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mercredi, 12 novembre 2008

Un jour - Ailleurs

 

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[source : THE VILLAGE POST - le lundi 30 février 2009]

Barack Obama est mort, hier soir, à 20 h 33 à la suite de trois coups de balle, tirés à bout portant.

En plein meeting ouvert, dans la salle de concert de la Boule de Springfield situé dans le parc Jebediah Springfield (Capital City), devant un parterre de plus de mille auditeurs, alors que le 44è Président des Etats-Unis prononce la fin de son discours de pacification entre les communautés et son projet de plein-emploi, un homme, blanc, parvient à monter sur l'estrade et tire trois coups de feu, logeant ainsi dans le corps de la victime, deux balles au sternum et une dans la tête.

Sans tarder, les services de sécurité mettent définitivement l'agresseur hors d'état de nuire. Après enquête, il s'agit de Jonathan Michael Smith, 32 ans (né le 04 juillet 1976), ancien militaire, au physique sportif.
Dans le civil, il était menuisier de formation et sans emploi depuis trois ans. En 1996, à l'âge de vingt ans, il est envoyé comme renfort en Iraq. Mais l'opération Tempête du désert se termine très tôt pour le jeune volontaire. Identifié comme individu dangereux pour ses prochains, il est rayé des listes. Selon son dossier médical, les examens spécifiaient déjà une santé mentale fragile : forte agressivité, solitude mal vécue, comportement asocial. De plus, les analyses indiquaient des troubles de la sexualité, dues à des maltraitances pendant l'enfance. Il semble qu'il n'appartenait à
aucune organisation politique, bien qu'ayant de fortes sympathies pour la droite radicale.

Aussitôt transporté au Central Hospital, le Président est immédiatement déclaré cliniquement mort ; et malgré la demi-heure d'effort de réanimation, il ne reprend pas connaissance. Il sera enterré lui aussi dans le cimetière national d'Arlington (Washington, DC), aux côtés de John Fitzgerald Kennedy. C'est, là encore, la fin d'un certain idéal de progrès social. Cependant, il y avait cette fois-ci, contrairement à l'assassinat de 1963, quinze caméras télévisées. La séquence, que nous ne diffuserons pas, pour des raisons déontologiques (nous n'avons pas pu acquérir les droits), dure huit minutes [diffuser PUB - avant, après, ou à la place].

 

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Le monde entier est en émoi. Et la consternation est générale. Aux Etats-Unis, les hommes politiques - tous bords confondus - sont effondrés. Tous pleurent la disparition d'un homme extraordinaire, généreux, courageux, fin et charmant. Les Clinton ont déjà fait part de leur soutien à la famille du défunt : ils assurent qu'ils feront tout en leur pouvoir pour protéger les autres membres de la famille. Quant à John Mc Cain, il déclare : "C'est une profonde tristesse : il
va falloir envoyer un de nos frères sur la chaise électrique."

En France, le Président se joint au concert de larmes : "C'est légitimement un couac à l'échelle mondiale, mais, dans le respect des traditions qui unissent nos deux pays, la France a vocation à rester solidaire de l'Amérique. C'est donc une grande perte pour tous les Français." Le Président italien - Silvio Berlusconi - toujours prompt à plaisanter, affiche également son désarroi : "Ma ! Ma ! Il n'y aura plus de chocolat lors de nos réunions !".

A Hollywood, les personnalités du spectacle n'ont pas tardé à se manifester. Spike Lee déclare : "Obama est mort, vive Obama ! Les Blancs ont exploité pendant quatre siècles notre peuple, ils ont liquidé King, Farrakhan, Malcolm, et aujourd'hui c'est Barack ! Mais ce n'est pas en éliminant un Afro-Américain qu'on élimine toute une race ! Un jour, les Blancs paieront l'addition !!!" Il planche actuellement sur un biopic en trois volets.

