Avertir le modérateur

vendredi, 14 mai 2010

DSK : j'ai décidé de me présenter en 2011 aux primaires de l'UMP. [gag ?]

 

Ce pastiche se doit d'être consommé frais avec 3 volumes d'eau, accompagné d'un bon cigare et de deux Lexomil ®.


 

jivaro3.jpg

Une interview exclusive de Dominique Strauss

Kahn : "J'ai décidé de me présenter en 2011

aux primaires de l'UMP pour l'accession

à la candidature suprême."


strausscigar copier.jpg

 


Photo choisie par Étienne Courgeotte.

Interview réalisée par Yves Tétard, journaliste émérite de la section Dassault n°1

 

Y T : Bonjour Monsieur Strauss-Kahn, certains aigris considèrent que vous n'êtes pas un socialiste sincère, que leur répondez vous ?

DSK : Bonjour Monsieur Tétard. D'abord je voudrais répondre que tous ceux qui m'accusent d'un tel péché ne sont pas tous socialistes et que mon engagement politique est chevillé au corps. Je suis un socialiste de la veine des Mitterrand, Blair, Zapatero et tous autres pragmatiques qui ont su faire passer leur ambition de réformer le monde avant leurs convictions. Je suis mortifié d'observer, en lisant les sondages, que mes partisans sont plutôt des électeurs de droite ! J'en déduis que si je me présentais aux primaires du PS, je n'aurais quasiment aucune chance : j'ai donc convoqué mon staff pour trouver une solution pragmatique à la mise en route de ma candidature à la Présidence de la République en 2012.

Y T : Et qu'est ce qu'il en est sorti ?

DSK : Après diverses études, nous avons découvert que j'avais davantage de chances de me faire élire comme candidat issu des primaires de l'UMP que de sortir vainqueur des primaires socialistes ! J'ai donc élaboré une nouvelle et subtile stratégie pour parvenir à mes fins : je vais me présenter aux primaires de l'UMP comme candidat social libéral contre le président sortant Nicolas Sarkozy. Mon bilan comme directeur du FMI est conséquent : j'ai sauvé la Grèce, l'Europe et l'euro du gouffre, je conserve la confiance du monde financier, les spéculateurs sont dans ma poche, je suis la coqueluche de la gent féminine, je tutoie Obama, Angela, Poutine, Medvedev, Silvio, David, Lula.

Je suis le plus grand socialiste néo-libéral de tous les temps ! Quel candidat plus idéal pour la Présidence de la République française ? Un banquier socialiste désigné par l'UMP, n'est ce point la panacée ? Le comble de l'ouverture ?

Pensez, je suis un TOUT et son contraire ! Comment mieux se positionner ? Non vraiment, Nicolas ne fait pas le poids... Et je ne parle pas de cette pauvre Martine, ersatz social-démocrate pas vraiment sociale, quant à Ségolène, laissons la fricoter avec ses lutins et ses farfadets du marais poitevin !

Y T : Ne craignez vous pas que les électeurs socialistes, rebutés par votre proximité avec la nomenklatura capitaliste et financière vous rejettent ?

DSK : Les Français, et on le voit dans les sondages, sont un peuple prudent qui aime mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Je suis persuadé que les électeurs préfèreront un financier éprouvé de gauche proposé par la droite à une socialiste en peau de lapin rose située à la droite de la gauche ou à un politicien fanfaron, piètre économiste à la lisière de l'extrême droite comme le président actuel ! Monsieur Tétard, si vous deviez vous marier : entre entre une jeune femme, belle, intelligente, en bonne santé, riche et une moche, stupide, malade, pauvre, laquelle choisiriez vous ? [rires]

Y T : Mais disposez vous, Monsieur le Diecteur du FMI, de soutiens solides dans la classe politique française ?

DSK : Et que faites vous de Pierre Moscovici, immense personnalité, que les hiérarques du monde entier et de tous bords politiques nous envient, de l'éminent Jean-Christophe Cambadélis dont la valeur et la renommée ont franchi les frontières, sans oublier que je dispose du côté des médias, d'un nombre incalculable d'amis sûrs dont je préfère taire les noms ? De toutes manières au parti socialiste comme dans la classe politique en général, des personnalités désintéressées comme Alain Minc ou Jean-Marie Colombani afflueront toujours, attirées par le gigantesque challenge qui les attend : porter secours à leur pays en faisant don de leur intelligence, de leur altruisme et de leur dévouement à la Nation sera une source de fierté prodigieuse et irrésistible ! J'en sais quelque chose !

