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mercredi, 04 février 2009

La droite de l'Homme

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Finalement, où en sommes-nous, aujourd'hui, dans ce qui se nomme démocratie représentative ?

 

Non seulement, ce type de régime (capitalo-parlementariste, pour reprendre le mot de Badiou)  montre à chaque instant ses errements mais, de plus, et du fait même de ses principes, se pare peu à peu d'un autoritarisme en costume, en sa surface. Chacun le voit, le constate, le sent, l'appareil d'Etat, avec l'aimable concours de la marchandise décomplexée, tend à réduire chaque jour les possibilités de questionner sa nature propre. C'est un truc qui ne se discute pas, qu'il s'agit uniquement de protéger ; c'est la vérité qui ne souffre pas que l'on puisse seulement tenter de la falsifier (car, forcément, toucher la "vérité" des faits, c'est une falsification ; un crime). Et le travail, pour ceux qui sont garants de cette vérité, par le truchement vrai du scrutin vrai (voyez comme les "53%" sont resservis dès que le pouvoir est, un peu, ébranlé), réside dans la préservation de cet état de faits, tel quel, en éliminant les évènements et en se cantonnant à la production d'événementiels. Il s'agit donc de nettoyer (de kärchériser ; rien de neuf) la surface de ce qui est, de ce qui ne peut pas être autrement, des scories maladives, des signaux contraires, jusqu'aux symptômes élémentaires. Soutenir le normal ; le reste ne relevant que de la démence.

 Evidemment, tout cela se fait dans le cadre imparti, en recourant à la loi, en contournant quelques pratiques. C'est doucereux même si ça claque en coulisses.

 Vague inventaire de ce qui se passe, aujourd'hui, pas loin :

Fichiers à tout va, STIC, Edvige II etc.

Sécurisation des lieux de déplacement du chef sous peine, dans le cas de réceptions houleuses par quelques manifestants, de sanctions directes, sans passer par les procédures disciplinaires en vigueur.

 Emprisonnement arbitraire de l'ultra gauche (qui déraille, dixit Libération), agitation de la menace terroriste.

Nomination du PDG de la télévision publique, de la radio publique, par le chef.

Régime présidentiel exacerbé avec limitation des pouvoirs de "l'opposition".

Sanctions à l'encontre de "journalistes" ayant "fauté" (Gosset, Genestar etc.)

Suppression du juge d'instruction.

Conflits d'intérêt divers et variés.

(A compléter par le lecteur, la petite Histoire, la surenchère ambiante...)

 

Une chape pèse sur ce pays.

 

Rassurons-nous, certains, des puissants, veillent…

El Assad affirme : "Il faut parler avec tout le monde."

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Ben Ali rassure : "la France a fait le choix volontaire de la démocratie."
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Khadafi est formel : "nous avons parlé de tout, y compris des droits de l'Homme."
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Le 29 janvier, sans médiation, la "rue" a dit quelque chose…

 

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vendredi, 19 décembre 2008

La fourmilière ou le paradis radieux qu’on nous promet, comme dit l’autre !

Avertissement aux personnes sensibles : ce billet est vulgaire, agressif voire pré révolutionnaire...

Figurez vous, mes chers copains Villageois, que j’ai entendu le discours d'un type, l’autre jour à la radio… Ce pantin nous faisait la morale en empruntant un discours surréaliste : " il nous fallait changer car nous étions figés dans notre immobilisme et nos conservatismes, " déclarait il en sous-entendant que nous étions un peuple de paresseux et de légumes !

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" Changez, changez, changez ! ", pérorait il du haut de sa tribune chauffée en direction des élèves de Polytechnique béats et conformistes à mourir (notre élite docile et bien pensante de demain ; quelle misère...) ! " Travaillez, travaillez, travaillez ! ", répondait en écho la même ridicule marionnette…

Le citoyen de 3ème zone, minable à l’esprit obtus que je suis, il serait malséant d'en disconvenir, a pris la mouche et s’est dit : "  Bon Dieu, mais ce petit paltoquet tiqueur, car il s'agissait bien de Nicolas Sarkozy, qui gouverne ce pays depuis un an et demi, qu’a t-il donc fait pour nous, pour moi depuis tout ce temps pour se permettre de nous parler ainsi ?