De son côté, Oliver Stone prépare un projet sur le meurtre commandité par le FBI, via une organisation secrète : la Mandchurian Parallax. Selon des sources qu'il garde confidentiellement, le staff des organisateurs du meeting et les agents de sécurité auraient été achetés pour fermer les yeux. Denzel Washington a cependant refusé la proposition de jouer le rôle principal, pour cause d'agenda surchargé. Chris Tucker s'est proposé, mais les producteurs hésitent. On pressent Will Smith.

Pour Oprah Winfrey (la célèbre animatrice de talk show) : "C'est une tragédie pour l'Amérique. Obama incarnait le dernier espoir pour toutes les minorités : les Noirs, mais aussi les femmes, les aveugles, les drogués, les transsexuels et les Porto-Ricains. Un meurtre de cette envergure est la preuve que la démocratie américaine vit dans la menace et le mensonge."

Michael Moore, quant à lui, monte une nouvelle fois au créneau et vitupère contre par la propagande de CNN : "A qui veulent-ils faire avaler tout ça ?!!! Les vrais coupables, ce sont les lobbys de l'industrie textile !!!"


par Albin Didon

 

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vendredi, 07 novembre 2008

ALLO CUL SCIONS

 

 

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LETTRE PARODIQUE AUX FRANÇAIS

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

 

 

Françaises, Français,

Je m’adresse solennellement à chacun d’entre vous.

Ma politique volontariste et réformiste a été  instaurée dans les premières heures de mon élection. J’ai obtenu de brillants résultats tant sur le plan national, qu’international. J’ai contribué à hisser la France au plus haut niveau de l’échiquier mondial.

J’ai dignement accompli ma tâche mais l’heure est grave (à cause des ricains.).

Notre France traverse une crise sans précédent. (C’est pas moi, j’vous dis !).

Cette situation tragique me contraint à demander un effort financier à chaque citoyen. (Nous, on est moins nombreux.)

Au préalable, Je veux vous parler d’exemplarité, vous citer l’abnégation de deux modèles de notre société. Ainsi Patrick Ricard et Pierre Ringuet ont décidé de renoncer à des rémunérations hautement méritées. Ils ont voulu,  par ce geste fort, initier la contribution demandée  à tous les Français. (Ils m’ont bien rendu service sur ce coup là, la Guainette* a tout de suite eue l’idée d’exploiter ça.) *d’où le surnom car il dégaine plus vite que son ombre…

Je vous invite à participer à un élan de  solidarité nationale pour la sauvegarde des intérêts de notre patrie. (Guainette y m’a dit le peuple il aime le mot solidarité, on est le pays des droits de l’hommiste ou merde !)

Je tiens à vous expliquer personnellement les dispositions prises dans la loi de solidarité nationale promulguée ce matin même : (Votée en douce de nuit dans la foulée)

« Chaque français sera responsable du redressement de la France en travaillant cinq jours ouvrés sans rémunération, cet impôt nous sauvera de la faillite. La relance de l’emploi sera néanmoins assurée par l’exonération totale des cotisations sociales pour les entreprises. »

« Chaque français devra travailler le plus longtemps possible. »

« Chaque enfant français sera responsable de l’avenir et de la grandeur de la France par du travail non rémunéré. »

J’ai libéré les mineurs des contraintes légales pour toute activité professionnelle en abaissant l’âge à 10 ans. Cette réforme est double, elle permettra d’obtenir d’excellents résultats dans le domaine de la sécurité civile en diminuant sensiblement la délinquance. (Ce Guainette y dégaine vraiment.)

J’ai également aboli toute forme de « discrimination sociale » en anéantissant le principe des annuités pour les retraites. L’arrêt de l’activité  sera effectif dès que le salarié ne sera plus en mesure d’assurer la productivité nécessaire à l’entreprise. (De toute façon, les français y sont jamais contents qui dit Guainette alors autant supprimer.)

Chères Françaises, chers Français, vous êtes le devenir de la France, je ne vous trahirai pas.  (Guainette y trouvait que ça faisait bien là, c’était son idée pendant la campagne pour le contre-pied comme j’avais eu ‘queques soucis avec Pasqua et Chirac ...)

 

Vot’ Président de la République

(Y paraît que j’dois pu parler comme ça depuis qu’y a pu Bush mais moi j’suis pas Bush,  j’fais pas exprès pour être près du peuple, j’ suis le peuple.)