Y T : Mais les socialistes ne vous laisseront jamais faire !

DSK : Ah ah ah ! Existe il la moindre anfactuosité idéologique ente les socialistes de 2010 et l'UMP ? Quelle différence entre un Hollande ou une Aubry, pour donner un exemple, et un Borloo ou un Fillon ? Laissez moi rire ! De nos jours, l'étiquette politique n'a plus aucun sens ! Depuis 30 ans, les médias, l'enseignement supérieur, les politiques ont parachevé leur œuvre de structuration des masses : il ne reste plus qu'une seule manière de concevoir l'économie, les  canons du marché dérégulé ont gagné pour longtemps ! Toute personne ne surfant pas sur la vague libérale a perdu d'avance ! Les autres partis de gauche sont bien trop minoritaires pour espérer quelque succès que ce soit.

Le financement des campagnes électorales est un des fondements de la victoire des partis de droite en Europe : ses candidats sont les plus aidés médiatiquement et financièrement. Évidemment, les dés sont pipés et chacun le sait bien, peut-être, exceptionnellement un parti vaguement de gauche mais toujours défenseur de l'économie de marché pourra sortir du lot mais il s'agira là, d'un fait assez rare. On ne trouve plus l'argent sous les sabots d'un cheval, Monsieur Tétard ! Ah ah ah ! Goldman Sachs n'est pas une écurie, que je sache ! Il faut bien que je m'adapte comme l'ont fait Mitterrand, Blair et Zapatero avant moi...

Y T : Si vous étiez élu, quelles seraient vos trois premières mesures, Monsieur Strauss-Kahn ?

DSK : Je tiens à préciser avant tout que je suis un pragmatique. D'abord, j'alignerais mon salaire sur celui du FMI soit 460.000 $ /an car j'estime que mes futures responsabilités le valent bien, puis je demanderais solennellement aux Français, au nom de l'intérêt collectif de toute la communauté nationale, banques comprises, de se sacrifier pour les générations futures à l'instar des Grecs, et enfin je ferais rentrer des femmes dans mon gouvernement, beaucoup de femmes. En cela, je me sens très proche de Silvio (NDLR Berlusconi), nous sommes proches, très proche dans ce domaine car n'oublions pas les sublimes paroles de Louis Aragon, marxiste accompli, dans le fou d'Elsa, il écrit : "Je suis l'ennemi de ce règne de l'homme qui n'est pas encore terminé. Pour moi, la femme est l'avenir de l'homme, au sens où Marx disait que l'homme est l'avenir de l'homme".

Y T : Merci Monsieur le Ministre, en vous écoutant avec une émotion non dissimulée, je perçois parfaitement l'essence de votre subtil engagement de gauche lié à ce réalisme non partisan de bon sens et de lucidité économique  qui vous honore. Qui ne parvient à pressentir en vous l'homme d'État, sublime synthèse patriotique de deux courants de pensée jusqu'ici irréconciliables ?

DSK : Votre portrait sans concession me sied à merveille, Monsieur Tétard ! Saluez Monsieur Serge Dassault de ma part et rappelez lui notre souper du 16 avec Bernard Arnault, Henri de Castries, Alain Minc, Tony et Gordon qui a enfin trouvé du temps libre.

Y T : Je n'y manquerai pas, Monsieur le Président, mes hommages à Madame Sinclair, notre illustrissime et non moins talentissime consœur.

DSK : Merci mon ami, je saurais me souvenir de vous.

 

Amis des NRV, bonne fin de semaine, à après si vous le voulez bien et bonne lecture !


Cui cui fit l'oiseau, ennemi intime des bonimenteurs.


mercredi, 12 mai 2010

"Vous vivez au dessus de vos moyens !" nous réprimandent ils !

Salut les gros loups !

Vous ne pouvez échapper, en ces moments délicats, sur quasiment tous les médias et supports français, à ce déluge de propagande de bien-pensance néo-libérale , à chaque jour passé de subir un blitzkrieg de bourrage de crâne pour inculquer les thèses du divin marché  à nos concitoyens obtus,   à chaque heure écoulée de supporter la violence d'un feu roulant d'endoctrinement pour justifier les prochaines mesures d'austérité et surtout d'insister particulièrement sur le fait que le petit peuple est responsable d'avoir vécu au dessus de ses moyens et que désormais il se doit de payer sévèrement ses excès passés !

Tragique ?

Comique ?

On ne sait plus !

