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lundi, 11 mai 2009

2021, l’odyssée du Web 7.0 ou les bienfaits de la Loi Hadopi VII.

Voici un billet d'anticipation décrivant une situation plausible, vivable dans une quinzaine d'années ou moins si les législateurs s'obstinent à conduire leurs réformes dans la voie actuelle... L'affaire de la chasse aux sorcières menée par TF1  dont est victime Jérome Bourreau montre (lien) que nous nous approchons à marche forcée de la  fiction décrite plus bas.

Si par extraordinaire ce modeste texte intéressait quelqu'un, il est libre de droit, utilisable et diffusable par tous, y compris en changeant les noms. La mobilisation doit être menée maintenant ou jamais, sacrebleu ! Peut être même, est il trop tard ?

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Mercredi 11 mai 2021

BILLET D’HUMEUR

Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 7.0 !

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Mentions légales obligatoires (loi du 21 août 2019)

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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".

- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse  pour cheveux  - colori queue de renard -  de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *

 

- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 4 mai 2021.

- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 renouvelée depuis le 18 février 2021 pour 6 mois par le Collectif des NRV.

- Auteur : Dominique Susini

- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau

- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)

- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 17 aoüt 2018) valable jusqu'au 28 septembre 2021 pour l'auteur du billet.

- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 14 août 2019)

- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann

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Copé22.JPGSalut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2009 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président  Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.

Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 août 2018) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais  avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.

Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue VII, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.

 

Hadopi 7.JPG

Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...

Ami(e)s du 3ème âge du Village des NRV, n'oubliez pas, de déguster votre tilleul du soir, de bien ranger votre dentier dans votre verre d'eau, de penser le moins possible et d'aller au lit en attendant calmement le châtiment suprême...

Que Dieu et le Président vous gardent !

Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !

* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.

Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°7, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 7.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par  la commission Hadopi étendue n°7 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.

Son Excellence Éric Besson, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

vendredi, 01 mai 2009

Le voyage au bout de l'enfer d'un pauvre patron du CAC 40.

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Lionel Mouton déclare en exclusivité au Jivaro:

"Je pars pour protéger la Satiété Générale

des hyènes qui rôdent en ricanant"

 

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De notre envoyé spécial James Kerviol.


J K : Pourquoi quittez vous la SG?

Lionel Mouton : Pauvre victime d’une odieuse cabale menée par des médias et des politiques gangrenés par une jalousie maladive, j’ai décidé de remettre ma démission au Conseil d’administration. J’ai même pris l’initiative dans un geste complètement fou et désintéressé qui m'honore de ne pas encaisser mes indemnités de fin de contrat !

J K : Oui mais vous toucherez dès 2010 une retraite de plus de 700.000 € par an !

Lionel Mouton : Rire jaune… 700.000 €, vous appelez cela une retraite ? Imaginez vous le manque à gagner que je vais devoir subir après des années de labeur justement rémunérées ? J’entrevois l’avenir avec frayeur et je pense même être condamné à déménager et à licencier la moitié de mes domestiques !

J K : Quelles ont été les réactions de vos salariés et de vos amis ?

Lionel Mouton : Rire gras. Les employés de la Satiété Générale sont très fiers d'avoir à leur tête un PDG qui gagne plus que les autres : cela montre que leur entreprise est au plus haut ! Quant à mes amis, je vais vous citer une anecdote amusante : un jour que nous roulions comme des enfants insouciants dans la Ferrari de Laurence (Parisot) avec Sophie (de Menthon), j'ai sorti tout à trac un slogan qui nous a fait mourir de rire ! "À la Satiété Générale, je me suis servi à satiété à la satisfaction générale", ai je sorti, pas qu'un peu fier...  Après une cascade de rires cristallins, une voix a ravi mes entrailles, "cher, vous êtes impayable !" a gloussé illico Laurence avec sa malice habituelle et Sophie d'ajouter : "quel esprit ce Lionel Mouton ! Il vaut largement sa toison d'or !" Ah ah ah ! Quel esprit, quels moments délicieux ! Quel couple harmonieux nous formions avec Laurence !  Quelle belle équipe de copains  nous faisions tous les trois, à cet instant béni des dieux, bien loin des envieux et des jaloux, chevauchant notre Ferrari rouge F430 Scuderia, cheveux au vent ! Nostalgie...

J K : Comment avez-vous vécu les critiques venues de la classe politique ?