 

Agathe*

*qui s’est bien amusée à faire de la prose bateau …

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lundi, 06 octobre 2008

DÉCONOMIE (2) : La danse de Saint Blé ou la Multiplication du Rien

"Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? ».Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient."

Jean 6, 5-11

 

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La Cène selon Greenspan : "Prenez ceci est leur sang"

 

 

" Le miracle est la patience avec laquelle les hommes et les femmes se sont de tout temps soumis aux fardeaux inutiles apportés par les gouvernements."

William H. BORAH

 

Souvenez vous…  Pêcheurs et mécréants, en vérité, en vérité, Robert Th. HUMBLEY vous l'avait pourtant bien dit :

Le coût de Barre, Marx et ça repart !

 

Or, que voit-on à l'heure où s'effondrent, tels Babels de sable, les châteaux de cartes (de crédit) en Espagne, en Belgique, en Angleterre, en USA (qui vient de Usure), au Luxembourg, MAIS PAS EN FRANCE !!!

Car, nous, en France, on a écouté Robert Th. HUMBLEY, grand déconomiste, visionnaire de l'implanifiable, et aussi CUI-CUI, oracle pure-plume, annonciateur de l'impensable… Et l'on a appliqué cette loi simple du Divin Marché : la richesse, quand il y en a, c'est pour quelques-uns, quand il n'y en a plus, c'est pour tout le monde.

Donc, tout devrait être simple et cette (soit-disant-juste-chez-les-autres) crise réglée depuis longtemps dans notre beau-et-vachement-protégé-quand-au-système-bancaire-mondial pays.

Sauf que, voilà, comme disait un autre brillant éconofumiste de chez nous, Auvergnat, inspecteur des Finances, taulier de la rue de Rivoli, puis président de la Dettepublique Française et qui osait appeler un chou un chou, j'ai nommé VGE : "Vous chavez, l'économie, ch'est compliqué!"

Eh oui, l'économie, c'est comme les bagnoles: Plus c'est compliqué, plus quand ça tombe en panne on est dans la merde parce qu'on peut plus reparer soi-même.

Oui, pauvres mortels, compliquées sont les voies détournées du Divin Marché pour faire votre bonheur malgré vous et la petitesse de votre cerveau.

Mais, encore une fois, Robert Th. HUMBLEY est là!

Sur le coup, à chaud, dans le tumulte des premiers ébranlements et lézardes du grand édifice-fric mondial, j'ai d'abord pensé vous parler de la danse de saint blé à laquelle se livraient nos fiers-à-bras aux couilles d'argile. Un pas en avant, une courbette en arrière, un menton relevé, une nuque courbée servilement, une danse de la pluie des taux autour du divin Trichet… bref… pas du joli joli, mais, finalement, je n'ai pas jugé cela utile. Quand la bombe d'Hiroshima a explosé, aurait-il été sérieux de se préoccuper d'abord de ce que devenaient les puces et les blattes ?

Élargissant donc mon champ de perception et d'étude,   je me suis à nouveau tourné vers les textes les plus anciens… fondateurs, fédérateurs… jusqu'au plus ancien d'entr'eux : La Sainte Bible. Et, dans la multiplication des pains, j'ai vu toute la lumière de notre beau système financier mondial.

Les pains que Jésus a multiplié, c'etaient pas des vrais, sinon, les gens qui avaient faim, ils auraient plus eu faim et alors, ils auraient plus eu besoin de croire en DIEU pour espérer, un jour, ne plus être ceux qui ont toujours faim et entrer enfin dans la maison de DIEU où il y a toujours à manger pour tous.

