africaniste Georges Balandier. L'œuvre majeure de ce chercheur a conforté et nourri une démarche qui s'inscrit dans une volonté de revalorisation des cultures d'Afrique noire par l'approfondissement des connaissances que nous en avons.
Nicolas Roméas a rapporté d'Afrique plusieurs témoignages et y a rencontré, au Mali, des expériences décisives de rencontre entre l’art et le soin qui sont une confirmation en acte de la quête d’un art de la relation menée depuis 15 ans par Cassandre/Horschamp. Il s'est aussi nourri de la remarquable thèse de l’écrivain et homme de théâtre Koulsy Lamko sur le théâtre de participation en Afrique.
Ces chercheurs d’or ont été des compagnons de route précieux dans cette première incursion en ces terres. Avec eux, et également avec l'aide des travaux d'Adame Ba Komaré, ce livre veut porter ce message : nous avons besoin de l’Afrique noire. Nous, occidentaux modernes qui ne nous résignons pas à subir un monde marchandisé, nous devons non seulement respecter ses valeurs, mais il faut, en ces temps de destruction programmée de l’humain, prendre la pleine mesure de leur force civilisationnelle.
Les armes de l'art 1
Un Rêve d'Afrique
116 pages avec illustrations
Prix en librairie : 20 euros.
______________
INVITATION
à découvrir un très beau
numéro de rentrée
Cassandre/Horschamp 79
« Contre la machine à décerveler »
(parution le 15 octobre)
dans le 18e arrondissement de Paris et la sortie du numéro d'automne,
nous vous invitons chez un voisin :
Mercredi 21 octobre 2009 de 19h à 22h
au Lavoir Moderne Parisien
35, rue Léon - Paris18e, métro Marcadet ou Château rouge
entrée libre
Avec l'équipe de la revue Cassandre/Horschamp, et
Madeleine Abassade, chargée de l'action culturelle à l'Institut psychiatrique Marcel-Rivière -
Gaspard Delanoë, aftersquatter 59Rivoli - Jean-Jacques Hocquard, La Maison de l'arbre à Montreuil
Chronique des désastres en cours,
Garder la flamme,
grâce à la parole de maquisards de l'esprit tels que le poète Armand Gatti, ou Emmanuel Genvrin, porteur de l'aventure du Théâtre Vollard à la Réunion, Marcel Gauchet, philosophe, Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme ou Jean-Louis Hourdin, metteur en scène. Tous nous invitent, chacun à sa manière, à nous armer en pensée.
Dans ce paysage inquiet, nous saluons la vivacité d'artistes exigeants, généreux, concernés, Jean-Charles Massera, United Emmerdements of New Order (écritures contemporaines) - Breyten Breytenbach (poésie, peinture et dissidence sud-africaine) - Zébrock (musiques actuelles et transmission en Seine-Saint-Denis) - 59 Rivoli (after squat, essaims d'art) - Aurillac, Gindou, Douarnenez, Minsk, Bussang, voyage en Berlusconie (scènes, cinéma, danse, art de rue, festivals)…
En librairie le 15 octobre, achetez-le en ligne aujourd’hui et recevez-le dès le 10 octobre,
ou encore : abonnez-vous en ligne.
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Culture(s), Politique(s), Société(s)…
Retrouvons-nous dans les hors-champs de l'art, pour des
échanges «libres» et des paroles en recherche !
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06:00 Publié dans Arts, culture | Lien permanent | Commentaires (81) | Envoyer cette note | Tags : sauvons cassandre
mercredi, 25 février 2009
LE MOMENT