Lionel Mouton : En colère. Très mal ! Tout le monde sait bien que les banques sont les boucs émissaires de cette crise et ce n’est pas de leurs fautes si des citoyens indélicats au chômage ont contractés des crédits (subprimes) qu’ils n’ont pas pu rembourser : ce sont ces pauvres inconscients qui ne règlent pas leurs dettes, les responsables ! Mais quelle instance politique aura le courage de le dire ? Tout ce que les hommes politiques trouvent à faire dans un grand élan démagogique, c’est condamner des dirigeants d’entreprises dont la rémunération n’est que de quelques millions d’euros et non ces citoyens mauvais payeurs qui ont mis l’économie à feu et à sang ! Je suis écœuré par ce monde injuste, monsieur Kerviol, les hyènes veulent ma peau ! Toutes les nuits je les entends rôder en ricanant, je n'en peux plus ! [ sanglots dans la voix]

Note de la rédaction : après une crise de larmes de plus de 10 minutes, nous retrouvons Lionel Mouton, les lunettes embuées, défait dans son costume Pierre Balducci à 32.000 €…

J K : Quel bilan rapide faites-vous de vos années Satiété Générale ?

Lionel Mouton : Désespéré. Monsieur Kerviol, nous avons été trahi par un petit employé qui a impacté notre bilan, d’une moins-value de 5 petits milliards. Ce n’était pas si grave et nous aurions rattrapé la bévue sur un coup de bourse spéculatif bien affuté si cette satanée crise n’était pas arrivée si tôt ! En tout cas, personnellement, je suis extrêmement satisfait de mon bilan financier, ma famille aussi.

J K : Mais n’étiez vous pas responsable de cet énorme trou financier ?

Lionel Mouton : Vif. Ah ! je reconnais bien là les journalistes ? Toujours en train de cracher sur les patrons ! De quoi serais je coupable ? Du comportement d’un employé qui a été immédiatement exclu : n’est ce pas là une attitude sérieuse et réfléchie de la part d’un patron du CAC 40 digne de ce nom, de punir les employés indélicats, Monsieur Kerviol ?

J K : Mais vous auriez pu démissionner car tout capitaine est comptable de ses matelots et de son navire !

Lionel Mouton : Hors de lui. Comptable ? C'est un terme que je ne goûte guère ! Le discours que vous tenez là, Monsieur Kerviol a des connotations bolcheviques : depuis quand un patron de banque, est il responsable des pertes occasionnées par des évènements indépendants de sa volonté ? Tout ceci est de la faute à la crise et j'estime n'avoir strictement rien à me reprocher ! De toutes manières, je trouve vos insinuations intolérables, je vais me plaindre du déroulement de cette interview à votre patron qui est un de mes amis, il possède un compte chez moi. Je ne vous salue pas Monsieur…

  • Toute ressemblance avec des lieux ou des personnes existantes ne serait que pure coïncidence et cette interview parodique n'est qu'un grossier pastiche...
  • L’interview originale est ici.

Cui cui, pigeon voyageur.

mercredi, 15 avril 2009

marri - couche-toi là !

 

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Vendredi soir. Rosa et Samuel viennent de dîner tranquillement dans un restaurant près de la gare de Lyon. Ils ont décidé de rentrer à pieds. Ils sont sur l'avenue Ledru-Rollin, quelque part entre l'avenue Daumesnil et la rue du Faubourg Saint-Antoine. Ils parlent du boulot, du repas, du quartier, du film qu'ils ont vu en début de soirée. Leur conversation est légère, mais à un moment, Rosa s'arrête net ; sans raison apparente. Elle demande :

- Tu as vu ?
- Non. Quoi ?
- Là ?
- Où ?
- A cinq mètres...
- Eh bien ? quoi ? C'est une cabine téléphonique...
- Oui. Mais, regarde bien.
- Tiens, c'est vrai !!! Non, j'avais pas vu...

Ils reviennent sur leurs pas ; et s'arrêtent maintenant devant la cabine téléphonique à double porte. Personne n'utilise le combiné, qui est accroché comme il se doit à l'appareil. Pourtant, même si personne n'est debout, la cabine est bien occupée. En effet, quand on dirige son regard vers le bas, on voit nettement un sac de couchage marron. Le type à l'intérieur roupille. Les deux passants reprennent leur chemin.

