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lundi, 19 septembre 2011

l'identité plutôt que l'égalité

 

ethnicisation,post-coloniale,amselle

La "question du genre" comme celle "post-coloniale" et les "études" qu'elles suscitent encore (en dépit du délabrement concret auquel elles ont abouti ), comme toute problématique, n'ont de sens et d'existence que pour et par des gens qui attribuent une importance déterminante à ces "questions" .
Dans l'ordre "social" et politique il est symptomatique et très révélateur de constater que ces gens qui se "partagent" ces questions comme "primordiales" , se répartissent eux-mêmes assez équitablement entre des groupes de personnes rassemblées,
d'une part autour de positions racistes, xénophobes et réactionnaires , dites "de droite" ou "d'extrême droite",
d'autre part et de manière réputée antithétique,  autour de positions communautaristes, multiculturalistes, écologistes , féministes et/ou gays/lesbiens, etc., toutes positions réputées "de gauche" voire "d'extrême gauche".

Ce que révèle d'abord et essentiellement ce symptôme c'est ce que ces diverses communautés de pensée (apparemment opposées et hétérogènes) partagent spontanément et profondément, ce qui "résout" la dialectique sous-jacente, et lui donne un sens .

Ce que pointe le livre de jean-Loup Amselle c'est que "ce qu'elles partagent" et son sens sont contingents et immanents au "terrain" qu’elles occupent et se disputent.

Ce "terrain" est essentiellement celui que délimite le rejet des catégories progressistes du débat politique (de Rousseau à Marx).
Rejet  manifesté et caractérisé par le bannissement de "l'archaïque" problématique sociale et historique : celle de la lutte des classes, du travail, de l'aliénation , de l'exploitation , de l'extorsion , de l'injustice , des inégalités , du système de domination qui les construit et les pérennise, avec le projet de s'en émanciper ... collectivement.
En bref : le rejet de tout ce qui s'appuie sur une intelligibilité partagée de l'histoire de la praxis sociale et du travail humain.

De ce "terrain" là sont explicitement bannis : l'universalisme "ancien"  et son "humanisme de grand-papa" *.
Ces principes ( sur lesquels sont fondés notre état depuis qu’il est républicain, et sa constitution ) , en même temps que ceux de laïcité et d’égalité ( et plus encore de fraternité ) sont symétriquement récusés par les deux groupes de pensée qui occupent le terrain « ethnique » et se le disputent, au profit d'une revendication commune ( qui est celle sur laquelle précisément ils prétendent s'opposer) : celle du primat d'une "identité" comminatoire et assignée.
Et cette "identité" sociétale ou naturelle , qu'il s'agisse de l'acquérir ou de la préserver, de la défendre ou de l'établir, est au fondement des concepts d'ethnie, race, "genre" et communauté qu'ils convoquent et promeuvent conjointement, sur des modes opposés et intrinsèquement contradictoires.
Cette problématique et les groupes qu'elle associe ( dans une compétition rhétorique) ont une histoire, dans laquelle ils s'inscrivent.
Et cette histoire a des déterminations idéologiques , sociales et économiques qui l'animent et l'expliquent.
C'est une Histoire de classe , principalement celle de la classe dite "moyenne", confrontée aux affres du déclin .
Naturellement ce qui décline dans cette histoire ça n'est pas cette "classe" mais son concept et son ... identification .
L'histoire de ce concept et de son "déclin" nous apprend qu'initialement commise à l'opération de disparition du vieux prolétariat , frappé d’obsolescence par "l'hypostase" de classe ( selon le jargon post-moderne) qu'elle avait fonction de construire, la classe moyenne, naguère proliférante est aujourd'hui confrontée à l'angoissante perspective de son atrophie par les effets du "déclassement" .
Cette histoire a des expressions périodiques (des "événements" comme dirait Badiou) qui en attestent phénoménologiquement et permettent de borner et mesurer le "chemin parcouru" : des "grandes grèves de 68" aux "gay pride" ou "apéros géants fesse bouc" d'aujourd'hui on peut assez clairement prendre la mesure et l'orientation de ce "chemin".