Depuis qu’il est au pouvoir, j’ai de plus en plus de mal à m’en sortir en travaillant dur à un âge ou la fatigue commence à meurtrir le corps… On paye de plus en plus chers les médicaments, les mutuelles viennent d’augmenter de 10 %, les factures d’EDF et GDF nous étranglent, les loyers et les prix de l'alimentaire flambent, je possède une voiture de 13 ans que je n’ai plus les moyens de changer, le gouvernement et les parlementaires veulent en plus  nous faire payer toujours davantage de taxes pour des tas de motifs futiles et pourtant je travaille de plus en plus (y compris le dimanche) pour un pouvoir d'achat de plus en plus restreint !

Et ce triste sire qui vient nous donner des leçons ?

Ce type qui se gave effrontément aux frais de la princesse avec son budget élyséen en augmentation logarithmique, cet homme qui possède à son service et à sa dévotion des centaines de collaborateurs zélés. Ce gugusse, né avec une cuiller d'argent dans la bouche, qu’on voit sans cesse à la télévision nous insulter en nous traitant de feignants, d'assistés, de profiteurs du système, d’intolérants, de sangsues !

fourmi rouge.jpgASSEZ ! CELA SUFFIT !

Citoyen Sarkozy, je sens que la population en a marre de tes remarques ! Il serait temps  d’en rabattre un peu car l’année 2009 risque de mal se terminer pour toi…

C’est le conseil d’un pauvre citoyen qui n’en peut plus de ton arrogance, de tes leçons à deux balles et de ta morgue, toi qui, du sommet de ta pyramide, te complait dans la soie et le luxe et le matérialisme ostentatoire…

Bouger pour dire qu’on bouge, mec, ce n’est pas faire des réformes, c’est pratiquer une sorte de danse de Saint Guy stérile, incantatoire et vaine !

Commence déjà par appliquer tes préceptes à toi-même ! Vis moins ostensiblement, rassemble le peuple au lieu de le diviser, applique de vraies réformes pour soulager les pauvres et les classes moyennes qui souffrent, sois un peu plus modeste et tâche de mériter une considération que tu as complètement perdue dans la population et surtout baisse les budgets qui concernent ton train de vie, montre toi peu dans les médias, ne roule pas trop des mécaniques, travaille moins tes discours et combats davantage l’injustice terrible qui commence à régner dans ce pays…

TOUJOURS PLUS de taxes, de cotisations, de réglements administratifs, de lois coercitives, de répression, d'interdits, de collusions entre les intérêts publics et privés et TOUJOURS MOINS de libertés, de responsabilités personnelles et de pouvoir d'achat : CAR S'IL S'AGIT LÀ DE LA SOCIÉTÉ DE RÉFORMES ET TOUT L'AVENIR QUE TU PROPOSES AUX FRANÇAIS, MON PETIT GARS, IL SERAIT JUDICIEUX POUR TOI DE PRÉPARER TES VALISES, EN TOUTE HÂTE, ET D'ENVISAGER À ENTAMER TA FUTURE CARRIÈRE D'AVOCAT NEW YORKAIS À 3.000.000 $ PAR AN...

Parce que... Avec ton bilan calamiteux pour le petit peuple, citoyen président, on ne saurait trop te conseiller d'adopter un profil bas...

Ah ! Ça ira !

Pour cette fois.

À bon entendeur…

Aujoud'hui : premier anniversaire du "Village des NRV". Une pensée pour Serval, José et Guy Birenbaum... Merci à tous ceux qui y ont contribué par leurs lectures, commentaires, billets. Pas de chiffres. Simplement : on essaiera de ne pas vous décevoir et de garder une certaine originalité et une liberté de ton sans pareille ! Merci à tous et particulièrement à la rédaction du site " 20 minutes" qui nous soutient avec tant d'abnégation et de générosité...

Cui cui, l’oiseau exaspéré, affreux, sale, méchant et mal élevé.