Eh bien, l'argent, pour les Banquiers (et leurs copains/complices dirigeants politiques), c'est pareil. Il y a deux argents :

1- celui qui sert à circuler, comme les jeans à une seule jambe d'une blague juive (pas antisémite, M'sieur Val !) – "c'est pas des jeans pour porter, c'est des jeans pour acheter, pour vendre, pour acheter, pour vendre…"

2- et celui que les banquiers, les capitalistes et leurs factotums du pouvoir politique récupèrent au passage pour eux et qu'ils transforment vite en quelque chose de vrai : Mercédes, Yachts, Villas, Iles privées, or, bijoux, grands crus…

Et voila le miracle économique dans lequel on nous a un jour plongé la tête (et avant nous à nos parents, nos grand-parents…)

Pour continuer la pensée de notre ex-Grand Argentier et Président de la Detpublique Française (qui se bat aujourd'hui contre les moulins à vents du futur)  : "pour que les Franchais comprennent bien, je crois qu'il faut leur exchpliquer avec des exjemples chimples".

C'est ce que fait un film remarquable (et qui commence à se faire remarquer) :

L'ARGENT DETTE (ou les BANKSTERS), de Paul Grignon.

 

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(DELie tes liens et clic sur l'image)

Le monde tout entier vit aujourd'hui sur une grande "chaîne de l'argent" où ceux qui sont au départ de la chaîne sont peu et gagnent beaucoup et où, à l'arrivée, nombreux sont ceux qui, même si c'est pas beaucoup, perdront tout ce qu'ils ont.

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés."

David Rockfeller

 

Comme le disait le poète psyché-économiste Robert Th. Humbley : "décidemment, on ne rêve pas en chiffres".

Signé : appelez-moi Bob 

 

Dernière minute, tout s'arrange :

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lundi, 29 septembre 2008

Camarades ultra-libéraux, bienvenue dans l'enfer collectiviste !

Mes amis, très chers camarades ultra-libéraux,

C'est avec une intense jubilation partagée par mes feus camarades Marx, Engels et Lénine que j'ai observé les États Unis d'Amérique devenir la première nation collectiviste, au moins en valeur de ses actifs, de ce 21ème siècle ! Je me suis alors souvenu de la célèbre phrase du regretté président Ronald Reagan, qui doit se consumer à l'heure où je vous parle dans les abysses de l'enfer, je cite : "L'État n'est pas la solution (dans l'économie) mais le problème."

Quel retournement de situation !

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Bien entendu, se retrouver dans la cale lors du naufrage d'un navire ne prédispose guère à la joie, mais on peut se dire que la possession d'un maigre baluchon devient un avantage et qu'on parviendra toujours à s'en sortir, d'autant que les passagers de 1ère classe, sur le pont supérieur, embarassés par leurs malles de bijoux qu'ils risquent de perdre en totalité, paniquent bien plus que vous. Tout en gardant à l'esprit que les canots de sauvetage se trouvent à proximité des ponts supérieurs...

Forcément.

Quel plaisir, camarades ultra-libéraux, de constater combien vous avez le toupet d'alerter le peuple pour vous sauver d'une hécatombe annoncée, quelle jouissance de vous observer faire appel à l'union nationale derrière votre chef charismatique (ben voyons !) alors que quand vous vous gaviez, vous ne nous laissiez pas un seule miette !

Cet appel à l'union nationale  serait tellement drôle s'il n'était si grotesque !

Ce ne sont que billevesées que de tenter de nous faire gober que le bon capitalisme de papa doit être réhabilité : pour qui possède quelques rudiments d'économie, l'ancien capitalisme  était basé sur la production de marchandises, aujourd'hui, on ne produit presque plus rien en Occident, il est définitivement basé sur une économie mondialisée où les capitaux sont extra territoriaux. Les états n'ont aucune prise sur ces capitaux, il suffit d'ailleurs d'un micro état qui refuse de suivre les consignes pour rendre caduques les régulations des grandes nations concernant les flux de capitaux qui peuvent filer à travers le monde plus rapidement que Speedy Gonzales.