Ce chemin, sur lequel se sont rejoint dès les années 70 les bataillons en berne du "pétainisme transcendantal" et les cohortes diversifiées des "libéraux-libertaires", est celui que leur a tracé la contingence économique du libéralisme . Chemin d'autant plus dégagé que parfaitement adapté aux "temps nouveaux" du capitalisme "décomplexé" et "financier" qui émergeait alors.
Sur sa "gauche", cette voie royale avait été  opportunément ouverte par le combat opiniâtre et efficace des libéraux-libertaires contre le marxisme et le rationalisme universaliste, avec le résultat que l'on connaît : disparition du débat politique de toutes les catégories sociales et politiques ( classes, histoire, travail, domination, exploitation, émancipation, organisation collective, etc.) au profit du "sociétal" ( et finalement du triple A des"marchés" comme du triple MOI de ses zélotes et/ou consommateurs ) .

Autre symptôme frappant : dans cet univers politique sociétal et au monde merveilleux du "jouir sans entraves" et de la "concurrence libre et non-faussée", c'est jusqu'au pouvoir ou la politique même qui deviennent "bio" : bio-pouvoir, bio-politique, bio-diversité.
Chassez le naturel , il revient au galop ?

Pratiquement on peut résumer le résultat de cette « révolution sociétale » à un corps social atomisé en identités hostiles et conflictuelles. Des atomes sociétaux rendus incapables de toute action collective contre les inégalités sans précédent qui construisent la séparation de ces « nouvelles classes » relookées au sein de la vaste matrice de la classe moyenne (réputée abolir la notion même de classe et donc disqualifier toute idée de « lutte »).

Et pour finir ces atomes sociétaux, lorsque l’indignation les saisit face au réel que leur impose le matérialisme démocratique de leur économie libérale décomplexée, se découvrent totalement privés de toute expression publique de leur protestation.
L'action, la vie politique, celle de la gestion collective des rapports sociaux et singulièrement de l'économie, des rapports de production et de la sociabilité commune, tout cela ils mesurent à quel point ils "en sont dépourvus ... quand la bise est venue".
Actant la division sociétale en "tranches verticales" de communautés essentialistes autocentrées, leur  représentation politique s'est calcifiée une nouvelle classe politique ad hoc . Une classe politique , elle-même communautaire et autonomisée, avec ses intérêts de classe surdéterminés par une seule détermination commune : être (ré)élu. Une oligarchie servile et parasitaire , impotente et dépourvue de toute idée ou projet (sinon celui de son autopromotion) et dont la finalité politique se résume à un mantra unanime : "rassurer les marchés".

Politiquement ça donne "Les verts (ou le pen) plutôt que le front populaire" et son pendant sociétal : "l'identité plutôt que l'égalité" .


Urbain


* car il existe une variante post-moderne de l'humanisme , la variante "structurale" celle que saluait et consacrait bouffon imperator dans son éloge guanesque de Levi-Strauss : "ce grand humaniste" (sic) .

lundi, 26 juillet 2010

2017 ou la fantastique épopée de l'Hadopi 5.0 !

Ce billet est une rediffusion réactualisée d'un billet ancien. Le sujet toujours d'actualité m'a semblé intéressant. J'ai choisi un de mes billets pour éviter de demander des autorisations à des auteurs en vacances ou indisponibles.

 

Lundi 26 juillet 2017

BILLET D’HUMEUR

Titre déposé à la préfecture : Vive le Web 5.0 !

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Mentions légales obligatoires (loi du 25 mai 2017)

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- Un billet sponsorisé par L'Odéal : "parce que vous le voulez bien" et patronné par les laboratoires Hep Atchoum : "avec les dragées Fulda, l’impureté s’en va".

- Émoluments versés par nos partenaires commerciaux : deux flacons de teinture rousse pour cheveux - colori queue de renard - de marque "Expertise color" et trois boîtes "éco" de dragées Fulda pour combattre la constipation. *

 

- Autorisation de publication du billet par le Ministère de l’intérieur, département "textes politiques" n° 20230509 AMX 674 délivrée le 1er juin 2017.

- Licence Hadopi étendue n° 698354 ref/blogs-G57 autorisée le 29 mai 2017 pour 6 mois par le Collectif des NRV.

- Auteur : Dominique Susini

- Pseudo : Cui cui fit l'oiseau

- Classification du Ministère de l'internet : humoriste séditieux populiste de gauche (catégorie 732 PG)

- Permis d'expression publique sur un blog politique n° B 356 738. 49A (Loi du 9 juin 2017) valable jusqu'au 28  décembre 2017 pour l'auteur du billet.

- Informations agrées par la direction de "20 Minutes" ( Loi du 2 juin 2017)

- Responsable de la publication des billets de blogs sur "20 Minutes" : Monsieur Paul Hackmann

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Copé22.JPGSalut les vieux potes du Village ! Ah ! Vous rappelez vous la formidable époque des années 2010 où [censuré pour rappel de faits prohibés - note du Ministère de l'internet -] ? Notre glorieux président de l’époque, un véritable républicain, le président Nicolas Sarkozy, père de l'actuel Ministre de L'Intérieur, avait entamé une longue marche vers une démocratie responsable, dont nous profitons actuellement dans l'allégresse ; soucieuse de correction, de respect librement consenti et d’autodiscipline régulée.

Les attaques personnelles ou autres critiques politiques sur internet sont à ce jour bannies ; tout le monde s’en trouve satisfait et quand je relis certains de nos billets de l’époque, j’éprouve une honte épouvantable : comment exprimer la sensation de remord qui taraude ,encore aujourd'hui, mon esprit ? Il nous fallait être particulièrement possédés par le démon pour avoir pu rédiger de telles horreurs sans prendre conscience que nous blessions des femmes et des hommes publics soucieux du bien-être collectif et exclusivement préoccupés de faire avancer notre pays ? La séance de rééducation annuelle destinée à m’autoriser à rédiger des billets ( Loi du 17 juin 2017) sur un blog de catégorie 1 (blogs politiques) m’a permis de comprendre que je transgressais avec une irresponsabilité insensée les limites de l’intérêt général.

Le Président Jean-François Copé l’a bien déclaré l’autre soir lors de son entretien quotidien à 20h 30 sur TF1 : internet ne doit ni devenir le dépotoir de la culture française ni la fosse septique des aigreurs politiques. Son Ministre de l’Intérieur, Jean Sarkozy, a montré sa mansuétude lors de sa dernière conférence de Presse en acceptant de proroger de 3 à 6 mois la licence provisoire HADOPI étendue V, accordée à chaque responsable de blog ! La licence de commentateur restant fixée à 1 an, moyennant déclaration à la préfecture de son département.

 

Hadopi 7.JPG

Enfin, en tant que rebelle de gauche répertorié, je voulais rendre un vibrant hommage à notre ami Manuel Valls qui vient de créer le Mouvement de Gauche Modérée (MGM) et de condamner violemment ceux qui le caricaturent en l'appelant le Mouvement des Gouilles Molles [blâme pour grossièretés injustifiées - note du Ministère de l'internet -] lors d'un jeu de mot particulièrement douteux. J'en appelle d'ailleurs au rassemblement du Parti Socialiste 1 de Martine Aubry, du PS 2 de François Hollande, du PS 3 du toujours vert Dominique Strauss Kahn, du PS 4 de Ségolène Royal, du PS 5 de Benoît Hamon et du PS 6 de Bertrand Delanoé ! Il se murmure d'ailleurs dans les milieux bien informés que Monsieur Valls aurait décidé de rebaptiser son parti devant la sortie imminente de la nouvelle console de jeux de Sony, la Playstation 7...

Que Dieu et le Président vous gardent !


Cui cui, l'oiseau chenu mais mauvaises ailes, mauvais fond, mauvais pied et mauvais oeil !

* Nous remercions les entreprises L'Odéal et les laboratoires Hep Atchoum pour leurs précieux appuis financiers.

 

Addenda du Ministère de l'Internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

Dans le cadre de la Loi Hadopi étendue n°5, Le Ministère de l'internet a infligé 2 blâme(s) à Monsieur Dominique Susini alias "Cui cui fit l'oiseau" pour son présent billet intitulé Vive le Web 5.0 !. Nous rappelons qu'au terme de 5 blâmes, nous supprimerons, lors d'une commission de discipline automatique et informatisée, son permis d'expression publique sur un blog politique pour une durée de 6 mois. En cas de récidive, une peine de 2 ans de prison assortie d'une amende forfaitaire de 12.560 € sera automatiquement administrée par la commission Hadopi étendue n°5 selon le réglement en vigueur. Aucun appel ne sera recevable.

Son Excellence Éric Woerth, Ministre de l'internet, des Libertés Publiques et de la Prévention des Excès.

mercredi, 21 juillet 2010

" Le Monde " à l'envers ou la dégringolade d'un titre de Presse prestigieux.

Amis d'Internet, j'ai beaucoup ri !

Hier, le Monde.fr titrait glorieusement :

"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"

Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !

Après tout, pourquoi pas ?

En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par  la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !

 

 

Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.

 

1er élément.

L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.

 

Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française, on tempère : "Cela dépend du type de forêt et de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.

Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ? Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !

Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.

Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste  continue joyeusement sa plaidoirie...

 

2ème élément.

"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."

Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas  :

Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat." "C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.

Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre,  Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent  dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?

Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !

 

Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...

Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?

NON, NON et NON !

 

Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !

Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.

Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques  disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.

Au Village des NRV, on manque cruellement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !

Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."

Moi aussi.

 

Travailleuses, travailleurs, je vous propose une suggestion : partez donc voyager par procuration avec Céleste.

 

À après !

 

Cui cui fit l'oiseau, pseudo journa-liste rouge, le temps d'une chanson.

 

 

lundi, 19 juillet 2010

Vendons la Corse pour résorber le déficit de la France ! [ humour méditerranéen ]

Salut à vous, Ô lectrices et lecteurs fidèles !

Figurez vous que pas plus tard qu'hier, je réfléchissais dans mon sordide réservoir à pensées, mon lit en l'occurrence, (mon think tank individuel) aux solutions pour restaurer l'économie.

Je pensais avec nostalgie à mon île. Oui, je suis Corse, et puis soudain un cri guttural jaillit de ma gorge, un de ces hurlements dont les chèvres de nos montagnes, lorsqu"elles l'entendent, se précipitent vite fait à la bergerie sous peine de cruels sévices !

Corse1.jpg

EURÉKA !

Mais oui, les enfants !

J'avais découvert la solution pour résorber le déficit abyssal de notre Nation sarkoziste, pensez : une dette de 1500 milliards, ce n'est pas rien !

La France devrait vendre la Corse, peut être l'Alsace et même pourquoi pas, la Bretagne au plus offrant !

Pour l'Alsace, je pense que l'Allemagne serait preneuse, pour la Bretagne, l'Angleterre ne rechignerait pas. Quant à la Corse, gageons que les éventuels clients ne se bousculeraient pas au portillon...

Vous savez quoi ? L'île de beauté est un superbe pays mais son problème, ce sont les gens qui y vivent... Vendre la Corse avec les Corses, ce serait un peu comme fourguer un Palais féérique avec 10.000 nids de scorpions dans tous les recoins...

Après mûres réflexions, mon esprit fertile, un bref instant désappointé, a trouvé enfin une autre solution : et si on privatisait la Corse ? On en fait une société anonyme qui s'appellerait par exemple Corsica limited Corporation, on l'introduit en Bourse et hop, on ramasse le pactole et on rembourse notre dette !

Génial, non ?

On dit : merci qui ?

Aïe ! Un détail m'avait échappé : les Corses deviendront donc les salariés de l'entreprise Corsica limited Corporation...

Merde ! Je plains le PDG... Quelle entreprise se hasarderait à acheter des titres ? La politique salariale risque de susciter de gros problèmes vu que cette île abrite plus d'armes lourdes qu'une dizaine de porte-avions nucléaires américains !

Vous imaginez, vous, une entreprise avec des salariés qui se baladeraient avec des colts à la ceinture ? Vous concevez la dégaine des cadres ? Vous vous représentez l'attitude du DRH ?

Après le sourire, voici l'angoisse...

 

Dans les démocraties occidentales, au fur et à mesure  des années, les  déficits publics  ne cessent de grimper. La richesse de l'État diminue considérablement pendant que les profits  privés augmentent en proportion. Pour endiguer leur chute les États vendent peu à peu leur patrimoine et les Biens de la Collectivité. L'immobilier, les terrains et bâtiments, les œuvres d'art, les concessions, les infrastructures, l'énergie, l'eau, les médias, les transports et même la défense nationale sont bradés au privé pour presque rien. Jusqu'où ira t-on ? Soldera t-on des régions entières aux entreprises privées, les Nations cèderont elles leur population avec  leurs territoires ? La civilisation occidentale appartiendra t-elle, à terme, à des financiers ?

La question reste posée parce que, à l'allure ou nous allons et devant l'idéologie libérale dominante qui a pris le pouvoir depuis plus de 40 ans aux USA comme en Europe, le Bien privé est favorisé au détriment du Bien public. La plupart des dirigeants, s'ils ne sont pas corrompus, à droite comme à gauche favorisent TOUJOURS, par la prégnance de l'idéologie dominante , le "marché" au détriment de l'intérêt collectif, entraînant systématiquement le glissement des richesses publiques vers les intérêts privés. Faisant basculer la Puissance Collective vers une omnipotence des ploutocrates en formation.

Il y a péril en la demeure, les amis ! L'Europe, telle qu'elle est conçue actuellement est un réservoir rempli de poison où chaque membre qui s'y baigne, perd peu à peu ce qui faisait son identité au profit de gnomes issus du monde de la finance, pas vraiment  identifiés, détenteurs et de l'argent et de son corollaire : la puissance politique.

Les affaires récentes prouvent bien l'extrême importance de l'argent dans la conquête du pouvoir. De même que l'audience façonne l'opinion, l'argent fait généralement élire ceux qui ont les plus gros budgets...

 

Assez cogité. Je retourne dans mon réservoir à idées, le mal du pays me rend raide dingue. La chaleur australe de la région parisienne me travaille trop les neurones. Et puis pourquoi tant vouloir éviter la rétrogradation de notre note AAA, après tout, je m'en balance grave.

Comme on dit chez nous : "Fattu l'ovu, a ghjallina scaccaneghja", après avoir pondu, la poule caquette...

C'est ce que je vais m'empresser de faire.

Les amis, à après la sieste si entre temps un projectile mal intentionné ne vient pas fracasser mon crâne de piaf !

 

Cui cui fit l'oiseau, Corse atypique adhérent du think tank y a de la vie y a de l'espoir.


vendredi, 16 juillet 2010

Monsieur Éric Woerth, à dada sur son bidet, prout prout cadet ! [humour jaune]

Cet humble texte est une défense en règle de l'Honneur perdu d'Éric Woerth.

Woerthjockey13.jpg


Au nom de tous les membres altiers du Village des NRV  scandalisés par l'odieuse campagne de dénigrement et de calomnies menée à l'encontre du Ministre du Travail, notre brave et valeureux Monsieur Éric Woerth.

Au nom d'une certaine idée de la France irréprochable dont le président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy est l'étendard sans gland .

Au nom de l'intégrité des élites de la Nation, de l'honnêteté de ses dirigeants, de l'Honneur de notre Pays aux yeux du Monde.

 

Parce que M. Éric Woerth porte la probité sur son visage comme Monsieur Patrice de Maîstre porte sa légion d'honneur au revers de son veston.

Parce que Madame et Monsieur Woerth sont particulièrement représentatifs des couples de Français moyens.

Parce qu'un ménage qui aime tant les bêtes et notamment les chevaux ne peut être malfaisant.


Pour toutes ces raisons, il est de notre devoir de défendre pied à pied ces époux irréprochables, en démontant tous les arguments spécieux mis au point par de mystérieuses officines probablement financées par Al Qaeda l'hydre islamiste et Médiapart, le siège trouble du trotsko-fascisme.

Je m'en vais  donc démanteler, une par une, toutes les accusations ignominieuses dont certains ont accablé le ministre préféré de notre petit caporal chef, Nicolas Sarkozy !

 

1er argument fallacieux : Madame Woerth travaillait dans l'entreprise de Monsieur de Maîstre qui gérait la fortune de Madame Bettencourt.

Réponse : quelle honte y avait il pour Florence Woerth, d'arrondir les fins de mois difficiles du couple et de faire des ménages dans l'entreprise Clymène ? Je trouve son courage et son goût du travail plutôt réconfortants !