* Merci à JJM pour la photo.

samedi, 06 décembre 2008

LA LEVÉE DES GRANDS FONDS

 

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Aujourd'hui, l'Etat peut dire qu'il a fait sa B.A. (BA, souvenez-vous : ce qu'il fait à l'intérieur (de notre compte en banque) se voit à l'extérieur.

Sa B.A, disions-nous, il fit en sauvant les plus menacés par la crise : les banques, les compagnies automobiles, les chaînes de télévision privées. Et vous voulez savoir combien il a mis de sur la table, hein ? vous voulez le savoir ?
Alors maintenant, c'est à vous, les fantassins de l'économie nationale et européenne. Apres les salves d'artilleries de l'état, à vous la générosité à la baïonnette, au corps à corps. Pour vous aider à mieux comprendre le mécanisme du charity-business, voici quelques extraits du "guide pratique des animateurs du Téléthon" tel qu'il leur est exposé au cours de leurs briefings de formation.

Mettez de beaux habits, rendez vous dans un lieu tenu secret, poussez la porte, vous êtes dans le sein des seins de ceux qui savent comment pomper de l'argent à ceux qui ont le portefeuille moins grand que le coeur. Asseyez vous, fermez les yeux et… écoutez !

- Vous vous êtes spontanément portés volontaires pour participer, en tant qu’animateurs bénévoles, au Biothon 2008, le vingt-et-unième déjà d’une nouvelle ère dans l’univers de la générosité humaine qui revêt, de ce fait, une valeur symbolique forte. Nous nous en félicitons et nous vous en remercions. Mais attention, à aucun moment vous ne devrez perdre de vue qu’il s’agît d’une opération de levée de fonds. Nous sommes là pour que l’argent rentre !

Le jeune trentenaire chic en costume anthracite mèche mouvante et chaussures anglaises arpente à grands pas l’immense salle rectangulaire de partout, plafonds, dalles, fenêtres, chaises à pied de métal et sièges de stratifié avec juste une petite tablette repliable pour écrire, sur lesquelles les trente derniers sélectionnés sont assis et écoutent goulûment.

- A votre niveau, vous aurez à intervenir dans des zones de proximité telles que salles des fêtes, foyers de personnes âgées, cafés, restaurants, tabacs, qui sont partenaires de l’opération. Vous aurez à prendre la parole, à vous adresser à des gens, de braves gens, qui nous suivent, pour certains, depuis le début, qui répondent présent chaque année. Vous comprendrez donc que nous ne puissions pas prendre le risque de les… dérouter, de les démotiver, par une communication différente d’une année sur l’autre. Harmonisation des concepts que nous véhiculons, cohérence dans les termes du discours que nous tenons à tenir… sont donc impératifs. L’un des principes fondamentaux de la “quemunication” est qu’on ne change pas un message qui marche. Or le nôtre a fait ses preuves. A ce titre, sachez par ailleurs que nous détenons le record mondial des transformations de promesses en dons effectifs. Les Américains et les Canadiens ne tiennent leurs promesses qu’à 75, voire 80 % seulement. De plus, la moyenne des dons par rapport à la population place la France en tête de tous les pays du monde.

En écho aux élans triomphalistes de l’orateur spécialiste en communication charitative, une Marseillaise plaisantine monte timidement, des rires nerveux lui répondent. Chacun cherche d'un regard anxieux d’où est parti le méfait. Pas trop l'époque pour jouer avec les Symboles Eternels de la République. D'autant que le "jeune homme chic de 40 ans" à tout à fait la tête d'un tonton-cafteur.
Le regard de l’orateur n’a rien exprimé à l’instant du chahut. Il est bon - à tout le moins nécessaire - de temps en temps - de laisser le petit peuple s’amuser. On ne lui demande pas de comprendre la gravité de l’instant mais d’appliquer les consignes. Il s’éclaircit la gorge et monte légèrement le volume sur les derniers murmures.

