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lundi, 13 juillet 2009

égare - avoue

 

BorneVelibParis.jpg

 

- Misère ! ça n'arrive qu'à moi ! j'ai perdu mon vélo ! Enfin... "perdu", c'est vite dit ! Je ne la jouerais pas non plus "théorie du complot", mais il y a comme une étrange coïncidence. D'abord, disons que "je ne retrouve plus mon vélo là où je l'attache habituellement". Dans un cas comme celui-là, on a bien sûr un léger doute... qui s'accentue à force de vérification ! L'ai-je attaché ailleurs ? Où ça ? Y a-t-il encore d'autres endroits ? Mais qui a bien pu vouloir me le piquer ? Je délire, ou bien ?!!! Euh... la coïncidence ? Eh bien, c'est, comme par hasard, au moment où, de mon côté, je trouve... des Vélibs !

Oui, il y a dans Paris, des Vélibs qui traînent : souvent, en mauvais état, et parfois, ils sont encore utilisables. Alors, quand on peut, pourquoi se priver ?! La première fois, c'était mardi, il y a dix jours. Il était environ onze heures du matin. Je partais faire mes courses. A pieds. Ben oui ! Avec la chaleur, je n'avais pas pris le temps de réparer le pneu crevé de mon vélo. Sur le chemin, j'avais remarqué un Vélib' jouxtant un poteau de signalisation, qui n'y était pas attaché ! Le câble anti-vol était bien dans le verrou, mais le Vélib' n'était attaché à aucun support fixe. J'en avais déduit qu'il y avait un truc louche. Et, comme je n'avais jamais eu l'occasion d'essayer cette nouveauté, j'en ai profité. J'ai donc défait la double béquille sur laquelle il reposait, et l'ai enfourché. En plus, nouveau coup de bol, la selle était réglée à la bonne hauteur !

Sur le coup, embarquer un vélo qui avait été probablement acquis de manière douteuse, n'avait produit en moi aucun sentiment de culpabilité. Bien au contraire ! J'avais repris ma route habituelle, puis arrivé au marché, j'ai attaché l'engin, et fait mes emplettes. Comme il était relativement tôt, j'avais décidé alors d'aller traîner dans le centre de Paris. A destination, j'ai attaché à nouveau le vélo. Premières impressions : pas particulièrement maniable, ni vraiment confortable, ni rapide, et surtout assez lourd ; l'ensemble me paraîssait cependant correct pour un usage ponctuel. Et puis, gratos - je veux dire entièrement gratos -, j'aurais été gonflé de me plaindre ! Bien que les pneus l'étaient assez mal :-]

Le plus amusant dans tout ça, c'était que si, par hasard, quelqu'un d'autre le "trouvait" et se l'était approprié, je m'en serais battu les flancs ! Vraiment. Même dans le cas où j'eus prévu un itinéraire précis, un rendez-vous à ne rater sous aucun prétexte. Disons que j'adaptais mon emploi du temps, en fonction de cette éventualité. Je m'étais même habitué à m'attendre à ne plus le retrouver !

Ce qui arriva. La chance ayant été de courte durée. En effet, quelques jours après, jeudi de la semaine dernière, en sortant d'une séance de cinéma, je n'ai plus retrouvé le Vélib' où je l'avais soigneusement attaché : quelque passant un peu fouineur, sans doute. Bien que, paraît-il, tous les Vélibs sont munis d'une puce GPS... J'avais donc dû finir ma journée sans ; mais comme je devais rester dans le coin pour un autre film, c'était sans importance.

Pourtant le lendemain, avec un proche, on avait prévu de voir "Megan Fox", euh... "Transformers 2". Du coup, j'avais dû y aller avec mon propre vélo, que j'avais réparé entretemps, n'est-ce pas ?! Manque de pot : la salle avait déprogrammé le film, sans prévenir. Un peu cavalièrement, soit dit en passant. Sans que cette annonce ne nous perturbe réellement, nous décidons de nous rendre dans un autre quartier, où nous sommes sûrs que le film passera encore. Comme il était le seul au courant du "gag", je lui explique ce qui m'était arrivé la veille ; que c'était fini pour le Vélib'... "à l'oeil". Pour lui, il n'y avait plus qu'à nous y rendre à pieds, ou en métro. Mais, il y avait un nouveau gag : j'avais, quinze minutes plus tôt, repéré une fois encore un autre Vélib "abandonné" ! Je le lui ai montré. Et après avoir manifesté son vif étonnement, il l'a joyeusement... "emprunté", et nous nous sommes rendus dans le quartier convenu. Depuis, j'attache l'engin... avec une chaîne anti-vol !