2ème argument tronqué : Monsieur de Maîstre aurait reçu la Légion d'Honneur des mains même de Monsieur Woerth.

Réponse : le patron de l'épouse du Ministre s'occupait de l'argent FRANÇAIS de Mme Bettencourt pour conquérir des marchés en Suisse et augmenter le patrimoine colonial des îles de l'océan indien. Ils portait donc très haut les couleurs de notre pays. Rien de plus normal que d'en être récompensé !


3ème argument de mauvaise foi : Monsieur Woerth recevait des enveloppes contenant de l'argent liquide.

Réponse : il venait simplement chercher auprès de Mme Bettencourt le salaire de "femme de ménage" de son épouse ! Quoi de plus normal ? D'autre part Mme Bettencourt adorait les animaux domestiques et versait un peu d'argent pour acheter du foin aux pauvres carnes en fin de vie dont s'occupait Florence.

 

4ème argument diffamatoire : Florence détiendrait une écurie de course.

Réponse : À force de sacrifices, les mains usées par les lessives et les produits ménagers caustiques, Forence est parvenue à mettre un petit pécule de côté. Avec 3 ou 4 copines de peine, elles se sont offertes une petite écurie  composée de quelques rossinantes en fin de carrière, promises à une euthanasie fatale. Le terme "écurie de course" est largement exagéré ! J'appellerais plutôt ce lieu "clinique pour chevaux en fin de vie"

 

5ème argument vicieux : Selon le Canard Enchaîné, le ministre aurait bradé le patrimoine  de l'hippodrome de Compiègne à des copains.

Réponse : Éric héritait d'un choix cornélien, soit il bradait le champ de course à un vrai bon Français qu'il connaissait suffisamment pour qu'il reste aux mains de notre bonne vieille bourgeoisie provinciale , soit cette perle hippique tombait entre les mains d'investisseurs étrangers sans scrupules ! Patriote fanatique, notre héros n'a pas hésité : les intérêts de la Nation devaient passer avant tout, même si cela coûtait beaucoup au Pays !


6ème argument abject : Selon l'AFP, en 2009 Florence aurait professionnellement fait acte de candidature auprès de banques suisses.

Réponse : Connue internationalement pour son expertise dans la propreté et l'hygiène, de par son expérience du ménage chez Liliane Bettencourt, Florence aurait postulé un emploi auprès du Crédit Suisse, toujours très à cheval sur la netteté méticuleuse de ses locaux. Sa réputation d'agent d'entretien avait fait le tour de l'Europe. Il semble que son mari, un peu fatigué d'aller chercher si loin les enveloppes contenant son salaire lui ait demandé de renoncer.

 

Si Ricky, surnommé ainsi par les jeunes supporters UMP de la bourgeoisie de sa ville, la crème de Chantilly, recevait une valise de billets de Liliane B., en direct devant une douzaine de caméras de télévision, il nierait probablement ; toutefois il se trouverait, tant il est victime d'un véritable acharnement médiatique, des journalistes sans foi ni loi pour l'accuser de malversation !

La cabale insidieuse dont il est l'objet est proprement ignoble et scandaleuse.

Nul doute que la Justice française, lourdement armée de son glaive en vermeil et soutenue par l'exemplaire moralité du Chef de l'État, rendra à ce brave homme discrédité de toutes parts, une virginité morale qu'il n'aurait jamais dû perdre...

Quant à votre modeste serviteur, citoyennes et citoyens, ne comptez pas sur lui pour hurler avec les loups !

 

Lectrices et lecteurs, je reste persuadé que vous avez été convaincus par mes argument qui, ajoutés à ceux du Président de la République, au moins aussi percutants, montrent que vos dirigeants, loin de penser à leurs intérêts personnels ont conscience de leurs charges éprouvantes consacrées au bien être de la Collectivité nationale.

Plus personnellement, je me tiens à votre entière disposition, pour élaborer une défense efficace et rigoureuse en temps qu'avocat lors d'un éventuel procès vous concernant. Laissez un mail au Village des NRV qui transmettra...

Maître Éolas n'a qu'à bien se tenir.


Amis, bonnes vacances à ceux qui partent et à après !

 

 

cui cui fit l'oiseau, défenseur de la veuve et de l'orphelin, cherche officine désespérément.

 

 
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