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vendredi, 26 septembre 2008

Hémiplégisme

Le 6 mai 2007, les Français ont élu à une confortable majorité celui qui est donc aujourd’hui notre président. Le candidat vainqueur est issu d’un courant de la droite assez jeune en France, qui assume pleinement à la fois son néo-libéralisme et son néo-conservatisme. Quand je dis assumer,  c’est évidemment dans l’entre-soi. Les Français n’étant pas encore convertis au libéralisme économique, loin s’en faut, le discours politique diffusé par cette mouvance est des plus hypocrite. Mais plus encore, il joue sur l’omission.

Car en effet, l’ex maire de Neuilly a gagné la présidence sur le programme le plus à droite qu’un homme politique ait proposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (j’aurais pu dire seconde mais voyez-vous…). En face, c’est un électorat rongé par les peurs et les doutes nés de la mondialisation, oppressé par la nouvelle donne économique qui précarise et appauvrit (qui déclasse pour le moins, quand il n’y a pas appauvrissement réel) qui l’a porté au pouvoir. Il y a encore une dizaine d’années, le réflexe de ces gens aurait été de se tourner vers la gauche, garante de la protection des plus faibles, préceptrice d’un modèle économique moins darwinien, plus équilibré, plus durable pourrions nous dire en ces temps où l’écologie essaie tant bien que mal de se frayer un passage dans la jungle des prédateurs politiques.

Pourtant  le héraut de la droite décomplexée a gagné haut la main en proposant un programme économique, qui sous quelques paravents volontaristes et populistes, s’appuyant sur une dialectique de la rupture (contre-révolutionnaire maquillée), est clairement destiné a laisser les mains libres à la classe dominante d’étendre sa puissance, au détriment de quasiment toutes les autres catégories de population : celles qui ne sont pas méritantes, qui ne veulent pas assez s’en sortir, sont coincées dans des schémas de pensée archaïques. Pour résumer la majorité de la population a voté pour instituer un ordre qui privilégiera une infime minorité parmi elle et en marginalisera une grosse partie, laissant l’entre-deux dans une situation très difficile.

Comment ce tour machiavélique a t’il pu être joué aux citoyens ? Comment peut-on amener des gens a voter avec enthousiasme contre leurs intérêts économiques et en faveur d’une destruction de leur mode de vie ?

Une bonne partie de la réponse se trouve dans le livre de Thomas Frank,Pourquoi les pauvres votent à droite : comment les conservateurs ont gagné le cœur des Etats-Unis (et celui des autres pays riches)

Nick2.JPGCe qui s’est passé aux USA, malgré quelques spécificités bien de chez eux a été , un peu comme à peu près tout le reste, exporté chez nous et à la lecture du livre on voit bien les analogies entre les techniques des ultra-conservateurs pour se fédérer les classes populaires et celles à l’œuvre chez le commandant en chef de l’Ump et de ses fidèles (ou pas) lieutenants.

Depuis une trentaine d’années, l’avènement de la nouvelle donne économique née du consensus de Washington, ce que l’on appelle aujourd’hui plus ou moins pertinemment le néo-libéralisme a été de pair avec une révolution néo-conservatrice, les deux mouvement s’entretenant l’un-l’autre, dans une imbrication qui sent bon la convergence d’intérêts. Un phénomène assez logique dans la mesure où ce sont les mêmes qui ont lancé et l’une et l’autre. La seconde permet de faire oublier les effets économiques de la première sur les classes défavorisées et moyennes et la première alimente la grogne et le ressentiment qui va nourrir la seconde.

Thomas Frank décrit et analyse ainsi ce paradoxe assez gigantesque qui voit les américains assister « à une révolte qui ne profite qu’à ceux qu’elle est censé renverser. Les travailleurs en furie, forts de leur nombre, se soulèvent irrésistiblement contre l’arrogance des puissants. Ils brandissent leur poing au nez des fils du privilège. Ils se gaussent des affectations délicates des dandys démocrates. Ils se massent aux portes des beaux quartiers et, tandis que les millionnaires tremblent dans leurs demeures, ils crient leur terrible revendication : « laisser-nous réduire vos impôts ! » »

La dimension essentielle de cette révolution est culturelle et profite du dévoiement du parti démocrate, la « gauche » américaine qui comme son homologue française s’est peu à peu vautrée dans la notabilisation, s’est couchée face à la mondialisation néo-libérale et s’est recroquevillée dans la défense des « discriminations », c’est à dire en évacuant la question économique de son domaine d’action. La gauche est donc vue aujourd’hui comme une formation qui ne se préoccupe que des questions de mœurs.

