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dimanche, 18 mai 2008

La trouille, les Français et vice-versa...

Pour égayer un mois de Mai un peu morose, voici une petite devinette peu subtile destinée aux plus sagaces d’entre vous, qui, si j’en crois leurs dires sont très nombreux sur ce blog...

959890929.jpgQui a peur de se faire arnaquer, peur des inconnus qui s’adressent à lui, peur de se faire remarquer, peur des étrangers, peur de la police, peur de protester, peur de son patron, peur de ses collègues, peur du licenciement, peur de l’accident, peur des pédophiles, peur de ne pouvoir rembourser l’emprunt qu’il a contracté, peur de la mort, peur de la souffrance, peur des insomnies, peur de la peur ?

Qui a peur de se battre, peur du lundi, peur des disputes, peur des OGM, peur de contester l’ordre public dans la rue, peur d’être fiché, peur de vieillir, peur des jeunes, peur des immigrés, peur d’être envahi, peur des sans papier, peur d’insulter, peur d’être insulté, peur des banlieues, peur de la drogue, peur de tout ceux qui n’ont pas les mêmes opinions qu’eux, peur d’exprimer leurs opinions politiques, peur de tous les faits divers dont il est friand ?

 Qui a peur de l’extrême droite, peur de l’extrême gauche, peur des communistes, peur des anars, peur pour leurs enfants, peur de leurs enfants, peur pour leurs vieux, peur de leurs vieux, peur pour leur santé, peur des manifs, peur des grèves, peur des embouteillages, peur des radars, peur des contrôles d'alcoolémie, peur des gendarmes, peur de l'armée, peur de ne pouvoir joindre les deux bouts, peur d’une catastrophe nucléaire?

Qui a peur de l’Iran, peur de l’Afghanistan, peur de la Libye, peur des Américains, peur de l’Europe, peur des pays de l’est, peur de la Russie, peur de l’Afrique, peur de la Chine, peur des Corses, peur des Basques, peur des chiens, peur de la mondialisation, peur de tout, peur du désordre et surtout peur de l’avenir ? 

Chacun a bien compris que je parlais des Français d’aujourd’hui…

Et la Presse, et tous les médias français par sondages interposés d’évoquer à tous moments ces peurs souvent irrationnelles et de les conforter, de les cajoler, d’en créer de nouvelles, de caresser nos concitoyens dans le sens du poil pour les féliciter d'avoir peur de tout et de s’en remettre à un surhomme quelconque (hier c’était Sarkozy, demain qui ?) ou à une élite oligarchique pour nous protéger toujours plus contre tout ce qui nous entoure, nous menace et qui  est forcément hostile !

Quel est donc le but de ces médias ? Faire de nous un peuple de brebis tremblantes ? D'individus décérébrés ? D'amateurs niais de spectacles et de jeux ? Une Nation de trouillards ? Une tribu de lâches pour mieux nous tenir ?

Faire de nous une peuplade conformiste, veule et prête à renier ses libertés pour plus de sécurité, de confort et de 151883413.jpgquiétude ?

Où est donc passé ce peuple frondeur et insolent qui a lancé une des plus grosses révolutions politiques de tous les temps et qui n'a cessé de se rebeller à travers les siècles ?

Franchement, nous sommes en droit de nous le demander…

Cui cui, oiseau libre... 

 

 

lundi, 12 mai 2008

L’esprit de mai 2008 ou La liberté d’interdire

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Contrairement à ce que l’on peut penser, le changement de mœurs au sein d’une société a plus de chance de se produire à la suite de la multiplication de petites mesures d’organisation de la vie sociale au quotidien, apparemment isolées, que par une vaste réforme d’ensemble soutenue par une idéologie clairement affirmée.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les idéologies qui réussissent à changer profondément les mœurs reconnues à l’intérieur d’une société, sont celles qui procèdent par des réformes ambitieuses mais se présentant comme sans lien direct les unes avec les autres alors même que leur combinaison assure l’isolement des conduites et pratiques sociales les plus diverses dans un maillage serré d’interdictions et de punitions, chacune légitimée par « de bonnes raisons » auxquelles on ne peut que consentir.