- Je vais maintenant vous énoncer les règles fondamentales de la levée de fonds, règles qui doivent, tout au long de l’opération, soutendre vos prises de parole. A la fin de l’exposé, ceux qui ont été envoyés par leur agence pour l’emploi se signaleront à moi et je leur remettrai un formulaire qu’il rempliront sur place ce qui leur fera gagner du temps lorsqu’ils retourneront à leur ANPE chercher un emploi. Donc, voici ces règles :

- Règle N°1 : Trouvez le ton juste ! Nous ne voulons ni de misérabilisme, ni de show-bizz à outrance. La science n’est pas un spectacle! De même, évitez, autant que faire se peut, les superlatifs. Nous ne sommes pas “les meilleurs”, “les plus forts”. Nous faisons tout ce que nous pouvons, avec tout notre coeur, notre énergie et nos moyens. Certes, nous avons des résultats spectaculaires, tant financièrement que médicalement, mais nous ne voulons pas nous prétendre “les plus forts”. Ce que nous voulons, c’est durer. Pour cela, nous devons construire patiemment, sans faire d’esbrouffe. Ce ton juste, je sais que je peux compter sur vous pour le trouver. C’est notamment pour cela que vous avez été sélectionnés.

- Règle N°2 : Incitez les gens à appeler tout de suite, à céder à leur impulsion. Une personne sur deux qui, en toute bonne foi, avait envisagé de donner, si elle ne téléphone pas tout de suite, ne donnera rien. Le lendemain, l’émotion est retombée, elle n’a rien promis à personne, elle ne reçoit aucune lettre de remerciements… et elle passe à autre chose. Alors, terminez le maximum de phrases par : “vous voulez faire quelque chose ? alors, n’attendez pas, appelez dès maintenant…” et vous rappelez le numéro. Ou encore, pour ceux qui auront un micro et devront s’exprimer devant des dizaines, voire des centaines de personnes : “appelez maintenant, n’attendez pas, avant de vous coucher, ce soir, passez-nous un petit coup de fil et dites-nous : je suis avec vous! C’est important pour nous de le savoir et c’est important aussi, surtout, pour ces enfants que vous sauverez. Chacun donne selon son coeur. Si, aujourd’hui, le sort de ces enfants qui sont là, sur les écrans de télévision, devant vous, vous touche, c’est aujourd’hui, c’est maintenant qu’il faut donner.”

- Dites que c’est fa-cile ! Faire une promesse de don, c’est facile.

- Règle N°4 : Vous aurez des enfants présents avec vous. Personnalisez-les! c’est pour ces enfants là, qu’ils donnent. Certains, ils les connaissent depuis douze ans. Essayez de vous souvenir de leurs prénoms et de les rappeler afin que ces enfants ne soient pas seulement des “petits malades anonymes en fauteuil”. C'est pour Edouard, Vincent, Christopher, pour le petit Rémi qui est si mignon qu'ils vont donner. Faites de même avec les enfants interviewés sur les plateaux télé. Dites : “Vous avez entendu le petit Cyprien. Il a une formidable confiance en l’avenir et une formidable confiance en vous. Tous ces enfants, vous leur avez rendu l’espoir. Continuez ! C’est notre défi commun !”

- Règle N°5 : Ceux qui veulent faire quelque chose forment une communauté, sont inclus dans un grand courant général. Nous sommes une “communauté”, un “club de la solidarité”. Ce n’est pas nous qui lançons un défi aux Français, ce sont les Français, tous ensemble, qui se le lancent à eux-mêmes. Vous même, les animateurs, je vous le rappelle, vous faites, vous aussi, partie de ce “club de la solidarité”, vous aussi, vous êtes actifs, vous faites quelque chose.

- Règle N°6 : Insistez également sur le fait que donner est un geste symbolique qui fait participer à une fabuleuse aventure. Dites : “Appeler pour donner, c’est votre façon d’agir, de montrer que vous voulez vraiment faire changer les choses. Aujourd’hui, vous avez ce pouvoir. Nous, nous ne sommes que vos porte-parole.” “En téléphonant maintenant, vous nous aidez à changer le monde. Vous participez à l’une des plus grandes aventures de ce siècle.” Voilà, est-ce que quelqu’un a des questions ?