Les conservateurs républicains ont parfaitement deviné quel profit il pouvait tirer de ce retrait de la gauche et de sa distanciation progressive des questions sociales. Force est de constater qu’ils ont réussi et qu’ils se sont attaché une grande partie des classes populaires, lassées de constater le désintérêt de la gauche pour leurs conditions de vie, excédées de ne la voir bouger que pour ce qu’ils perçoivent comme des préoccupations de riches : la culture, la défense des minorités sexuelles et raciales. Pour l’américain moyen, l’honnête travailleur est laissé en pâture, son mode de vie traditionnel est menacé par les élites cosmopolites qui entraînent inéluctablement la décadence de la grande Amérique, pieuse et laborieuse, celle des vrais hommes, qui n’aiment pas le latte  et la culture française..

Bien entendu, les fondements culturels Etats-uniens sont quand même assez différents de ceux de la France, notamment dans le domaine religieux et la haine de la culture humaniste, donc largement ouverte sur le monde, n’est pas aussi développée chez le paysan des Alpes que chez celui de l’Arkansas. Pourtant, il est frappant de constater comment la droite américaine et son homologue française, par émulation pour cette dernière, ont parfaitement su se servir du profond fléchissement idéologique de la gauche, pour l’attaquer là ou sa défense est traditionnellement la moins efficace : la question culturelle, le problème des valeurs, la sécurité physique : en gros, le conservatisme politique.

C’est ainsi que pour éviter de parler des salaires, le mari de Carla Bruni a agité la valeur travail. Le travailler plus gagner plus n’était pas une solution économique aux problèmes financiers des gens, mais une approche culturelle. Si vous le voulez, si vous vous investissez alors vous gagnerez plus et vous serez plus estimable que ceux qui, glorifiant l’oisiveté, vivent de vos impôts avec les minima sociaux. Cette approche francisée s’inspire complètement de la théorie du workfare state, édictée pendant les années Reagan et se drape pour cacher son identité violemment conservatrice et réactionnaire sous les paravents de la défense de valeurs traditionnelles populaires, mises à mal par Mai 68 (les années 60 de tous les relâchements aux Etats-Unis).

Ce qui est contenu dans cette attitude politique c’est la polarisation de l’amertume des classes populaires non pas vers la minorité dominante mais vers ceux qui sont en dessous : les oisifs, les parasites, les assistés. Les responsables de votre situation, ce sont eux disent nos décomplexés de la droite, pas ceux qui créent de l’activité et de la richesse, qui ne récoltent que le fruit de leurs mérites. Car tous, vous pouvez accéder à ce statut si vous le voulez vraiment et si vous vous débarrassez des inactifs, des improductifs (dont les fonctionnaires) qui sucent vos impôts comme des sangsues gauchistes qu’ils sont. Bien entendu, pas un mot sur le système économique mis en place par les possédants, l’emploi précaire et sous-payé corollaire des systèmes de management mis en place, de la financiarisation qui d’une part pressure industriels et employés, d’autre part édifie une construction consumériste qui tient uniquement sur le crédit, avec l’instabilité que cela suppose, comme nous le montre la crise des subprimes qui menace aujourd’hui l’économie mondiale.

Bien plus, les conservateurs alliés aux fondamentalistes religieux, non contents d’évacuer les responsabilités du marché libre (qu’ils favorisent autant qu’ils le peuvent), sur les conditions de vie des classes populaires et sur le prétendu délitement moral de l’Amérique, s’ingénient à se décrire comme persécutés par une élite démocrate quasi aristocratique et contrôlant tous les rouages du pouvoir financier, industriel et culturel aux Etats-Unis. Personne ou presque ne leur fait remarquer que les Républicains ont occupé la Maison Blanche 28 ans sur 40 depuis 1969. Pas davantage pour remarquer que les pontes politiques ultra-conservateurs sont la plupart du temps riches à millions, fréquentent les mêmes lieux et ont quasiment les mêmes mœurs que leurs collègues du parti de l’âne.
C’est ainsi que les républicains se victimisent systématiquement, alimentant une théorie du complot démocrate et de l’anti-amérique, alors mêmes qu’ils tirent la majorité des ficelles aujourd’hui. Mais ils ont pour le moment gagné la bataille des idées qui les range aux côtés des plus humbles. Ces derniers censés aspirer à plus de dignité appuient donc, avec souvent une force militante assez impressionnante ceux qui les en privent toujours davantage (il suffit parmi tant d’exemples de regarder la répartition revenus du capital/revenus salariaux qui a progressé de 10% vers les premiers depuis trente ans en Amérique comme ailleurs).