Et si je généralise ces cocasses situations, je me dis qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Trademark. Si on regarde bien, depuis une année, les installations urbaines se sont nettement améliorées. Je me rappelle encore des histoires à pisser de rire des premiers utilisateurs. La limite des trentre minutes d'utilisation, et la galère de trouver une borne libre. Il y avait des quartiers où, sur un périmètre de cent mètres, toutes les bornes étaient occupées. Et, à l'inverse, surtout le matin, plus de vélos disponibles. Il y a pas mal de coins "bobos", comme ça. Mais, depuis, ça me paraît assez bien réparti, même si par endroits, le surnombre étonne. Mais, là, on peut comprendre : ils ont prévu les jours de grosse affluence.

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Là où je veux en venir, c'est que si on trouvait des vélos en pleine nature, disons, en grande quantité (et pour ne pas dire en totalité), car on (l'industrie) sait faire (produire), et on (la municipalité) accepte de faire (équiper) - sous conditions - eh bien, je ne serais pas le seul dans la situation du cycliste "chanceux", mais alors, tout le monde, sans exception, pourrait avoir la possibilité de rouler tranquillement sans se soucier de se faire piquer un vélo, qui n'appartiendrait en fait à personne en particulier, mais seulement à son propriétaire... "commercial", l'exploitant (-teur ?) JC Decaux, qui a bâtit sa fortune avec le mobilier urbain : les abribus, les panneaux publicitaires, les chiottes ; et quelques jolies enveloppes...

Mais non, car on aura toujours des larbins, bien dressés, pour... "remettre de l'ordre". Ainsi, dernier rebondissement en date, donc, hier, comme "par hasard", je ne retrouve plus mon mien, de vélo ! Sans établir de relation de cause à effet, je suis quand même amené à considérer ceci comme un "avertissement". Il ne peut selon moi en être autrement. D'autant plus que là où j'attache régulièrement mon bicycle, il y en a de meilleure qualité. Le mien n'était pas en évidence, et était même difficile d'accès, ne serait-ce que pour le détacher normalement ! Donc, le type - qu'on peut imaginer accompagné - a sciemment choisi le mien, qui avait aussi la particularité d'être défectueux !

Il ne faudra donc pas tarder non plus à s'attendre à ce que certains "zélus" prennent des dispositions juridiques de sanction à l'encontre de tout "usager improvisé" de Vélib', qui demeure une propriété privée. On peut même envisager, sans trop d'imagination, la création de nouveaux emplois, tels que : contrôleurs, traceurs, voire "détacheurs" de Vélibs'. Qu'ils appelleront des "Vélibérateurs" ? Et, on entend déjà les futurs mots d'ordre et slogans du type : "Rendre un Vélib' est un devoir civique", "Utiliser un Vélib' sans ticket est passible d'une peine d'amende", "Soyez chics ! remettez le Vélib' que vous avez trouvé dans une borne", "Gagnez des points Vélib', en dénonçant un usager suspect !"

Hum ! ça va pas là... je pique ma crise pour un p'tit vélo de rien du tout... quel matérialiste, je fais ! Et, je me fais sans doute des idées. Il se pourrait tout aussi bien que ce fut, mettons, le lascar du premier Vélib' "trouvé", qui me rend la politesse ; ou encore, je ne sais pas, mon karma, tout simplement. Allez, allez ! c'est juste une coïncidence : il n'y avait sûrement pas lieu de glisser sur cette pente outrageusement paranoïaque... Si ?

 

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par Albin Didon

[remerciements particuliers à Lord, pour sa contribution involontaire :-]

vendredi, 10 juillet 2009

Le mirage aux retraites.

Bonjour.

Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans passés, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le vendredi 11 juillet 2025. J'ai  eu l'honneur d'offrir aux membres de mon entreprise, mon pot de départ à la retraite.