Quelqu’un a.
- Si on nous donne de l’argent, on en fait quoi ?
L’orateur specialiste en communication a un petit sourire qui se veut peut-être rassurant.
- N’ayez crainte, personne ne vous donnera d’argent…

Voila, des règles, préceptes et conseils avisés, il y en une vingtaine d'autres dont les plus délicieusement attachantes sont:

Règle N°7 : Insistez sur le fait que ce merveilleux geste est, de plus, formidablement efficace.

Règle N°9 : Rappelez que les comptes sont parfaitement transparents.

Règle N°10 : N'oubliez pas qu'il y a des enfants qui vous regardent derrière leur poste mais attention, il y a une interdiction morale évidente de demander aux enfants de nous donner de l'argent ou de demander à leurs parents, mais donnez des exemples : « Le petit cyril a cassé sa tirelire et a apporté 20 euros au Centre de promesse ».

Règle N°11 : Elevez le montant "psychologique" du don : « si vous pouvez donner entre 50 et 100 euros »

Règle N°12 : Incitez les familles à se regrouper pour faire des dons plus importants.

Règle N°19 : Déculpabilisez les petits dons : « il n'y a pas de don mineur, chaque euro compte, l'océan est fait de millions de gouttes d'eau »

Ainsi va la pêche au télé-thon, qu'il soit rouge ou germon, qui comme chacun sait est une espèce en voie de disparition.

Et si, pour aider la recherche qui en a particulièrement besoin en ce moment puisque le gouvernement la démantèle allègrement, vous n'avez pas assez d'argent, empruntez-en à votre banquier, lui, en ce moment, il en a, c'est vous qui lui avez prêté.

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Robert HUMBLEY

 

mercredi, 15 octobre 2008

Moi, Roger Contant, spectateur assidu du journal télévisé de Laurence Ferrari sur TF1 à 20 h.

Ah !

Mes chers compatriotes, lorsque j’ai entrevu le visage radieux de Laurence Ferrari lors de la présentation du journal télévisé de 20 h du 13 octobre sur TF1, j’ai compris qu’un grand événement s’était produit dans le monde... Sa joie et son enthousiasme faisaient plaisir à voir... C'est à ces moments rares qu'on pouvait ressentir combien notre dynamique journaliste était heureuse pour la France et ses braves citoyens dont je m’enorgueillis d’être une de ses modestes mais innombrables chevilles ouvrières.

superdupont1.jpgQuand elle annonça d'une voix tonitruante que notre sémillant petit caporal Nicolas Sarkozy franchissant comme un diablotin espiègle les ponts d’Arcole et bousculant les forteresses frileuses d’une Europe pusillanime, je compris que grâce à son allant, sa vitalité et son charisme hors du commun, il parviendrait, ce fut vérifié et approuvé par TF 1,  à convaincre les Européens d'oser affronter frontalement une crise qui les paralysait et dont ils avaient très peur !

Autant vous dire qu’à 20 h 07 par ce beau lundi d'octobre, moi, Roger Contant, parfois objet de moqueries à cause de mon nom bien français, retraité depuis 3 ans, la gorge sèche mais l'oeil vif, je me suis levé brusquement, me mettant au garde à vous, follement fier de mon pays, faisant sursauter Germaine qui s’assoupissait.

Fou de joie et transporté par une allégresse inouie, je n’eus pas honte d’avoir su crier, que dis je ? D’avoir hurlé un retentissant : " Vive la France " et " Gloire à notre Président Nicolas Sarkozy " !

J’allai entamer une Marseillaise quand Germaine, grâce à son sonotone qu’elle avait rallumé, intima l’ordre de me taire ! Pensez, M. François Fillon en personne allait être interrogé par notre Laurence, à qui évidemment, je préférais Patrick que j’aurais souhaité voir périr au champ d’honneur du journal qu'autrefois la France entière admirait, béate.