xnicks.JPGTous ces paradoxes sont décrits par Thomas Frank dans son livre. Sa vision acérée est dépourvue de tout sectarisme, ne stigmatisant pas plus que de raison le peuple des états rouges (républicains) dont il essaie de décortiquer la logique pour mieux en exposer à la fois souvent la sincérité mais aussi ses effets contre-productifs, produits des manipulations et du cynisme des grands leaders politique de droite, fondamentalistes par opportunisme.

Sa parole a d’autant plus de poids qu’il est allé se fondre dans ce milieu et s’entretenir avec ses différentes composantes, depuis l’ouvrier de l’usine Boeing de Wichita qui préfère fustiger l’arrêt « Roe vs Wade » de la cour suprême légalisant l’avortement plutôt que de s’en prendre à l’entreprise aéronautique qui s’est livrée à un odieux chantage à l’emploi, jusqu’aux différents candidats républicains aux élections du Kansas. C’est cet état, dont l’auteur est natif qui sert d’espace expérimental à ses propos. Lui-même ancien ultra-conservateur dans sa jeunesse des banlieues dorées de Kansas City, a fait un chemin que peu ont suivi dans le même sens à son époque, à savoir basculer à gauche (Il écrit dans le Diplo aujourd’hui). Il montre avec beaucoup de perspicacité, avec une ironie qui permet d’alléger quelque peu la démonstration, comment un état pionnier dans la défense des plus fragiles au moyen de l’action collective (le populisme de gauche au début de siècle dernier) a pu se vautrer dans un ultra-conservatisme néo-libéral pro-bushiste.

Pourquoi les pauvres votent à droite est une excellente analyse du basculement politique des classes populaires. La préface de Serge Halimi se charge de faire le parallèle avec la dernière élection présidentielle en France. L’explication de la victoire des conservateurs est très pertinente mais elle contient dans son argumentation les raisons de la défaite de la gauche : la démission.

Quel avenir a-t’elle aujourd’hui alors qu’une fois de plus mais dans des proportions inédites, la crise financière actuelle vérifie le principe néo-libéral de socialisation des pertes, que la précarité est censée être la vie, selon les dires d’une dirigeante syndicaliste patronale, qu’une majorité de la population des pays développés est menacée de déclassement pendant qu’une infime minorité dirigeante l’exploite et l’instrumentalise ? Comment peut-elle rester silencieuse alors que des sommes astronomiques vont être levées pour corriger l’impéritie d’une caste financière avide et amorale, alors que le centième de cet argent pourrait éradiquer la faim dans le monde, garantir la pérennité des services publics et des systèmes de protection sociale ? Comment ne peut-elle pas sonner la charge alors que le système néo-libéral vient une fois de trop de démontrer que ses failles sont bien trop grandes pour être acceptables ?

Peut-être parce qu’elle n’est tout simplement plus de gauche…

Nicks

lundi, 01 septembre 2008

Faut il coucher avec la droite pour faire carrière ? (épisode 1)

Vous n’allez pas me croire mais l’autre jour en  parcourant quelques quotidiens, j’ai été victime d’un soudain éblouissement et tel Archimède je me mis à pousser un Eurèka  sonore : j’avais trouvé le sujet de mon futur billet. Les seules différences avec Archimède fut que je ne courus pas nu à travers la ville et que ma découverte, vous allez  vous en apercevoir très rapidement ne risque pas de révolutionner la science !

1491482933.JPGBref ! Trêve de plaisanteries…1752184925.JPG

Avez vous noté, ces dernier temps la brutale promotion du sieur Claude Allègre, ancien ministre PS du gouvernement Jospin, scientifique de renommée mondiale qui nie absolument la thèse du réchauffement climatique, il doit d’ailleurs être le seul au monde à défendre cette "théorie" osée, c’est d’ailleurs à de tels combats qu’on reconnaît un scientifique de valeur !