Mon patron depuis 40 ans, Monsieur Guy, m'a offert comme cadeau, un superbe déambulateur qui m'aidera à me déplacer, mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic, consacrée au soulagement des douleurs dues à l'arthrose...

Quelle émotion, mes amis !

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Mais ce fut pas tout pas tout ! Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés s'était personnellement déplacé pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 55 ans ! Sans oublier la visite surprise de  Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière, membre du bureau de ma section UMP de Vélizy, m'apportant 3 bouteilles de "vieux pape", mon vin préféré !

Vous imaginez ma joie et ma fierté.

Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !

J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse.

Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Guy, un patron au grand coeur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'a pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément et de surcroît a commandé des harnais sur mesure pour faciliter le transport des sacs de plâtres. Ce geste simple et désintéressé m'a profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant.

 

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Puis j'ai évoqué M. Brice Hortefeux, l'instigateur généreux de la réforme des retraites et chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy et Copé, ont su prendre à bras le corps ce problème crucial... À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets de collègues socialistes et autres mauvais esprits toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible mais royal comme le président Copé, j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.

Je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai soudain été secoué par une quinte de toux qui m'a durée 2 bonnes minutes. [Mon  médecin, un gauchiste du Modem écologique, m'avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge passée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues au chalumeau. Mais Monsieur Guy, m'avait persuadé du contraire]. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de chuter, victime d'un léger malaise.

Je me réveillai 5 minutes plus tard, pour poursuivre  courageusement mon discours sous les ricanements  de la racaille bolchevique et l'admiration bruyante de Messieurs Guy et Gérard et sous les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki.  À ce moment, devant la jalousie exacerbée de certains, j'avoue avoir eu mal à la France. Des tremblements incoercibles agitant mes mains m'obligérent à abréger mon speech.

Et ce fut couché sur une civière que je reçu cette médaille si convoitée des mains d'un délégué du Ministère du Travail des Aînés.

Ce fut le plus beau jour de ma vie.

Ce fut aussi son dernier.

Amis de cui cui, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien de l'économie et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine, qu'ils disent !

La mort et la déchéance sont indubitablement au bout de cette réforme qui résoudra au moins un problème majeur : celui de l'euthanasie.

Bon courage et à après !


Cui cui, le volatile ouf

mercredi, 08 juillet 2009

G8 : Le libéralisme vert est il l'avenir du capitalisme financier ?

Lecteurs assidus ! L'avenir ne sera pas noir comme on ne cesse de vous le seriner.

Il sera vert-de-gris avec un beau galon doré pour rappeler l'omniprésence de nos bienfaiteurs de Wall Street, de la City et des Bourses mondiales.

Las de prêcher une opposition stérile face à un système capitaliste qui a fait ses preuves, en tant qu’humble membre du village des Nouveaux Révolutionnaires Verts, l’idée m'est venue de créer un nouveau Think tank attaché à promouvoir les valeurs séculaires du profit, de l’exploitation humaine, de l’économie de marché, de la dérégulation et du développement durable.

Après avoir lu ici, que les politiques et le Marché, dans un souci écologique prôné par le rusé rosé-vert-jaune Daniel Cohn Bendit, allaient permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui en disposent en raison de la baisse de leurs émissions de carbone ; aussitôt, à l’intérieur de mon petit cerveau de piaf, une ampoule basse consommation s’est brusquement allumée !

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Tenez vous bien : une bourse aux points verts spéculatifs de droits à polluer pourrait être mis en route : quelle avancée économique, les amis ! Merci Arthus Bertrand, merci DCB, merci Nicolas Hulot ! Enfin une nouvelle méthode de se faire un peu de flouze, de faire sauter l’oseille ! Quel bonheur ! Adieu les placements pourris chez les fabricants de pneus ou de voitures qui asphyxient la planète !

Alléluia ! L'écologie politique est notre Déesse ; Nicolas Hulot et Daniel Cohn Bendit  sont ses prophètes !

Et puis mon cerveau inventif, inspirateur du Think Tank NRV (Nouveaux Révolutionnaires Verts – en novlangage - ), a imaginé, dans un superbe orgasme intellectuel provoqué par un surplus d’alcools forts , les points verts spéculatifs retraites ©, les points verts spéculatifs vacances ©, les points verts spéculatifs santé © !