Et là mes chers compatriotes, ce fût l’apothéose ! D'ailleurs Germaine fut obligée de me verser 15 gouttes supplémentaire pour soutenir mon coeur ; tous ces sales petits gauchistes, qui écument ces blogs infâmes sur Internet, à part peut être ce village des NRV qui par l'entremise de son collectif a tout de même accordé la parole à un authentique patriote qui se refuse de faire de la politique , on ne sait d'ailleurs pour quel motif inavouable, devaient avoir la bave aux lèvres et la rage au coeur.

OUI la France était sauvée ! Et grâce à qui ?

TF 1 en faisait foi ! Les visages rieurs et joyeux des participants en étaient la preuve éclatante. Les cours de la  Bourse de Paris avait éclaté de plus de 11 % tel un somptueux feu d'artifice ! Un très modeste emprunt de seulement 360 milliards d'euros, c'est dire si nos banques françaises sont en bonne santé comme l'avait proclamé notre président, sera proposée pour aider nos fleurons financiers, les Allemands mettront 480 milliards et la Grande Bretagne 260 milliards. De plus cet emprunt ne coûtera strictement rien aux contribuables ! Voyez ce que c'est de disposer de la crème de la classe politique mondiale ! C'est à notre tour d'en recevoir les dividendes et Dieu merci, nous ne sommes pas déçus !

J'imaginai sans peine les réactions de tous ces chroniqueurs et éditorialistes indignes qui s'étaient  reniés depuis quelques jours, les uns après les autres,  prêts à troquer l'honorifique costume trois pièces contre l'abominable bleu de chauffe, symbole du communisme international. Heureusement que certains, comme Claude Askolovitch, avaient relevé le défi face à l'hydre collectiviste !

super.jpgSi vous saviez comme je jubilais ! J’aurais aimé que vous soyiez à ma place ! Après que notre glorieux Premier Ministre nous eût appris que nous sortirions de la crise encore plus fort que nous y étions rentrés grâce aux substantielles plus values récoltées par la revente au prix fort de nos banques (sic), sans oublier qu’il préparait activement dans son bureau un plan de relance exceptionnellement exceptionnel qui allait nous propulser à la tête du monde industrialisé. Et qu’on ne me dise pas que ce n’était que du pipeau puisqu’il faisait sa déclaration en direct sur TF1 devant des millions de Français (les vrais) envahis par l’émotion !

Ivre d’excitation je me précipitai sur Germaine et en quelques brefs assauts, je lui fis subir les derniers outrages…

Elle gémit quelques secondes ; ça ne lui était pas arrivé depuis le 6 mai 2007…

Que Dieu bénisse ce 13 octobre 2008, jour sacré s’il en était . Après Clovis, Jeanne d’Arc, De Gaulle, Dieu nous a envoyé Nicolas Sarkozy qu'il a oint de ses saintes huiles.

Dieu aime la France, la fille aînée de l’Église, et un ses enfants, parmi les meilleurs, a une fois de plus sauvé l’Europe et sans doute le Monde Entier de la misère !

Que Dieu protège la France éternelle et son fils spirituel Nicolas, phare permanent de la finance et de la civilisation.

Quant à vous, sales gauchistes répugnants des blogs, analystes hypocrites, journalistes aigris et jaloux prêts à retourner votre veste, vous qui prolifèrez jusque dans les colonnes du Figaro (je ne suis pas le seul à le dire...), sachez Mesdames et Messieurs les hyènes, que vous n'aurez jamais la peau de la France tant qu'il y aura un Sarkozy et un Contant dans notre beau pays !

Pour défaire le berceau de Jeanne d'Arc, il faudra d'abord nous passer dessus à Germaine et à moi-même et ceci est tout bonnement inconcevable !

Qu'on se le dise !

Ah oui, au fait de quoi parlions nous ? De la crise ?... Quelle crise, bande de nazebroques ?

Billet rédigé lundi soir 13/10...

Roger  et Germaine Contant, terriblement fiers d'être français et supporteurs inconditionnels de TF1...(PCC cui cui)

lundi, 29 septembre 2008

Camarades ultra-libéraux, bienvenue dans l'enfer collectiviste !