Fillon1.jpg

Vous comprenez l'importance de tenir les médias car même s'ils coûtent plus chers qu'une danseuse, ils restent une assurance inespérée pour faire passer politiquement la logique et les idées de l'establishment auprès des téléspectateurs de Lagaff de TF1 et du karaoké de Nagui, voire d'ébranler les certitudes des plus dubitatifs d'entre nous !

Et ça marche !

"Français, vous vivez au-dessus de vos moyens !" vitupèrent avec une certaine impudeur les Aphatie et autres élites qui gagnent en 1 mois ma rémunération de 2 ans. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ces gens là ont ils une âme ? Sont ils si déconnectés du quotidien des Français ? Ou leur arrogance ne connaît elle plus de limites ? Cette inlassable ritournelle serinée par beaucoup de nos braves politiques, assénée par les sempiternels experts en économie ou philosophes en mal de reconnaissance dans des émissions dites culturelles comme celle de Taddéi sur France 3, voire celle de Calvi (C dans l'air) où on croise toujours les mêmes personnalités indigentes et usées jusqu'à la trame, nourrit intarissablement les mêmes discours convenus !

"Les Français sont paresseux ! Travaillez plus, encore plus, toujours plus, bandes de feignants" hurlent à l'unisson le Medef, l'UMP et les rédacteurs en chef et autres directeurs des magazines et quotidiens à l'intention de tous ceux qui tirent le diable par la queue depuis longtemps alors que le chômage continue de ravager la société française ! Et ces médiocres de vouloir prolonger l'âge de la retraite lorsque 2 citoyens sur 3 de plus de 55 ans sont sans emploi  ! Cherchez l'erreur !

"Les avantages, cela suffit : il faut rogner sur les dépenses de santé, limer les retraite, couper dans les prestations sociales" gémissent nos oligarques qui gagnent indécemment leur vie en pratiquant un boulot gratifiant.

joueurFlute.jpgParfois, le ton comminatoire utilisé par nos élites pour nous accuser, nous autres, petits citoyens,  d'être les principaux fautifs de la catastrophe financière, frôle l'accusation pure et simple du délit de vol, de trafic, de pratiques illicites, de parasitisme !

C'est un peu fort de café, non ?

Les cons !

Parce que les sacrifices consentis ne seront jamais les mêmes pour tous, n'est ce pas ?

Bien sûr, pour les plus riches, un mois ou deux en moins ne représentera pas un gros sacrifice. Passer d'une rémunération de 25.000  à 20.000 € /mois ou même de 5000 à 4200 € /mois n'éveille pas de compassion particulière ; mais passer de 1300 € à 1100 est autrement plus délicat !

Depuis 15 ans que la crise existe (la 1ère guerre du Golfe), et plus précisément depuis l'avènement de l'euro, je rame comme un naufragé, les dépenses de santé grimpent exponentiellement, les factures de gaz, d'électricité, d'assurances, d'alimentation, d'essence explosent,  : il manque un cran à ma ceinture pour la resserrer... Qui fait encore confiance aux indices INSEE du coût de la vie ?

Quand on pense que nos responsables politiques européens ont complètement abdiqué face aux structures des marchés alors que les dettes publiques et privées (notamment les crédits à la consommation irrécupérables) des pays de la zone euro sont infiniment moins lourdes que celles des USA, du Japon et de la Grande Bretagne : les arguments qu'on vous sert sur un plateau, chers Villageois(es), pour justifier une politique de rigueur ne tiennent pas vraiment la route... Y aurait il un complot anglo-saxon pour casser la croissance du continent européen ? On ne s'y prendrait pas autrement si on voulait nous mettre sur la touche... Parce que, l'austérité induira forcément une récession et une baisse de la consommation pour longtemps dont les classes les plus précarisées feront fatalement les frais.

Attention ! Cyclone social à l'horizon.

Quant à tous ceux qui nous accablent de reproches, de conseils et de récriminations : je les trouve bien mal placés pour nous donner des leçons. D'autant que pour la plupart, je ne suis pas convaincu que leurs gras émoluments correspondent à leurs capacités ni que leur activité soit excessive : le vendredi après midi, je m'amuse beaucoup de la désertification des beaux quartiers parisiens et de la banlieue ouest, hâvres douillets des "meilleurs d'entre nous"...

Cette ceinture que vous nous demandez de toujours plus sangler, prescripteurs insolents et arrogants, méfiez vous qu'elle ne finisse par servir à vous baillonner ou vous pendre !