- Tu veux que je te dise ? Je commence à en avoir marre du Réel, même si je ne sais pas trop ce que c'est ! J'en ai marre de l'information - des nains-formations - du juridique, des procédures, des lois, qu'on nous demande de connaître avant de réagir. D'ailleurs, il y en a même qui n'y connaissent rien, et qui la ramènent !!! Bon, eh bien, il y a "ça" : ce que je vois - la réalité ! Cette réalité que j'ai là sous les yeux sans que je ne puisse rien faire ! Je veux pouvoir dire sans jargon, sans aucune science, que c'est grave d'en arriver là ! J'en ai marre qu'on vienne me dire qu'on a de la chance de vivre dans des pays civilisés, parce que ça ne l'est pas !!!

- C'est civilisé, mais c'est aussi barbare...


- ???! Oui. J'en ai marre parce que le Réel fait tout pour que plus personne ne voit, et ne puisse réagir ; et, elle finit par paralyser. Disons, le Réel, en tant que catégorie de la représentation qui regroupe la diffusion des apparences, et qui pousse chacun à se résigner devant les "faits", les "preuves", les "actes" des autres - des plus abrutis aux plus sournois. L'im-pa-ra-ble "concret" : mon cul ! On te dit : "Non, Monsieur, c'est pas comme ça ! Il faut faire ci, il faut faire là." "Oui, Madame, on sait bien, mais, ça ne se passe pas comme cela : il y a des procédures." "Ah, non, nous, on ne peut rien faire, il faut voir au-dessus." Oui, mais, "au-dessus", on fait tout pour ne pas voir, on trouve toujours le moyen de dire : "Non, on ne voit pas." Dans chaque domaine, à chaque "au-dessus" auquel on nous renvoie, on nous pose des barrières et ils se mettent des oeillères ; et à la fin, on a "ça". Et, franchement, ce n'est pas lui, qui est là qui me gêne, c'est au contraire, l'ensemble de l'organisation sociale. Le pire, c'est que c'est comme ça depuis le début. Avant ça, il y a ceux qui sont couchés dans la rue ou dans le métro, mais bon, on accepte ; et avant ça, ceux qui couchent sur les bancs, mais, bon, on accepte...


Bien sûr, comme tout le monde n'est pas aveugle, la société parvient à corriger ses impairs. Alors, on crée des associations, on squatte des bureaux vides, on "alerte l'opinion". Mais, fondamentalement, on accepte l'ordre social, alors qu'il faut reprendre depuis le début. Qu'on se dise que rien que la propriété - que le "droit à la propriété" -, c'est grave : que, déjà, c'est une connerie !!! et donc, tout ce qui en découle : les loyers, les expulsions, les crédits, le patrimoine, mais aussi, et surtout, ceux qui font les textes - enfin, ces textes -, et qui font qu'ils soient appliqués ! et qui sont payés pour le faire !!!


Parce que ce qu'on voit là, c'est le résultat du "légal". C'est ce "légal", qui c'est choquant. Et, tu ne peux même pas dire que tu trouves ça "pas normal", parce qu'on te répond, "Oui, mais, qu'est-ce qui est normal ?". Et là, t'as envie de dire, que de voir et de laisser quelqu'un dans la plus totale détresse, qui en arrive là, eh bien, ça, "ce n'est pas normal !!! Le cynique te dit : "Si ! c'est normal, puisqu'il y en a de plus en plus...", "et même que personne ne fait rien...", "et puis, si ça se trouve, il dort comme ça pour se faire remarquer. C'est du snobisme !" Et bien, ce cynique-là, t'as qu'une seule envie : c'est de lui foutre sur la gueule, parce tu trouves ça normal de lui faire fermer sa gueule à débiter ce genre de conneries !!! Bref, chaque jour qui passe, on nous fait accepter l'inacceptable.


J'en ai marre parce que, la Terre, elle appartient à tout le monde ; à chacun de nous. Donc, qu'il n'y aucune raison de tout subir, à chaque fois. Que non ce n'est pas "normal" de se faire polluer, ou de se faire matraquer la gueule parce qu'on manifeste son désaccord avec la gestion économique d'un pays à fin de servir les finances du cercle des "amis" d'un trouduc ; comme non plus, de se faire prendre en otage parce qu'on a écrit un livre de contestation !!!