Mes amis, très chers camarades ultra-libéraux,

C'est avec une intense jubilation partagée par mes feus camarades Marx, Engels et Lénine que j'ai observé les États Unis d'Amérique devenir la première nation collectiviste, au moins en valeur de ses actifs, de ce 21ème siècle ! Je me suis alors souvenu de la célèbre phrase du regretté président Ronald Reagan, qui doit se consumer à l'heure où je vous parle dans les abysses de l'enfer, je cite : "L'État n'est pas la solution (dans l'économie) mais le problème."

Quel retournement de situation !

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Bien entendu, se retrouver dans la cale lors du naufrage d'un navire ne prédispose guère à la joie, mais on peut se dire que la possession d'un maigre baluchon devient un avantage et qu'on parviendra toujours à s'en sortir, d'autant que les passagers de 1ère classe, sur le pont supérieur, embarassés par leurs malles de bijoux qu'ils risquent de perdre en totalité, paniquent bien plus que vous. Tout en gardant à l'esprit que les canots de sauvetage se trouvent à proximité des ponts supérieurs...

Forcément.

Quel plaisir, camarades ultra-libéraux, de constater combien vous avez le toupet d'alerter le peuple pour vous sauver d'une hécatombe annoncée, quelle jouissance de vous observer faire appel à l'union nationale derrière votre chef charismatique (ben voyons !) alors que quand vous vous gaviez, vous ne nous laissiez pas un seule miette !

Cet appel à l'union nationale  serait tellement drôle s'il n'était si grotesque !

Ce ne sont que billevesées que de tenter de nous faire gober que le bon capitalisme de papa doit être réhabilité : pour qui possède quelques rudiments d'économie, l'ancien capitalisme  était basé sur la production de marchandises, aujourd'hui, on ne produit presque plus rien en Occident, il est définitivement basé sur une économie mondialisée où les capitaux sont extra territoriaux. Les états n'ont aucune prise sur ces capitaux, il suffit d'ailleurs d'un micro état qui refuse de suivre les consignes pour rendre caduques les régulations des grandes nations concernant les flux de capitaux qui peuvent filer à travers le monde plus rapidement que Speedy Gonzales.

Croyez moi ! M. Sarkozy, qui endosse pour l'occasion la posture du "Père de la Nation", alors qu'il n'a été symboliquemernt élu en 2007 qu'en temps que "grand frère de proximité", a raté son dernier casting à Toulon ! En sus, il  vous raconte des bourres : le capitalisme d'antan n'existera plus jamais parce que le monde a terriblement changé ! Il faudrait vraiment être un âne ou un inculte immature pour croire encore à de telles sornettes !

flafusa.JPGRegardez et écoutez les discours ds dirigeants mondiaux à leurs bons peuples, la main sur le coeur, les mêmes qui ont non seulement laissé la situation empirer depuis des années mais en ont largement profité, et qui déclarent sans rire avec la rouerie et le culot qui les caractérise : "  Oui, ces méchants capitalistes, cupides (comme s’ils ne l’étaient pas eux même), immoraux (sans rire) nous ont floués (avec leur aval) , nous allons les punir sévèrement (mouarff !), nous allons tout réformer (on parie ?) mais donnez-nous 700 milliards de dollars pour éviter la banqueroute, nous nous chargerons le reste... "

Cette harangue a beaucoup de mal à être acceptée chez les congressistes américains mais, selon moi, elle passera, faute de contre-propositions…

Avec l'efficacité d'un cautère sur le pilon en bois d'acajou sculpté du capitaine Crochet, pirate professionnel de réputation internationale...

Camarades spéculateurs, hier vous chantiez ? Et bien, dansez maintenant !

Ce que je viens de vous énumérer, chers lecteurs, était l’endroit du décor, bien dégoulinant de démagogie sirupeuse destinée aux ménagères et aux petits citoyens de tous âges, spectateurs assidus de TF1, fans de Drucker, auditeurs de RTL et Europe 1, lecteurs assidus du Figaro, France Soir, Gala et Match avec un pois chiche en guise de cerveau et une "bornitude" garantie à vie. C'est à dire quelques irréductibles chenus, décimés régulièrement sous le poids des ans et quelques quidams à la conscience politique digne d'un perroquet sourd et bègue.