Copains d'ailleurs, lecteurs habituels ou exceptionnels, merci d'avoir lu jusqu'au bout ce misérable brûlot populiste, torche-cul démagogique et piètre tract anarcho-poujadiste ; à la revoyure et "longue vie" à l'oligarchie des énarques, politiques et industriels cupides, celle-ci nous conduit glorieusement, sans état d'âme et sans partage, pour son seul profit depuis 50 ans, vers les affres du divin marché et nous propulse sans remords sous le joug et le couperet de la spéculation !

Il faudra bien, un jour que j'espère proche, rendre des comptes.

Vendredi, je vous proposerai un de ces grossiers et piteux pastiches à peine drôle sur une de mes idoles de gauche pour vous sortir péniblement de la morosité et la léthargie ambiante...

À bon chat, bon oiseau...

À après.

 

Cui cui fit l'oiseau,  french hell's bird and featherless populist chicken.

vendredi, 07 mai 2010

Responsabilités des élites, démocratie et spéculation.

Salut les vilains petits canards !

L'autre jour, j'entendais un représentant des libéraux déclarer que les Grecs, responsables de la déroute financière à cause de leur mauvaise gestion, de leur train de vie supposé et des mensonges éhontés livrés aux instances internationnales méritaient largement les mesures sacrificielles que l'Europe leur faisait subir.

Certes.

Ce même intervenant d'ajouter que le peuple était responsable par la délégation démocratique et les mandats électoraux qu'il avait accordés à ses hommes politiques pour gérer le pays.

Et là, amis du Village, mon sang de canari n'a fait qu'un tour ! Des dents acérées ont poussé en quelques secondes dans mon bec délicat!

Ainsi le vote des citoyens impliquerait-il une délégation du pouvoir économique à ceux qu'on met au pouvoir démocratiquement ? Cela parait logique.

Ath_Hephaistos.JPG

MAIS.

Lorsqu'on doit choisir entre un Strauss-Kahn et un Sarkozy ? Entre un social libéral et un libéral social ? Entre la blanche neige et la neige blanche ? Entre la peste et le choléra ? Existe t-il vraiment une alternative ? D'autant que les législations des pays sont faites pour éliminer les petits partis ! Sans oublier que pour parvenir au pouvoir, des fonds très importants sont nécessaires pour planifier une campagne électorale digne de ce nom et que seuls 2 ou 3 partis dans chaque pays démocratique peuvent légitimement prétendre à la victoire !

Et comme, ces "grands" partis sont financés par des lobbies ou des entreprises privées, ils évitent consciencieusement de remettre en cause le système.

Donc, votre choix se résume simplement à voter pour du blanc-bleu ciel ou du rose pâle ! Et à l'arrivée, vous tombez sur les mêmes politiques fades pratiquant les mêmes mesures, votant pour les mêmes lois. Juste,  changent le visage et l'allure des représentants et la plastique des épouses ; avouez que c'est bien peu !

Et quand ces gens font d'énormes bévues, c'est le peuple qui paye. Comme ces politiciens grecs inaptes et jouisseurs.

Dites, les amis, ce dualisme incolore ne vous rappelle pas un peu la situation 2010-05-05T121755Z_01_APAE6440Y5Y00_RTROPTP_2_OFRWR-GRECE-MANIFESTATIONS-MORTS-URGENT-20100505.JPGde notre beau Pays ?

À propos avez vous jamais entendu les autorités politiques européennes ou grecques, exiger une enquête et le passage en Justice des dirigeants politiques et banquiers responsables de cette faillite en Grèce ?

Les classe moyennes et modestes héllèniques se révèleraient donc les seules coupables de ce krach sous prétexte qu'elles auraient donné leurs suffrages à des incapables et des corrompus ? Mais le peuple grec avait-il d'autres possibilités de choix ?

Foutaises !

Il n'existe pratiquement plus d'alternative idéologique dans nos sociétés occidentales aseptisées. Dans le cas grec, les 2 partis successivement au pouvoir étaient aussi médiocres ou corrompus l'un que l'autre.

Vous, citoyens ordinaires, avez vous l"impression en mettant votre bulletin dans l'urne de vous engager à payer les pots cassés de ceux que vous allez élire ? Savez vous à l'avance s'ils seront honnêtes et compétents, s'ils respecteront leurs paroles ou s'ils ne vous conduiront pas vers une aventure hasardeuse ?

Et si à mi-mandat, si vous vous apercevez que vous avez été trompés par vos représentants, quels sont vos recours pour les pousser dehors ? Aucun, bien entendu : vous avez signé un contrat à durée déterminée de 5 ans minimum !