Je vous propose d'aller à la rencontre de
Ronan BARROT
Exposition
ARTPARIS
du 19 au 23 Mars 2009
au Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 PARIS
Pour la petite histoire, je devais recevoir quelques photos pour l'Exposition à venir de Ronan Barrot.
L'autre soir, Ronan faisait défiler ses toiles sur son iphone, je lui avais expliqué mon intention de parler de son travail chez les NRV (pour un moment de grâce). J'ai donc sélectionné la peinture à mettre en illustration en haut de ce billet.
Cette oeuvre figure sur l'invitation. Je l'aime particulièrement (entre autres) car elle m'évoque la Révolution*, un personnage devant une grille entr'ouverte.
Bref, Ronan est un artiste. Il a oublié de m'envoyer ce tableau et les autres promis... (Donc récupération aléatoire et arbitraire sur le net selon mon bon plaisir).
Voici quelques liens pour le raconter un peu, vraiment très peu car la richesse de sa personnalité mériterait un panégyrique …
Merci Ronan.
http://www.artpointfrance.info/article-5148212.html
http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=267664
http://www.claude-bernard.com/index.php

Agathe
*Je n'aspire pas à la Révolution mais à rester révoltée. Voilà pour répondre par avance aux jugements hatifs ;-)).
06:00 Publié dans Arts, culture | Lien permanent | Commentaires (92) | Envoyer cette note | Tags : ronan barrot, artparis, galerie claude bernard
lundi, 26 mai 2008
A VOIR ET REVOIR

Une danse, un rythme virevoltant, macabre, puis léger à nouveau.
Agathe
07:00 Publié dans Arts, culture | Lien permanent | Commentaires (67) | Envoyer cette note | Tags : emotion, écriture, talent, comédiens, s.abkarian
vendredi, 25 avril 2008
Les occasions perdues...

Les affiches de l'exposition "Les Parisiens sous l'Occupation" ont disparu des panneaux Decaux.
Une réaction (tardive !) de la Mairie de Paris à une juste polémique accompagnant cette exposition, qui offre une vision partielle et partiale (c'est le moins qu'on puisse dire !) de Paris sous l'Occupation.
Et pour cause:
André Zucca, l'auteur de ces photographies, était le correspondant exclusif du magazine Signal, organe de la propagande de l'occupant nazi sous l'occupation. Ce qui lui valait le privilège rare à l'époque de pouvoir travailler avec de la pellicule couleur...
Christophe Girard , adjoint à la Culture, demande désormais l'arrêt de l'exposition.
Réaction réactive.. et c'est le cas de le dire, à côté de la plaque.
Je ne reviendrai pas ici sur la polémique qu'ont fort bien traitée beaucoup d'autres sites ou blogs, notamment Arrêt sur images et Guy Birenbaum sur le Post.
Dénonçant, avec justesse et pertinence l'absence de toute mise en perspective et toute présentation critique dans l'exposition qui montre une vision quasi idyllique d'un Paris ensoleillé peuplé de flâneurs élégants, une dolce vita de l'Occupation‐ qui de fait a existé: il était vital, pour l'occupant, de nourrir la propagande d'une ville restant la Ville lumière et d'assurer le repos et le divertissement du guerrier en laissant ouvert cabarets, théâtres, cinémas..
(la Mairie de Paris a depuis imposé un avertissement aux visiteurs).
Ce qui reste stupéfiant, c'est le côté binaire des réactions politiques.
Exposition scandaleuse ? Réflexe de Pavlov : on enlève l'information, on veut arrêter, on censure !
Alors qu'il y avait là matière à un boulot fabuleux d'éducation à l'image, qui, faute d'être pris en compte par des commissaires d'exposition pour le moins complaisants et des autorités municipales ayant atteint leur degré d'incompétence, s'est limité aux sites et aux blogs suscités, et à l'intervention de quelques commentateurs (Annette Wieworka et Benjamin Stora sur France Inter).
Cette exposition est emblématique de ce qu'est la propagande par l'image.
Oh, rien de lourd. Pas le grand jeu de l'iconographie totalitaire, pas l'efficacité géométrique des grands rassemblements. Juste la petite touche du hors champ. Qui laisse de côté les pénuries, l'étoile jaune, les tracasseries... le réel. Ou du moins ses formes sales, tristes, grises, dérangeantes...

Valdo
08:25 Publié dans Arts, culture | Lien permanent | Commentaires (82) | Envoyer cette note | Tags : Exposition, Mairie de Paris, occupation, C. Girard