Mais…

Ne vous réjouissez pas trop vite, citoyens !

maosarko.jpgPassons à l’envers du décor, si vous le voulez bien… Et là, bienvenue dans le vestibule de la chambre des tortures. Âmes sensibles, s’abstenir…

Cette humiliation subie par la nomenklatura de l'élite américaine et européenne, on va vous la faire payer très cher , Français moyens et modestes, car ces gens qui ont tant joué et perdu tiennent solidement tous les rênes de l'ensemble des "fonctions clefs et stratégiques" des sociétés occidentales modernes et mettez vous bien dans le crâne que vous paierez l'addition , faîtes moi confiance ! Et cash.

 Attendez-vous à ce que de grosses entreprises d’assurances boivent le bouillon, des organismes de crédit s’écroulent, des fonds de retraites américains vacillent et qu’une récession sans équivalent recouvre les pays du monde entier…

Sans compter que ces reniements publics et ostensibles envers le " système capitaliste " de la part de politiques sans pudeur et sans parole qui défendaient becs et ongles, il y a 15 jours cette même doctrine, vont s’accompagner d’une énorme recrudescence de chômage, toutes les entreprises profitant de l'alibi de la crise pour licencier à tour de bras…

Cet alarmisme réel mais parfaitement orchestré risque d'être le prétexte pour réaliser ce qu'ils n'osaient pas auparavant : des licenciements massifs, des lois sociales pulvérisées, des salaires écrabouillés… Le nivellement sans précédent des conditions salariales des pays occidentaux.

bush2.jpgCertains dont je suis, ont toujours pensé et dit que le système économique actuel s’écroulerait, suite à une catastrophe financière ou écologique mais le plus inquiétant est l’acharnement fanatique que mettent les élites à défendre ce système contre vents et marées en insufflant toujours plus de libéralisme. Un peu comme les médecins du grand siècle, pratiquant saignée sur saignée, sur des malades de plus en plus faibles jusqu'à les faire passer de vie à trépas.

Les fanatismes religieux, nazis, communistes russes et chinois ont été une calamité pour le 20ème siècle, je crains que le fanatisme intraitable du dogme ultra-libéral ne soit une plaie pour le 21ème siècle et ne conduise aux pires excès : pauvreté, misère, famines et répressions.

Je me rappelle les paroles des doctrinaires anticommunistes américains comme le sinistre sénateur Mac Carthy qui clamait son effrayant slogan : " Plutôt morts que rouges ! " . J’ai bien peur que leurs descendants, ces immondes et inconscients théoriciens, mathématiciens perdus dans l'abstraction, politiques avides et cupides, experts financiers obtus et peu clairvoyants et journalistes dopés à la doctrine du libéralisme dogmatique pur et dur, qui ne cessent depuis 30 ans de se tromper avec le sourire béat d'un idiot du village, nous entraînent vers l'abîme sinon en direction  d'une régression sans fin…

Ils ne lâcheront jamais le moindre morceau de pouvoir et à moins de parvenir à leur glisser une muselière, la tâche s'annonce ardue, mes amis...

Décrypter les manipulations des gouvernants et leurs manoeuvres, contribue déjà à s’en prémunir et aide à trouver une riposte avec nos faibles moyens (les élections, actuellement sans alternative réelle, hélas, pouvant être une solution), c'est également une manière comme une autre de prendre du recul pour un pauvre hère comme moi, qui malgré son air con et sa vue basse, finit souvent par avoir globalement raison, impavide et stoïque au milieu du désert avec toutefois la satisfaction intellectuelle de crever économiquement à petit feu, certes ; mais avec la dignité solitaire d'un vieux sage...

Cambig-6.jpg.jpegarades ménagères bourgeoises de moins de 50 ans, vous êtes autorisées à sortir vos mouchoirs en soie.

En tout cas, je confirme.  L'humour est bien la politesse du désespoir...

À bon entendeur…

Salut !

Billet non actualisé terminé le jeudi 25 au soir

Cui cui, marchand de parapluies (non dorés)

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