Dans ce Réél - et évidemment on ne nous le montre pas ! -, à chaque fois, il y en a un qui gratte l'autre, et plus il en gratte un, plus il va en gratter d'autres, et quand il n'y arrive pas seul, il trouve toujours le moyen d'en soudoyer deux ou trois pour foutre la pression, et quand il en soudoie deux ou trois, il y en a toujours quatre ou cinq autres pour se proposer à être encore plus efficaces : soit pour foutre des coups, soit pour raconter des salades. Et à chaque fois, encore un, et encore un... On n'en sort pas, et on en arrive là ! Là, le type, il se fout là parce qu'il se dit que s'il traîne seul dans un coin, il y en aura toujours un ou deux pour venir l'emmerder. Alors, il choisit un coin où il est à peu près sûr qu'il ne se fera pas trop emmerder. Et alors, il crèche dans une cabine téléphonique. Et les gens viennent vous dire : "Mais, c'est ça la démocratie ! Tout le monde est libre. Lui, vous voyez, il est libre de choisir de dormir dans une cabine téléphonique. Il a choisi entre celle-ci, et celle-là, plutôt qu'un hôtel ou un palace." Et, le plus connard rajoute : "C'est son choix ; et, il faut le respecter !"


Alors que le truc, mais le minimum, c'est qu'on devrait tous avoir sans exception un espace bien à soi, bien déterminé. Qu'on ait pas à chaque fois à montrer des papiers, des justificatifs, des titres ; qu'on n'ait pas à chaque fois, LA loi, LA police ; ou des connards sur le dos. Que justement, ce soit normal pour tous de circuler, tranquillement, de glander, sans risquer de se faire emmerder, contrôler, agresser... Bref, c'est tout le problème de l'éducation ; et comme par hasard, t'as l'autre connard - enfin, c'est pas lui, ce sont ses "amis" - qui font tout pour que ça empire, parce que dans leurs calculs, comme ils sont bien protégés, ils se disent que si ça explose, ils ne risquent rien, et que ça devrait encore leur rapporter...

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par Albin Didon

 

 

mercredi, 01 avril 2009

Exclusif ! Les révélations sur les dessous de l'affaire des préservatifs de l'Évêque d'Orléans !

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LE CLERGÉ D'ORLÉANS DEMANDE

PARDON AUPRÈS DE SES OUAILLES

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De notre envoyé spécial à Orléans, Papa Razzi

Selon des sources fiables, il apparaîtrait que la déclaration  de l'évêque d'Orléans concernant l'inefficacité des préservatifs contre le SIDA, aurait été due à un malencontreux concours de circonstances. Ce réquisitoire de notre évêque, un Saint Homme ignorant des pratiques sexuelles et du processus de reproduction a déclenché tant de réactions outrées et un tel tollé que l'Épiscopat a tenu à faire la lumière sur l'origine de ces rumeurs perfides. En réalité, le Vénérable Dignitaire religieux  se serait fait abuser par son neveu, un garnement espiègle de 12 ans !

En effet, alors que le bienheureux oncle, une brebis élue du Bon Dieu, gardait le jeune sauvageon, il le surprit avec un paquet dans les mains. Lui arrachant violemment la boîte, il le questionna sur l'utilisation de cet étui suspect. Le galopin lui déclara avec effronterie en ricanant comme possédé par le démon, qu'il s'agissait d'un paquet de préservatifs, alors qu'en fait, la boîte contenait des filtres à café en papier n°4.

La punition fut sévère pour le jeune vaurien et consista en une bonne fessée, 34 pater et 43 ave Maria.

Le lendemain, alors, qu'il rentrait subrepticement dans la cuisine et qu'il commençait à chatouiller candidement sœur Marie-Josèphe, ses yeux tombèrent sur la cafetière et il faillit s'étrangler d'horreur : non seulement sœur Marie-Josèphe utilisait quotidiennement cet objet diabolique, mais surtout, à travers le préservatif (le filtre) passait un jus noirâtre ! Ainsi notre prélat eût il la preuve visuelle et formelle de l'absence d'efficacité des préservatifs !

La punition fut sévère pour la jeune religieuse dévergondée. Elle n'a toujours pas compris les raisons de son châtiment  qui consista en trois bonnes fessées bien appuyées, 1 Pater et 1 ave Maria.

Cet homme d' église, pieux et innocent alerta donc aussitôt la Presse quotidienne pour la prévenir que si un jus noirâtre coulait à travers un préservatif, la maladie satanique ne pouvait que suivre la même voie !

D'où il apparut que la candeur, la naïveté voire la Sainteté de notre bon Samaritain fut à l'origine d'un fâcheux malentendu qui entraîna les conséquences funestes que nous connaissons. De nos jours, il ne fait pas bon être un  fervent croyant simple et innocent !