L'addition sera de toutes manières pour vous et dans ce cas on comprend mieux la colère justifiée du peuple grec impuissant !

Alors, on risque à coup sûr, tôt ou tard, l'émergence fatale de partis populistes, démagogiques et autoritaires d'extrême droite vers lesquels se rabattront les électeurs dégoutés et écœurés comme on en rencontre de plus en plus.

L'Europe se prépare des lendemains malsains...

Dans le monde actuel, plus vous grimpez les échelons, moins vous êtes responsables de vos fautes. Ce fait est désormais patent et hélas indiscutable : seuls les petits, salariés, fonctionnaires, cadres, artisans ou commerçants, professions libérales payent pour leurs erreurs. Au fur et à mesure de sa montée dans la hiérarchie sociale, non seulement la rémunération croît, mais les périls diminuent d'autant que les parachutes dorés ou les voies royales de garage atténuent la chute éventuelle et vous garantissent une rente confortable. L'oligarchie de connivences en cours actuellement dans tous les pays occidentaux est une assurance tous risques pour tous ceux qui ont la chance de bien naître ou d'y rentrer par relation. Sauf égarements gravissimes votre avenir est assuré envers et contre tous.

Le libéralisme économique et la spéculation financière, idéologies du risque pour les dirigeants économiques  ? Mon œil ! Un slogan médiatique de plus, oui !

Dès lors, les erreurs de nos élites politiques ou économiques seront toujours pardonnées mais leurs séquelles seront systématiquement mutualisées.

Le Peuple, fût il grec ou français, qu'il vote ou non,  sera toujours le dindon de la farce.

C'est la morale de cette sinistre tragédie grecque qui se déroule sous nos yeux.

Toutefois pour en terminer et relativiser, n'oublions jamais que presque un milliard d'individus sur notre planète souffrent de malnutrition, la crise monétaire accentue la volatilité des marchés et commence à attirer les capitaux des spéculateurs vers les marchés plus traditionnels des matières premières comme le riz, la farine et autres productions vivrières dont les pays les plus pauvres sont si dépendants...

La spéculation devient un véritable fléau, un nuage de sauterelles virtuelles, un fleuve boueux qu'il convient, pour les États, de maîtriser impérativement avant d'y finir engloutis. Mais je crains qu'avec un mollusque languide (pour parler poliment) de l'acabit de ce pauvre François Fillon, nous soyions bien mal barrés.

 

Amis du Village, bon courage et à bientôt et allez donc consulter ce superbe billet sur les pseudos modèles de la mondialisation et cet autre brillant exposé sur un tout autre sujet dramatique : la Palestine.

 

Il est 21h, j'ai rédigé mon billet depuis déjà quelques heures et je viens de parcourir le blog de l'excellent SuperNo. Lui aussi parle de la Grèce. Si nos propos sont différents, ils n'en vont pas moins dans le même sens. À lire absolument.

 

 

Cui cui fit l'oiseau, phénix déplumé de basse-cour.

vendredi, 23 avril 2010

Hortefeux les pompiers, y a la maison qui brûle !

Ce pastiche est à consommer frappé.


jivaro3.jpg

 

Selon un sondage "Opinion NRV", 83% des

Français estiment qu'il existe un Auvergnat

incompétent de trop au Ministère de l'Intérieur.


hort.jpg

Photo choisie par Étienne Courgeotte.

Reportage réalisé par Anne Fulca, journaliste de la section Dassault n°1 et accessoirement ex d'un futur ex...


C'est au pas de charge que notre petit mais fringant Guide Présidentiel a entamé son périple en Seine Saint Denis, suivi de son fidèle Auvergnat, Brice Hortefeux, la truffe frétillante ; tous deux escortés par 647 CRS suréquipés.

Pour la 78ème fois, il a réaffirmé son engagement contre la racaille et sa détermination à en finir avec l'insécurité devant un parterre de journalistes hilares et goguenards.

Il a déclaré, par ailleurs, vouloir mener, je cite, "une action en profondeur" sous les quolibets de quelques habitants de quartiers maintenus à distance respectable. Pour la 113ème fois, il a assuré que "la République ne reculera pas d'un millimètre" devant une assistance franchement rigolarde.

En effet, le cœur, n'y était plus et la répétition insensée de rodomontades, d'annonces de matamore et de tartarinades ne semblait plus produire ses effets si ce n'est quelques sourires condescendants, voire pour certains un rire gêné.