Souvenez vous de Galilée et son fameux murmure à propos de notre planète, à l’issue de son procès par  notre Église toujours à la pointe du progrès humain,   « et pourtant, elle tourne »… Et bien notre génie contemporain pourrait lancer à la cantonade « et pourtant il fait de plus en plus froid , la calotte glaciaire, ne rétrécit pas, foi de socialiste ! »

Mais...

Vous l’avez bien compris et j’y arrive par des chemins pour le moins détournés, notre ancien ministre et dégraisseur de mammouths, à force de contorsions et mimiques  plus ou moins suggestives et répétées à l’égard du président a enfin réussi à attirer l’attention de ce dernier. Nicolas Sarkozy, qui adore les traîtres, les transfuges, les infidèles et le gibier avancé vient de lui confier une mission officielle dont le mandat est le suivant : organiser avant la fin de l’année des assises européennes de l’innovation.

Et là mes amis, je vous avoue être fort inquiet.

Avec ses théories fumeuses, nous imposera t-il de nouvelles théories aussi originales que les précédentes ? Décidera t-il que la terre n'est plus ronde mais ressemble à une galette ? Que la pollution est bienfaisante pour nos poumons ? Que l'énergie nucléaire grâce aux bienfaits de ses radiations, transforme favorablement l'évolution physiologique des êtres vivants ? Qu’il reste assez de pétrole pour mille ans ?  Que la démocratie est superflue tant qu’un démocrate comme notre président est à sa tête ?

1427116525.JPGMais vous n'avez pas tout entendu !  Notre Claude, ayant perdu ce qui lui restait de pucelage lors de sa violente mais brève étreinte avec notre chef d’état bien-aimé, s’est donc largement épanché sur sa relation paroxystique,  je cite en vrac : «  J’ai décidé d’aider mon Pays…. Donc, je me sens un devoir, d’autant que je suis extrêmement impressionné par le dynamisme du président…. Car Sarkozy est capable de faire exploser un certains nombre de freins, d’obstacles ou d’oppositions qui bloquent la stratégie d’innovation nécessaire à l’Europe… [ Quel homme ! dirait Jack Lang]… Oui, c’est un président réformateur, et même le seul leader européen réformateur d’envergure… »

Baste ! Notre expert ès langue de velours n'y va pas par quatre chemins !!

Claude Allègre dans son désir  de bien faire est devenu un orfèvre en lèche majesté, chacun aura compris que la posture du courtisan accroupi rapporte infiniment plus que la position de l'homme debout compétent. C’est peut être pour cette raison que tout va de mal en pis…

Je voudrais quand même terminer par une petite observation malicieuse : avez vous remarqué le nombre de retournements de vestes et de renégats qu’a généré le gouvernement Jospin ? Étrange, non ? Ils devraient peut être se poser quelques questions au PS, vous ne croyez pas ? Jospin serait il devenu le meilleur formateur de cadres pour  les gouvernements de droite ?

683637186.2.JPGEn vérité, le plus grand employeur de talents socialistes pour l'heure me semble être notre petit Nicolas. Alors, je vous le demande, pourquoi ne pas le remercier en le nommant directement à la tête du PS ? Cela éviterait toutes les funestes guerres des chefs et clarifierait au moins la situation ! Entre notre petit coquelet  qui se la pète grave, Bertrand  Delanoë, adepte de l'économie de marché libérale et notre coq de bruyère sur ses ergots en carton pâte, Nicolas Sarkozy, promoteur du marché libéral de l'économie, y aurait il davantage que l'épaisseur d'un duvet de poussin ?


Pour conclure, ma réponse à la question posée par le titre de ce billet concernant l'individu suce-nommé est OUI.


L’épisode 2 sera consacré à notre vieille connaissance  Claude (encore un !) Askolovitch, dont j’ai eu l’indicible bonheur d’écouter les éditoriaux sur Europe 1… Je fus tellement bouleversé par son impertinence que j'en tremble encore pour lui...

N’oublez pas de réserver votre exemplaire gratuit !

À plus.

Cui cui l’oiseau  siffleur et persifleur.

lundi, 25 août 2008

Le comique troupier version 20.08.2008...

Une nouvelle tendance de comique troupier associé à l'humour noir est elle née, ce mois d'août 2008 ?

Mais le succès public risque de tarder à arriver : faute de réactions dans l'assistance, des rires enregistrés seront repiqués sur la bande son...