Croyez moi ! M. Sarkozy, qui endosse pour l'occasion la posture du "Père de la Nation", alors qu'il n'a été symboliquemernt élu en 2007 qu'en temps que "grand frère de proximité", a raté son dernier casting à Toulon ! En sus, il  vous raconte des bourres : le capitalisme d'antan n'existera plus jamais parce que le monde a terriblement changé ! Il faudrait vraiment être un âne ou un inculte immature pour croire encore à de telles sornettes !

flafusa.JPGRegardez et écoutez les discours ds dirigeants mondiaux à leurs bons peuples, la main sur le coeur, les mêmes qui ont non seulement laissé la situation empirer depuis des années mais en ont largement profité, et qui déclarent sans rire avec la rouerie et le culot qui les caractérise : "  Oui, ces méchants capitalistes, cupides (comme s’ils ne l’étaient pas eux même), immoraux (sans rire) nous ont floués (avec leur aval) , nous allons les punir sévèrement (mouarff !), nous allons tout réformer (on parie ?) mais donnez-nous 700 milliards de dollars pour éviter la banqueroute, nous nous chargerons le reste... "

Cette harangue a beaucoup de mal à être acceptée chez les congressistes américains mais, selon moi, elle passera, faute de contre-propositions…

Avec l'efficacité d'un cautère sur le pilon en bois d'acajou sculpté du capitaine Crochet, pirate professionnel de réputation internationale...

Camarades spéculateurs, hier vous chantiez ? Et bien, dansez maintenant !

Ce que je viens de vous énumérer, chers lecteurs, était l’endroit du décor, bien dégoulinant de démagogie sirupeuse destinée aux ménagères et aux petits citoyens de tous âges, spectateurs assidus de TF1, fans de Drucker, auditeurs de RTL et Europe 1, lecteurs assidus du Figaro, France Soir, Gala et Match avec un pois chiche en guise de cerveau et une "bornitude" garantie à vie. C'est à dire quelques irréductibles chenus, décimés régulièrement sous le poids des ans et quelques quidams à la conscience politique digne d'un perroquet sourd et bègue.

Mais…

Ne vous réjouissez pas trop vite, citoyens !

maosarko.jpgPassons à l’envers du décor, si vous le voulez bien… Et là, bienvenue dans le vestibule de la chambre des tortures. Âmes sensibles, s’abstenir…

Cette humiliation subie par la nomenklatura de l'élite américaine et européenne, on va vous la faire payer très cher , Français moyens et modestes, car ces gens qui ont tant joué et perdu tiennent solidement tous les rênes de l'ensemble des "fonctions clefs et stratégiques" des sociétés occidentales modernes et mettez vous bien dans le crâne que vous paierez l'addition , faîtes moi confiance ! Et cash.

 Attendez-vous à ce que de grosses entreprises d’assurances boivent le bouillon, des organismes de crédit s’écroulent, des fonds de retraites américains vacillent et qu’une récession sans équivalent recouvre les pays du monde entier…

Sans compter que ces reniements publics et ostensibles envers le " système capitaliste " de la part de politiques sans pudeur et sans parole qui défendaient becs et ongles, il y a 15 jours cette même doctrine, vont s’accompagner d’une énorme recrudescence de chômage, toutes les entreprises profitant de l'alibi de la crise pour licencier à tour de bras…

Cet alarmisme réel mais parfaitement orchestré risque d'être le prétexte pour réaliser ce qu'ils n'osaient pas auparavant : des licenciements massifs, des lois sociales pulvérisées, des salaires écrabouillés… Le nivellement sans précédent des conditions salariales des pays occidentaux.

bush2.jpgCertains dont je suis, ont toujours pensé et dit que le système économique actuel s’écroulerait, suite à une catastrophe financière ou écologique mais le plus inquiétant est l’acharnement fanatique que mettent les élites à défendre ce système contre vents et marées en insufflant toujours plus de libéralisme. Un peu comme les médecins du grand siècle, pratiquant saignée sur saignée, sur des malades de plus en plus faibles jusqu'à les faire passer de vie à trépas.

Les fanatismes religieux, nazis, communistes russes et chinois ont été une calamité pour le 20ème siècle, je crains que le fanatisme intraitable du dogme ultra-libéral ne soit une plaie pour le 21ème siècle et ne conduise aux pires excès : pauvreté, misère, famines et répressions.

Je me rappelle les paroles des doctrinaires anticommunistes américains comme le sinistre sénateur Mac Carthy qui clamait son effrayant slogan : " Plutôt morts que rouges ! " . J’ai bien peur que leurs descendants, ces immondes et inconscients théoriciens, mathématiciens perdus dans l'abstraction, politiques avides et cupides, experts financiers obtus et peu clairvoyants et journalistes dopés à la doctrine du libéralisme dogmatique pur et dur, qui ne cessent depuis 30 ans de se tromper avec le sourire béat d'un idiot du village, nous entraînent vers l'abîme sinon en direction  d'une régression sans fin…

Ils ne lâcheront jamais le moindre morceau de pouvoir et à moins de parvenir à leur glisser une muselière, la tâche s'annonce ardue, mes amis...

Décrypter les manipulations des gouvernants et leurs manoeuvres, contribue déjà à s’en prémunir et aide à trouver une riposte avec nos faibles moyens (les élections, actuellement sans alternative réelle, hélas, pouvant être une solution), c'est également une manière comme une autre de prendre du recul pour un pauvre hère comme moi, qui malgré son air con et sa vue basse, finit souvent par avoir globalement raison, impavide et stoïque au milieu du désert avec toutefois la satisfaction intellectuelle de crever économiquement à petit feu, certes ; mais avec la dignité solitaire d'un vieux sage...

Cambig-6.jpg.jpegarades ménagères bourgeoises de moins de 50 ans, vous êtes autorisées à sortir vos mouchoirs en soie.

En tout cas, je confirme.  L'humour est bien la politesse du désespoir...

À bon entendeur…

Salut !

Billet non actualisé terminé le jeudi 25 au soir

Cui cui, marchand de parapluies (non dorés)

.

lundi, 22 septembre 2008

Parti socialiste, ou comment en finir une bonne fois pour toutes avec la malédiction archaïque du Mythe errant ?

En m’attaquant à l’icône, au Saint Sépulcre - que dis-je ? - au Christ de la gauche historique, je vous avoue m’attendre à recevoir une volée de bois vert, peut être même cette expression n'est elle  probablement qu'un doux euphémisme, bien que je ne fusse qu’un petit plumitif prétentieux, infâme vermisseau sorti de ses faubourgs malodorants et citoyen de troisième zone. Certainement pas un de ceux qui eussent intéressé sa grandiloquente majesté, Mitterrand 1er, et ses sbires prosternés qui sont prêts à s’entre-tuer pour une place au soleil de la renommée et de la félicité !…

messe1.JPGLa rouerie, la ruse, le culot et le cynisme étant considérés de nos jours, comme des vertus cardinales nécessaires à la bonne gouvernance, comment voulez-vous que ce brave Parti socialiste créé par François Mitterrand, le parangon de ces vices puisse connaître un fonctionnement démocratique cohérent et bénéficier de hauts cadres désintéressés, remplis d’abnégation et au service de leurs militants et partisans  ?

Comment Lucifer aurait-il pu créer le Paradis ? Comment la créature du bon docteur Frankenstein aurait elle pu concevoir des maisons de poupées ? Auriez-vous imaginé Barbe-Bleue prendre la tête d'une cellule de soutien psychologique pour enfants battus ? Comment un François Mitterrand, bouffi de vanité, qui se délectait d’être pris pour un homme illustre aurait-il pu construire un Parti de gauche consacré à des idées auxquelles il ne croyait pas lui-même, alors que son PS ne représentait qu'un temple dédié à sa suffisante dévotion et peuplé de courtisans, favoris et autres hiérarques béats, veules et intéressés ?

Le Parti socialiste qui se targue d’être un parti extrêmement démocratique ne s’est jamais si bien porté que lorsqu’il a été conduit par un dirigeant manœuvrier à la poigne d’acier et au narcissisme exacerbé. Une sorte de monarque absolu.

Viergemarie.JPGCe que je veux souligner, c’est que ces pseudos grands hommes dont on nous rabâche les exploits à travers les âges, n’ont jamais été capables, de par leur autorité morale, leur charisme et leur position, de fonder un système démocratique, géré en collectivité voire collégial qui puisse leur survivre et perpétuer la philosophie de leur Parti.

Juste avant le vote des motions de fin septembre, j’ai envie de lancer un appel, probablement ignoré vu le peu de retentissement du Web, devant cette honorable assemblée :

"Militants socialistes : innovez, tentez donc un Parti à direction collégiale, fuyez donc cette vision du Chef suprême, mais je vous en prie, ravalez vos ego et tentez de nous montrer une façon moderne de gouverner, autogestionnaire et plus adaptée à l'évolution du niveau de nos concitoyens, moins naïfs, plus lucides, et bien souvent, réfractaires à toute propagande.

Enterrez donc les vestiges du vieux mitterrandisme en décomposition qui annihile depuis si longtemps votre Parti. Dissolvez ces oligarchies (Gracques et autres horreurs) remplies d’énarques et autres hauts fonctionnaires éloignés des réalités et essentiellement attirés par la promotion de leurs carrières. Retrempez-vous dans le bain populaire que vous n’auriez jamais dû quitter. Recréez de nouveaux concepts de pouvoir, moins personnels et plus participatifs, avec plus de cohésion, moins d’ambitions personnelles, sans mise en avant médiatique des représentants. Rajeunissez vos cadres. Virez vos vieux caciques avides de pouvoir qui vous conduisent depuis onze ans vers une impasse et promouvez les obscurs et les sans grades ! Brûlez les oripeaux de ces permanents et élus qui s'accrochent à leurs fonctions comme des morpions aux poils de culs.

Brisez la malédiction du vieux Mythe errant...

Surprenez nous.

Laissez donc à la vieille droite ce "culte du Chef" désuet et suranné, devenu à notre époque, une aberration qui nous mène à des situations de mal-gouvernance et d’injustice incroyables ainsi qu'à l'élaboration d'un pouvoir personnel complètement coupé des réalités au seul profit d’une clique de profiteurs sans vergogne et sans remords...

Mitt.jpgIl est certain que déjà, même à droite, des voix s'élèvent, comme à gauche, pour comprendre combien nous avons tous été floués depuis une trentaine d'années par des "hommes d'état" au cynisme effronté rongés par l'ambition personnelle, d'une médiocrité alarmante et dont les politiques à court terme de régressions sociales, économiques et des libertés  frisent la provocation et prouvent l'absence patente de dessein et de vision de l'avenir.

Une décentralisation du pouvoir et une certaine collégialité dans l'exécutif s'impose à nous pour des décisions qui réclament débats, démocratie et points de vues variés sans abus d'experts en tous genres : l'élitisme, la pratique de l'oligarchie et les effets du copinage ont fait les preuves de leurs impérities.

Militants socialistes, ne vous laissez ni manipuler ni emberlificoter : l'avenir de la gauche et de l'opposition est entre vos mains, saisissez votre chance...

Ou sabordez-vous pour éclaircir le paysage politique français !

Mais par pitié, épargnez nous la nomenklatura actuelle : le coquelet vaniteux de la Capitale flanqué de son inexpugnable acolyte, socialiste professionnel pour l'éternité, les complices du fumeur de barreaux de chaise à 100 $ et banquier de Wall Street ou la Madone de la bravitude à l'élocution si peu naturelle et à la faconde d'une fine de claire, tous à peu de chose près, autant socialistes et à gauche qu'un  zombie mou du genou comme François Bayrou. Ce qui n'est pas peu dire...

Nous comptons sur vous. Ne nous décevez pas. Tous les citoyens français de toutes opinions, particulièrement les sympathisants de gauche, dont je suis, attendent de vous un ultime sursaut.

Socialistes... Du passé faîtes table rase : osez l'impensable !

Poil au rable...

Évidemment ce billet polémique n'engage qu'une gamme d'opinions, celle de beaucoup de personnes que je côtoie et la mienne ; il n'est aucunement le reflet du sentiment de tous les membres du Village des NRV. Cette précision a au moins le mérite de la clarté...

Cui Cui, l'oiseau lyre qui prêche dans le désert...

 

 
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