Monsieur Brice Hortefeux a été chargé par le Président de mener à bien cette bataille contre la criminalité  et les incivilités . Cette mission est d'autant plus difficile que le Ministre de l'Intérieur ne jouit pas auprès des Français, selon notre sondage "Opinion NRV *" d'une estime à toute épreuve.

Des mesures phares ont été annoncées : désormais, l'absentéisme scolaire entraînera de la part de l'État une suppression des allocations familiales aux parents, le stationnement dans les halls d'immeubles sera sévèrement puni et le port de la burqa prohibé.

Un individu en burqa ou portant une cagoule, fumant un pétard, habitant Franconville, stationnant dans les halls d'immeubles pendant les heures de classe risquera probablement la réclusion criminelle à perpétuité selon les nouveaux canons législatifs.

"Le Jivaro", quotidien patriote ne peut que se réjouir de mesures aussi fermes et coercitives destinées à remettre un peu d'Ordre et de Discipline dans un pays infecté par le gauchisme, l'incivilité, le laxisme, une Liberté mal utilisée et la contestation systématique sur Internet du Pouvoir établi.

D'après un sondage confidentiel réalisé auprès de nos lecteurs, 72 % verraient bien Madame Marine Le Pen accéder au Ministère de l'Intérieur en remplacement de Monsieur Brice Hortefeux. Selon des sources autorisées, Le Président envisagerait l'hypothèse avec des préjugés favorables juste avant d'entamer sa campagne présidentielle de 2012.

* Organisme fantaisiste à ne pas confondre avec  la référence planétaire en la matière, "Opinion way", le fameux institut dont les  résultats indiscutables impressionnent tant le monde du sondage et de la politique.

Pcc Anne Fulca, ex.


Amis du Village, bon week end, un salut ému à ceux qui quittent la scène des blogs et n'oubliez pas de fréquenter les bons endroits qui persistent opiniâtrement !

 

Cui cui, le bla(o)gueur qui ne se prend pas au sérieux.


lundi, 22 mars 2010

élections régionales : retour vers le passé version 2010.

Éh oui les amis !

Comme en 2004, la gauche a largement gagné les élection régionales. Nos amis militants hurlent leur joie.

Et le résultat ?

autruche_politique1.pngComme en 2004 les vieux politicards du sérail socialiste, Delanoë, Hollande, Fabius, Guigou sont venus réciter leurs bréviaires indigents sur les plateaux de télévisions. Manquait plus que Strauss Kahn pour se retrouver comme au bon vieux temps !

De surcroît, avons-nous eu droit à un discours présidentiel anticipé de Ségolène Royal en direct du Poitou.

Ah ! Quelle tristesse, les potes ! Il n'ont donc rien pigé ni retenu : j'ai bien fait de m'abstenir !

La gauche molle sociale-démocrate n'a rien compris. Comme Sarkozy, comme l'UMP, comme les banques, comme les spéculateurs, comme les USA en Afghanistan et en Irak, comme les ultra libéraux des milieux d'affaires, comme les politiques de Bruxelles. Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut entendre...

Tout est prétexte pour les hommes en place à s'accrocher à leurs avantages, à leurs idées infirmes et leurs bribes de pouvoir.

Je crains que ce soit foutu pour 2012.

N'a t-on que des socialistes professionnels mités et indéboulonnables à opposer au brutal Sarkozy ?

Alors, avouez que nous sommes bien mal barrés.

Un raz de marée de la gauche en 2004 au régionales, une raclée aux présidentielles de 2007.

Une belle victoire de la gauche en 2010, une bonne correction aux présidentielles de 2012 ?

On prend les mêmes et on recommence : on ne change pas une équipe qui gagne les matchs amicaux et perd les parties essentielles. Les cadres du PS (comme de l'UMP) sont vissés à leurs places avantageuses pendant toute leur existence. Rien ne change dans ce monde de connivence : politique, médias, journalistes, industriels, patrons.

Toujours les mêmes !

Parti de gauche, écolos, gaffe de ne pas vous faire avaler par de vieux et ambitieux requins carriéristes édentés à l'encéphalogramme plat...

Le PS, c'est l'équipe de France de football avec une Aubry en guise de Domenech.

Ce monde politique est immobile.

Inamovible.

Perpétuel.

Figé.

Pauvres de nous !

Amis lecteurs, c'est sur cette note d'impuissance, que je vous embrasse.

Ce n'est qu'un début, continuons le combat.

Malgré tout...


Cui cui, l'oiseau désespéré devant l'immobilisme du PS.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu