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mercredi, 27 février 2008

Aux Blogs citoyens ! Noachovitch attaque

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82dac1b9f4c9c8daa8e126c6d6f5f1f5.jpgEn ce moment, il règne une atmosphère un peu délétère sur le Net : une vague de mises en accusation de la part de personnalités   met en cause différents blogs tenus par d’illustres inconnus qui ont, soit recopié sur leur blog  un texte de Claude Askolovitch  concernant la fameuse affaire Noachovitch des législatives de juin 2007, soit traité un politique, Yves Jego, de divers qualificatifs jugés par le député UMP infamants...
 
Devenir blogueur, va devenir par les temps qui courent, aussi dangereux que partir faire un safari photo au Kenya ou une partie de pêche en Irak,  car tout people et tout politique, désormais, fort de sa notoriété, et d’un confortable compte en banque peut assigner en Justice tout blogueur un peu insolent ou même réaliste !
 
Cela promet de beaux jours de prisons devant nous, et une telle rétention de  parole, que chacun risque de ne débiter que des banalités, de peur d’accuser tel ou tel de griefs bénins !
 
On en est à se demander si les affaires en cours ne marquent pas un tournant dans l’extrême liberté qui régnait sur le Net. Des armées d’avocats vont pouvoir enfin faire leurs choux gras dans l’espace internet. Des dommages et intérêts vont pleuvoir d’une manière inversement proportionnelle à la liberté de ton.
 
Tout notre soutien sincère à Luc Mandret, Florian Courgenouil , et Yves Poey  , boucs émissaires d’une situation qui aurait pu arriver à chacun d’entre nous.
 
Sur le Web, plus la Justice interviendra, plus les Libertés se restreindront.
 
N'oublions pas que c'est le peuple qui décide de qui doit être maire, pas les tribunaux. La démocratie, c'est aussi le débat, la critique. Et contrer la critique par autre chose que le débat et la discussion, en faisant appel aux tribunaux, c'est quelque part enlever au peuple sa souveraineté...
 
Il est temps de faire appel au bons sens de la Justice, des avocats, des politiques et des gens célèbres : s’il vous plait, prenez garde ne pas enterrer le peu de liberté d’expression qui nous reste, sinon, il se peut bien que chacun le regrette un jour prochain…
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À bon entendeur…
 
Cui cui & Falconhill

mardi, 26 février 2008

Sarkozy : un héros tragique au temps de l’insignifiance ?

free music
 
 
Avec l’arrivée lentement fomentée de Iznogood au pouvoir suprême, suivie d’une chute spectaculaire en à peine neuf mois, le temps mis par l’opinion à se faire une idée du personnage, on pense immanquablement à une « chiraquisation » de la trajectoire de Sarkozy.
 
Le pouvoir, tout le pouvoir, mais pour quoi en faire ? Pschitt, sans doute ?
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Ce scénario en rappelle un autre. En fait, il est celui qui se trouve au cœur de nombre de pièces de William Shakespeare, et de sa vision tragique du Pouvoir.

Comment un homme seul, décidé, porté par un désir de conquête, de vengeance et de reconnaissance qui le consume de l’intérieur, esclave de sa passion, génial dans stratégie menée dans l’ombre abandonne toute prudence et tout discernement une fois son objectif atteint pour perdre quasi immédiatement ce qu’il avait si longtemps convoité ?

C’est que le personnage shakespearien ne connaît pas la modération. Ou bien il est déjà au faîte de la gloire et se laisse évincer passivement par un membre de son entourage, comme intérieurement soulagé et complice de ce qui lui arrive, ou alors il est celui qui veut la place de l’autre et s’active sans connaître aucun repos jusqu’à ce que la place soit investie. Et puis, il bascule dans l’autre
figure. Dans les deux cas, il joue contre lui-même.

On le voit, pour que le scénario prenne, il faut donc deux figures opposées et complémentaires, une en mouvement, l’autre immobile. L’une s’apprêtant à porter l’estocade, l’autre résignée à la subir, tous les deux appelant secrètement ce destin qui leur est commun. Juste une question de temps.

Or, sur la scène politique française, qu’en est-il de ce second rôle au moment où l’actif de naguère se prépare à occuper la place du mort ?

085a70a687c58327ae9e50943eba5122.jpgL’alter ego de « Sarkospeare » est moins un individu qu’une entité politique : le PS dans son unité toute kaléidoscopique, pour rester poli. On lui prédit une large victoire aux prochaines municipales, trente nouvelles villes pouvant venir s’ajouter à celles déjà détenues par cette formation et ses alliés.