Il semble que cette version des faits soit corroborée par les plus hautes instance de l'Épiscopat français et même les autorsidaction-2.jpegités du Vatican qui souhaitent ardemment un dégonflement rapide de cette malheureuse affaire montée de toutes pièces par les ennemis jurés de la Sainte Église.

* NB : À noter que cette charge gentillette ne vise que les membres du clergé séculier et non la religion proprement dite.

By Cui cui, l'oiseau hérétique, future alouette rôtie au feu de bois...

 

 

lundi, 23 mars 2009

Chronique d'une journée ordinaire sur un marché du 9-5 en 2009 (épisode 1)

Je surprends le geste d’un type, il vient de glisser un paquet de piles LR6 à 3 € dans sa poche…

- Monsieur, vous me devez 3 € - Le type : et pourquoi ? Pour le paquet de piles que vous avez dans la poche ?

Quoi ! Vous me traitez de voleur ? J’ai la main sur ma batte de base-ball cachée sous l'étal, l’individu comme tous les voleurs (c’est à ça qu’on les reconnaît), prend tout le monde à témoin et se montre agressif, il joue à la vierge effarouchée. L’agression est proche.

 Pour une pile à 3 €…

J’ai tout à perdre : en cas de bagarre, mon stand éparpillé aux quatre coins et ma marchandise évaporéee... Je serais exclu du marché. J’abdique. L'homme fait mine de renverser l'étal mais se ravise car il a compris qu'il n'avait lui même rien à gagner. 3 € en moins. De toute façon le mec est plus jeune et plus méchant que moi. Je suis las d'être impuissant...

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- Bonjour Monsieur, vous changez les piles de montres ? Oui, Monsieur

- C’est combien ? 1,50 € les piles de qualité normale et 2,30 les marques qui durent en général 2 ans minimum.

- Oh la la ! C’est cher ! Mettez moi une pile à 1 €.- Non c’est 1,50 €

.Le type ne dit rien et me tend une Rolex de contrefaçon grossière. C’était au moins la 43ème que je voyais aujourd’hui ! On trouve toutes les Rolex du monde dans les cités : des Rollex avec 2 L, des Rollexe, des Rolleyx et même des Solex ! Et je ne parle pas des Christian Dior, des Cartier et même des Quartiers . Rien que de la marque en toc !

En aparté je voulais d’ailleurs rendre hommage à notre comique Séguéla, le plus désopilant des clowns, car il a bien raison de soutenir Nicolas Sarkozy : depuis qu’il est président de la République, les habitants des cités dans les banlieues pauvres, bien avant l’âge de 50 ans, ont réussi leurs vies :

FIGUREZ VOUS QUE LA GRANDE MAJORITÉ PORTE DES ROLEX !

Je continue mon récit.

- C’est 1,50 € et pas un centime de moins, je vous préviens

mon client, un homme d’environ 70 ans, un Hâjjî au visage orné d'un  fin collier de barbe blanche, fait la grimace.

Ah la la ! Comme c’est cher ! Mais pour vous, glissai je malicieux, ce n'est rien 1,50 €, vous possédez une montre de luxe, non  ? Vous l’avez d’ailleurs payé combien votre Rolex ?

- 11 € à La Mecque.

- Mouais ! Vous avez fait une belle affaire ! L'homme est fier et relève le buste et jetant un œil satisfait autour de lui. L’auditoire est mi-goguenard pour les jeunes et mi-admiratif parmi les gens de sa génération.

J’adore cette ambiance bon enfant du 9-5 ou du 9-3, cette fausse naïveté , cette simplicité, cette ouverture sur les autres, le respect envers l'autre et en même temps cette rudesse et cette violence à fleur de peau.

Tendresse.

- Bon allez, je vous la fais à 1,40 € déclarai je l’air faussement dépité pour éviter que mon interlocuteur perde la face. Son regard devient triomphant, je le vois se rengorger : la négociation de prix est un sport régional, ici, et une victoire, même minime vous catalogue votre homme ! Ses petits enfants qui l’accompagnent le regardent avec admiration.

J’aime ces moments.

Amis Villageois(e), à après ; loin de l'élitisme, de la cupidité-reine, de la politique politicienne, et des formes  plus tribales que démocratiques, qui ne répondent plus, depuis bien longtemps, à nos interrogations et à notre quête d'un monde un peu plus fraternel et intelligent.

Si vous désirez approfondir la réalité de la banlieue, le Bondy blog sur 20 minutes est également  une excellente référence pour comprendre, voir et éviter les jugements hâtifs.

 

Cui cui l'oiseau, commerçant-clochard ambulant.

 
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