Je vous sens enthousiastes, non ? Attendez que je vous explique.

Désormais, finis les calculs compliqués des retraites par années : chaque trimestre, vous recevrez un certain nombre de "points retraites" en fonction de votre salaire, de votre métier, compétence, fayotage et j’en passe. Au bout de 12457 points vous aurez ainsi droit à votre retraite. Pas joli ça ? C’est à dire que votre retraite sera complète à 67 ans comme elle pourrait l’être à 86 ans : tout dépendra de vos cotisations, du temps travaillé et de la valeur du point !

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Et cerise sur le gâteau, tenez vous bien, les amis ! Vous pourrez spéculer avec vos points retraites, car ils pourront être côtés dans une bourse de valeurs !

Oui. Ça vous épate, hein ?

Par exemple, si vous possédez 6000 points à 150 € et que vous les revendez à 180 €, vous gagnez 30 % de votre retraite soit sur le montant soit sur la durée ! Formidable progrès ! Et merci qui ? Merci Think Tank NRV !

Attention aux risques, il est possible que vous travailliez jusqu’à votre décès, toutefois avec une bonne propagande médiatique comme nos communicants en ont le secret et avec l'appui des gouvernements, nous pensons vaincre certaines réticences à la nouveauté. La réforme est indubitablement au bout du pouvoir médiatique.

On pourrait appliquer le même système aux vacances, aux dépenses de santé et à plein d’autres domaines : finies les solidarités pesantes, effacé l’État omniprésent. Adieu les déficits chroniques (Aphatie pourra enfin parler d’autres sujets), écrasées les dettes gigantesques !

Vive la spéculation verte, moteur du libéralisme conquérant et du développement durable ! Et voilà comment on sauve à la fois les deux mamelles du capitalisme moderne : j'ai nommé la finance internationale et l'écologie caviar avide de faire payer au petit peuple ses consommations néfastes et polluantes (vieux véhicules, énergies fossiles trop bon marché, nourriture pas assez bio, habitations pas assez isolées, etc).

Amis du Village, je vous le dis droit dans les yeux : vous avez bien de la chance de  jouir  des conseils illuminés d'un grand penseur. Je mériterais largement de figurer en bonne place dans des blogs autrement influents, c'est moi qui vous le dit.

Ah ! Si vous saviez comme il est à la fois écrasant pour mes frêles épaules et exaltant, ma modestie  dût-elle en souffrir, de préparer des lendemains qui chantent pour le bien-être de l'Humanité...

Ami de cui cui, à vos fusils !

Vous avez souri en lisant ce modeste billet ? Vous ne tarderez pas à pleurer en vous apercevant que ce qu'il décrit se réalisera bien plus tôt que vous l'imaginez...

À après.

Nota bene : Les "points verts spéculatifs retraites"©, "points verts spéculatifs vacances"© et "points verts spéculatifs santé"© sont une propriété intellectuelle de Think Tank NRV ®

Cui cui, le moineau givré ®.

lundi, 06 juillet 2009

L'année 2009 : le règne des succubes et des elfes noirs ?

Amis lecteurs,

Vous qui avez été nourris au lait des valeurs républicaines ou même religieuses, je comprends votre désarroi !

Depuis un couple d'années, vos idéaux, tels  que l'égalité, la solidarité, la rectitude, l'honnêteté, la fraternité, l'intelligence, la fidélité à ses idées, la loyauté, la compétence, le mérite sont devenus caducs au bénéfice d'une amoralité, voire d'une immoralité décomplexée. Sont apparues les nouvelles valeurs liges d'une société où l'argent facilement gagné, la corruption, la spéculation, la mise en place d'oligarchies, la cupidité, le mépris du peuple,  l'égoïsme, le copinage, les excès du pouvoir personnel, l'élitisme, la cooptation, le chacun pour soi, la malhonnêteté, la déférence, la lâcheté, la récompense des traîtres, représentent désormais les nouveaux repères d'une société française déboussolée.


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CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

La planète tourne t-elle à l'envers ?

Comment des élus aussi contestables que Jean-Paul Alduy et Patrick Balkany peuvent ils être si triomphalement réélus ?

Comment des Lois rejetées (Hadopi, travail du dimanche) peuvent se retrouver sans cesse remises à l'ouvrage ?

Comment les résultats d'un référendusuccube1.JPGm populaire peuvent-il passer par pertes et profits sans l'ombre d'un remord ?

Comment les profiteurs d'un libéralisme financier si contesté et si destructeur, peuvent-il poursuivre leurs errements en toute impunité ?

Comment des transfuges et des traîtres peuvent ils être autant célébrés ?

Comment les gouvernements peuvent ils accepter de verser autant d'aides aux banquiers sans contrepartie ?

Comment le parti au pouvoir peut il gagner les élections européennes malgré de si monstrueux échecs ?

Comment un président si ouvertement manipulateur, bonimenteur, peu scrupuleux parvient il à conserver une majorité de partisans ?

Comment la jouissance, l'ambition et l'individualisme ont t-ils pu remplacer si aisément les idéaux de la République ?

Comment des valeurs telles que l'argent, la notoriété et la richesse ont t-elles pu devenir l'étendard de toute réussite personnelle ?

Comment et pourquoi les médias parviennent ils à manipuler si facilement l'opinion ?

Existe t-il encore une moralité, un sens critique, ou des éclairs de lucidité chez nos compatriotes ?

L'heure est grave.

Républicains naïfs, citoyens endormis, Français trompés, Américains spoliés, Anglais ridiculisés, Allemands embobinés, il est enfin temps d'inventer une nouvelle forme de résistance.

Réfléchissez y pendant vos vacances estivales, allongés sur vos transats, un verre de soda avec une paille à la main, bien protégé à l'ombre d'un parasol, la plage de sable brûlant à proximité, car au retour, nul doute que les forces des ténèbres auront encore accru leur emprise et que le monde que vous retrouverez sera encore plus glacial...

"Errare humanum est, persevare diabolicum" ; "« Il est humain de se tromper, persévérer [dans l’erreur] est diabolique »".

Amis de la passivité bovine, de la dérision stérile et de l'ironie impuissante, faites comme moi : attendez sagement que le système s'écroule comme un chateau de cartes, préparez votre armure pour vous protéger car vous serez de toutes les manières les premiers ensevelis et broyés !

Il ne fallait pas l'inviter... Poils au nez.

Car nous sommes tous cocus... Poils au c...

Bonnes vacances aux militants de la transhumance estivale. Une pensée émue pour les autres, qui, comme moi, restent tout l'été à travailler.

À après !

PS : je n'ignore pas que les succubes sont des démons femelles, mais dans un souci d'éviter  toute discrimination positive, je les ai masculinisées.

Cui cui, le charognard ricanant.

 

lundi, 18 mai 2009

Les tartuffes de l’Europe ou Docteur Jekyll à Paris ; Mister Hyde à Strasbourg.

Rien qu’à l’idée d’assister sur les chaînes de télévision au triomphalisme ostentatoire des membres de l’UMP (Copé, Bachelot, Bertrand, Dati et consorts) et autres ralliés félons et carriéristes méprisables issus de "la gauche marécageuse", rien qu'à l'idée de supporter le discours satisfait d’un Président qui ne manquera pas de déclarer que par leur vote massif les électeurs ont avalisé sa merveilleuse politique et ses superbes réformes, je me suis dit que NON, décidément NON, nous ne pouvions laisser se dérouler sans réagir la joyeuse farandole de la fête de l’UMP du 7 juin 2009 au soir !

quand l Europe veut l Europe peut.jpgBien entendu, certains beaux esprits, qui hantent ces lieux  vous répliqueront que je n’ai qu’à m'abstenir et éteindre mon téléviseur . Certes, mais la posture de l'autruche n’empêchera ni ces démonstrations d’arrogance, ni  à terme, l'arrivée au pouvoir de mouvements autoritaires dont nos philosophes plus habitués à manier leurs stylos et leurs  concepts ésotériques que la force se retrouveront la tête dans le sable et nous dans la merde, contraints de réparer leurs conneries !

 Ne nous voilons pas la face : lorsque notre température monte à 40 °, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on fait baisser sa fièvre. Dans le même état d'esprit, les banques  ne se  sauveront jamais en trafiquant leurs bilans, comme elles le font actuellement,  les sondages de l’institut Opinion Way à la piètre réputation ne convaincront pas davantage les électeurs (sinon ceux déjà conquis) des tendances du scrutin !

Il me semble opportun qu’un signal d'alarme provenant des citoyens impose  une mise en garde à nos élites et surtout change les donnes au sein même du Parlement européen.

quand l Europe veut l Europe peut3.JPGLe bataillon toujours présent d’électeurs âgés, votant systématiquement pour son petit Chef, viscéralement et irrémédiablement attaché à tout ce qu’il entreprend quoiqu’il fasse, lui fournit un confortable rembourrage de 27 % (vous me que direz 27 % sur 50 % de participation, ça ne représente que 13,5 % du corps électoral). Ce matelas sera d’autant plus surestimé que la participation sera faible. Et cela, le gouvernement l’a bien compris, l’absence de forcing de sa part en étant la preuve patente.

Allons nous encore nous faire dicter nos choix par un électorat majoritairement peuplé de retraités qui vénèrent la pratique du pouvoir personnel d'un l'homme providentiel ? Par des tenants de l’ultra libéralisme qui n’ont jamais renoncé à leur chimère ? Par des transfuges venant du Front national ?  Par les partisans des restrictions des Libertés au profit de l’Ordre a tout prix ?

Et nous autres, opposants, pour qui voter ? Pour un Parti Socialiste qui a voté 97 % des lois libérales de Strasbourg avec l’UMP,  et qui, de défenseur du socialisme à Paris, devient blairiste et franchement libéral à Strasbourg ?

Pour un MODEM qui a mélangé ses suffrages jusqu’en 2007 avec le groupe libéral européen (ADLE) dont il faisait partie, et qui, pour des raisons électoralistes de positionnement de Bayrou vote désormais avec les Verts mais garde une doctrine droitière digne de l’UDF de Giscard avec des cadres aussi chargés de casseroles, tel Jean Peyrelevade ?

Quelle différence y a t-il entre les trois formations-godillots partisanes du "oui anti-démocratique au TCE", du libéralisme économique échevelé, des réglementations démentes qui favorise les grands groupes, de l'absence de lois sociales européennes et de la privatisation à tout crin ? Aucune, si ce n'est le nom des partis !

quand l Europe veut l Europe peut2.JPGNe voter pour aucun de ces 3 grands mouvements paraît la seule démarche qui puisse faire trembler nos oligarques français ou européens et saper les fondements d’une Société élitiste que la crise n’a jamais fait chanceler, contrairement aux assertions de la presse et de la propagande officielle.

Le piège  de la soi-disant déliquescence radicale du capitalisme financier international et son extrême dramatisation médiatique, chausse-trappe dans laquelle la plupart des philosophes et économistes de tous horizons se sont engouffrés comme des perdreaux de l’année, prenant souvent leurs désirs pour la réalité, n’est peut-être qu’une illusion car il n'est pas impossible que le dogme de l’ultra libéralisme se remette  rapidement de cette crise, avec les aides considérables des États et grâce à la purge gigantesque pratiquée sur les emplois et les salaires sous prétexte de récession ! Je suis même prêt à parier que si ce système s'en sort sans trop de dommages, ses thuriféraires, forts de leur impunité n'en finiront plus de bousculer l'intérêt général et de perpétrer leurs excès avec encore plus d'outrecuidance. La vigilance s'impose...

Amis lecteurs, que diriez vous de déguster 3 marques différentes de soupes dont la texture, la composition, les ingrédients, la provenance sont presque identiques et dont la saveur est médiocre ? Que vous soyez de droite ou de gauche, tentez donc une petite incursion dans une petite gargote de votre choix où le potage n'est pas issu d'une émanation industrielle !


POUR CES RAISONS, IL EST SOUHAITABLE DE VOTER, ET DE PRÉFÉRENCE,  ÉVITEZ LES MARCHANDS DE SOUPE LYOPHILISÉE !

En tout cas, aller à la pêche constituerait un péché majeur, mais après tout, chacun voit midi à sa porte...

À après !


Merci à mes sources,Olivier Bonnet, Guy Birenbaum et Médiapart.

Cui cui, l’oiseau fou à force de chanter dans le vide.

 
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