La question qui vient spontanément est : pour quoi faire ?
 
Si la victoire est large, une volonté de la faire fructifier naîtra-t-elle de cet événement ?

Ajoutant les communes aux régions, une sorte de « cohabitation » ingénieuse et inédite pourra-t-elle prendre forme à côté d’un pouvoir national déconsidéré et imprévisible, qui puisse assurer la continuité du pays face à un Etat malade de ceux qui le gouvernent si mal et qui sera indéboulonnable pendant les quatre longues années qui restent à ce régime ?  
 
L’intérêt général, le respect de la parole citoyenne, le souci de la dignité des personnes au travail, la prise en compte de la cherté de la vie pour un nombre croissant de nos concitoyens, le refus des inégalités établies sauront-ils prévaloir sur l’anecdote, la poudre aux yeux, les événements sans lendemain, et inspirer les mesures politiques qui conviennent à l’encontre de la ligne ultra-libérale actuelle ?
 
Ou bien le PS se contentera-t-il des gains pris à l’ennemi pour caser quelques uns de ses apparatchiks et penser à leur « vie bonne » de rentiers de la politique jusqu’aux prochaines élections ?
 
En bref,  au-delà du PS, la gauche saura-t-elle poser les questions qui ne le sont pas en dépit de leur caractère impératif ? Pourra-t-elle trouver le chemin de la sortie de ce cercle infernal du Pouvoir que l’on désire tant qu’on ne l’a pas, et dont on ne fait rien dès qu’on le possède ?

Pour l’heure, l’impuissance est partout à l’affiche, tant du côté du pouvoir en place qui s’agite en vain que de celui de ses opposants, tièdes et conciliants et dont les félons paradent auprès des troupes ennemies en recevant beaucoup de compréhension de leurs anciens amis, certains même faisant liste commune dans des listes d’« ouverture » vers la confusion des genres. On peut se demander si
les partis politiques n’ont pas voulu faire du peuple souverain son héros aux yeux crevés qui après avoir éliminé tel ou tel candidat au cours de joutes précédentes se voit réduit à ne plus pouvoir choisir et, en désespoir de cause, fait le dernier choix qui lui reste qui est de ne plus voir le monde qu’on lui impose.

Sombre destin en effet.
 
Oui, la politique peut être un jeu de miroirs dont rien ne sort. Elle peut se conduire dans sa dépolitisation absolue, devenir une simple technique de management des êtres et des choses, avec le même pouvoir accordé aux citoyens que celui qui est reconnu aux salariés des entreprises.

C’est ce destin qui, comme une certaine forêt, est en marche et menace de nous étouffer si nous n’y prenons garde. La démocratie peut démocratiquement s’auto-dissoudre et n’être plus que le fantôme d’elle-même, immolée sous les sunlights de la sur-consommation et du chacun pour soi.

Que faire ? Oui, que faire ?

Off

lundi, 25 février 2008

C'est arrivé près de chez vous

free music
Nous sommes entrés dans une période de vacances scolaires, au moins celle de la zone C et je sens que chacun aspire à la détente et la distraction, ce qui est tout à fait légitime.
Aussi, entrez donc dans le monde merveilleux de cui cui l’oiseau ®…
 
Lisez et laissez vous entraîner langoureusement dans ce petit récit (imaginaire, rappelons le)…
 
Imaginez…
 
Un Directeur de la DGSE  demande un rendez vous au Chef de l’État pour lui communiquer une information explosive d’une extrême importance et touchant plus de 1000 personnes plus ou moins célèbres en France.d6f729eb41716adf078b9e9bdd56b81c.jpg

Il est donc reçu et il explique au premier magistrat de France qu’un informateur extrêmement bien placé dans une banque suisse demande 5 millions € pour communiquer une liste énorme comportant des personnalités économiques et politiques qui auraient fraudé le fisc français pour un montant d’un milliard et demi €…

Le Président réfléchit et accepte…
J’entends déjà quelques ricanements…
 Mais bon ! Admettons…

La liste est communiquée et le dirigeant de notre Pays décide, malgré tous les remous, vu que la liste comprend beaucoup de noms connus, de grands chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires et de politiques, d’engager des contrôles fiscaux envers tous les suspects. Pour cela il mobilise plus de 2550 fonctionnaires de Bercy car il y va de la crédibilité de l’État et du gouvernement !

À cette étape, j’entends carrément des rires gras… Comment peut on douter à ce point de la probité de nos dirigeants ? Je suis outré !
 
Bon d’accord, j’ai compris : mon scénario n’est pas crédible ? Vous avez raison j’interromps mon récit à l’eau de rose…
 
Et bien, figurez vous que c’est la situation qui se déroule exactement en Allemagne, mes amis ! Voici également ici les faits  et là,  vu de Belgique 

Une telle publicité, de telles révélations à la Presse seraient elles pensables en France, tant la collusion et l’imbrication entre les grandes entreprises économiques et les politiques sont étroites ?

Si la magouille et la cupidité contaminent autant un pays comme l’Allemagne où la tradition morale puritaine protestante, la probité légendaire démocratique sont les principales vertus apprises dès le plus jeune âge, alors permettez moi de n’oser imaginer ce qu’il en est réellement de l’attitude de certains de nos concitoyens qui comptent (dans tous les sens du terme)…

Voyez vous, j’avais commencé à rédiger un conte de fée, je termine un film d’horreur et je me soucie sincèrement du devenir de l’Europe de nos élites dont je me demande quel est le degré de moralité, leur capacité pragmatique et leur volonté de résoudre les problèmes des plus pauvres et des classes moyennes.

Ces élites européennes, leur but ultime n’est il pas désormais, surtout de s’enrichir personnellement et de réussir leurs carrières ? Dans l'air du temps, l'intérêt particulier supplanterait il largement la promotion du collectif, en Europe ? … Notre Europe que chacun rêvait universelle et exemplaire, n'est elle devenue qu'un gigantesque nid de rapaces et de charognards corrompus ?

C’est tout de même bien inquiétant car les forces populistes d’extrême droite veillent et si elles montrent de l’habileté, certains peuples européens leur donneraient bien un petit ticket pour purger tous ces abcès !…
Gare à la peste brune ! À force de jouer avec le feu, on finit par s'y brûler...
Cui cui

samedi, 23 février 2008

Les autres images de l'actualité - La rétention et la foi

free music
 
 
Une image pour deux actualités aujourd'hui. Une photo étonnante que ce Christ Du Corcovado, ce Christ rédempteur touché par la foudre.
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Un peu comme si d'un coup on banalisait les sectes, ou bien comme si, faisant fi de l'article 62 de notre Constitution qui stipule qu'«une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application», et que les décisions du Conseil constitutionnel «ne sont susceptibles d'aucun recours et s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles», le Chef de l'Etat estimait qu'il ne pouvait y avoir nulle rédemption.

 
  
Les coups de foudre sont semble t'il monnaie courante à l'Elysée ces temps-ci.

Gare aux orages qui les accompagnent.

Serval

vendredi, 22 février 2008

VSD et la déontologie.

La défense des journalistes, à VSD, est elle variable en fonction de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy ?

 

La polémique en cours sur les déclarations d’Emmanuelle Mignon au sujet des sectes, recueillies par Emmanuel Fansten, journaliste pour VSD, me laisse songeur.

Et même un peu inquiet.

Pas à cause de la teneur des interviews successives d’Emmanuelle Mignon, ni sur ses dénégations à propos de cet entretien. Cela est déjà activement, et largement,débattu, avec raison.
 

Non, ce n’est pas, pour une fois, une question de fond que je me pose, mais de forme.

Paradoxalement, à la lecture du soutien par le (parfois) pétillant rédacteur en chef délégué, Marc Dolisi, je suis presque soucieux pour l’avenir de Monsieur Fansten.

Parce que paradoxalement, à VSD, l'appui de la direction du magazine peut être plutôt un mauvais signe pour un journaliste.

A moins que les temps aient changés pour cause de péréquation entre les aspirations d’un lectorat plutôt populaire et une cote d’amour du Président de la République en chute libre. 

 Explication de mon inquiétude :

 Fin 2003 je travaillais à VSD comme pigiste permanent, mensualisé, depuis presque trois ans. (statut dérogatoire à la législation mais il faut bien vivre)

Rédacteur d’une rubrique hebdomadaire et de reportages de terrain dans le domaine du sport-aventure et de « l’outdoor », ma vie s’écoulait entre voyages autour du monde et tests d’activités extrêmes, à mon plus grand bonheur et à celui de la rédaction en chef.

J’étais dans mon domaine de pertinence, bien loin de la police nationale que j’avais quitté en 2001 pour devenir journaliste sportif.

Fin 2003, la direction des informations de ce magazine se remémore mon passé et me demande si j’ai toujours des contacts dans mon ancienne administration.

 

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Le but ?

Publier un article sur ce que pensent les flics de base de la politique menée par leur très médiatique Ministre de l’Intérieur, Monsieur Sarkozy.

J’interviewe une dizaine de policiers, dans toute la France, sur des thèmes aussi divers que les méthodes de production des chiffres de la délinquance, les nouvelles lois et unités de police, les relations hiérarchiques et ce qu’ils pensent des conseillers de leur ministre.

Je précise que je ne livre pas mon avis et remet à la rédaction de VSD l’intégralité des témoignages, qu’elle organise pour publier un article comprenant 3 pages de texte dans le numéro du 20 au 26 novembre 2003.

Ce dossier laisse apparaître de nombreux doutes et interrogations des policiers de base sur les directives de Sécurité Publique, mais aussi, je le précise, des opinions favorables.

Il est illustré par des dessins plutôt très critiques du dessinateur Tignous, choisis par la direction de ce magazine, sans aucun avis de ma part à ce sujet.

Je suis chaudement félicité pour mon travail.

 

Cela fait en effet du bruit, aucun journaliste, dans la presse « populaire », n’ayant encore osé ce type de « papier ».

Le 25 novembre de la même année, le Directeur Général de la Police Nationale, Monsieur Gaudin, fait paraître sur le site intranet de la Police Nationale le courrier de réponse qu’il adresse à Monsieur Christian Moguérou, Rédacteur en chef de VSD.

Ce courrier se conclut ainsi : « Il me paraissait néanmoins essentiel de vous fournir quelques éléments permettant de nuancer certaines affirmations péremptoires et peu objectives portées à la connaissance de vos journalistes et de vos lecteurs », suivi d’un NB en gras pour le moins étonnant : « Monsieur Louboutin est un ancien officier de police récemment démissionnaire ».

Histoire d’entendre que j’avais, pour cette raison, « bidonné » l’article paru.

Messieurs Moguérou et Dolisi (son adjoint), ainsi que Monsieur Jean Marie Burn, directeur de publication, m’assurent d’une réponse sans délai à Monsieur Gaudin et de leur total soutien.

Dans la réalité, ce magazine coupera dans les jours suivants toute relation avec moi, oubliant nos projets prévus pour les mois à venir, refusant de me recevoir ou même de me prendre au téléphone, malgré plusieurs courriers AR envoyés en désespoir de cause.

L’arrivée de Philippe Labi comme nouveau Directeur de publication, également sollicité par courrier AR, ne changera rien au mutisme inexplicable de la direction de VSD à mon encontre.

Prisma Presse mettra, de plus, un an à me remettre les feuilles jaunes me permettant de toucher une prestation chômage…me privant donc de revenus.

Dans le même temps, fruit du hasard, je suis l’objet d’une très conséquente taxation fiscale d’office dont il me faudra des mois pour faire établir la totale absence de justification…

Lâché (enterré ?) par mon employeur, en réelle situation de survie, je finirais, début 2005, quelques mois SDF à subsister de boulots précaires.

Cinq ans plus tard (outre le fait que les policiers de terrain n’ont pas varié pour la plupart dans leur scepticisme et c'est du domaine public) Marc Dolisi assure à nouveau un de ses journalistes du soutien de la rédaction de VSD, à propos cette fois ci de la déclaration d’une directrice de cabinet de Monsieur le Président de la République.

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Au vu de mon expérience, je ne suis pas certain que cela soit une bonne nouvelle pour Emmanuel Fansten.

A moins que VSD ne surfe actuellement, pour cause de dopage des chiffres de diffusion, sur la décote actuelle de Monsieur le Président de la République, après avoir fait sans vergogne durant des années ses choux gras en l’imposant en couverture « People » avec son ex et/ou sa nouvelle épouse…

C'est vrai que la tendance actuelle d'une partie de la presse est la chasse en meute d'un gibier qu'elle a longtemps caressé dans le sens du poil.

La seule chose dont je sois sûr c'est, que si besoin est, je garde une place sur le canapé de mon salon à Emmanuel Fansten.

Juste au cas où...

 

Marc Louboutin

Journaliste.Ecrivain

(Métier de chien – Lettres à Nicolas)

 
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