Un reportage récent à la télévision montrait ainsi une nouvelle pratique de la police de la route qui consiste à user d’une surveillance accrue des automobilistes à l’aide du camouflage. Motards en civil et voitures banalisées sillonnent les routes et repèrent et, bien-sûr, sanctionnent le moindre accroc au code de la route.
Ce qui me semble problématique là-dedans, ce n’est pas le fond : on sait bien que la police est là pour faire respecter la loi, sur la route comme ailleurs.

Non. Le problème me paraît être d’ordre moral essentiellement et réside dans le choix de la dissimulation. Un rapport de défiance est ainsi posé entre la police et les citoyens, sur le postulat selon lequel les seconds, lorsqu’ils se croient libres de leur mouvement, ont naturellement tendance à abuser de leur liberté.
 

En d’autres termes, le contrôle des conduites sociales (la manière dont les individus se comportent en société) est délégué à un principe d’hétéronomie. Ce contrôle externe est d’autant plus efficace qu’il est masqué. Il permet d’instiller l’incertitude sur l’identité des autres et la peur de la sanction.
Or, s’agissant d’une institution telle que la police, les occasions dans l’histoire où celle-ci a éprouvé le besoin d’agir de la sorte ont rarement été associées à des motifs avouables et à des régimes démocratiques (je n’ignore cependant pas que les rafles ont été réalisées par des policiers en uniforme.

Mais justement, le régime qui les ordonnait avait cessé d’être républicain. A côté, une police parallèle s’était développée). Appliquer à la circulation routière la même méthode que celle qui prévaut pour le suivi des manifestations et l’identification et neutralisation des « casseurs » par des policiers déguisés en manifestants, fait partie de ces mesures qui relèvent d’un même esprit mais qui n’apparaît pas comme tel, tant les raisons sont multiples et évidentes qui permettent de légitimer cette mesure pour le cas auquel elle s’applique et conformément à l’intention qui est la sienne : rendre la route plus sûre. On attend de la multiplication des sanctions et surtout de son effet croissant sur la conduite des automobilistes, un comportement d’ensemble plus policé, mais toujours fondé sur la peur d’un contrôle qui peut se produire à tout moment.

Maintenant lorsqu’on a la curiosité d’ajouter cette mesure à d’autres, notamment celles ayant trait à l’emploi, prises dans l’année écoulée et de les comparer les unes aux autres, on constate qu’un même esprit les anime : discipliner les conduites des individus en société en les soumettant bon gré mal gré à une norme commune. Cet esprit, c’est celui du libéralisme originel et de son profond pessimisme sur la nature humaine et ses passions mortifères, antisociales, qu’il faut strictement encadrer si l’on veut que ses démons que sont les humains puissent cohabiter sans se nuire excessivement, au point de se détruire mutuellement. Les échanges marchands ont été perçus comme un bon médiateur permettant de faire œuvrer ensemble des individus qui finalement travaillaient pour leur intérêt particulier.

La liquidation de l’esprit libertaire de mai 68 est en marche. Certainement pas à travers une idéologie explicite dont il faudrait épouser les dogmes, mais bien plutôt par une batterie de mesures visant à peser sur les conduites individuelles et à les soumettre à un ordre moral qui appartient en effet à une tradition de pensée et à une vision de monde particulières. Laquelle n’est plus spécifiquement de droite, mais mord très largement sur sa gauche, dont les repères identitaires propres ont été effacés. Tout simplement parce qu’ils vont dans le sens opposé de celui du libéralisme : confiance en l’être humain là où le libéralisme ne voit que menaces ; utopie (réalisation d’un potentiel d’émancipation bénéfique) versus réalisme (n’est rationnel que ce qui est réel) ; auto-organisation versus chaos, etc.

Le libéralisme qui étend son emprise un peu partout dans le monde et singulièrement en Europe, au moment où celle-ci n’a toujours pas trouvé le moyen de perpétuer son modèle social distinct de la tradition anglo-saxonne, traduit cette crise profonde de confiance que les sociétés nourrissent envers leurs membres. La recherche de la soumission de chacun à l’ordre économique tout-puissant conçu comme plus petit dénominateur commun est une réaction decrispation face à un moment de mutation difficile des sociétés développées confrontées à des changements massifs sur tous les plans. La réponse d’un Sarkozy, qui est de réformer tout et n’importe quoi, est un moyen censé placer le pays dans le mouvement en position d’acteur plus que de patient.

Mais l’on peut se demander si ce stakhanovisme n’est pas là pour faire diversion face à ce qui nous échappe plutôt que nous permettre de nous organiser pour y faire face. Sachant que la façon dont la réforme sarkoziste se développe se fonde sur une soumission accrue du plus grand nombre à un esprit de hiérarchie et non d’initiative, au chef et non au collectif, à l’application des règles et non à l’innovation issue de l’activité de groupes reconnus en tant que tels, etc. ?

 

Off

jeudi, 08 mai 2008

L’EMPATHIE VIRTUELLE


podcast
 
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Que de jolis blogs, décorés, chatoyants, accueillants,

Que de belles théories,

Que de grands combats espérés,

Que de grandes causes épousées,  

Que de relais aux manifestations,

Oui, mais,  ces mêmes auteurs ou :

 

Comment pleurer les Birmans en écrasant d'un coup de talon la tête de son voisin parce que  d’opinion différente ?

Comment être sacré Prince, Roi, Empereur d’un blog et acclamé pour sa vie, son œuvre, sa générosité, son sacrifice de tous les instants pour une ribambelle d’ingrats…

En écrivant de l’autre main …Un billet sur Sarkozy et ses réformes.  

Comment des êtres peuvent  renâcler à considérer cette plume d’écrivain, incompris, maudit, bafoué …

En écrivant de l’autre main …Un billet sur les dérives des médias.  

Comment se gâchent-ils eux même dans cette désorganisation, dans cette légèreté à ouvrir des débats stériles, imbéciles, à côté de la plaque alors que des cerveaux, des mentors planent dans leur sillage ...  

En écrivant de l’autre main … Un billet sur les partis politiques en lice pour 2012.    

Comment se fait-il qu’ils refusent de respecter des règles derrière un chef auto désigné, un chef qui ne recherche que le bien d’autrui en brandissant un coupe-coupe virtuel décrété par lui seul pour le bien de tous …  

En écrivant de l’autre main … Un billet sur Hortefeux.   

Comment résister aux insultes faciles, se saisir de confidences ou de révélations des uns pour les humilier, les traîner dans la boue ...  

En écrivant de l’autre main … Un billet pleurnichard sur les droits de l’homme.     

Ah ! La belle nature humaine !

Agathe

mercredi, 07 mai 2008

Esprit de mai 2007, es tu là ? (v 2.6)

Je vais commencer mon réquisitoire contre cette idée que je trouve farfelue, par une boutade à peine osée…

Y a t-il un " esprit "  mai 2007  ? Je rétorque avec la plus grande candeur, certes, il y a eu un mois de mai en 2007 mais de là à lui associer un " esprit " ?! 

C’est tout de même accorder beaucoup d’importance à un événement politique, sans doute important, mais dont la portée ne sera probablement pas historiquement essentielle, loin s’en faut !

Selon moi, le terme " esprit ", suppose un projet de longue haleine, destiné à changer le destin d’un pays, il signifie la catalyse de toutes les énergies pour des réformes destinées à améliorer le sort de toute sa population ou du moins d’une très large majorité, il implique les réformes des inégalités économiques, sociétales et sociales qui bloquent la nation ! Et tout ceci dans un sens d'amélioration, cela va de soi !

1616563917.JPGOr ce soit-disant " esprit ", le bien mal nommé, ne s’est traduit que par un bréviaire de contre réformes que la droite appelle " réformes "... Un petit aparté pour un grand coup de gueule : quand, bordel de merde, emploiera t-on un vocabulaire idoine ? "Réformes" pour des lois ou règlements qui vont vers l'amélioration de la condition des citoyens d'un pays et un autre terme adapté pour les mesures qui entraînent une certaine régression du bien être des humains au sein d'une collectivité.

Dîtes moi ? Appellerait on "réformes"  des mesures qui nous feraient retourner à la vie du Moyen Âge ? Tout ceci est complètement absurde, surfait, grossier et ridicule ! Userait on du terme "garderie" pour qualifier la condition des individus purgeant une lourde peine en prison ou de "forces de paix" l'armée chargée envahir un pays ennemi et d'exterminer tous ses sujets ?

Allons donc !

S'il vous plait, appelons un chat, un chat ! Chaque mot a un sens et il serait tout de même de bon ton, de le respecter, ne serait ce que pour conserver les valeurs intellectuelles et émotionnelles  qu'il transporte...

 Après cette digression salutaire, revenons en à nos moutons...

Or, disais je, peut on évoquer "un esprit" lorsqu'il est question d'appliquer un catalogue fourre-tout universel de "contre réformes" inspirées des théologies dogmatiques et idéologiques, d'économie libérale des pays anglo-saxons, qui sont en train de démontrer dans le monde entier leurs dramatiques limites et incuries ! Je ne vois toujours pas où se niche " l’esprit ", mes bons amis ? Le Chef de l’État s’est contenté, sans l’once d’une pépite d’originalité due à l’exception française, de monter dans le train du libéralisme financier mondialisé pendant qu'opposants comme partisans crient, au diable pour les uns, au génie pour les autres ! 

Je m’adresse à chacun d’entre vous : où voyez vous un milligramme " d’esprit " là dedans ? Si vous en observez une trace, je rentre demain au cloître !

Passons.

Le problème de la majorité des gens de gauche, à mon humble avis, est de se focaliser sur un type, qui détient probablement beaucoup moins de pouvoir qu’on imagine, un médiocre suiviste économique et sociétal, secondé par des affairistes et des carriéristes sans aucun génie. Un homme qui rêvait d’avoir la plus longue parce qu’il avait une des plus courtes et qui a réussi à faire croire au plus grand nombre qu'il détenait le record de longueur !

579486712.jpgC’est pourquoi, ce rappel sur, le pseudo " esprit " d’un individu dont le seul projet fut d’atteindre le sommet de l'État pour ce qu'il lui apportera de gloire et d'honneurs, est à mes yeux une arnaque de première, car pour ses contradicteurs c’est lui accorder le bénéfice d'un dessein, d'un projet et d'un destin dont il n’a, lui et ses commensaux, ni la carrure pour y parvenir, ni l'inspiration nécessaire, ni même la vision intellectuelle.

Surestimer le président de la République est une faute, s’y référer sans cesse est une erreur majeure, gratifier son action " d’esprit " est une absurdité.

Qu’on fasse référence à l’esprit de mai 1958 est naturel, qu’on rappelle l’esprit de mai 1968 est cohérent, qu’on suggère l’esprit de mai 1981 est discutable, cet esprit n’ayant soufflé que peu de temps, mais que notre ami Off, dont j’admire la redoutable dialectique, défende cette idée avec acharnement montre à l’envi combien M. Nicolas Sarkozy a pu contaminer l’esprit des plus rebelles et des plus valeureux…

Enfin, je terminerai par une note d’humour, sans doute vaseuse. S’il persiste tout de même un "esprit," malgré ce brillant réquisitoire, concernant ce mois de mai 2007, il s'agit assurémment d’un mauvais esprit voire d’un esprit de selle ( dans le sens qu‘entendrait un gastro entérologue)...

Sur ce, je vous quitte sur la pointe des pattes, la bouche en cul de poule, la crête en berne et la honte chevillée au corps... Amis de cui cui, bonne nuit !

Cui cui , l'oiseau qu'il vaut mieux garder dans une cage recouverte d'un drap...

jeudi, 01 mai 2008

Mai 2008, le printemps des réacs.

free music

Je ne sais pas si vous regardez l’actualité autour de vous, mais en ce moment, on assiste en Europe à une nuée de victoires de mouvements politiques d’une droite qu’on pourrait qualifier de dure, située à la lisière de l’extrême droite dont un vieux vestige, comme Le Pen n’est plus que le fossile momifié exposé dans le musée de cire du ridicule et de la ringardise…

La droite modérée traditionnelle a donc phagocyté cette fraction extrémiste, et tels les flamants roses qui changent de nuances selon leur alimentation, au fur et à mesure qu’elle ingérait cette tendance, elle en a assimilé, et le comportement provocant et mordant, et les idées sous jacentes sans racisme mais tout en suggestions et connotations subtiles… D’où la mutation des idéaux de droite modérée qui se sont transformés malgré le désaccord de certains gaullistes de gauche et de centristes sociaux par exemple, en une droite décomplexée, sauvage et anti sociale. Cette agrégation expliquant la profusion des troupes de cette énorme coalition réactionnaire et ses victoires électorales à travers toute l’Europe.

En Italie, à la mairie de Rome, demain, probablement à la mairie de Londres, en Belgique, avec le mouvement flamand (encore eux !) de plus en plus intolérant et agressif, sans parler bien entendu, de la Pologne, des mouvements des Pays Bas et je dois en oublier, la droite se radicalise, exhibe ses muscles, assoit une belle consécration et montre un appétit féroce et insatiable devant une gauche sans charisme, molle et gélatineuse, toujours sur la défensive.

Pourquoi donc " l’Internationale libérale de droite ", si j’ose m’exprimer ainsi, emprunte t-elle une voie si triomphale depuis quelques années ?

D’abord si on se souvient de l’Histoire, autrefois " l’Internationale communiste " était soutenue par un pays militairement et économiquement puissant, l’URSS en l’occurrence, désormais " l’Internationale libérale " est promue, financée, consolidée par tous les moyens, fort considérables (cinéma, télévision, médias, presse , propagande) dont disposent les pays anglo-saxons, essentiellement.

760746709.jpgEnsuite, j’en parlais auparavant, la population européenne vieillit sérieusement et avec ce phénomène, on assiste naturellement à un raidissement, une méfiance envers les étrangers, un repliement sur soi, une aigreur envers ceux qui sortent de la norme, une tentation de tout réguler et policer, bref, tous les travers que beaucoup de gens qui avancent en âge, mais pas tous, éprouvent invariablement (théorie de Todd que j’approuve). Il n’est pas question, là, de les condamner et de généraliser, bien sûr, mais bien d’observer avec lucidité que plus on prend de l’âge plus on devient conservateur et droitier, c’est aussi évident que de perdre ses cheveux au fur et à mesure des années. Le nier est un non sens, il suffit d’éplucher les résultats électoraux depuis la nuit des temps pour s’en convaincre !

Puis, la conversion idéologique, des cadres moyen supérieurs et de " l’élite " qui possède le pouvoir dans les médias, les entreprises, l’expression publique et les partis politiques, au conformisme des idées dominantes libérales grâce à une diffusion importée des USA par les voies médiatiques (voir plus haut) et la fascination du modèle culturel américain par nos classes dirigeantes.

Enfin, la mort quasiment cérébrale de l’opposition de gauche, elle même convertie aux références citées au paragraphe précédent. Des partis dirigés ou plutôt cadenassés par des individus sans charisme, guidés par des ambitions d’apparatchiks, sans vision bien établies de leurs objectifs collectifs, mettant leur ambition personnelle comme but ultime d’un combat politique. Des dirigeants du PS propriétaires à vie de leur parti qui procèdent par cooptation, des politiques perpétuels dont on a l’impression que les plus jeunes, les Moscovici, les Cambadélis, les Valls ont 60 ans de carrière ! Quelle pitié…

1132112432.PNGOui, vraiment, si le grand cirque habituel continue son spectacle, la droite autoritaire a encore de jolis mois de mai en perspective. La gauche et la droite sociale ? Moins, hélas…

Que faire pour y remédier ? là est toute la question !

Peut être n'ai je écrit que des conneries ? Cela se peut et ce ne serait ni la première, ni la dernière fois mais en tout cas, le débat est ouvert.

Joyeux mois de mai, les amis !

 

Cui cui, mort et enterré avant le prochain Grand Soir de 2048…

* Photo originale LGDP dont je ne suis pas qu'un peu fier, réalisée avec trucage  à partir de source R.Ranoco Reuters

 
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