Regardez et écoutez... Commentaires inutiles.

L'émotion... Sans doute...

Mais si c'était à refaire... À mon avis ; il ne le referait pas...

Ce discours...

AFFLIGEANT ET PATHÉTIQUE.

Grande Nation historique recherche désespérément homme d'État responsable et compétent qui sache la représenter dignement. Pas sérieux s'abstenir.

 

Merci à la rédaction de "20 minutes" de ne pas nous avoir cité, comme d'habitude... Nous on renvoie nos liens ici.

 

By cui cui 

lundi, 18 août 2008

Que la lumière soit

Chronique des hautes sphères du Divin marché

Car la Vie n'est pas un long fleuve tranquille dans l'Olympie libérale.

 

Vous pensez bien, ma chère, que si j'avais pu me douter qu'on utiliserait mes travaux sur l'atome à des fins militaires, j'aurais fait de la broderie plutôt que de la recherche, gémissait Robert Oppenheimer.
Et qu'est-ce qu'il croyait le bougre? Que l'énergie nucléaire c'était seulement destiné à éclairer les salles de bains?
Le fait est que le 6 août 1945 à 6 heures du matin, il faisait clair dans les baignoires, à Hiroshima.

Pierre DESPROGES

 

Il y a quelques mois, je voulais réaliser une chronique du Divin Marché sur le nucléaire civil. A l'époque, la documentation était fort limitée – Les conditions de l'approvisionnement de l'uranium en Afrique, les sous-traitances laxistes d'Areva au privé, les incidents de niveaux 1 voire 2, pourtant et coutumiers dans les centrales et autres infrastructures, le retraitement souvent folklorique des déchets civils et nucléaires ne faisait l'objet que de publications partisanes des lobbys pro-nucléaires d'un côté et des anti-nucléaires de l'autre. Une fuite dans une centrale en Slovénie ne franchissait pas les barrières de confinement des brèves. Les ouvriers africains qui travaillaient sans la moindre protection dans les mines d'uranium ne déclenchaient pas la réactivité de la radio ni de la télé. Les maladies des sous-traitants d'Areva ne semblaient pas être le combustible propre à chauffer les crayons de nos scribards nationaux.

815779495.jpgDepuis quelques semaines, monprojet s'est vu soumis à un fort enrichissement de sa matière première médiatique. Sur les ondes radios et télévisuelles, dans la presse écrite, nos journaleux se sont précipités sur le moindre poil de cul soupçonné d'irradiation. Une revendication intempestive et urgente de transparence, soutenue par les médias et par un ministre, a balayé la vitrification pluriannuelle de l'information sur le nucléaire.

Mais qu'est-ce qui a pu provoquer cette soudaine réaction en chaîne de nos médias nationaux ?

C'était une fois de plus le divin marché qui allait me permettre de faire toute la lumière sur ce miracle citoyen.

C'est bien dans la chronologie économique occulte que se trouve la clef de cette prise de « conscience » (je rigole) surprenante de la part de nos médias et de nos dirigeants sur la soudaine nécessité d'une transparence en matière de nucléaire. Les forums de traders, dont je vous conseille la lecture quotidienne dès le petit déjeuner, étaient déjà au jus dès avril 2007. Nos jeunes loups commençaient, dans leur langage frais et imagé, à baver devant d'éventuelles transactions mystérieuses. Des noms revenaient sans cesse : lauvergeon, Kron, ALO, Areva, Bouygues et un nouveau patron à partir du 7 mai 2007. Une enquête s'avérait nécessaire pour percer le code de ces messages cryptés « Alo est confiant pour le 7 mai » « Anne va se faire virer par le patron » et le superbe « Kron, Lauvergeon échangistes ? ».kron-lauvergeon.jpg

Une dizaine de clics plus tard, la vérité m'apparaissait en pleine lumière...

 

 

 

Prochainement, Et la lumière fut, le deuxième épisode de votre grande saga de l'été, avec Anne L., Atomic Anne, Patrick K., le corbeau, Nicolas S. le patron, Martin B, le parrain, Angela M., la Kokuhe.

 

Nef-tor Burma, détective publique

 

mercredi, 02 juillet 2008

Un grand bravo pour le Président de la République !

J'ai lu tout à l'heure sur "Le canard enchaîné", un de mes hebdomadaires préférés, un entrefilet faisant état d'une conversation du président avec ses proches, selon le journal, je cite, il aurait déclaré : " Le maintien de Domenech à son poste participerait à la désespérance française. Une idée bien de chez nous : tout foire et tout reste en place. ".

260613389.JPGDites moi ?

Laquelle ou lequel d'entre nous pourrait effectivement exhiber un avis contraire ? Domenech, l'entraîneur de l'équipe de France,  quoi qu'on pense de lui, a complètement raté son management, échoué dans sa mission et devait supporter les inconvénients incombant à ses responsabilités d'autant qu'il était grassement rétribué (par la fédération et le sponsoring et les contrats de pub...). Or qu'observons nous ? Ce dernier qui se cramponne à son poste avec la frénésie d'un cancrelas s'accrochant au dernier poil pubien...

Il est en cela défendu par le ventripotent et immobiliste Platini dont la seule ambition à la Fédération Internationale est de garder sa place lucrative et honorifique sans entreprendre la moindre réforme (l'arbitrage vidéo, par exemple) qui pourrait lui coûter sa place ! Michel Platini dit "Platoche" est au courage politique ce que la prostitution est à l'amour plat(o)nique !

Ceci est bien français effectivement, et nos élites économiques; médiatiques et politiques sont d'ailleurs coutumières du fait et renommées internationalement ! Rappelez vous les inexpugnables Daniel Bouton, Jean-Marie Messier, Michel Bon, Patrick Poivre d'Arvor, Bernard Laporte, Patrick Balkany, mais je ne vais pas tous les citer tant les pages seraient, à ce compte, bien vite remplies !

Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Cuche vient de démissionner, à la suite de la tragédie de Carcassonne, rendons lui hommage. Le PDG de France Télévision, Patrick de Carolis vient de mettre sa démission sur la balance, saluons son courage. Saluons également le comportement d'Audrey  Pulvar, une authentique journaliste qui risque sa peau... Voilà pour l'honneur, la liste n'est pas exhaustive mais avoupns le, beaucoup plus brève...  

Bon maintenant que tout est dit, passons aux choses sérieuses.

 2079910000.jpgPuisque le chef de l'État veut sanctionner les perdants, ceux qui ont échoué dans leur mission, les responsables qui ne veulent jamais être coupables, ceux qui se gavent toujours plus tout en prônant l'austérité pour les autres, il est un personnage que notre Président devrait avoir en ligne de mire !

Le pays que ce super dirigeant gouverne pratiquement seul avec ses amis, subit depuis qu'il est aux commandes, une crise économique inouïe ; le pouvoir d'achat des ménage est en train de sombrer, les conditions de travail n'ont jamais été aussi désastreuses, les dépenses de santé des citoyens jamais aussi élevées, la province jamais aussi abandonnées, les taxes jamais autant élevées, l'information jamais autant bafouée, les copains et les coquins, jamais autant placés, les dépenses somptuaires de l'État aussi gaspillées.

 Oui, décidément, Monsieur le Président, il vous faut sortir ce personnage qui échoue chaque jour un peu plus, et qui, si vous n'intervenez pas, si vous vous montrez trop patient (...), risque de tous nous mener dans un gouffre sans fond ! Je sais Monsieur le Président qu'il n'a pas fini son contrat, mais Domenech dont vous réclamez la tête, non plus, puisque son contrat est à échéance de 2010 !

1214894589.jpgAlors de grâce, Monsieur le Président, j'en appelle à vous solennellement et avec tout le respect que je vous dois, en fonction de l'immense lucidité qui vous caractérise, des paroles fortement charpentées qui émanent d'un homme d'état aussi sage et intègre que vous, de l'aura intellectuelle dont vous êtes nimbé, du charisme magique qui se dégage de votre personnalité, de la puissance de vos cinq cerveaux parfaitement irrigués,

OUI, MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, JE VOUS EN CONJURE :

Demandez à M. Nicolas Sarkozy de prendre ses responsabilités et de démissionner ! Je rappelle simplement vos paroles en ne changeant qu'un terme : " le maintien de Sarkozy à son poste participerait à la désespérance française. Une idée bien de chez nous : tout foire et tout reste en place. "

Merci de m'avoir lu, Monsieur le Président de la République et mes hommages à votre dame...

Cui cui, l'oiseau oiseux peu influent dans la blogosphère.

 
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